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	<title>Clatsop &#8211; De mes lectures indiennes</title>
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	<title>Clatsop &#8211; De mes lectures indiennes</title>
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		<title>19 Septembre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
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		<category><![CDATA[Tehuelche]]></category>
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					<description><![CDATA[1676 : Jamestown incendiée 
1737 : fraude du Walking Purchase
1821 : Indépendance de l’Amérique centrale
1827 : Traité de Fort St. Joseph 
1827 : Pacte de paix entre Buenos Aires et les caciques pampas‑tehuelches
1851 : Traité Dart–Clatsop
1881 : Avancée chilienne et résistance mapuche
1893 : Cherokee Outlet  
1898 : Peary conclut une entente d’approvisionnement avec des familles inughuits 
1906 : Fondation de Bacavi
1924 : Assemblées communautaires Guna]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1676&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la <strong>révolte de Bacon</strong>, les insurgés menés par Nathaniel Bacon incendient <em>Jamestown</em>, forçant le gouverneur Berkeley à fuir. L’événement marque un tournant dans la crise politique de la Virginie et intensifie les tensions avec les <strong>Susquehannocks</strong> et les nations de la <strong>Confédération powhatane</strong>. Bacon accuse les autorités de ne pas protéger les colons et prône une politique de guerre totale contre les Autochtones. L’incendie accélère la militarisation des frontières et radicalise le conflit foncier en Virginie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1737</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le “walk” du <strong>Walking Purchase</strong> débute : Solomon Jennings, Edward Marshall et James Yates s’élancent sur un sentier préparé par les Penns, avançant à un rythme proche de la course. Marshall parcourt près de 70 miles en un jour et demi ; Yates s’effondre et meurt trois jours plus tard, tandis que Jennings abandonne dès le premier jour. Les <strong>Lenapes</strong> dénoncent immédiatement une fraude, estimant que la marche ne respecte pas l’esprit de l’accord. L’opération permet aux Penns de s’emparer de 1 200 miles² de terres <strong>lenapes</strong>, l’une des plus grandes spoliations foncières de la Pennsylvanie coloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1821&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ville de <em>Cartago</em> reçoit le procès‑verbal de l’indépendance de l’Amérique centrale, signé quatre jours plus tôt à Guatemala. L’acte confirme la rupture avec la Couronne d’Espagne et le transfert de souveraineté vers les nouvelles autorités créoles du Costa Rica. Pour les peuples autochtones, notamment <strong>Bribris</strong> et <strong>Cabécares</strong>, ce changement reste d’abord juridique : leurs territoires conservent une autonomie de fait, faute de présence étatique. L’indépendance ouvre néanmoins une période de recomposition administrative qui, au XIXᵉ siècle, réduira progressivement leurs espaces traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1827&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La province de <em>Buenos Aires</em> conclut à <strong>Tapalqué</strong> un <em>pacto de paz</em> avec plusieurs caciques <strong>pampas et tehuelches</strong>, dont <strong>Venancio</strong> et <strong>Rondeau</strong>. L’accord établit une frontière pacifique temporaire et fixe les règles du commerce transfrontalier du bétail et des vivres. Signé dans un contexte de tensions récurrentes, ce traité s’inscrit dans la série des pactes de frontière du début du XIXᵉ siècle, avant la militarisation croissante des années 1830. Il marque un moment de coopération pragmatique entre les autorités créoles et les nations autochtones de la Pampa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1827&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Fort St. Joseph</em> (près de Niles, Michigan), les commissaires Lewis Cass et John Tipton signent avec les <strong>Potawatomis</strong> un traité (7 Stat. 305) prévoyant la cession de nouvelles terres et la redéfinition des anciennes frontières. En échange, les <strong>Potawatomis</strong> reçoivent une annuité fédérale et des promesses d’assistance. Cet accord s’inscrit dans la série de traités qui, au cours des années 1820–1830, réduisent progressivement le territoire potawatomi et préparent les déportations vers le Kansas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1851&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Tansey Point</em> (Territoire de l’Oregon), le commissaire Anson Dart conclut un traité avec les <strong>Clatsop</strong> prévoyant la cession de leurs terres autour de l’embouchure du Columbia, tout en leur garantissant des droits de pêche et d’habitation côtière. Cet accord s’inscrit dans la série des traités négociés par Dart en 1851, jamais ratifiés par le Sénat mais déterminants pour la pression coloniale croissante sur les nations du littoral. L’épisode marque une étape clé dans la transformation des territoires autochtones du nord‑ouest du Pacifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1881&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la phase finale de l’occupation de l’Araucanie, l’armée chilienne avance vers la rivière Cautín pour consolider ses positions et établir de nouveaux postes permanents. Cette progression provoque des affrontements avec des groupes <strong>mapuches</strong> qui tentent de défendre leurs pâturages et leurs routes traditionnelles. L’opération s’inscrit dans la stratégie chilienne de fermeture de la frontière sud et prépare la fondation de <em>Temuco</em>. L’année 1881 marque ainsi le basculement vers le contrôle étatique définitif des terres ancestrales <strong>mapuches</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1893&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois jours après la <strong><em>Cherokee Strip Land Run</em></strong>, les autorités américaines stabilisent l’occupation du <strong>Cherokee Outlet</strong>, tandis que des milliers de colons s’installent définitivement sur les lots revendiqués. Cette phase marque la consolidation de la colonisation des 6 millions d’acres soustraits à la <strong>Nation Cherokee</strong>, dans le cadre du <strong>Dawes Act</strong> et des ventes forcées de 1891-1893. L’événement scelle la perte territoriale du dernier grand domaine <strong>cherokee</strong> dans le Territoire indien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1898&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A bord du <em>Windward</em> au Nord du Groenland, l’explorateur Robert Peary conclut une entente d’approvisionnement avec plusieurs familles <strong>inughuits</strong>. L’accord prévoit la fourniture de viande, de vêtements en peau, de traîneaux et de services de guidage essentiels à ses expéditions polaires. Bien que souvent présenté comme une coopération, cet échange s’inscrit dans une relation asymétrique où Peary dépend des savoirs <strong>inughuits</strong> tout en imposant ses conditions. L’épisode marque une étape clé dans la préparation de sa campagne arctique de 1898-1902.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1906&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la suite du schisme du 4 septembre 1906 à <strong>Oraibi</strong>, les leaders Hostiles et Friendlies engagent, durant le mois de septembre, plusieurs tentatives de médiation pour envisager le retour de familles expulsées. Ces discussions, menées parallèlement à la fondation de <strong>Bacavi</strong>, visent à rétablir un équilibre entre traditionalistes et progressistes. Aucun accord durable n’est trouvé : les Hostiles refusent de revenir sous l’autorité de <strong>Tewaquaptewa</strong>, et les Friendlies maintiennent leur contrôle sur <strong>Oraibi</strong>. L’épisode marque une fracture durable dans la société <strong>hopi</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1924&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’archipel de <em>San Blas</em>, les leaders <strong>guna</strong> multiplient les assemblées communautaires pour répondre aux pressions de la police panaméenne. Ils élaborent des résolutions internes affirmant la défense des traditions, la gestion autonome des îles et la nécessité d’une organisation politique unifiée. Ces principes, discutés et consolidés à l’automne 1924, préfigurent la <strong>charte de 1925</strong> adoptée après la <strong>Révolution Guna</strong> et à l’origine de la future <strong>Comarca Guna Yala</strong>. L’année 1924 marque ainsi la genèse de l’autonomie <strong>guna</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo : Nele Kantule, homme-médecine et chef d&rsquo;une importante partie de la tribu Kuna, accompagné de quelques chefs subalternes. Cuna. San Blas ; Panama.<br>Expédition au Panama et en Colombie (1927) &#8211; Museum of World Culture – Stockholm/Göteborg</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="606" height="800" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-2.png?resize=606%2C800&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-1988" style="aspect-ratio:0.7571964956195244;width:605px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-2.png?w=606&amp;ssl=1 606w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-2.png?resize=227%2C300&amp;ssl=1 227w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-2.png?resize=300%2C396&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 606px) 100vw, 606px" /></figure>
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		<title>11 mai</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/05/11/11-mai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Arapaho]]></category>
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					<description><![CDATA[1792 : Robert Gray entre dans le fleuve Columbia
1830 : Débats sur l'Indian Removal Act 
1833 : Arrivée de la colonie de la Rivière Rouge 
1864 : Long walk
1868 : Négociations à Fort Laramie 
1916 : Commission McKenna‑McBride]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1792&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le capitaine américain Robert Gray devient le premier non‑autochtone à entrer dans le <em>fleuve Columbia</em>. Son arrivée ouvre la voie au commerce intensif des fourrures, notamment des peaux de loutres de mer, qui bouleverse les économies <strong>chinook</strong>, <strong>clatsop</strong> et <strong>tillamook</strong>. Les échanges avec les navires américains introduisent des objets en métal mais aussi des maladies dévastatrices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1830&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Congrès américain entre dans les débats finaux et les plus acharnés autour de l’<strong>Indian Removal Act</strong>. Les partisans de Jackson défendent la déportation des nations autochtones du Sud‑Est, tandis que les opposants dénoncent une violation des traités et des droits souverains des <strong>Cinq tribus civilisées</strong>. Cette journée marque l’un des derniers moments de résistance parlementaire avant le vote final. L’adoption de la loi, le 28 mai, ouvrira la voie aux expulsions massives et à la <strong>Piste des Larmes</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1833&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des registres de la <em>colonie de la Rivière Rouge</em> mentionnent l’arrivée d’un important groupe de colons écossais. Leur installation agricole accroît les tensions avec les <strong>Métis</strong> et les <strong>Saulteaux</strong>, dont l’économie repose sur la chasse au bison et la mobilité saisonnière. Le partage des terres, des pâturages et des ressources devient un enjeu central. Ces frictions annoncent les futurs soulèvements métis de 1869 et 1885, nés de la défense des territoires et des modes de vie autochtones face à l’expansion coloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1864&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un grand convoi de <strong>Navajos</strong> parti de <em>Fort Canby</em> arrive à <em>Fort Sumner</em> après une marche éprouvante. Le trajet, l’un des plus difficiles de la <strong>Long Walk</strong>, a causé de lourdes pertes : faim, maladies, épuisement et violences militaires. Les survivants rejoignent les milliers de déportés déjà internés à <strong>Bosque Redondo</strong>, où les conditions sont catastrophiques. Cet épisode marque la phase finale de la déportation <strong>navajo</strong> et illustre l’échec du système de <em>Fort Sumner</em>, qui conduira finalement au traité de 1868 et au retour sur les terres ancestrales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1868&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les négociations se poursuivent à <em>Fort Laramie</em> malgré la signature initiale du traité le 29 avril. De nouveaux chefs <strong>lakotas</strong> et <strong>arapahos</strong> arrivent pour discuter ou accepter les termes, notamment la création de la <strong>Grande Réserve Sioux</strong> incluant les <strong>Black Hills</strong>, territoire sacré. Les discussions restent tendues, plusieurs bandes hésitant encore à s’engager.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1916&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de la <strong>Commission McKenna‑McBride</strong>, les autorités finalisent des rapports redéfinissant les réserves autochtones en Colombie‑Britannique. Ces décisions, prises sans le consentement des Premières Nations, entraînent souvent la réduction des terres les plus fertiles ou stratégiques. Malgré les témoignages demandant l’agrandissement des réserves, les recommandations favorisent les intérêts coloniaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Le général William T. Sherman et les commissaires en conseil avec les chefs indiens à Fort Laramie – National Archives</em></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>28 mars</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/03/28/28-mars/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Algonquin]]></category>
		<category><![CDATA[Atikamekw]]></category>
		<category><![CDATA[Cheyenne]]></category>
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		<category><![CDATA[Lakota]]></category>
		<category><![CDATA[Miskito]]></category>
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					<description><![CDATA[1540 :  De Soto traverse la rivière Ocmulgee
1806 : Lewis et Clark quitte Fort Clatsop
1850 : Proclamation sur les terres de la Mauricie 
1860 : Repli de Crook]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1540&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expédition de Hernando de Soto progresse dans l’actuelle Géorgie et traverse la rivière Ocmulgee, un axe majeur des chefferies mississippiennes. Les Espagnols entrent alors en contact avec des sociétés autochtones très structurées, organisées autour de villages fortifiés et de hiérarchies politiques complexes. Ces rencontres, souvent tendues, se déroulent dans un climat de coercition : réquisitions de vivres, prises d’otages et violences ponctuelles. Les chroniqueurs de l’expédition décrivent ces peuples avec un regard biaisé, mais leurs récits constituent l’une des rares sources directes sur les sociétés du Sud-Est avant les grandes épidémies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1806&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après un hiver éprouvant passé à Fort Clatsop, l’expédition de Lewis et Clark quitte l’embouchure de la Columbia pour entamer son long retour vers l’Est. Durant ces mois, les membres du <em>Corps of Discovery</em> ont vécu au contact étroit des peuples <strong>Chinook</strong> et <strong>Clatsop</strong>, dont ils dépendaient largement pour le commerce, la navigation et la connaissance du territoire. Les relations ont été marquées à la fois par l’échange, la négociation et des tensions récurrentes. Le départ de 1806 clôt la première grande exploration américaine du Nord-Ouest Pacifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1850&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement de la Province du Canada adopte une position officielle visant à ouvrir les terres de la rivière Saint‑Maurice à l’exploitation forestière. Sous la pression des compagnies de bois, l’État colonial cherche alors à accéder aux vastes territoires de chasse des <strong>Atikamekw</strong> et des <strong>Algonquins</strong>, jusque‑là essentiels à leur mode de vie saisonnier. Cette décision marque un tournant : elle légitime l’empiètement sur les territoires ancestraux et amorce un processus de sédentarisation forcée. Les communautés autochtones voient leurs espaces vitaux se réduire au profit de l’industrie forestière en pleine expansion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1860&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Traité de Managua</em> entre dans une phase décisive lorsque commencent les débats et les premières applications sur la Côte des Mosquitos. Par cet accord, le Royaume‑Uni reconnaît la souveraineté du Nicaragua sur la région, mettant fin à la protection britannique qui garantissait l’autonomie politique du peuple <strong>Miskito</strong>. Le chef miskito, auparavant reconnu comme “Roi”, est rétrogradé au statut de “Chef héréditaire”, un changement symbolique qui marque une perte majeure de pouvoir. Cette transformation ouvre la voie à l’intégration forcée du territoire <strong>miskito</strong> dans l’État nicaraguayen. Les conséquences sont profondes : réduction de l’autonomie, pressions territoriales et conflits persistants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1876:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général George Crook rédige ses rapports après l’attaque ratée menée quelques jours plus tôt contre un village cheyenne du Nord et lakota sur la Powder River. L’opération, confiée au colonel Joseph Reynolds, a été mal préparée et mal exécutée, entraînant un retrait précipité et la perte de matériel. Face à cet échec, Crook ordonne le repli vers Fort Fetterman afin de réorganiser ses troupes avant de poursuivre la campagne. Cette défaite américaine renforce au contraire la détermination des nations des Plaines, qui se regroupent et intensifient leur résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>* Photo : Spotted Wolf, Cheyenne – 1866 – Francis Parkman – Massachusetts Historical Society</em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>25 mars</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/03/25/25-mars/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Cathlamet]]></category>
		<category><![CDATA[Cherokee]]></category>
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		<category><![CDATA[Sinkiuse‑Columbia]]></category>
		<category><![CDATA[Tuscarora]]></category>
		<category><![CDATA[Yahi]]></category>
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					<description><![CDATA[1519 : Bataille de Centla
1562 : Répression des Mayas d'Izamal 
1713 : Prise du fort tuscarora de Nohoroco
1775 : Négociations de Sycamore Shoals
1797 : Fondation de la mission San José
1806 : Départ du Camp Disappointment 
1899 : Mort de Chief Moses
1916 : Mort d'Ishi
1921 : Ada Blackjack]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1519&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bataille de Centla oppose les troupes d’Hernán Cortés, tout juste débarquées au Tabasco, aux <strong>Maya‑Chontales</strong> dirigés par le cacique <strong>Tabscoob</strong>. Les Espagnols, très inférieurs en nombre, compensent par leurs armes d’acier, leurs arquebuses et surtout par l’usage de chevaux, jamais vus auparavant dans la région. La charge de cavalerie provoque un choc psychologique décisif et entraîne la déroute des guerriers mayas. Après leur défaite, les chefs locaux se soumettent et offrent des présents aux Espagnols : nourriture, coton, un peu d’or et vingt femmes esclaves. Parmi elles se trouve <strong>Malintzin (La Malinche)</strong>, qui deviendra l’interprète et la conseillère stratégique de Cortés. La victoire permet aux Espagnols de fonder Santa María de la Victoria, leur premier établissement sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1562&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le franciscain Diego de Landa, alors responsable du couvent d’Izamal, intensifie ses enquêtes contre ce qu’il considère comme de « l’idolâtrie » parmi les <strong>Mayas</strong>. Les interrogatoires deviennent de plus en plus violents : tortures, humiliations publiques et confiscation d’objets rituels frappent les chefs et prêtres <strong>mayas</strong> de la région. Cette répression marque le début d’une campagne beaucoup plus large visant à éradiquer les pratiques religieuses autochtones. Quelques mois plus tard, elle culmine dans le grand autodafé de Maní du 12 juillet 1562, où Landa fait brûler 27 codex et plus de 5 000 idoles, détruisant une immense partie de la mémoire écrite <strong>maya</strong>. L’évêque Francisco de Toral dénoncera ensuite ses abus, mais Landa sera finalement absous et deviendra évêque du Yucatán.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1713&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prise du fort tuscarora de Nohoroco met fin à deux années de guerre entre les <strong>Tuscaroras</strong> et les colons de Caroline du Nord. Depuis plusieurs jours, les troupes du colonel James Moore Jr., appuyées par des alliés autochtones du Sud, assiègent ce bastion solidement fortifié. L’assaut final est dévastateur : <strong>192 Tuscaroras sont tués</strong> et près de <strong>400 capturés</strong>, dont de nombreuses familles. Cette défaite anéantit la résistance <strong>tuscarora</strong> dans la région. Les survivants fuient vers le nord et une grande partie rejoindra plus tard la <strong>Confédération iroquoise</strong>, qui les intégrera comme <strong>sixième nation</strong>. L’événement marque la disparition durable des <strong>Tuscaroras</strong> comme force politique en Caroline du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1775&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 25 mars 1775 marque la conclusion du vaste achat foncier tenté par Richard Henderson et sa Transylvania Company auprès des <strong>Cherokees</strong>, lors des négociations de Sycamore Shoals. Plusieurs chefs, dont <strong>Attakullaculla</strong> et <strong>Oconostota</strong>, acceptent de céder près de 20 millions d’acres couvrant une grande partie de l’actuel Kentucky et du Tennessee, malgré l’opposition interne. Le jeune chef <strong>Dragging Canoe</strong> s’y oppose fermement, dénonçant une vente illégitime et prédisant que ces terres deviendraient un <em>« pays sombre et sanglant »</em>, une prophétie qui s’accomplira dans les décennies suivantes. L’accord viole la Proclamation royale de 1763, qui interdisait les achats privés de terres autochtones. Après la signature, <strong>Dragging Canoe</strong> rompt avec les chefs signataires et fonde la résistance des <strong>Cherokees Chickamauga</strong>. Cet épisode déclenche une longue période de conflits entre <strong>Cherokees</strong> et colons américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1797&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Mission de San José est fondée par le père Fermín Lasuén, sur un site <strong>ohlone</strong> connu sous le nom d’<strong>Oroysom</strong>, dans l’actuelle ville de Fremont. Elle devient la quatorzième mission de Californie et s’inscrit dans le système colonial espagnol visant à convertir et contrôler les peuples autochtones. Les <strong>Ohlones</strong>, en particulier les groupes <strong>Lisjan</strong> et <strong>Chocheño, </strong>sont les premiers touchés : beaucoup sont déplacés, baptisés de force ou contraints au travail missionnaire. Très vite, la mission fait aussi venir des <strong>Miwok</strong>, <strong>Yokuts</strong>, <strong>Patwin</strong> et d’autres peuples pour compenser les pertes démographiques. Comme ailleurs, les maladies européennes, la sédentarisation forcée et la rupture des modes de vie traditionnels provoquent un effondrement culturel et humain. La mission comptera des milliers de baptêmes et de sépultures avant sa sécularisation en 1834.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1806&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après un hiver éprouvant au Fort Clatsop, l’expédition Lewis et Clark remonte lentement le Columbia contre le vent et le courant. La journée est marquée par plusieurs rencontres avec les <strong>Clatsops</strong>, puis avec un camp de pêche <strong>Cathlamet</strong>, où les explorateurs tentent d’acheter de l’esturgeon, du wapato et des anchovies séchés. Les échanges sont difficiles : les <strong>Cathlamets</strong> demandent des prix jugés « extravagants », ce qui crée des tensions. Malgré cela, ces peuples du bas Columbia restent essentiels à la survie de l’expédition, fournissant nourriture et informations. Le soir, Lewis et Clark trouvent un campement précaire près d’un autre groupe <strong>cathlamet</strong> occupé à pêcher l’esturgeon et le phoque. Cette journée illustre la dépendance totale des explorateurs envers les nations <strong>Chinookan</strong> pour poursuivre leur voyage de retour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1899&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chief</strong> <strong>Moses</strong> (né <strong>Kwiltalahun</strong> vers 1829) fut pendant quarante ans le chef des <strong>Sinkiuse‑Columbia</strong>, un peuple du Columbia Basin, dans l’actuel État de Washington. Enfant, il est envoyé à la mission de Lapwai, où il apprend l’anglais et plusieurs langues autochtones, ce qui fera de lui un médiateur essentiel entre tribus et autorités américaines. Face à l’avancée des colons et aux tensions croissantes, il adopte une stratégie pragmatique : défendre les terres de son peuple tout en évitant les guerres perdues d’avance. Accusé à tort de meurtre en 1878, il est acquitté et se rend l’année suivante à Washington D.C. pour plaider la cause de son peuple auprès du président Hayes. Malgré ses efforts, son territoire ancestral est perdu et son groupe est déplacé vers la Colville Reservation. <strong>Chief Moses</strong> meurt le 25 mars 1899 et est enterré près de Nespelem, à la Colville Agency.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1916&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ishi</strong>, né vers 1860 dans le nord de la Californie, est le dernier survivant connu des <strong>Yahi</strong>, un peuple décimé au XIXᵉ siècle lors de la ruée vers l’or et des massacres perpétrés contre les nations autochtones. Après plus de quarante ans passés caché dans les montagnes, il apparaît en 1911 près d’Oroville, affamé et seul. Ne pouvant donner son nom selon la tradition <strong>yahi</strong>, il reçoit celui d’<strong>Ishi</strong>, qui signifie « homme ». Accueilli par les anthropologues de l’Université de Californie, il partage ses savoirs : fabrication d’outils en pierre, techniques de chasse, récits et langue. Il devient une figure emblématique de la résistance culturelle face à l’extermination. Ishi meurt de la tuberculose le 25 mars 1916, maladie contre laquelle il n’avait aucune immunité, laissant un témoignage unique sur l’histoire tragique des <strong>Yahi</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1921&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’explorateur Vilhjalmur Stefansson envoie cinq personnes coloniser l’île Wrangel, dont <strong>Ada Blackjack</strong>, une jeune femme <strong>Iñupiat</strong> engagée comme couturière. L’expédition, mal préparée et isolée, se retrouve rapidement en difficulté : le ravitaillement n’arrive pas, le bois et la nourriture manquent, et les conditions arctiques deviennent extrêmes. En janvier 1923, trois hommes, Crawford, Maurer et Galle, tentent de rejoindre la Sibérie pour chercher de l’aide et disparaissent. Ada reste seule avec Lorne Knight, atteint du scorbut, qu’elle soigne jusqu’à sa mort en juin 1923. Elle survit ensuite deux mois entièrement seule, apprenant à chasser et à se débrouiller dans un environnement hostile. Le 20 août 1923, un navire la retrouve vivante : elle est la seule survivante de l’expédition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">* <em>Photo : Ishi (1860-1916), denier membre de la tribu Yahi &#8211; Californie.</em></p>
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