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	<title>Gwich’in &#8211; De mes lectures indiennes</title>
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	<title>Gwich’in &#8211; De mes lectures indiennes</title>
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		<title>25 juillet</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[1524 : Iximché première capitale espagnole  du Guatemala
1536 : Fondation de Santiago de Cali
1567 : Fondation de Santiago de León de Caracas
1609 : Naufrage du Sea Venture,  
1693 : King William’s War
1757 : Hannah Dennis est capturée
1759 : Siege de  Fort Niagara 
1814 : Bataille de Lundy’s Lane, 1823 : Traité de paix et de commerce avec les Wayuu
1834 : Siège de Fort McKenzie
1861 : Création du Territoire du Colorado
1878 : Cartographie des vallées du Yukon et du Porcupine
1881 : Continuité de la Conquête du Désert.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1524&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pedro de Alvarado établit la première capitale espagnole du Guatemala à <em>Iximché</em>, cité du peuple <strong>Kaqchikel</strong>, allié initial des Espagnols contre les <strong>K’iche’.</strong> Quelques semaines plus tard, les exigences de tribut en or et les abus coloniaux provoquent une rébellion<strong> kaqchikel</strong>. Les seigneurs abandonnent la ville et mènent une guerre de résistance dans les montagnes. Les Espagnols doivent finalement quitter Iximché en 1527, marquant l’un des premiers grands épisodes de résistance <strong>maya</strong> à la conquête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1536&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sebastián de Belalcázar fonde <em>Santiago de Cali</em> sur les terres des peuples <strong>Gorrones</strong> et <strong>Caimas</strong>. Cette implantation espagnole dans la vallée du Cauca entraîne la mise en place <em>d’encomiendas</em>, le déplacement forcé de villages et la spoliation progressive des terres autochtones. Les communautés locales opposent une résistance ponctuelle, mais la colonisation s’impose rapidement. L’événement marque le début de la domination espagnole dans le sud-ouest de la Colombie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1567&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diego de Losada fonde <em>Santiago de León de Caracas</em> sur les terres des peuples <strong>Toromaima</strong> et <strong>Mariche</strong>, membres de la confédération caraïbe autrefois dirigée par <strong>Guacaipuro</strong>. La fondation entraîne la spoliation des terres, l’imposition d’<em>encomiendas</em> et le déplacement forcé des communautés autochtones. Malgré une résistance prolongée, la conquête espagnole s’impose dans la vallée du Venezuela, marquant un tournant majeur dans l’histoire coloniale de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1609&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le navire anglais Sea Venture, en route vers Jamestown, fait naufrage aux Bermudes. Les survivants y établissent une présence anglaise qui devient une colonie permanente en 1612. L’archipel s’intègre ensuite aux réseaux atlantiques et sert de plaque tournante pour la déportation d’esclaves autochtones, notamment des <strong>Pequots</strong> capturés lors de la guerre de 1636–1638.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1693:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de <strong>King William’s War</strong>, le gouverneur William Phips mène des opérations militaires et diplomatiques contre les <strong>Abénaquis</strong>, membres de la <strong>confédération wabanaki</strong> alliée aux Français. Ses patrouilles et menaces visent à briser l’alliance franco‑autochtone et à sécuriser les frontières du Maine et du Massachusetts. L’initiative provoque une intensification des raids <strong>abénaquis</strong> et renforce la coopération entre Français et <strong>Wabanakis</strong>, marquant une étape clé de la guerre sur la côte nord‑est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1757&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un parti de guerre de 60<strong> Shawnees</strong> attaque des fermes de la James River. Un colon et son enfant sont tués, et <strong>Hannah Dennis</strong> est capturée puis emmenée à <em>Chillicothe</em>. Elle parvient à gagner la confiance des <strong>Shawnees</strong> et obtient une liberté de mouvement inhabituelle. Après plusieurs mois, elle s’échappe et son récit devient l’un des <strong>captivity narratives</strong> les plus connus des colonies américaines même s’il n’a pas l’objet d’une publication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1759&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la <strong>guerre de Sept Ans</strong>, la garnison française de <em>Fort Niagara</em> se rend aux Britanniques après un siège mené par Prideaux et Johnson. La chute du fort affaiblit gravement les alliés autochtones des Français dans les Grands Lacs et rompt les routes commerciales vers l’Ouest. Les <strong>Haudenosaunee</strong>, alliés aux Britanniques, voient leur influence régionale renforcée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1814&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>bataille de Lundy’s Lane</strong>, près des chutes du Niagara, oppose les forces américaines aux troupes britanniques, aux milices canadiennes et à des guerriers autochtones, notamment des <strong>Six Nations de la Grand River</strong>. Les combats, parmi les plus sanglants de la guerre de 1812, durent jusqu’à minuit. Les alliés autochtones jouent un rôle crucial dans la reconnaissance, le harcèlement et la protection des flancs britanniques. Les Américains se retirent, laissant aux Britanniques le contrôle du terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1823&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Grande‑Colombie conclut un traité de paix et de commerce avec les <strong>Wayuu (Guajiro)</strong> de la péninsule de la Guajira. Peuple pastoral et commerçant, les <strong>Wayuu</strong> ont conservé une autonomie farouche grâce à leur maîtrise du cheval, leurs réseaux transfrontaliers et leur organisation clanique. L’accord reconnaît implicitement leur souveraineté locale et stabilise la frontière nord de la République. Cet épisode marque un moment rare où un État latino‑américain négocie d’égal à égal avec une nation autochtone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1834&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Crows</strong> menés par <strong>Rotten Belly (Arapoosh)</strong> commencent le siège de Fort McKenzie sur le Missouri. Ils encerclent le poste, coupent les accès et harcèlent les employés de la Compagnie américaine de fourrures. Le blocus dure environ une semaine et vise à empêcher le fort de fournir des armes aux <strong>Blackfeet</strong>, ennemis des <strong>Crows</strong>. L’épisode est l’un des rares sièges <strong>crow</strong> documentés et marque un moment clé des tensions intertribales du haut Missouri.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1861&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Congrès crée le <em>Territoire du Colorado</em> en pleine ruée vers l’or de Pike’s Peak. Cette organisation administrative ouvre les terres <strong>cheyennes</strong> et <strong>arapahos</strong> à la colonisation, malgré les garanties du <strong>traité de Fort Laramie (1851)</strong>. La spoliation s’accélère, les villages autochtones sont déplacés et la région se militarise. Cette dynamique mène directement aux tensions qui culmineront dans le <strong>massacre de Sand Creek (1864)</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1878&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des équipes américano‑britanniques explorent et cartographient les vallées du Yukon et du Porcupine pour préparer la délimitation de la frontière Alaska–Canada. Ces expéditions traversent les territoires ancestraux des <strong>Gwich’in</strong> et des <strong>Iñupiat</strong>, sans consultation des nations locales. Le découpage étatique qui en résulte divise des routes de chasse, perturbe les échanges transfrontaliers et amorce la présence administrative permanente dans le Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1881&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée argentine intensifie ses opérations dans le <em>Gran Chaco</em>, dans la continuité de la <strong>Conquête du Désert</strong>. Les expéditions d’exploration et de soumission visent les peuples <strong>Toba (Qom)</strong> et <strong>Wichí</strong>, afin d’intégrer leurs territoires à l’économie agricole et forestière nationale. Les colonnes militaires installent des postes, mènent des attaques et provoquent des déplacements forcés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1924&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Département de l’Intérieur publie les instructions d’application de <strong>l’Indian Citizenship Act</strong> votée le 2 juin, accordant la citoyenneté américaine à tous les Autochtones nés aux États‑Unis. Les agences indiennes reçoivent les directives pour enregistrer les nouveaux citoyens. Cependant, plusieurs États, notamment l’Arizona, le Nouveau‑Mexique, l’Utah et le Maine, continuent de refuser le droit de vote aux Autochtones, parfois jusqu’aux années 1950. L’événement marque une avancée juridique, mais une citoyenneté encore incomplète dans les faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Bouclier associé au chef Arapoosh (Sore Belly, Apsáalooke [Corbeau], vers 1795-1834) vers 1825 Montana – National Museum of the American Indian</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>03 juillet</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/07/03/03-juillet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[1502 : Quatrième voyage de Colomb
1535 : Expédition Almagro
1541 : Resistance au Guatemala
1578 : Troisième expédition de Frobisher
1608 : Fondation de Quebec
1721 : Hans Egede débarque au Groenland
1724 : Paix avec les Padoucas
1754 : Siège de Fort Necessity
1761 : Grand conseil à Detroit
1778 : Massacre du Wyoming
1811 : Première république du Venezuela
1814 : Capture de Fort Erié
1876 : L'armée panse ses plaies après Little Big Horn
1898 : Ruée vers l'or au Klondike]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1502&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son quatrième voyage, Colomb reste au large d’Hispaniola après avoir été refusé par le gouverneur Ovando. Il avait prédit un ouragan imminent, que les autorités espagnoles ignorent. Le cyclone détruit la flotte d’Ovando, tandis que Colomb survit en se réfugiant dans une baie abritée. Cet épisode se déroule au moment où les <strong>Taïnos</strong> d’Hispaniola subissent l’effondrement final de leurs structures sociales sous l’encomienda.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1535&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diego de Almagro quitte Cuzco pour son expédition vers le Chili. Il entraîne avec lui des milliers de <strong>Yanaconas</strong> réquisitionnés comme porteurs et auxiliaires. La traversée des Andes et de l’Altiplano provoque une mortalité effroyable, décrite par les chroniqueurs comme l’un des épisodes les plus meurtriers de la conquête. L’expédition, décevante et désastreuse, prépare la guerre civile entre Almagro et les Pizarro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1541&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle de l’assassinat de Francisco Pizarro se diffuse depuis Lima et déstabilise les colonies espagnoles. Au Guatemala, l’absence de Pedro de Alvarado ouvre la voie à l’ascension de Beatriz de la Cueva, tandis que les<strong> K’iche’</strong> et <strong>Kaqchikel</strong> profitent de la confusion pour poursuivre des formes de résistance. Cette période marque une transition politique majeure dans la région, annonçant les crises qui culmineront quelques mois plus tard avec la destruction de Santiago de Guatemala.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1578&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Martin Frobisher pénètre dans la baie qui porte aujourd’hui son nom lors de son troisième voyage arctique. Sa flotte, la plus grande jamais envoyée dans ces eaux, affronte des tempêtes violentes. Les contacts avec les <strong>Inuits</strong>, marqués par les enlèvements et violences des expéditions précédentes, sont tendus et empreints de méfiance. Frobisher tente d’exploiter un minerai qu’il croit être de l’or, mais qui s’avérera sans valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1608</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samuel de Champlain fonde Québec à Kébec, “là où le fleuve se rétrécit”. Il y établit l’Habitation, premier poste français permanent au Canada. Cette fondation redéfinit les alliances avec les <strong>Hurons‑Wendats</strong>, <strong>Algonquins</strong> et <strong>Innus</strong>, et ouvre la voie au commerce des fourrures. Québec devient le centre politique et diplomatique de la Nouvelle‑France et marque le début de la colonisation française durable en Amérique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1721 : </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le missionnaire norvégien Hans Egede débarque sur la côte ouest du Groenland, près de l&rsquo;actuelle Nuuk. Pensant initialement retrouver de lointains descendants de colons vikings, il ne rencontre que les populations autochtones : les <strong>Inuits</strong> (<strong>Kalaallit</strong>). Ce 2 juin marque le point de départ officiel de la colonisation moderne du Groenland par le royaume de Danemark-Norvège. Bien qu&rsquo;Egede ait développé un profond intérêt pour la langue et la culture <strong>inuite</strong>, son arrivée initie une entreprise massive de conversion religieuse, d&rsquo;assimilation culturelle et d&rsquo;introduction de maladies européennes dévastatrices pour les communautés de l&rsquo;Arctique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1724&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Étienne Veniard de Bourgmont quitte Fort d’Orléans avec une coalition de <strong>Missouris</strong> et <strong>d’Osages</strong> pour établir la paix et le commerce avec les <strong>Padoucas</strong> des Grandes Plaines. L’expédition, composée d’environ 160 guerriers autochtones et de quelques Français, marque la première incursion française documentée dans le centre des Plaines. Bourgmont cherche à étendre l’influence française face aux Espagnols et à créer un réseau diplomatique durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1754&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces françaises de Villiers et leurs alliés autochtones encerclent <em>Fort Necessity</em>, un fort improvisé construit par George Washington. Sous une pluie battante, les Canadiens et les <strong>Hurons‑Wendats</strong>, <strong>Outaouais</strong> et <strong>Nipissings</strong> harcèlent les Anglais depuis les bois. Incapable de manœuvrer, Washington capitule (Ce sera la seule reddition de sa carrière). Cette bataille déclenche la guerre de la Conquête, qui devient la guerre de Sept Ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1761&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un grand conseil autochtone réunit près de Detroit les <strong>Delaware</strong>, <strong>Miami</strong>, <strong>Ojibwe</strong>, <strong>Ottawa</strong>, <strong>Potawatomi</strong>, <strong>Shawnee</strong> et <strong>Wyandot</strong>. Les nations cherchent à coordonner leur réponse à la domination britannique après la chute de la Nouvelle‑France. Les Britanniques interprètent cette réunion comme une “confederacy”, mais il s’agit plutôt d’une coalition diplomatique temporaire. Ce conseil annonce les tensions qui mèneront à la révolte de Pontiac en 1763.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1778&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des Loyalistes britanniques et des guerriers <strong>sénécas</strong> et <strong>cayugas</strong> attaquent les milices patriotes de la vallée de la Wyoming. La bataille tourne rapidement à la déroute américaine, et de nombreux patriotes sont tués dans la poursuite. Les journaux américains transforment l’événement en “massacre”, amplifiant les récits pour mobiliser l’opinion. Cet épisode accentue les tensions sur la frontière et mène directement à l’expédition Sullivan de 1779 contre les nations <strong>iroquoises</strong>.<br><br>1811&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la Première République du Venezuela s’apprête à proclamer son indépendance, le Congrès débat de l’abolition du tribut indigène et de l’intégration des peuples autochtones. Les députés veulent supprimer les charges coloniales discriminatoires pour rallier les communautés indigènes ou garantir leur neutralité. Ces discussions, menées entre juin et début juillet, marquent une tentative de décolonisation juridique au moment où la République naissante cherche à consolider son unité interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1814&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les troupes américaines traversent la rivière Niagara et capturent Fort Erie, surprenant la garnison britannique. Les deux camps s’appuient sur des alliés autochtones issus de la <strong>Confédération iroquoise</strong> : <strong>Oneidas</strong> et <strong>Tuscaroras</strong> côté américain, <strong>Mohawks</strong>, <strong>Cayugas</strong> et <strong>Sénécas</strong> côté britannique. Cette situation transforme certains affrontements en guerres fratricides entre nations séparées par la frontière. La prise de Fort Erie ouvre la campagne du Niagara, l’une des plus violentes de la guerre de 1812.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1868 :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis et les nations <strong>Shoshone de l’Est</strong> et <strong>Bannock</strong> signent le <strong>Traité de Fort Bridger.</strong> Mené par le chef <strong>Washakie </strong>pour les <strong>Shoshones</strong>, l’accord crée la<strong> réserve de Wind River </strong>et redéfinit les relations entre les nations autochtones et le gouvernement fédéral, au prix de l’abandon de vastes territoires ancestraux</p>



<p class="wp-block-paragraph">1876&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une semaine après la destruction du 7ᵉ de cavalerie, les forces américaines de Terry et Gibbon restent regroupées près de la rivière Big Horn. Les survivants de Reno et Benteen ont été évacués par le vapeur Far West. L’armée, traumatisée, adopte une posture défensive et envoie seulement des patrouilles prudentes pour repérer les mouvements des camps <strong>lakotas</strong>. <strong>Sitting</strong> <strong>Bull</strong> et <strong>Crazy Horse</strong> ont déjà quitté la zone, amorçant une nouvelle phase de <strong>la guerre des Black Hills</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1898&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au pic de la ruée vers l’or du Klondike, des milliers de prospecteurs descendent le fleuve Yukon vers Dawson City. Ce flux massif bouleverse le territoire des <strong>Hän</strong> et des <strong>Gwich’in</strong> : déforestation, pollution, disparition du gibier et perte des sites de pêche. Les communautés autochtones subissent des épidémies apportées par les mineurs et sont progressivement déplacées, notamment vers Moosehide. La ruée vers l’or marque une rupture profonde dans l’histoire des peuples du Yukon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Chef Isaac du people Hän, territoire du Yukon, autour de 1898 – Museum of Industry and History</em></li>
</ul>
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		<title>13 juin</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/06/13/13-juin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Walla Walla]]></category>
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					<description><![CDATA[1562 : Fondation de San Juan de la Frontera 
1611 : Rencontre de Champlain 
1775 : Conseil de Pittston 
1848 : Traité avec les Menominees
1855 : Fin du grand conseil à Walla Walla
1866 : Carrington arrive à Fort Laramie
1866 : Rédaction du traité non ratifié avec les Cherokees du Sud 
1898 : Yukon Territory Act,
1912 : Enquête de Congrès sur les fraudes du Nelson Act]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1562&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juan Jufré fonde <em>San Juan de la Frontera</em> dans la vallée de Tulum, première implantation espagnole durable dans la région de Cuyo. L’acte de fondation s’accompagne de la répartition en <em>encomiendas</em> des populations <strong>huarpes</strong>, soumises au travail forcé et à la christianisation. Cet événement marque le début de la colonisation espagnole de Cuyo et l’assimilation progressive des <strong>Huarpes</strong>, dont les structures sociales et territoriales sont profondément bouleversées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1611&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samuel de Champlain rencontre aux rapides de Lachine une grande flottille de <strong>Hurons-Wendats et d’Algonquins</strong> venue renouveler l’alliance commerciale et militaire. C’est à cette occasion qu’il retrouve <strong>Étienne Brûlé</strong>, revenu de Huronie “habillé à la sauvage” après un hiver passé parmi les Wendats. Cette rencontre renforce l’alliance franco‑autochtone, essentielle à la traite des fourrures et à la présence française dans la vallée du Saint‑Laurent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1775&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un conseil diplomatique se tient à Pittston entre les représentants de Pennsylvanie et des <strong>Six‑Nations iroquoises</strong>. Les chefs réaffirment leur volonté de rester neutres dans le conflit naissant entre la Couronne britannique et les insurgés américains, qualifiant la guerre de “querelle de famille”. L’événement illustre la position prudente des <strong>Haudenosaunee</strong> à l’aube de la Révolution. Cette neutralité sera toutefois brisée dès 1776, divisant profondément la Confédération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1848&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Menominees signent un accord préliminaire avec les États‑Unis prévoyant la cession de leurs dernières terres au Wisconsin et leur déplacement vers le Minnesota. Face à la résistance du peuple <strong>menominee</strong>, menée par le chef <strong>Oshkosh</strong>, cet accord n’est jamais ratifié. Le gouvernement renonce finalement au déplacement, et le <strong>traité de 1854</strong> établit une réserve permanente sur leurs terres ancestrales du Wisconsin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1855&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand conseil de Walla Walla se clôt après la signature, les 11 et 12 juin, du traité entre les <strong>Umatillas</strong>, <strong>Cayuses</strong> et <strong>Walla Walla</strong>. Les délégations démontent leurs camps et accomplissent les derniers rituels de départ, marquant la fin de trois semaines de négociations. Le traité cède plusieurs millions d’acres aux États‑Unis en échange de la création de la réserve d’Umatilla et de droits de pêche et de chasse garantis. Bien que le “Treaty Day” soit célébré le 9 juin, la date du 13 juin correspond bien à la clôture effective du conseil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1866&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le colonel Henry B. Carrington arrive à Fort Laramie avec plus d’un millier de soldats et du matériel destiné à construire des forts sur la Bozeman Trail. Comprenant que les États‑Unis ont déjà décidé d’occuper militairement la Powder River avant toute signature, <strong>Red Cloud</strong> dénonce la mauvaise foi américaine. Le lendemain, il quitte le conseil avec ses guerriers, mettant fin aux négociations. Cette rupture déclenche la <strong>guerre de Red Cloud</strong>, qui durera jusqu’en 1868 et forcera les États‑Unis à reconnaître une victoire <strong>lakota</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1866&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une délégation des <strong>“Southern Cherokees”</strong>, alliée aux Confédérés durant la guerre, présente à Washington un projet de traité séparé. Ce document, jamais ratifié, reflète les tentatives américaines de profiter des divisions internes pour réorganiser le Territoire indien et affaiblir le gouvernement <strong>cherokee</strong>. Finalement, les États‑Unis imposent un traité unique, signé le 19juillet 1866, qui réunit les factions, abolit l’esclavage et redéfinit profondément la souveraineté <strong>cherokee</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1898&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parlement canadien adopte le <strong>Yukon Territory Act</strong>, créant officiellement le Territoire du Yukon pour gérer la ruée vers l’or du Klondike. Cette décision répond à l’afflux massif de prospecteurs, mais entraîne une perturbation profonde des territoires et des modes de vie des peuples autochtones subarctiques, notamment les <strong>Gwich’in (Loucheux)</strong>, les <strong>Han</strong> et les <strong>Tutchone</strong>. Leurs zones de chasse sont bouleversées, leurs villages déplacés et leur souveraineté ignorée, marquant une étape majeure de la colonisation du Nord canadien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1912&nbsp;:<br>Le Congrès ouvre des audiences publiques sur les fraudes foncières commises contre les <strong>Ojibwés/Chippewas </strong>de WhiteEarth dans le cadre de la <strong>Nelson Act de 1889</strong>. Les témoignages révèlent l’ampleur des spoliations orchestrées par les compagnies forestières, les spéculateurs et certains agents fédéraux, qui ont illégalement acquis des millions d’acres de terres et de bois. Ces audiences marquent un tournant dans la reconnaissance officielle des abus subis par les familles autochtones, même si les réparations resteront limitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Le chef Menominee Oshkosh (env.1795-1858) – non date &#8211; Oshkosh Public Museum</em></li>
</ul>
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		<title>09 juin</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/06/09/09-juin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Calusa]]></category>
		<category><![CDATA[Cherokee]]></category>
		<category><![CDATA[Chickasaw]]></category>
		<category><![CDATA[Creek]]></category>
		<category><![CDATA[Déné]]></category>
		<category><![CDATA[Gwich’in]]></category>
		<category><![CDATA[Massachusett]]></category>
		<category><![CDATA[Nez Percé]]></category>
		<category><![CDATA[Pojoy]]></category>
		<category><![CDATA[Suquamish]]></category>
		<category><![CDATA[Tuscarora]]></category>
		<category><![CDATA[Tłı̨chǫ]]></category>
		<category><![CDATA[Yakama]]></category>
		<category><![CDATA[Yamasee]]></category>
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					<description><![CDATA[1647 : Sermon en langue autochtone
1713 : Expansion de la traite des esclaves amérindiens 
1732 : Crise de la mission de la Baie de Tampa 
1838 : Déportation de la Piste des Larmes 
1838 : Déportation des premiers Chickasaw
1855 : Traité de Camp Stevens
1863 : “Traité des voleurs”
1913 : Création de la réserve de Port Madison 
1921 : Négociation du  Traité n° 11

]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1647:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un synode du clergé puritain se réunit à Cambridge, en Nouvelle‑Angleterre. De nombreux Amérindiens assistent à la prédication du pasteur John Eliot, qui prononce un sermon dans leur langue, le <strong>massachusett</strong>. Cet événement renforce le mouvement des <em>Praying Towns</em> et la politique d’évangélisation puritaine. Il marque un moment fondateur dans les relations religieuses entre colons et peuples autochtones, tout en annonçant les profondes transformations culturelles qui suivront.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1713&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Assemblée de Caroline du Nord adopte une série de mesures qui officialisent l’accélération de la traite des esclaves amérindiens après la chute du fort tuscarora de <strong>Nohoroco</strong>. Les prisonniers de guerre sont destinés à être vendus pour financer l’effort militaire, et des contrats de transport sont établis vers les Antilles et la Nouvelle‑Angleterre. Des milliers de <strong>Tuscaroras</strong>, hommes, femmes et enfants, sont ainsi déportés dans les semaines suivantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1732&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport officiel envoyé de La Havane à Madrid constate l’effondrement des missions de la baie de Tampa et l’évacuation forcée des derniers survivants <strong>calusas</strong> et <strong>pojoys</strong> vers Cuba. Fuyant les raids des <strong>Creeks</strong> et <strong>Yamasees</strong> alliés aux Britanniques, ces groupes sont intégrés de force dans la société coloniale cubaine. Ce document marque une étape décisive dans la disparition culturelle et démographique des peuples autochtones originels de la Floride péninsulaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1838&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mingo <strong>Ishtahotopa</strong> quitte Pontotoc (Mississippi) avec 129 <strong>Chickasaws</strong>, escorté par l’agent fédéral A. M. M. Upshaw, pour rejoindre le Territoire indien. La majorité de la nation refuse encore de partir, terrifiée par une épidémie de variole qui ravage l’Ouest. Le convoi d’<strong>Ishtahotopa</strong> subit de lourdes épreuves, dont la mort de l’épouse du chef durant le trajet. Ce départ précoce ouvre la voie aux migrations massives qui ne commenceront qu’en octobre 1838.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1838&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée américaine est en pleine opération de ratissage pour regrouper les <strong>Cherokees</strong> dans des camps de détention avant leur déportation vers l’Oklahoma. Entassées dans des enclos insalubres, les familles subissent déjà la faim, la soif et les maladies. La mortalité commence avant même le départ des détachements pédestres de la <strong>Piste des Larmes</strong>. Cette date marque l’un des moments les plus sombres de la phase initiale de la déportation cherokee.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1855&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la vallée de Walla Walla, le gouverneur Isaac Stevens obtient la signature du <strong>traité de Camp Stevens</strong> par 14 tribus et bandes formant aujourd’hui la <strong>Nation Yakama</strong>. Les signataires cèdent plus de 4,5 millions d’hectares de leurs terres ancestrales en échange d’une réserve de 526 000 hectares. Le traité garantit aux <strong>Yakamas</strong> des droits essentiels : pêche exclusive, chasse et cueillette sur leurs territoires traditionnels. Ces clauses, toujours en vigueur, constituent la base juridique de leur souveraineté contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1863&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États‑Unis imposent aux Nez‑Percés un second traité qui réduit de 90 % la réserve garantie en 1855. La majorité des chefs traditionnels, dont le père de Chef Joseph, refusent de signer, dénonçant un <strong>“Traité des voleurs”</strong>. Seule une faction minoritaire menée par <strong>Lawyer</strong> accepte. Cette division profonde, née de la ruée vers l’or, conduit directement aux tensions qui déclencheront la <strong>guerre des Nez‑Percés </strong>en 1877.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1913&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Woodrow Wilson signe une proclamation exécutive qui modifie et agrandit les limites de la <strong>réserve de Port Madison</strong> (Washington). Cette décision corrige des décennies d’empiètements et d’erreurs liées au traité de Point Elliott (1855). Elle permet aux <strong>Suquamish</strong> de sécuriser juridiquement une partie de leurs terres côtières et de leurs plages ancestrales, essentielles à leurs pratiques culturelles et à leurs ressources de pêches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1921&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expédition dirigée par Henry A. Conroy quitte Edmonton pour négocier le <strong>Traité n° 11</strong> avec les <strong>Dene</strong>, <strong>Tłı̨chǫ</strong> et <strong>Gwich’in</strong> de la vallée du Mackenzie. Ce départ marque le début d’une mission cruciale visant à sécuriser les droits territoriaux du Canada après la découverte de pétrole à Norman Wells. Quelques semaines plus tard, le traité est signé à <strong>Fort Providence</strong>, ouvrant la voie à l’exploitation des ressources du Nord et redéfinissant durablement la souveraineté dans les Territoires du Nord‑Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo : le Chef Monfwi et son conseil signera le traité n°11 le 22/08/1921<br>Source : https://www.tlichohistory.ca/en/article/monfwi-signs-treaty-11</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>28 mai</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/05/28/28-mai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Caraïbe]]></category>
		<category><![CDATA[Cinq Nations Civilisées]]></category>
		<category><![CDATA[Gwich’in]]></category>
		<category><![CDATA[Huron‑Wendat]]></category>
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		<category><![CDATA[Kumeyaay]]></category>
		<category><![CDATA[Maya]]></category>
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		<category><![CDATA[Tohono O’odham]]></category>
		<category><![CDATA[Yaqui]]></category>
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					<description><![CDATA[1493 : Confirmation des privilèges de Christophe Colomb 
1518 : Premier contact pacifique 
1660 : Grand retour des convois de fourrures 
1675 : Alliance franco-potawatomi 
1748 : Assaut de la Sierra Gorda
1812 : Répression de la révolte  de Huánuco 
1828 : Rébellion des indigènes d'Iquicha 
1830 : Signature de l'« Indian Removal Act »
1851 : Traité de Dent's House 
1924 : Création de l'U.S. Border Patrol 

 ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1493&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Barcelone, les Rois Catholiques confirment solennellement les privilèges de Christophe Colomb, lui accordant les titres de Vice‑roi et Gouverneur de toutes les terres découvertes et à découvrir. Ce décret fonde juridiquement le pouvoir colonial espagnol dans les Antilles. Il donne à Colomb l’autorité politique et économique qui permettra l’instauration des <em>encomiendas</em> et l’asservissement des <strong>Taïnos</strong> et des <strong>Caraïbes</strong>. Cet acte marque le passage de l’exploration à la colonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1518&nbsp;:<br>Juan de Grijalva remonte le fleuve Tabasco et rencontre pacifiquement les <strong>Mayas chontales</strong> dirigés par <strong>Tabscoob</strong>. Contrairement au combat de Champotón, cette rencontre se déroule dans un climat diplomatique : Grijalva offre des soieries et des perles, <strong>Tabscoob</strong> répond par des parures d’or et des provisions. Ce contact révèle aux Espagnols la richesse du Tabasco et accélère la décision d’organiser une expédition de conquête, celle de <strong>Cortés</strong> en 1519.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1660&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Radisson et des Groseilliers amorcent leur retour vers Montréal à la tête d’un immense convoi de fourrures, escorté par des <strong>Outaouais</strong> et des <strong>Hurons‑Wendat</strong>. La flotte, comptant jusqu’à 250 canots selon certaines traditions, transporte une quantité exceptionnelle de castors. Ce retour spectaculaire brise le blocus<strong> iroquois</strong> et sauve l’économie de la Nouvelle‑France, alors au bord de l’effondrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1675&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Français consolident une alliance stratégique avec les <strong>Potawatomis</strong> autour du lac Michigan. Soutenue par La Salle, cette alliance repose sur l’échange d’armes, de fourrures et de protection mutuelle. Elle permet aux <strong>Potawatomis</strong> de résister aux incursions <strong>iroquoises</strong> durant les <strong>guerres du Castor</strong> et ouvre aux Français la voie du Mississippi et de la future Louisiane. Cet accord devient l’un des piliers du système franco‑autochtone des Grands Lacs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1748&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les peuples <strong>Pames</strong> et <strong>Jonaces</strong> de la <em>Sierra Gorda</em> se soulèvent contre la perte de leurs terres au profit des éleveurs espagnols. Ils attaquent des convois et des garnisons liés au gouverneur José de Escandón. La réponse coloniale est brutale : une campagne de “pacification” qui entraîne déportations, regroupements forcés et destruction des communautés nomades.<br><br>1812&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les communautés indigènes et métisses de Huánuco se soulèvent contre les abus fiscaux et commerciaux des autorités coloniales espagnoles. Les insurgés s’emparent de la ville et contrôlent la région pendant plusieurs semaines. Le vice‑roi Abascal envoie alors une armée qui reprend Huánuco au printemps. Le 28 mai 1812, les tribunaux coloniaux ouvrent des procès de masse : les leaders indigènes sont exécutés ou bannis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1828 :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les communautés indigènes d’Iquicha et de Huanta, dirigées par <strong>Antonio Huachaca</strong>, poursuivent leur rébellion contre la jeune République péruvienne. Restés fidèles à la monarchie espagnole, ils refusent les nouvelles taxes et la menace sur leurs terres communautaires. Fin mai, l’armée républicaine lance une offensive majeure pour “pacifier” la région, sans parvenir à écraser la guérilla.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1830&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Congrès américain adopte l’<strong>Indian Removal Act</strong>, proposé par Andrew Jackson dans son message du 8 décembre 1829. Jackson, surnommé <strong>“Sharp Knife”</strong> par plusieurs nations, affirme que Blancs et Autochtones ne peuvent coexister et propose de les déplacer à l’Ouest du Mississippi. La loi permet de renier les traités garantissant leurs terres “pour toujours”. Elle ouvre la voie à la déportation des nations du Sud‑Est, dont les <strong>Cherokees</strong>, <strong>Creeks</strong>, <strong>Choctaws</strong>, <strong>Chickasaws</strong> et <strong>Seminoles</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1851&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un traité est signé à <em>Dent’s et Ventine’s Crossings </em>entre les commissaires fédéraux et plusieurs groupes autochtones de la <em>Trinity River</em>. Comme les autres traités californiens de 1851–1852, il prévoit des réserves et une protection contre les violences des mineurs en échange de vastes cessions de terres. Mais le Sénat américain refuse de ratifier ces accords et les garde secrets pendant 50 ans. Les terres promises ne sont jamais attribuées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1924&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Congrès américain crée la U.S. Border Patrol via le Labor Appropriation Act. Cette nouvelle police des frontières affecte immédiatement les nations autochtones dont les territoires chevauchent les frontières coloniales, comme les <strong>Tohono O’odham</strong>, les <strong>Yaquis</strong> ou les <strong>Kumeyaay</strong>. Le contrôle renforcé criminalise leurs déplacements traditionnels et sépare des familles. Au nord, les <strong>Inuits</strong> et <strong>Gwich’in</strong> voient progressivement leurs routes de chasse transfrontalières restreintes. Ce durcissement intervient paradoxalement quelques jours avant l’<strong>Indian Citizenship Act</strong>, révélant la contradiction entre citoyenneté et perte de mobilité autochtone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Tohono O’odham &#8211; clown à la grande fête de Santa Rosa – issue du livre « New trails in Mexico » de Carl Lumholtz &#8211; 1912</em></li>
</ul>
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		<title>16 mai</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/05/16/16-mai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Abenaki]]></category>
		<category><![CDATA[Aymaras]]></category>
		<category><![CDATA[Cherokee]]></category>
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		<category><![CDATA[Gwich’in]]></category>
		<category><![CDATA[Huron‑Wendat]]></category>
		<category><![CDATA[Maya]]></category>
		<category><![CDATA[Ojibwé]]></category>
		<category><![CDATA[Timbúes]]></category>
		<category><![CDATA[Wabanaki]]></category>
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					<description><![CDATA[1527 : Cabot sur le Río de la Plata
1544 : Arrivée de las Casas au Chiapas
1646 : Tentatives de paix chez les Hurons-Wendat
1677 : Mort de Mugg 
1760 : Hobbythacco rejoint les Cherokees
1763 : Prise de Fort Sanducky
1781 : Siège de La Paz
1826 : Deuxième expédition Franklin
1848 : Guerre des Castes]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1527&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sebastian Cabot</strong> remonte le fleuve Paraná et entre en contact avec les <strong>Guaranis</strong> et les <strong>Timbúes</strong>. Ces premiers échanges, mêlant diplomatie et hostilité, révèlent la méfiance des peuples locaux, qui refusent souvent de ravitailler les Espagnols affamés. Les tensions entraînent des affrontements ponctuels et posent les bases d’une résistance indigène durable dans le bassin du Río de la Plata. Pour Cabot, cette période marque un tournant : il doit établir des postes fortifiés et réorienter son expédition vers l’intérieur du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1544&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bartolomé de las Casas se prépare à prendre ses fonctions <em>d’évêque du Chiapas</em>, espérant appliquer les <em>Leyes Nuevas</em> contre <em>l’encomienda</em>. Son arrivée marque un tournant dans la défense des peuples autochtones, en particulier des communautés <strong>mayas</strong>. Les colons s’opposent violemment à ses réformes, refusant d’abandonner le travail forcé. Malgré les controverses, Las Casas met en lumière les abus coloniaux et contribue à faire émerger un discours juridique en faveur des droits autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1646&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Français et chefs <strong>hurons‑wendats</strong> se réunissent pour discuter de la sécurité des missions et des routes commerciales, alors que les <strong>Haudenosaunee</strong> intensifient leurs attaques. Affaiblie par les épidémies et les pertes militaires, la <strong>Confédération</strong> <strong>wendate</strong> cherche à renforcer son alliance avec les Français. Les discussions portent sur la protection des convois, la défense des villages et la coordination militaire. Cet épisode illustre la diplomatie complexe entre puissances coloniales et nations autochtones, à un moment où l’équilibre régional est sur le point de basculer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1677&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef <strong>arosaguntacook (abénaquis)</strong> <strong>Mugg</strong> meurt à <em>Black Point</em>, Maine. Au début de la guerre, il avait tenté de négocier la paix avec les Anglais, mais son emprisonnement bref et humiliant en fit un ennemi résolu. Il mène ensuite le raid majeur du 12 octobre 1676, détruit Black Point, capture plusieurs navires et mène une courte “guerre navale”. Sa mort met fin à l’une des résistances autochtones les plus audacieuses du littoral <strong>wabanaki</strong> et marque un tournant dans les conflits du Maine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1760&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef <strong>creek</strong> <strong>Hobbythacco (Handsome Fellow)</strong>, jusque‑là allié des Anglais, rejoint les <strong>Cherokees</strong> en guerre contre la colonie britannique. Il mène une attaque contre des marchands anglais en Géorgie, tuant treize d’entre eux. Le chef <strong>creek</strong> <strong>The Mortar</strong> participe également aux combats. Ce renversement d’alliance reflète la montée des tensions dans le Sud‑Est colonial et la réaction autochtone face aux violences britanniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1763&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au tout début de la <strong>Rébellion de Pontiac</strong>, un groupe d’<strong>Ojibwés</strong> entre dans le <em>Fort Sandusky</em> sous prétexte d’une visite diplomatique. Une fois à l’intérieur, ils neutralisent les sentinelles et tuent le commandant Paulli, avant de capturer ou d’éliminer le reste de la petite garnison britannique. L’attaque, menée en quelques minutes, constitue le premier fort à tomber dans l’insurrection. La chute de Sandusky marque ainsi le déclenchement effectif de la révolte régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1781&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces <strong>aymaras</strong> de <strong>Túpac Katari</strong> maintiennent un siège étouffant autour de La Paz, coupant routes et ravitaillement. Inspirée par la révolte de <strong>Túpac Amaru II</strong>, l’insurrection vise à renverser l’ordre colonial espagnol dans les Andes. Les insurgés contrôlent les hauteurs, repoussent les sorties espagnoles et isolent totalement la ville. Ce mois marque l’un des moments les plus critiques du soulèvement, révélant la puissance d’organisation aymara et la fragilité du pouvoir colonial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1826&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de sa deuxième expédition arctique, John Franklin atteint la région de l’embouchure du <em>Mackenzie </em>et rencontre des groupes <strong>dénés</strong> et <strong>gwich’in</strong>. Leurs connaissances du delta, des glaces et des routes de chasse deviennent essentielles à la progression de l’expédition. Franklin dépend alors entièrement des techniques de survie autochtones pour cartographier la côte arctique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1848&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La révolte <strong>maya</strong> du Yucatán atteint son apogée : les insurgés contrôlent presque toute la péninsule, ne laissant aux élites créoles que quelques villes côtières. Face à l’effondrement militaire et fiscal, le gouvernement yucatèque envisage d’abandonner sa souveraineté aux États‑Unis ou à l’Espagne en échange d’une aide contre les <strong>Mayas</strong>. Le mois de mai 1848 demeure l’un des moments les plus critiques de la <strong>Guerre des Castes</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Couple abénaquis, aquarelle du XVIIIe siècle &#8211; Archives de la Ville de Montréal</em></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
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