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	<title>Crow &#8211; De mes lectures indiennes</title>
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		<title>22 Septembre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[1526 : Expédition d'Ayllón sur la côte sud-est
1528 : Départ en mer de Narváez 
1598 : Massacre de la baie de San Mateo
1629 : Traité d'Ancón entre la Jamaïque espagnole et les Taïnos résiduels
1711 : Attaques tuscaroras
1784 : Décret d'intégration des Aléoutes par l'Empire russe
1812 : Début du siège du Fort Wayne
1823 : Ratification du traité avec les peuples Seminoles de Moultrie Creek
1839 : Traité de capitulation des Guaranís contre les troupes correntines
1851 : Promulgation du Traité de Fort Laramie de 1851
1877 : Traité no 7 des traités numérotés au Canada
1916 : Réunion du Congrès de Pátzcuaro durant la Révolution mexicaine
1925 : Promulgation du statut d'autonomie des Kuna à San Blas]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">1526&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expédition de Lucas Vázquez de Ayllón explore la côte sud‑est de l’Amérique du Nord, dans l’actuelle Géorgie/Caroline du Sud, avant de fonder peu après la colonie de <em>San Miguel de Gualdape</em>, premier établissement européen sur le territoire continental des futurs États‑Unis. La colonie échoue rapidement, minée par les maladies, la famine et les affrontements avec les peuples locaux, notamment les <strong>Guale</strong>, entraînant son abandon dès l’automne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1528 :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir construit cinq bateaux de fortune, Pánfilo de Narváezembarque les 242 survivants de son expédition pour tenter de rejoindre ses navires. Harcelés depuis des semaines par les <strong>Apalachees</strong>, les Espagnols prennent la mer dans des conditions désespérées. La traversée tourne au désastre : la plupart des bateaux sont perdus et la troupe se disloque. Cabeza de Vaca dérive pendant des semaines avant d’atteindre <em>Galveston Island</em> le 6 novembre 1528, début de huit années d’errance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1598&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’échec du raid du corsaire William Parker dans le <em>golfe du Darién</em>, les autorités espagnoles lancent une répression violente contre les marrons et leurs alliés indigènes qui s’opposent au contrôle du transport de l’or vers <em>Panama</em>. Des troupes coloniales, appuyées par des auxiliaires autochtones, détruisent plusieurs villages côtiers et exécutent les chefs rebelles. Cette opération marque une étape majeure dans la lutte espagnole contre les communautés marronnes du Darién.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1629&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la Jamaïque espagnole en crise démographique, les autorités locales appliquent un décret royal ordonnant la redistribution de terres aux dernières communautés <strong>taïnos</strong> réfugiées dans les régions montagneuses. Cette mesure vise à regrouper et contrôler les populations autochtones résiduelles, épuisées par le travail forcé et les maladies. Elle marque l’une des dernières tentatives espagnoles de structurer la présence indigène avant l’effondrement du système colonial insulaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1711 :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Tuscaroras</strong> du chef <strong>Hancock</strong>, alliés aux <strong>Coree</strong>, <strong>Pamlico</strong>, <strong>Machapunga</strong> et <strong>Bear River</strong>, lancent des attaques coordonnées sur les établissements coloniaux des rivières <em>Trent et Pamlico</em>. Environ 130 adultes et 60 enfants sont tués. Le conflit naît des spoliations foncières, de la traite d’esclaves autochtones et des ordres du baron von Graffenried à New Bern. Ces assauts marquent le début militaire de la <strong>guerre des Tuscaroras</strong> (1711–1713).</p>



<p class="wp-block-paragraph">1784&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le <strong>massacre d’Awa’uq</strong> sur Kodiak, Grigori Shelikhov consolide la première colonie russe permanente en Alaska et adresse aux autorités sibériennes un rapport justifiant le recrutement forcé et la conversion des peuples <strong>Aléoutes (Unangan)</strong> et <strong>Alutiiq</strong> pour la chasse à la loutre de mer. Ces pratiques deviennent le modèle de la future Russian‑American Company et marquent le début de la domination coloniale russe dans le sud de l’Alaska.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1812&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de la <strong>guerre de 1812</strong>, les forces <strong>potawatomi</strong>, <strong>miami</strong> et <strong>shawnee</strong> alliées à <strong>Tecumseh</strong> resserrent leurs attaques autour de <em>Fort Wayne</em> pour empêcher l’arrivée des renforts du général William Henry Harrison. Cette phase d’intensification, marquée par des tirs de harcèlement et des coupures de routes, vise à forcer la reddition de la garnison américaine. Elle s’inscrit dans la stratégie autochtone de neutralisation des postes américains de la frontière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1823&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités américaines publient officiellement le <strong>Traité de Moultrie Creek</strong>, signé quelques jours plus tôt avec les <strong>Séminoles</strong>. Cette ratification locale met en application la cession des terres fertiles du nord de la Floride et le regroupement des villages dans une réserve de 4 millions d’acres au centre de la péninsule. Le traité impose surveillance militaire, rations annuelles et restitution des esclaves fugitifs, ouvrant une période de tensions qui mènera à la <strong>Seconde Guerre séminole</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1839&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le contexte des guerres civiles argentines, la province de <em>Corrientes</em> procède à la dissolution des milices <strong>guaranies</strong> affiliées aux fédéralistes, quelques mois après leur lourde défaite à la <strong>bataille de Pago Largo</strong>. Les forces indigènes, décimées et privées de leurs chefs, sont désarmées et intégrées de force dans les unités provinciales. Cette mesure marque la fin du rôle militaire organisé des communautés guaranies dans les conflits du bassin du <em>Río de la Plata</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1851&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les commissaires américains clôturent officiellement le texte du <strong>Traité de Fort Laramie</strong>, après plus de deux semaines de négociations avec plus de 10 000 représentants <strong>lakotas</strong>, <strong>cheyennes</strong>, <strong>arapahos</strong>, <strong>crows</strong>, <strong>assiniboines</strong>, <strong>mandans</strong>, <strong>hidatsas</strong> et <strong>arikaras</strong>. Le traité fixe pour la première fois des frontières territoriales tribales sur les Grandes Plaines et garantit le passage des migrants en échange de paiements annuels. Cet accord majeur, rapidement violé, devient un pilier de la politique américaine dans l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Blackfoot Crossing</em>, les commissaires canadiens finalisent le <strong>Traité no</strong><strong> 7</strong> avec les chefs <strong>Siksika</strong>, <strong>Kainai</strong>, <strong>Piikani</strong>, <strong>Tsuut’ina</strong> et <strong>Stoney‑Nakoda</strong>. L’accord entérine la cession de plus de 130 000 km² de terres ancestrales en échange de réserves, de paiements annuels, d’outils agricoles et du maintien du droit de chasse. Dernier des traités numérotés des Prairies, il marque une étape décisive dans la transformation politique et territoriale de l’Ouest canadien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1916&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Michoacán en pleine Révolution mexicaine, des délégués <strong>purépechas</strong> et <strong>nahuas</strong> se réunissent dans des assemblées régionales pour soutenir la faction constitutionnaliste de Venustiano Carranza. En échange, ils exigent la restitution des <em>ejidos</em> confisqués sous le régime porfirien et la reconnaissance de leurs autorités communautaires. Ces mobilisations indigènes annoncent les réformes agraires et les débats qui mèneront à la Constitution de 1917.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1925&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la suite de la <strong>r</strong>ésistance <strong>kuna</strong> et de la <strong>révolution Tule</strong> de 1925, le gouvernement du Panama promulgue plusieurs décrets administratifs reconnaissant des garanties territoriales et culturelles pour les communautés de <em>San Blas</em>. Ces mesures entérinent la protection des autorités traditionnelles, des coutumes et de la gestion interne des îles, ouvrant la voie à la future <strong>Comarca Guna Yala</strong>. Elles constituent la première reconnaissance officielle d’une autonomie indigène dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contenu placé sous licence Creative Commons CC BY-NC 4.0.<br>Partage autorisé avec attribution obligatoire à <strong>blackberroy.com</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo : Bull Head, chef Tsuut’ina , signataire du Traité 7 en 1877 – autour de 1890 &#8211; Alexander James Ross &#8211; Musée Glenbow</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="640" height="754" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5.png?resize=640%2C754&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2031" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5.png?resize=869%2C1024&amp;ssl=1 869w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5.png?resize=255%2C300&amp;ssl=1 255w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5.png?resize=767%2C904&amp;ssl=1 767w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5.png?resize=300%2C353&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5.png?resize=850%2C1001&amp;ssl=1 850w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5.png?w=1150&amp;ssl=1 1150w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>
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		<title>17 Septembre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[1519 : Départ de Magellans et premiers contacts en Amérique du Sud
1598 : Sanctions contre les Mayas K'iche' au Guatemala
1721 : Confirmation du Traité de Paix d'Albany
1778 : Premier traité entre les États-Unis et une nation autochtone
1787 : Adoption de la Constitution américaine et la « Commerce Clause »
1851 : Clôture du Traité de Fort Laramie
1862 : Participation des guerriers Oneida à la bataille d'Antietam
1868 : Bataille de Beecher Island
1877 : Traité numéro 7 au Canada
1887 : Répression des troubles dans l'Arctique central
1895 : Promulgation des lois sur les « Tierras Comunales » au Mexique
1906 : Décrets de spoliation foncière contre les Mapuches]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1519&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expédition de Magellan achève ses préparatifs à <em>Sanlúcar de Barrameda</em>, avant de quitter l’Espagne pour explorer l’Atlantique Sud. Ce voyage mène aux premiers contacts européens avec les peuples de la Patagonie et de la Terre de Feu, notamment les <strong>Tehuelches</strong> et les <strong>Selk’nam</strong>, souvent marqués par la méfiance et la violence. L’expédition ouvre la voie à la première circumnavigation et à la découverte du futur détroit de Magellan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1598&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités coloniales du Guatemala ordonnent la répression de révoltes locales dans les villages <strong>K’iche’</strong> des Hautes Terres. Elles imposent des charges accrues de travail forcé (<em>repartimiento</em>), des amendes et des corvées pour les <em>obrajes</em> et les chantiers coloniaux. Ces mesures s’inscrivent dans une politique de contrôle fiscal et de domination administrative des communautés <strong>mayas</strong>, dans un contexte de crise démographique et de résistance indigène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1721&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Albany, la province de New York et la <strong>Confédération iroquoise</strong> ratifient des accords réaffirmant la <strong>Chaîne d’Alliance</strong>. Les <strong>Six Nations</strong> y définissent leurs frontières de chasse et renouvellent leurs engagements de paix et de coopération commerciale. Cet accord consolide Albany comme centre diplomatique et renforce la position <strong>iroquoise</strong> dans le jeu colonial entre Anglais et Français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1778&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États‑Unis signent à <em>Fort Pitt</em> le premier traité officiel avec une nation autochtone, les <strong>Lenapes</strong>. Les chefs <strong>White Eyes</strong>, <strong>Captain Pipe</strong> et <strong>John Killbuck</strong> concluent une alliance militaire et obtiennent la promesse d’un futur État indien allié. <strong>White Eyes</strong> est nommé colonel dans l’armée américaine. Quelques mois plus tard, il est tué par un soldat américain, un meurtre dissimulé sous un faux récit de maladie, ce qui met fin au projet d’État autochtone et brise l’alliance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1787&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Constitution américaine est signée à Philadelphie. Son <strong>Article I, Section 8, Clause 3</strong> confie au Congrès le pouvoir exclusif de réglementer le commerce avec les tribus indiennes, établissant la base juridique de la souveraineté tribale face aux États fédérés. Cette clause fonde le droit fédéral indien et servira de référence aux grandes décisions judiciaires protégeant l’autonomie des nations autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1851&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après deux semaines d’assemblées réunissant plus de 10 000 Autochtones, le gouvernement américain conclut le <strong>Traité de Fort Laramie</strong> avec les <strong>Lakotas, Cheyennes, Arapahos, Crows, Assiniboines, Mandans, Hidatsas et Arikaras</strong>. L’accord délimite les territoires tribaux, garantit le passage des migrants et autorise la construction de routes et de forts. Il vise aussi à instaurer une paix intertribale. Malgré son importance, le traité sera rapidement violé par les autorités américaines, ouvrant la voie à de nouveaux conflits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1862&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la <strong>bataille d’Antietam</strong>, des soldats autochtones, notamment des <strong>Oneidas</strong> du Wisconsin et des <strong>Iroquois</strong> de New York, combattent dans les rangs de l’Union. Intégrés dans des régiments d’infanterie, ils participent à l’un des affrontements les plus sanglants de la guerre de Sécession. Leur présence, longtemps sous-documentée, témoigne de l’engagement des nations autochtones dans les grandes batailles du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1868&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinquante éclaireurs civils du colonel George Forsyth campent sur <em>l’Arikaree Fork</em> (Colorado), sans savoir que 200 à 1 000 guerriers <strong>cheyennes, lakotas et arapahos</strong> les ont encerclés avant l’aube. Lorsque les guerriers tentent de défoncer leurs chevaux, les éclaireurs se replient sur un banc de sable, abattent leurs montures pour se protéger et creusent des positions de tir. Les assauts se succèdent toute la journée ; le chef cheyenne <strong>Roman Nose</strong> mène une charge décisive et est mortellement touché. Quatre éclaireurs sont tués, quinze blessés, dont Forsyth grièvement atteint. Les survivants endurent un siège de neuf jours, nourris de viande de cheval pourrie, jusqu’à l’arrivée du 10ᵉ régiment de cavalerie (Buffalo Soldiers) le 25 septembre, qui les évacue vers <em>Fort Wallace</em>. La bataille montre qu’une petite unité équipée de fusils Spencer à répétition peut tenir face à des forces très supérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les représentants de la Couronne ouvrent officiellement les négociations du <strong>Traité n°</strong><strong> 7</strong> à <em>Blackfoot Crossing</em> avec les <strong>Siksika, Kainai, Piikani</strong>, ainsi que les <strong>Tsuut’ina</strong> et <strong>Stoney‑Nakoda</strong>. Cette journée marque le début des discussions sur les réserves, les paiements annuels, les droits de chasse et les engagements de paix. Les pourparlers se poursuivent jusqu’à la signature du 22 septembre, qui fixe les territoires des nations des Plaines du sud de l’Alberta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1887&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des rapports de baleiniers et d’agents coloniaux britanniques signalent des tensions territoriales et des altercations armées avec des groupes <strong>inuits</strong> dans le <em>détroit de Cumberland</em> (île de Baffin). Ces incidents, liés à la chasse au morse et aux campements saisonniers, entraînent l’envoi de patrouilles réglementaires pour surveiller les interactions entre équipages européens et communautés locales. L’épisode illustre la montée des conflits arctiques entre baleiniers et <strong>Inuits</strong> à la fin du XIXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1895&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement de Porfirio Díaz promulgue de nouveaux décrets d’application de la Loi Lerdo, accélérant l’expropriation des terres communales (<em>ejidos</em>) dans plusieurs régions du Mexique. Les <strong>Yaquis</strong> du Sonora et les <strong>Mayas</strong> du Yucatán sont particulièrement touchés, leurs terres étant transférées aux <em>haciendas</em> et aux compagnies agricoles. Ces mesures aggravent les tensions foncières et contribuent à l’intensification de la <strong>Guerre des Castes</strong> dans les années 1890.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1906&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement chilien promulgue des décrets révisant les <strong>Títulos de Merced</strong>, réduisant drastiquement les terres attribuées aux communautés <strong>mapuches</strong> et accélérant leur confinement dans des <em>reducciones</em>. Ces mesures, prises au profit de la colonisation chilienne et européenne, annulent des droits d’usage traditionnels et aggravent la spoliation foncière en Araucanie. L’année 1906 marque une étape clé dans la réduction administrative du territoire mapuche.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo : Deux hommes Stoney, sud de l&rsquo;Alberta, années 1890 – Université de Calgary</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="305" height="380" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-10.jpeg?resize=305%2C380&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2003" style="aspect-ratio:0.8026315789473685;width:305px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-10.jpeg?w=305&amp;ssl=1 305w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-10.jpeg?resize=299%2C373&amp;ssl=1 299w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-10.jpeg?resize=241%2C300&amp;ssl=1 241w" sizes="(max-width: 305px) 100vw, 305px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>16 Septembre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Warm Spring Apache]]></category>
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					<description><![CDATA[1620 : Départ du Mayflower vers les terres wampanoags
1684 : Pétition de Quannapowit
1810 : Le Grito de Dolores et la mobilisation indigène au Mexique
1851 : Signature du traité de Fort Laramie
1868 : Mouvements précédant la bataille de Beecher Island
1879 : Embuscade de Victorio dans les montagnes de Black Range
1893 : Cherokee Strip Land Run en Oklahoma
1904 : Décret d'expropriation sur les terres Mapuches au Chili
1910 : Célébrations du Centenaire et protestations indigènes à Mexico
1919 : Sanction d'une ordonnance coloniale sur la chasse inuit en Arctique
1921 :Ratification de la loi de démarcation territoriale au Pérou
1924 :Promulgation de la résolution sur les réserves Kuna au Panama
1926 : Décision judiciaire fédérale sur les droits de pêche des Quinault]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1620&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Mayflower</em> quitte Plymouth (Angleterre) pour traverser l’Atlantique. Dévié par les tempêtes, le navire atteint en novembre les terres <strong>wampanoags</strong> autour de <strong>Patuxet</strong>, où les colons s’installent en décembre 1620. Ce débarquement inaugure les premiers contacts durables avec <strong>Massasoit</strong>, <strong>Tisquantum</strong> et les <strong>Wampanoags</strong>, menant au traité de paix de 1621. L’événement marque le début d’une présence coloniale permanente en Nouvelle‑Angleterre et de relations complexes entre Européens et nations autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1684&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de Marblehead examinent la pétition de <strong>James Quannapowit</strong>, fils du sachem <strong>Wenepoykin</strong>, qui accuse les colons d’avoir distribué des terres <strong>Naumkeag</strong> lui appartenant. Les arbitrages de septembre aboutissent à la signature d’un deed confirmant le “titre légitime” des Anglais, en échange d’une reconnaissance formelle des droits initiaux de <strong>Quannapowit</strong>. Cet accord constitue l’un des derniers litiges fonciers <strong>Naumkeag</strong> avant la disparition politique de la nation dans les archives coloniales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1810&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Miguel Hidalgo lance le <strong>Grito de Dolores</strong>, appel à l’insurrection contre la domination espagnole. Son armée initiale est composée de milliers de paysans indigènes et métis (<strong>Nahuas</strong>, <strong>Otomis</strong>, <strong>Purépechas</strong>) mobilisés pour la restitution des terres communales et l’abolition des tributs coloniaux. Cette mobilisation populaire donne une ampleur immédiate au soulèvement et marque le début de la <strong>guerre d’indépendance du Mexique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1851&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au camp de <strong>Horse Creek</strong>, les représentants américains et les chefs <strong>cheyennes</strong>, <strong>lakotas</strong>, <strong>arapahos</strong>, <strong>crows</strong>, <strong>assiniboines</strong>, <strong>mandans</strong>, <strong>hidatsas</strong> et <strong>arikaras</strong> concluent les négociations du <strong>traité de Fort Laramie</strong>. Les discussions fixent les frontières tribales, les droits de passage des migrants et les engagements de paix. Le traité est signé le 17 septembre, devenant le premier grand accord territorial des Plaines du Nord. Malgré son importance, il sera rapidement violé par les autorités américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1868&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les éclaireurs du colonel Forsyth repèrent des traces de campements <strong>cheyennes et lakotas</strong> le long de <em>l’Arikaree Fork</em>, au Colorado. Ces indices révèlent la présence de groupes guerriers dans la région. À l’aube du 17 septembre, les <strong>Cheyennes</strong>, menés par <strong>Roman Nose</strong>, lancent une attaque surprise, encerclant les éclaireurs sur une île sablonneuse. Cet affrontement deviendra la <strong>bataille de Beecher Island</strong>, épisode majeur des guerres des Plaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1879&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les <em>Black Range Mountains</em> (Nouveau‑Mexique), <strong>Victorio</strong> repère une colonne du 9ᵉ régiment de cavalerie et prépare une embuscade. À l’aube du 17 septembre, les guerriers <strong>Warm Springs</strong> attaquent depuis les hauteurs, infligeant de lourdes pertes avant de se replier rapidement. L’opération illustre la mobilité tactique de <strong>Victorio</strong> et constitue l’un des affrontements marquants de la <strong>guerre de Victorio</strong>, caractérisée par des raids rapides et une parfaite maîtrise du terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1893&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de 100 000 colons participent au gigantesque <em>Land Run</em> ouvrant le <strong>Cherokee Outlet</strong> à la colonisation. Les <strong>Cherokees</strong> ont été pressurés pour céder ces terres au gouvernement fédéral, dans le cadre du <strong>Dawes Act</strong> et de la politique des “surplus lands”. En quelques heures, des villes surgissent et plus de 6 millions d’acres sont revendiqués par les colons. L’événement marque l’une des plus grandes spoliations territoriales de la <strong>Nation Cherokee</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1904&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs arrêtés régionaux sont adoptés dans le sud du Chili pour délimiter les <em>réductions</em> <strong>mapuches</strong> (<em>títulos de merced</em>) et ouvrir les terres “excédentaires” à la colonisation. Ces mesures retirent aux communautés l’accès à leurs terres agricoles ancestrales, dans la continuité de l’occupation de l’Araucanie. L’année 1904 marque une étape clé de l’expropriation administrative des <strong>Mapuches</strong> et de la transformation forcée de leur territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1910&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des fêtes du <em>Centenaire de l’Indépendance</em> organisées par Porfirio Díaz, des délégations indigènes sont exhibées dans des défilés folkloriques à Mexico. Au même moment, les mouvements paysans zapatistes, majoritairement indigènes, dénoncent la spoliation des <em>ejidos</em> (propriété foncière collective) et préparent l’insurrection. Ce contraste entre célébration officielle et crise agraire annonce la <strong>Révolution mexicaine</strong>, qui éclate deux mois plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1919&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement canadien durcit l’application des règlements sur la chasse au morse, au caribou et au bœuf musqué dans l’Arctique. Plusieurs ordonnances régionales restreignent les droits de subsistance des <strong>Inuits</strong> sans consultation, au nom d’une “conservation” coloniale. Ces mesures fragilisent l’autonomie alimentaire des communautés et marquent une étape clé dans la gestion étatique du gibier arctique, qui deviendra plus coercitive dans les décennies suivantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1921&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la présidence de Leguía, une série de décrets d’application de la Constitution de 1920 lance la première inscription officielle des <em>Comunidades Indígenas</em> <strong>quechuas</strong> et <strong>aymaras</strong>. Ces actes définissent la personnalité juridique des communautés et les procédures de délimitation des terres communales, dans un contexte de fortes tensions foncières. Ils inaugurent la première vague de reconnaissance territoriale indigène au Pérou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1924&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement panaméen adopte des résolutions imposant écoles assimilatrices et contrôle policier dans l’archipel de <em>San Blas</em>, réduisant l’autonomie des communautés <strong>Guna</strong>. Ces mesures, perçues comme un déni de souveraineté, provoquent une forte mobilisation indigène. Elles conduisent directement à la <strong>Révolution Kuna de 1925</strong>, qui débouchera sur la création de la <strong>comarca autonome Guna Yala</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1926&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un tribunal fédéral américain confirme que les droits de pêche réservés par traité aux nations de la côte Nord‑Ouest, notamment les <strong>Quinault</strong>, ne peuvent être restreints par les autorités de l’État de Washington. La cour juge illégales les limitations locales qui empêchent l’accès aux sites habituels et accoutumés garantis par les traités de 1855–1856. Cette décision devient un précédent majeur dans la défense des droits autochtones, préfigurant la jurisprudence qui mènera à la <strong>Boldt Decision</strong> de 1974.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo : Une scène lors de l&rsquo;ouverture du Cherokee Outlet en 1893 – Oklahoma Historical Society</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="605" height="484" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-9.jpeg?resize=605%2C484&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2000" style="aspect-ratio:1.25;width:605px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-9.jpeg?w=605&amp;ssl=1 605w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-9.jpeg?w=300&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 605px) 100vw, 605px" /></figure>
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		<title>15 Septembre</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/09/15/15-septembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
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		<category><![CDATA[Apache]]></category>
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		<category><![CDATA[Stoney-Nakoda]]></category>
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					<description><![CDATA[1502 : Christophe Colomb débarque en Amérique centrale
1655 : Déclenchement de la guerre du Pecher
1778 : Le Congrès continental ratifie le traité avec les Delawares
1815 :Signature des traités de paix de Portage des Sioux
1821 : Proclamation de l'indépendance de l'Amérique centrale
1830 : Début du conseil du traité de Dancing Rabbit Creek
1851 : Clôture des pourparlers du traité de Fort Laramie
1858 : Lancement du Butterfield Overland Mail 
1873 : Élection d'un Conseil de direction chez les Haïdas
1877 : Négociations finales avant la signature du Traité no 7
1897 : Création de la réserve autochtone de San Martin Jilotepeque
1906 : Invalidation des concessions foncières chez les Algonquins du lac Barrière
1923 : Mise en place de la commission d'enquête sur les Williams Treaties]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1502</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son quatrième voyage, <strong>Christophe Colomb</strong> débarque près de <strong>Cariay</strong>, sur la côte du <strong>Costa Rica</strong>, à proximité de l’île <strong>Uvita</strong>. Il établit les premiers contacts européens avec les peuples <strong>chibchas</strong> et <strong>huetares</strong>, engagés dans des réseaux d’échanges régionaux. Les interactions, d’abord pacifiques, révèlent rapidement des tensions. Cet épisode marque le début des relations — souvent conflictuelles — entre les Européens et les sociétés autochtones de l’isthme centraméricain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1655&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs centaines de <strong>Munsee</strong> occupent New Amsterdam avant de se retirer pacifiquement. Mais l’ordre donné par Cornelis van Tienhoven de tirer sur les <strong>Munsee</strong> en partance déclenche une série de raids sur <em>Pavonia</em> et <em>Staten Island</em>, causant 43 morts, plus de 100 captifs et la destruction de 28 fermes. L’absence de Stuyvesant, parti conquérir <em>New Sweden</em>, laisse la colonie sans défense. Les négociations d’octobre permettent la restitution progressive des captifs, tandis que van Tienhoven est tenu pour responsable de l’escalade. L’épisode révèle la fragilité des implantations néerlandaises et les conséquences d’une diplomatie mal maîtrisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1678:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Salle revient en Nouvelle‑France avec une trentaine d’hommes après avoir reçu de Louis XIV un mandat d’explorer les territoires situés entre la Floride et le Mexique. Ce retour marque le lancement des préparatifs de sa grande expédition vers l’Ouest et le Sud, qui mènera à la descente du Mississippi et à la proclamation de la Louisiane en 1682.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1778&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Congrès continental ratifie le <strong>Traité de Fort Pitt</strong>, signé deux jours plus tard avec les <strong>Delawares (Lenapes)</strong>. C’est le premier traité officiel entre les États‑Unis et une nation autochtone. L’accord prévoit une alliance militaire contre les Britanniques, le passage des troupes américaines sur les terres <strong>lenapes</strong> et la possibilité d’un futur État indien allié. Malgré ces promesses, l’alliance est rapidement trahie et les <strong>Lenapes</strong> subissent de lourdes pertes dès 1779.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1815&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Portage des Sioux</em>, les États‑Unis signent un traité de paix et d’amitié avec les <strong>Osages</strong>, dans le cadre de la série d’accords post‑guerre de 1812. Dirigé par William Clark, l’accord confirme la fin des hostilités, la liberté de commerce et la reconnaissance de l’autorité américaine. Il contribue à stabiliser la frontière Ouest du Mississippi et prépare les futures cessions de terres <strong>osages</strong> des années 1818–1825.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1821&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de Guatemala signent l’<strong>Acte d’indépendance de l’Amérique centrale</strong>, rompant avec l’Espagne. Les nouvelles républiques (Guatemala, El Salvador, Honduras, Nicaragua et Costa Rica) passent sous le contrôle des élites créoles. Des millions d’Autochtones, notamment <strong>Mayas</strong>, <strong>Lencas</strong> et <strong>Nahua‑Pipils</strong>, voient leurs territoires intégrés dans des États qui perpétuent les structures coloniales. L’indépendance ouvre une période de réformes, de conflits internes et de marginalisation politique des peuples autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1830&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les commissaires John Eaton et John Coffee ouvrent le <strong>conseil de Dancing Rabbit Creek</strong> avec les chefs <strong>choctaws</strong> <strong>Greenwood LeFlore</strong> et <strong>Mushulatubbee</strong>. Ces négociations, menées sous forte pression, préparent la signature du premier grand traité d’expulsion après <strong>l’Indian Removal Act</strong>. Le traité du 27 septembre entraîne la cession de millions d’acres et l’expulsion de milliers de <strong>Choctaws</strong> vers l’Oklahoma, inaugurant la <strong>Piste des Larmes</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1851&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au camp de Horse Creek, s’achève l’un des plus grands conseils autochtones des Plaines. Les représentants <strong>lakotas</strong>, <strong>cheyennes</strong>, <strong>arapahos</strong>, <strong>crows</strong>, <strong>assiniboines</strong>, <strong>mandans</strong>, <strong>hidatsas</strong> et <strong>arikaras</strong> finalisent le texte du <strong>traité de Fort Laramie</strong>, qui sera signé le 17 septembre. L’accord fixe des frontières tribales, garantit la paix intertribale et organise le passage des migrants vers l’Ouest. Cet événement marque un tournant majeur dans la diplomatie des Plaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1858&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Butterfield Overland Mail</em> commence ses opérations entre St. Louis, Memphis et San Francisco, via <em>Fort Smith</em>. Ce service postal de 2 800 miles devient la plus longue ligne terrestre des États‑Unis. Contrairement aux récits hollywoodiens, la route n’est attaquée par les <strong>Apaches </strong>qu’une seule fois, en 1859, près de <em>Dragoon Springs</em>. Le <em>Butterfield Mail</em> joue un rôle crucial dans la communication entre l’Est et la Californie jusqu’à son interruption en 1861.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1873&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la pression des missionnaires et des autorités coloniales, la communauté <strong>haïda</strong> de Masset met en place un conseil de village conforme aux normes administratives imposées après l’intégration de la Colombie‑Britannique au Canada. Cette réorganisation vise à protéger les terres ancestrales face aux projets de dépossession et à l’expansion économique coloniale. L’événement marque l’un des premiers cas d’adaptation forcée de la gouvernance <strong>haïda</strong> aux structures prévues par la future <strong>Loi sur les Indiens</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Blackfoot Crossing</em>, les représentants de la Couronne mènent les derniers arbitrages avec <strong>Crowfoot</strong> et les chefs <strong>Siksika, Kainai, Piikani</strong>, ainsi qu’avec les <strong>Stoney‑Nakoda</strong>. Les discussions portent sur les réserves, les paiements annuels, les droits de chasse et les engagements de paix. Cette journée marque la finalisation du texte du <strong>Traité no</strong><strong> 7</strong>, qui sera signé le 22 septembre 1877, entraînant la cession des territoires ancestraux des nations des Plaines du sud de l’Alberta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1897&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un décret guatémaltèque confirme la délimitation et l’octroi de titres communaux aux <strong>Kaqchikels</strong> <em>de San Martín Jilotepeque</em>, dans les hautes terres du Guatemala. Cette mesure vise à protéger les terres ancestrales contre l’expansion des plantations de café et les revendications privées. Le décret stabilise temporairement les droits fonciers des communautés mayas, dans un contexte de forte pression foncière liée aux réformes libérales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1906&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Département des Affaires indiennes invalide les demandes de concessions forestières sur les territoires de chasse des <strong>Algonquins</strong> du <em>lac Barrière</em>, près de Maniwaki. L’ordonnance reconnaît le droit d’usage traditionnel des familles autochtones et rejette les prétentions des compagnies de coupe. Cette décision, temporaire mais importante, constitue un rare précédent de protection administrative des terres <strong>algonquines</strong> avant les grandes revendications territoriales du XXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1923&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La commission mixte fédérale‑ontarienne mène ses séances décisives auprès des communautés <strong>ojibwées</strong> des lacs <em>Simcoe</em>, <em>Huron</em> et <em>Rice</em>. Les commissaires examinent les revendications territoriales, les compensations insuffisantes et les droits de chasse et de pêche. Ces travaux finalisent les recommandations qui mèneront à la signature des <strong>Williams Treaties</strong> en octobre‑novembre 1923, entraînant la cession des derniers titres ancestraux <strong>ojibwés</strong> dans le sud de l’Ontario.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo : Crowfoot, chef de la Nation des Pieds-Noirs), 1886, photographie de Oliver Buell, Bibliothèque et Archives Canada, Ottawa.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="549" height="934" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-8.jpeg?resize=549%2C934&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-1997" style="aspect-ratio:0.5877944325481799;width:549px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-8.jpeg?w=549&amp;ssl=1 549w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-8.jpeg?resize=176%2C300&amp;ssl=1 176w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-8.jpeg?resize=300%2C510&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 549px) 100vw, 549px" /></figure>
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		<title>13 Septembre</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/09/13/13-septembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Wichita]]></category>
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					<description><![CDATA[1502 : Colomb longe la côte des Miskitos
1524 : Pizarro quitte le Panama
1759 : Bataille des Plaines d'Abraham
1782 : Défense navale des Mi'kmaqs à la baie de Miramichi
1815 : Signature du traité de Portage des Sioux avec les Fox
1823 : Ratification du traité avec les Séminoles
1847 : Bataille de Chapultepec
1851 : Clôture du traité de Fort Laramie
1865 : Grande convention de paix intertribale de Fort Smith
1877 : Bataille de Canyon Creek
1918 : Engagement d'éclaireurs inuits lors de l'expédition en Russie arctique]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1502&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son quatrième voyage, Christophe Colomb double le <em>cap Gracias a Dios</em> et descend la côte des Mosquitos. L’expédition établit ses premiers contacts documentés avec les <strong>Miskitos</strong> et les <strong>Pech</strong>, observant leurs villages, leurs pirogues et leurs pratiques maritimes. Cette étape marque le début de l’exploration espagnole de la façade atlantique du Nicaragua et du Honduras, avant la poursuite du voyage vers le Veragua.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1524&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Francisco Pizarro quitte le Panama avec un navire et une centaine d’hommes pour explorer les terres du sud. Cette expédition, première tentative espagnole vers le <strong>Tawantinsuyu</strong>, affronte pluies, maladies et famine, mais permet d’atteindre les côtes du Darién et du Chocó. Elle inaugure le cycle des expéditions qui mèneront, quelques années plus tard, à la conquête de l’Empire <strong>inca</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1759&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les troupes britanniques du général Wolfe surprennent les forces françaises de Montcalm sur les <em>Plaines d’Abraham</em>, devant Québec. La ligne française, désorganisée, est brisée par les tirs britanniques. Montcalm est mortellement blessé et la ville capitule peu après. Cette victoire décisive marque le début de la chute de la Nouvelle‑France et constitue un tournant majeur de la <strong>guerre de Sept Ans</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1782&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des corsaires américains tentent de piller des campements <strong>mi’kmaq</strong> à la <em>baie de Miramichi</em>. Les guerriers <strong>mi’kmaq</strong> interceptent le détachement, l’attaquent dans les bois côtiers et le mettent en fuite, récupérant les biens saisis. Cet affrontement s’inscrit dans la défense territoriale <strong>mi’kmaq</strong> face aux raids maritimes américains durant la guerre d’Indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1815&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">William Clark, Auguste Chouteau et Ninian Edwards tiennent une conférence <strong><em>à Portage des Sioux</em></strong> avec les <strong>Sauk et Meskwaki</strong> du Missouri. Ils obtiennent de ces chefs la promesse de ne pas rejoindre les <strong>Sauk de Rock Island</strong> et de ne pas combattre les États‑Unis. Cette réunion s’inscrit dans les efforts américains de pacification post‑1812 et prépare les <strong>traités de Portage des Sioux</strong>, qui réaffirment l’autorité fédérale sur la région du Haut‑Missouri.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1823&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>convention de Moultrie Creek</strong> s’achève par la ratification du traité entre les États‑Unis et 42 chefs <strong>séminoles</strong>. Les <strong>Séminoles</strong> abandonnent leurs terres du nord de la Floride pour une réserve intérieure de 4 millions d’acres, placée sous surveillance militaire. Le traité impose des restrictions de commerce, des rations annuelles et l’obligation de livrer les esclaves fugitifs. Cette réorganisation forcée prépare les tensions qui mèneront à la <strong>Seconde Guerre séminole</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1847&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la <strong>bataille de Chapultepec</strong>, les troupes américaines prennent d’assaut le château dominant Mexico. Parmi les défenseurs mexicains figurent de nombreux combattants indigènes, principalement <strong>nahuas</strong> et <strong>mixtèques</strong>, intégrés aux milices locales et au Batallón de San Blas. Ils participent aux combats sur les pentes et autour des murs du château. Leur engagement, souvent oublié, constitue une part essentielle de la résistance mexicaine lors de la guerre américano‑mexicaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1851&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand conseil intertribal de <em>Fort Laramie</em> s’achève après avoir réuni <strong>Lakotas</strong>, <strong>Cheyennes</strong>, <strong>Arapahos</strong>, <strong>Crows</strong>, <strong>Assiniboines</strong> et <strong>Arikaras</strong>. Les nations et les commissaires américains s’accordent sur des frontières territoriales et sur un droit de passage sécurisé pour les migrants de l’Oregon Trail. Cette clôture prépare la signature du <strong>Traité de Fort Laramie</strong> quelques jours plus tard et inaugure une nouvelle phase de la diplomatie des Plaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1865&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>grande convention de paix de Fort Smith</strong> se clôt par un accord‑cadre entre les États‑Unis et les <strong>Cherokee, Creek, Choctaw, Chickasaw, Seminole, Osage et Wichita</strong>. Les délégués autochtones réaffirment leur allégeance à Washington et acceptent les conditions préalables aux futurs traités : abolition de l’esclavage, réorganisation politique et cessions territoriales. Cette séance finale prépare directement les traités de 1866, qui redéfiniront le Territoire indien après la guerre de Sécession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de Billings, la 7ᵉ cavalerie rattrape les <strong>Nez‑Percés</strong> en fuite vers le Canada. Les guerriers <strong>nez‑percés</strong> utilisent les ravins de <em>Canyon Creek</em> pour retarder l’armée américaine, protégeant les chevaux et couvrant la retraite des familles. Sturgis échoue à couper la route vers le nord. Cette bataille, l’une des dernières victoires tactiques <strong>nez‑percées,</strong> permet à la tribu de poursuivre sa marche vers les <em>Bear Paw Mountains</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1918&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de l’intervention alliée en Russie arctique, le <em>USRC Bear</em> et d’autres navires du <em>Revenue Cutter Service</em> recrutent des éclaireurs <strong>inupiat</strong> d’Alaska pour des missions de patrouille dans le détroit de Béring. Ces guides autochtones apportent leur expertise de la navigation dans les glaces et des côtes subarctiques. La date du 13 septembre, souvent citée, correspond à la période des déploiements, même si elle n’est pas explicitement attestée dans les journaux de bord conservés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo :</em> <em>Chef assiniboine Crazy Bear (Mah-To-Wit-ko) &#8211; autour de 1898 &#8211; John C. H. Grabill – Library of Congress</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="605" height="855" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-6.jpeg?resize=605%2C855&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-1991" style="aspect-ratio:0.7076023391812866;width:605px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-6.jpeg?w=605&amp;ssl=1 605w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-6.jpeg?resize=212%2C300&amp;ssl=1 212w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-6.jpeg?resize=299%2C423&amp;ssl=1 299w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px" /></figure>
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		<title>08 Septembre</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/09/08/08-septembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
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					<description><![CDATA[1535 : Cartier arrive à Stadacona
1565 : Fondation de Saint Augustine et première alliance espagnole avec les Timucuas
1756 : La rafle et bataille de Kittanning
1760 : Article 40 des Capitulations de Montréal
1771 : Fondation de la Mission San Gabriel
1815 : Signature du Traité de Spring Wells
1816 : Début des négociations de traité avec les Cherokees et Chickasaws
1823 : Signature du Traité de Moultrie Creek
1851 : Ouverture des négociations du Traité de Fort Laramie
1853 : Signature du Traité de paix de Table Rock
1861 : La bataille de Placito
1865 : Ouverture du Conseil de Fort Smith
1876 : Attaque du camp d"Aamerican Horse 
1878 : Le départ de la fuite des Cheyennes du Nord]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1535&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de sa remontée du Saint‑Laurent, Jacques Cartier parvient au grand village iroquoien de <strong>Stadacona</strong>, situé à l’emplacement de la ville actuelle de Québec. Guidé par <strong>Domagaya</strong> et <strong>Taignoagny</strong>, fils du chef <strong>Donnacona</strong>, il découvre une communauté dense, fortifiée et structurée, au cœur des réseaux politiques de la vallée. Les Iroquoiens du Saint‑Laurent observent prudemment les navires français, mais engagent des premiers échanges diplomatiques. Cette arrivée marque une étape majeure de la seconde expédition de Cartier et l’un des moments fondateurs de l’exploration européenne du Canada.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1565&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pedro Menéndez de Avilés débarque dans le grand village <strong>timucua</strong> de <strong>Seloy</strong>, où il installe le camp qui deviendra <em>St. Augustine</em>, première colonie européenne permanente des futurs États‑Unis. Les <strong>Timucuas</strong> accueillent d’abord les Espagnols, mais ceux‑ci s’approprient les maisons du village, créant rapidement des tensions. Ce premier contact marque le début d’une présence espagnole durable en Floride et d’une relation complexe, faite d’alliances, de missions et de conflits avec les <strong>Timucuas</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1756&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le colonel John Armstrong mène 300 miliciens dans une attaque surprise contre le village <strong>lenape</strong> de <strong>Kittanning</strong>, en représailles pour la destruction de <em>Fort Granville</em>. Le chef <strong>Captain Jacobs</strong> refuse de se rendre et meurt dans l’incendie de sa maison, où des réserves de poudre explosent. Le village est détruit, plusieurs dizaines de <strong>Lenapes</strong> sont tués et des prisonniers anglais sont libérés. Armstrong subit 17 morts et de nombreux blessés. L’opération marque un tournant psychologique dans la <strong>guerre de la Conquête</strong> sur la frontière pennsylvanienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1760&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la reddition de Montréal, l’<strong>Article 40</strong> des Capitulations garantit aux nations autochtones alliées des Français la liberté de culte, la protection contre les représailles et un traitement équivalent à celui des sujets britanniques. Le texte ne mentionne pas explicitement les terres, mais affirme la volonté britannique de maintenir la paix avec les <strong>Hurons-Wendats</strong>, <strong>Algonquins</strong>, <strong>Abénakis</strong> et autres alliés. Cet article marque le début d’une nouvelle ère diplomatique, bientôt redéfinie par la Proclamation royale de 1763.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1771&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les franciscains fondent la <em>Mission San Gabriel Arcángel</em> sur le territoire du peuple <strong>Tongva</strong>. L’installation espagnole provoque immédiatement des tensions : un <strong>Tongva</strong> est tué par un soldat, déclenchant une riposte armée et des attaques contre le camp. Les Espagnols s’approprient les maisons et les ressources locales, tandis que les <strong>Tongvas</strong> tentent de défendre leurs terres et leurs pratiques. La fondation de San Gabriel marque le début d’une résistance tongva durable, face à l’expansion missionnaire en Californie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1815&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États‑Unis ouvrent les négociations du <strong>Traité de Spring Wells</strong> avec les <strong>Wyandot</strong>, <strong>Delaware</strong>, <strong>Seneca</strong>, <strong>Shawnee</strong>, <strong>Miami</strong>, <strong>Ojibwe</strong>, <strong>Ottawa</strong> et <strong>Potawatomi</strong>, anciens alliés des Britanniques. Ces articles préliminaires établissent la paix, le pardon général et la fin des alliances britanniques. La signature formelle interviendra le 20 septembre, mais le 8 marque le retour officiel des nations dans la paix américaine. Ce traité clôt les hostilités de la <strong>guerre de 1812</strong> dans la région des Grands Lacs et scelle la défaite de la coalition autochtone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1816&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Andrew Jackson ouvre à la <strong>Chickasaw Council House</strong> des négociations majeures avec les <strong>Chickasaws</strong> et les <strong>Cherokees</strong>. Les discussions portent sur la cession de vastes zones de chasse situées dans le futur Alabama et Tennessee, ainsi que sur l’ouverture de routes militaires. Les <strong>Chickasaws</strong> acceptent rapidement, tandis que les <strong>Cherokees</strong> négocient plus longuement avant de signer leurs propres traités. Ces accords marquent une étape décisive dans l’expansion américaine au sud des Appalaches et annoncent les grandes pertes territoriales autochtones des années suivantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1823&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chefs <strong>séminoles</strong> signent le <strong>Traité de Moultrie Creek</strong> avec les États‑Unis. Ils abandonnent leurs terres du nord de la Floride en échange d’une réserve intérieure de 4 millions d’acres, placée sous surveillance militaire. Le traité impose des restrictions de commerce, des rations annuelles et l’obligation de livrer les esclaves fugitifs. Cette réorganisation forcée du territoire séminole marque un tournant majeur et prépare les tensions qui mèneront à la <strong>Seconde Guerre séminole</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1851&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 8 septembre 1851, s’ouvrent à <strong>Horse Creek</strong> les négociations du grand <strong>Traité de Fort Laramie</strong>, réunissant plus de 10 000 Autochtones issus des nations <strong>Lakota</strong>, <strong>Cheyenne</strong>, <strong>Arapaho</strong>, <strong>Crow</strong>, <strong>Assiniboine</strong>, <strong>Mandan</strong>, <strong>Hidatsa</strong> et <strong>Arikara</strong>. Cette assemblée exceptionnelle vise à fixer les frontières tribales, garantir la paix intertribale et organiser le passage des migrants vers l’Ouest. Les discussions marquent un moment diplomatique majeur dans l’histoire des Plaines et préparent la signature du traité le 17 septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1853&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général Joseph Lane et les représentants <strong>Takelma</strong>, <strong>Shasta</strong> et <strong>Tututni</strong> signent au pied de <em>Table Rock</em> un traité de paix mettant fin à la <strong>première guerre de Rogue River</strong>. L’accord prévoit la cessation des hostilités et l’établissement d’une zone protégée autour de <em>Table Rock</em> pour les villages autochtones. Ce traité tente de stabiliser la vallée après les violences liées à l’arrivée des mineurs, mais les tensions persistent et mèneront aux conflits plus graves de 1855–1856.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1861&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des guerriers <strong>Chiricahuas et Mescaleros</strong> attaquent le village de <em>Placitas</em>, près de Fort Stanton, profitant du chaos militaire provoqué par la guerre de Sécession. Les miliciens civils et les soldats confédérés présents sont débordés, plusieurs bâtiments sont incendiés et du bétail est capturé. L’affrontement marque le début d’une série de raids <strong>apaches</strong> visant à reprendre le contrôle des vallées autour de la Sierra Blanca. Cette attaque illustre la fragilité du dispositif confédéré dans le Nouveau‑Mexique en 1861.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1865,</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 8 septembre 1865, s’ouvre le <strong>Conseil de Fort Smith</strong>, où les États‑Unis convoquent les <strong>Cherokee, Choctaw, Chickasaw, Creek, Séminoles</strong> et plusieurs autres nations ayant traité avec la Confédération. Washington déclare leurs anciens accords nuls et exige de nouveaux traités de reddition, incluant l’abolition de l’esclavage, la libération des captifs afro‑américains et la cession de vastes territoires. Cette séance inaugure la réorganisation du Territoire Indien après la guerre de Sécession et prépare les grands traités de 1866.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1876&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Mills progresse vers les Black Hills, les éclaireurs Grouard et Crawford repèrent des chasseurs <strong>lakotas</strong> et des poneys chargés de gibier. En suivant leurs traces, ils découvrent un village de 37 tipis, appartenant au chef <strong>American Horse</strong>, regroupant <strong>Oglalas</strong>, <strong>Miniconjous</strong>, <strong>Brulés</strong> et <strong>Cheyennes</strong>. Environ 260 personnes y vivent, dont 40 à 100 guerriers, installés dans une dépression entourée des aiguilles rocheuses de Slim Buttes. Grouard, déguisé en Indien, traverse le camp pour en analyser la disposition et les points faibles. Mills comprend qu’il tient une occasion rare de frapper un groupe <strong>lakota</strong> isolé. La journée se termine par la préparation minutieuse d’une attaque à l’aube, selon la tactique classique du raid surprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1878&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 300 <strong>Cheyennes du Nord</strong> menés par <strong>Dull Knife</strong> et <strong>Little Wolf</strong> s’échappent de nuit de la réserve de <em>Fort Reno</em>, où famine et maladies ravagent leur peuple. Refusant de mourir dans le Territoire indien, ils entreprennent une longue marche vers leurs terres ancestrales du Nord. Cette fuite déclenche une poursuite militaire à travers l’Oklahoma et le Kansas et marque le début de l’<strong>Exode des Cheyennes du Nord</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo :</em> <em>Portrait de American Horse par John N. Choate – 1879 &#8211; National Anthropological Archives, Smithsonian Institution.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="365" height="500" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-1.jpeg?resize=365%2C500&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-1965" style="aspect-ratio:0.73;width:365px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-1.jpeg?w=365&amp;ssl=1 365w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-1.jpeg?resize=219%2C300&amp;ssl=1 219w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-1.jpeg?resize=299%2C410&amp;ssl=1 299w" sizes="auto, (max-width: 365px) 100vw, 365px" /></figure>
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