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	<title>Chukchansi &#8211; De mes lectures indiennes</title>
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	<title>Chukchansi &#8211; De mes lectures indiennes</title>
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		<title>20 Septembre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
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		<category><![CDATA[Yanomami]]></category>
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					<description><![CDATA[1519 : Départ de Magellan  
1565 :  Chute de Fort Caroline
1654 : Acte de cession signé par le sagamore Ratiocan aux fondateurs d’Oyster Bay
1711 : Déclanchement de la guerre des Tuscaroras
1777 : Bataille de Paoli
1805 : Rencontre décisive entre Lewis et Clark et les Nez Percés.
1851 : Traité N
1851 : Traité yokuts non ratifié
1865 : Escarmouches sur la Tongue River
1877 : Fuite vers le nord  
1883 : Nordenskiöld au Groenland  
1898 : Intensification de l’expropriation des ejidos mayas
1922 : Sédentarisation forcée des Tikuna.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1519&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expédition de Magellan quitte <em>Sanlúcar de Barrameda,</em> ouvrant la route qui mènera à la première circumnavigation. Ce voyage conduit aux <strong>premiers contacts documentés</strong> entre Espagnols et peuples du Sud du continent : les <strong>Tehuelches</strong> en Patagonie (1520), puis les <strong>Selk’nam</strong> et <strong>Haush</strong> lors de la traversée du futur détroit de Magellan. Ces rencontres, marquées par la méfiance et des violences, inaugurent la présence européenne dans l’extrême sud de l’Amérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1565&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les troupes de Pedro Menéndez de Avilés s’emparent de <em>Fort Caroline</em>, éliminant la présence française en Floride. Cette victoire redéfinit brutalement les équilibres régionaux : les <strong>Timucuas</strong> alliés aux Français perdent leur soutien, tandis que les factions proches des Espagnols renforcent leur position. L’événement ouvre une période de domination coloniale espagnole marquée par des missions, des réquisitions et une profonde recomposition des chefferies <strong>timucuas</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1654&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un acte foncier est enregistré en Nouvelle‑Angleterre : <strong>Ratiocan</strong>, sagamore de <em>Cow Harbor</em>, cède à Samuel Mayo, Daniel Whitehead et Peter Wright un <strong>neck of land</strong> situé entre <em>Oyster Bay</em> et <em>Cow Harbor</em>, connu des Autochtones sous le nom de <strong>Camusett</strong>. Cette transaction s’inscrit dans les ventes foncières qui, au milieu du XVIIᵉ siècle, ouvrent Long Island à la colonisation anglaise et entraînent la perte progressive des territoires <strong>matinecock</strong> et <strong>secatogue</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1711&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Tuscaroras</strong> décident d’entrer en guerre ouverte contre les colonies britanniques pour protester contre la spoliation de leurs terres et la capture de leurs proches réduits en esclavage. Deux jours plus tard, leurs guerriers lancent des attaques coordonnées sur les établissements de la Neuse et de la Trent, déclenchant la <strong>guerre des Tuscaroras</strong> (1711–1713). Ce conflit marque l’effondrement de la puissance <strong>tuscarora</strong> en Caroline du Nord et leur migration vers le nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1777&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les troupes britanniques de Charles Grey lancent une attaque nocturne contre le camp américain d’Anthony Wayne, épisode connu sous le nom de <strong>bataille de Paoli</strong>. Si l’assaut est mené uniquement par l’infanterie légère britannique, des éclaireurs autochtones (<strong>Lenapes</strong> alliés aux patriotes, <strong>Mohawks</strong> et autres alliés loyalistes) participent aux opérations de renseignemen<strong>t</strong> et de repérage des routes dans les jours précédant l’attaque. Leur rôle indirect contribue à la surprise stratégique qui marque cet épisode de la campagne de Philadelphie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1805&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 20 septembre au 9 octobre 1805, Lewis et Clark séjournent dans la <em>Weippe Prairie</em>, en territoire <strong>nez‑percé</strong>, après la traversée éprouvante des <em>Bitterroots</em>. Accueillis par les chefs <strong>Twisted Hair</strong> et <strong>Red Grizzly Bear</strong>, les explorateurs reçoivent nourriture, soins et informations essentielles pour poursuivre leur route. Cette rencontre marque un tournant décisif : les <strong>Nez‑Percés</strong> leur fournissent les chevaux, les guides et les ressources nécessaires pour atteindre la Clearwater, puis descendre vers le Columbia et le Pacifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1851&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Camp Campton</em>, les commissaires fédéraux signent le <strong>Traité N</strong> avec des dirigeants <strong>maidu</strong> des vallées de la <em>Feather</em> et de la <em>Yuba</em>, dont les groupes <strong>Noe‑ma</strong> et <strong>Sa‑ka</strong>. L’accord prévoit la cession de leurs territoires contre une réserve et des compensations matérielles. Comme les autres traités californiens de 1851–1852, il est gardé secret puis non ratifié par le Sénat, ouvrant ces terres à la colonisation. L’épisode marque une étape majeure dans la dépossession des nations <strong>maidu</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1851&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Camp Barbour</em>, les commissaires fédéraux signent un traité avec plusieurs nations de la vallée de la San Joaquin, dont les <strong>Choinumni</strong>, <strong>Chukchansi</strong> et <strong>Pitkachi</strong>. L’accord prévoit la cession de leurs territoires contre une réserve et des compensations matérielles. Comme les autres traités californiens de 1851–1852, il est gardé secret puis non ratifié par le Sénat, ouvrant ces terres à la colonisation. L’épisode marque une étape majeure dans la dépossession des nations <strong>yokuts</strong> durant la ruée vers l’or.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1865&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée américaine clôt les négociations infructueuses de <strong>l’expédition de la Powder River</strong>, tandis que les combats se poursuivent le long de la Tongue River. Depuis le début du mois, des escarmouches majeures opposent les troupes américaines à une alliance de <strong>Lakotas</strong>, <strong>Cheyennes</strong> et <strong>Arapahos</strong> refusant l’invasion de leurs zones de chasse. L’échec des pourparlers et la résistance autochtone annoncent les conflits plus vastes qui embraseront les Plaines du Nord dès 1866.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la <strong>guerre des Nez‑Percés</strong>, la bande du <strong>chef Joseph</strong> poursuit sa fuite vers le nord depuis l’Idaho, sous la pression constante du général Oliver O. Howard. Après la bataille de <strong>Canyon Creek</strong>, les <strong>Nez‑Percés</strong> avancent vers le Montana en multipliant les marches forcées pour éviter l’encerclement. Ce mouvement les mènera, à la fin du mois, au franchissement de la <em>Judith River,</em> dernière étape avant la <strong>bataille de</strong> <strong>Bear Paw</strong> et la fin tragique de leur retraite vers le Canada.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1883&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’explorateur suédois Adolf Erik Nordenskiöld mène une nouvelle campagne scientifique au Groenland, approfondissant ses observations sur l’Inlandsis. Ses relevés glaciologiques s’appuient largement sur les techniques de déplacement, les méthodes de subsistance et les connaissances environnementales transmises par les guides <strong>inuits Kalaallit</strong>. Cette année marque l’une des étapes majeures de ses travaux, qui contribueront à définir la glaciologie moderne et à inspirer les explorations arctiques ultérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1898&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Manuel Estrada Cabrera intensifie la politique libérale d’expropriation des <em>ejidos</em> <strong>mayas</strong>, afin d’étendre les plantations de café de l’oligarchie guatémaltèque. Des circulaires administratives et des ordres aux préfets accélèrent l’arpentage et le transfert des terres communales, tandis que les communautés qui résistent sont réprimées. Cette dynamique, amorcée dès son arrivée au pouvoir, marque une étape décisive dans la spoliation foncière des peuples <strong>mayas</strong> à la fin du XIXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1922&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le SPI renforce la création de postes de démarcation dans le bassin amazonien, poursuivant sa politique de contrôle territorial et de sédentarisation forcée. Ces opérations touchent notamment les <strong>Tikuna</strong>, soumis à des regroupements administratifs et à une surveillance accrue. Les campagnes menées cette année‑là préfigurent les interventions ultérieures du SPI et de la FUNAI, qui affecteront plus tard les <strong>Yanomami</strong> avec l’avancée des fronts de colonisation au XXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo : Tom Lewis (Captain Tom) membre de la tribu Maidu (bande Nisenan) photographié en Californie en 1874 par Alexander W. Chase – Smithsonian Online Virtual Archive</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="566" height="934" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5.jpeg?resize=566%2C934&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-1985" style="aspect-ratio:0.6059957173447538;width:566px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5.jpeg?w=566&amp;ssl=1 566w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5.jpeg?resize=182%2C300&amp;ssl=1 182w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5.jpeg?resize=300%2C495&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" /></figure>
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		<title>13 juin</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/06/13/13-juin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
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					<description><![CDATA[1562 : Fondation de San Juan de la Frontera 
1611 : Rencontre de Champlain 
1775 : Conseil de Pittston 
1848 : Traité avec les Menominees
1855 : Fin du grand conseil à Walla Walla
1866 : Carrington arrive à Fort Laramie
1866 : Rédaction du traité non ratifié avec les Cherokees du Sud 
1898 : Yukon Territory Act,
1912 : Enquête de Congrès sur les fraudes du Nelson Act]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1562&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juan Jufré fonde <em>San Juan de la Frontera</em> dans la vallée de Tulum, première implantation espagnole durable dans la région de Cuyo. L’acte de fondation s’accompagne de la répartition en <em>encomiendas</em> des populations <strong>huarpes</strong>, soumises au travail forcé et à la christianisation. Cet événement marque le début de la colonisation espagnole de Cuyo et l’assimilation progressive des <strong>Huarpes</strong>, dont les structures sociales et territoriales sont profondément bouleversées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1611&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samuel de Champlain rencontre aux rapides de Lachine une grande flottille de <strong>Hurons-Wendats et d’Algonquins</strong> venue renouveler l’alliance commerciale et militaire. C’est à cette occasion qu’il retrouve <strong>Étienne Brûlé</strong>, revenu de Huronie “habillé à la sauvage” après un hiver passé parmi les Wendats. Cette rencontre renforce l’alliance franco‑autochtone, essentielle à la traite des fourrures et à la présence française dans la vallée du Saint‑Laurent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1775&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un conseil diplomatique se tient à Pittston entre les représentants de Pennsylvanie et des <strong>Six‑Nations iroquoises</strong>. Les chefs réaffirment leur volonté de rester neutres dans le conflit naissant entre la Couronne britannique et les insurgés américains, qualifiant la guerre de “querelle de famille”. L’événement illustre la position prudente des <strong>Haudenosaunee</strong> à l’aube de la Révolution. Cette neutralité sera toutefois brisée dès 1776, divisant profondément la Confédération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1848&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Menominees signent un accord préliminaire avec les États‑Unis prévoyant la cession de leurs dernières terres au Wisconsin et leur déplacement vers le Minnesota. Face à la résistance du peuple <strong>menominee</strong>, menée par le chef <strong>Oshkosh</strong>, cet accord n’est jamais ratifié. Le gouvernement renonce finalement au déplacement, et le <strong>traité de 1854</strong> établit une réserve permanente sur leurs terres ancestrales du Wisconsin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1855&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand conseil de Walla Walla se clôt après la signature, les 11 et 12 juin, du traité entre les <strong>Umatillas</strong>, <strong>Cayuses</strong> et <strong>Walla Walla</strong>. Les délégations démontent leurs camps et accomplissent les derniers rituels de départ, marquant la fin de trois semaines de négociations. Le traité cède plusieurs millions d’acres aux États‑Unis en échange de la création de la réserve d’Umatilla et de droits de pêche et de chasse garantis. Bien que le “Treaty Day” soit célébré le 9 juin, la date du 13 juin correspond bien à la clôture effective du conseil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1866&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le colonel Henry B. Carrington arrive à Fort Laramie avec plus d’un millier de soldats et du matériel destiné à construire des forts sur la Bozeman Trail. Comprenant que les États‑Unis ont déjà décidé d’occuper militairement la Powder River avant toute signature, <strong>Red Cloud</strong> dénonce la mauvaise foi américaine. Le lendemain, il quitte le conseil avec ses guerriers, mettant fin aux négociations. Cette rupture déclenche la <strong>guerre de Red Cloud</strong>, qui durera jusqu’en 1868 et forcera les États‑Unis à reconnaître une victoire <strong>lakota</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1866&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une délégation des <strong>“Southern Cherokees”</strong>, alliée aux Confédérés durant la guerre, présente à Washington un projet de traité séparé. Ce document, jamais ratifié, reflète les tentatives américaines de profiter des divisions internes pour réorganiser le Territoire indien et affaiblir le gouvernement <strong>cherokee</strong>. Finalement, les États‑Unis imposent un traité unique, signé le 19juillet 1866, qui réunit les factions, abolit l’esclavage et redéfinit profondément la souveraineté <strong>cherokee</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1898&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parlement canadien adopte le <strong>Yukon Territory Act</strong>, créant officiellement le Territoire du Yukon pour gérer la ruée vers l’or du Klondike. Cette décision répond à l’afflux massif de prospecteurs, mais entraîne une perturbation profonde des territoires et des modes de vie des peuples autochtones subarctiques, notamment les <strong>Gwich’in (Loucheux)</strong>, les <strong>Han</strong> et les <strong>Tutchone</strong>. Leurs zones de chasse sont bouleversées, leurs villages déplacés et leur souveraineté ignorée, marquant une étape majeure de la colonisation du Nord canadien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1912&nbsp;:<br>Le Congrès ouvre des audiences publiques sur les fraudes foncières commises contre les <strong>Ojibwés/Chippewas </strong>de WhiteEarth dans le cadre de la <strong>Nelson Act de 1889</strong>. Les témoignages révèlent l’ampleur des spoliations orchestrées par les compagnies forestières, les spéculateurs et certains agents fédéraux, qui ont illégalement acquis des millions d’acres de terres et de bois. Ces audiences marquent un tournant dans la reconnaissance officielle des abus subis par les familles autochtones, même si les réparations resteront limitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Le chef Menominee Oshkosh (env.1795-1858) – non date &#8211; Oshkosh Public Museum</em></li>
</ul>
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		<title>29 avril</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/04/29/29-avril/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
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		<category><![CDATA[Yokut]]></category>
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					<description><![CDATA[1524 : Alvarado au Guatemala
1700 : D’Iberville chez les Pascagoula
1755 : Réformes de Pombal 
1851 : Traité de Camp Barbour
1868 : ouverture des signatures du traité de Fort Laramie
1877 : Résistance de Chief Joseph 
1882 : Capture de Ute Jack
1904 : Protection des terres Kadiwéu 
1908 : Adhésions au Traité n° 5 ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1524&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pedro de Alvarado poursuit sa campagne dans les hauts plateaux du Guatemala. Après la défaite des <strong>K’iche’</strong>, il entre dans la phase de soumission des <strong>Kaqchikel</strong>, anciens alliés désormais visés par les exigences coloniales. Cette période marque l’effondrement des grandes structures politiques <strong>mayas</strong> et l’imposition du système de l<em>’encomienda</em>, qui asservit les communautés locales au profit des conquistadors.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1700&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’Iberville visite un village <strong>pascagoula</strong> situé à une journée de marche du poste français de Biloxi. Il constate que la population a été <strong>fortement réduite par les maladies</strong> introduites par les Européens. Cette visite s’inscrit dans les premiers efforts diplomatiques français pour établir des alliances dans la région du Golfe. D’Iberville, dans un regard typiquement colonial, note la beauté des femmes <strong>pascagoulas</strong>. L’épisode illustre les débuts de la présence française en Louisiane et la fragilité des nations autochtones déjà frappées par les épidémies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1755&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous l’influence du marquis de Pombal, le Portugal crée la <strong>Companhia Geral de Comércio do Grão-Pará e Maranhão</strong> et réforme le statut des peuples autochtones du Brésil. Pombal abolit officiellement l’esclavage indigène, mais pour affaiblir les Jésuites et transférer la main‑d’œuvre vers l’État et les colons. Le travail salarié devient obligatoire et l’assimilation culturelle est accélérée. Ces mesures entraînent une perte d’autonomie pour les peuples amazoniens et ouvrent la voie au <strong>Diretório dos Índios</strong> (1757), qui impose la portugaisisation forcée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1851&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un traité est signé à <em>Camp Barbour</em> entre les commissaires fédéraux et plusieurs groupes <strong>Yokuts</strong> et <strong>Chukchansi</strong>. Comme les autres traités californiens de 1851–1852, il promet des réserves protégées et une aide matérielle en échange de vastes cessions de terres. Mais le Sénat américain garde le texte secret et refuse de le ratifier. Les terres promises ne sont jamais attribuées, laissant les communautés autochtones sans protection face aux colons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1868&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’ouverture des signatures du <strong>Traité de Fort Laramie</strong>, conclu entre les États‑Unis et les nations <strong>Lakota</strong>, <strong>Yanktonai</strong> et <strong>Arapaho</strong>. Le traité garantit aux Lakotas la propriété exclusive des <em>Black Hills</em> et des droits de chasse au Wyoming et au Montana. Il impose aussi la fermeture des forts du <em>Bozeman Trail</em>, une concession obtenue grâce à la victoire de <strong>Red Cloud </strong>qui signera finalement le traité en novembre. Cet accord constitue l’un des rares cas où les États‑Unis cèdent aux demandes autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la vallée de Wallowa, les pressions de l’armée américaine pour forcer les Nez‑Percés à rejoindre une réserve réduite en Idaho atteignent un point critique. Les chefs <strong>Nimiipuu</strong> refusent de quitter leurs terres ancestrales, qu’ils n’ont jamais cédées par traité. Cette impasse marque le point de non‑retour : quelques semaines plus tard, la situation dégénère et déclenche la <strong>Guerre des Nez‑Percés</strong>, une fuite héroïque de plus de 1 800 km vers le Canada pour échapper à la cavalerie américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1882&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lieutenant George Morgan et six soldats du 3ᵉ de cavalerie tentent d’arrêter <strong>“Ute Jack”</strong>, un chef des <strong>White River Utes</strong>. Blessé au bras après avoir résisté, <strong>Ute Jack</strong> se réfugie dans un tipi, y saisit un fusil et tire sur le sergent du détachement. Le major Julius Mason arrive en renfort et, selon les rapports militaires, « prend des mesures » qui aboutissent à la capture et à la mort du chef <strong>ute</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1886&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des rapports missionnaires annoncent l’expansion de l’école résidentielle <em>Old Sun</em> sur la réserve <strong>Siksika</strong>, en Alberta. Cette institution devient un outil central de l’éducation religieuse forcée imposée aux enfants <strong>Blackfoot</strong>. L’école vise à éradiquer la langue et la culture <strong>Siksika</strong>, en séparant les enfants de leurs familles et en imposant un programme disciplinaire strict. Cet épisode marque le début d’une ère d’assimilation systématique dont les conséquences seront profondes et intergénérationnelles pour la nation <strong>Siksika</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1904</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un décret brésilien reconnaît officiellement une partie des territoires du peuple <strong>Kadiwéu</strong>, dans le <em>Mato Grosso do Sul</em>. Alliés du Brésil durant la guerre de la Triple Alliance, les <strong>Kadiwéu</strong> obtiennent cette délimitation en récompense de leur soutien militaire. Il s’agit d’une reconnaissance territoriale précoce et rare dans l’histoire du pays. Toutefois, les frontières ainsi établies seront rapidement contestées par les éleveurs de bétail, entraînant des conflits fonciers persistants. L’épisode marque un moment clé dans la lutte des <strong>Kadiwéu</strong> pour la défense de leurs terres ancestrales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1908</strong>&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs communautés <strong>cris</strong> et <strong>saulteaux</strong> du nord du Manitoba adhèrent au <strong>Traité n°</strong><strong> </strong><strong>5</strong>, dans un contexte de pressions croissantes liées à l’exploitation des ressources du lac Winnipeg. Le traité promet des réserves, des droits de chasse et de pêche et une allocation annuelle, mais entraîne surtout une <strong>perte massive de souveraineté territoriale</strong>. Les réserves créées sont limitées, et les droits garantis seront ensuite restreints par la législation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Raven Blanket&#8211;Nez Percé – 1910 &#8211; Edward S. Curtis &#8211; Library of Congress</em></li>
</ul>
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