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	<title>Kansa &#8211; De mes lectures indiennes</title>
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		<title>28 Octobre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
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					<description><![CDATA[1492 :  Premier contact à Cuba
1646 : Premier sermon en Massachussett
1701 : Charte des Privilèges de W. Penn
1815 : Traité avec les Kansas
1818 : Traité avec les Mississaugas 
1838 : Trail of Death
1855 : Attaques dans la vallée de la White River
1865 : Accords de Fort Sully
1867 : Signature du Traité de Medecine Lodge
1886 : Inauguration de la Statue de la Liberté
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1492&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son premier voyage transatlantique, Christophe Colomb atteint la côte nord-est de Cuba, probablement dans la région de la <em>baie de Bariay</em>. Convaincu d&rsquo;avoir approché l&rsquo;Asie, il baptise l&rsquo;île <em>Juana</em> en l&rsquo;honneur du prince héritier espagnol. Son expédition entre alors en contact avec les populations autochtones <strong>Taïnos</strong>, marquant le premier contact documenté entre des Européens et les peuples des Grandes Antilles. Colomb décrit l&rsquo;île comme un territoire particulièrement riche et fertile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1646&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le missionnaire puritain John Eliot prononce à <em>Nonantum</em>, près de l’actuelle Boston, son premier sermon en langue <strong>massachusett</strong> devant le sachem <strong>Waban</strong> et des membres de sa communauté. Cet événement marque le début des missions auprès des « <strong>Praying Indians</strong> », des Autochtones convertis au christianisme dans la Nouvelle-Angleterre coloniale. Eliot entreprend ensuite la traduction de textes religieux, dont la Bible, en langue <strong>massachusett</strong>, produisant la première Bible imprimée dans une langue autochtone d’Amérique du Nord. Son action exercera une influence durable sur les relations entre colons anglais et peuples algonquiens de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1701&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">William Penn promulgue la <em>Charte des Privilèges</em>, qui devient le principal texte constitutionnel de la colonie de Pennsylvanie jusqu&rsquo;à la Révolution américaine. Cette charte renforce les droits politiques des colons, élargit la représentation de l&rsquo;assemblée et garantit une importante liberté religieuse. Bien que l&rsquo;acte concerne avant tout l&rsquo;organisation interne de la colonie, il s&rsquo;inscrit dans le projet de coexistence défendu par Penn. Celui-ci entretient alors des relations relativement pacifiques avec les nations <strong>Lenapes</strong> et privilégie l&rsquo;acquisition des terres par négociation plutôt que par la conquête. La charte demeure l&rsquo;un des textes politiques fondateurs de la Pennsylvanie coloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1815&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nation <strong>Kansa</strong> (<strong>Kaw</strong>) conclut un traité de paix et d’amitié avec les États-Unis à Saint-Louis. Les négociateurs américains sont Ninian Edwards et Auguste Chouteau, agissant au nom du gouvernement fédéral. Le traité vise à rétablir les relations qui existaient avant la guerre anglo-américaine de 1812 et à mettre fin aux hostilités sur la frontière occidentale. Les chefs <strong>kansas</strong> reconnaissent également se placer sous la protection des États-Unis, marquant une étape importante dans l’expansion de l’influence américaine dans la vallée du Missouri.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1818&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chefs <strong>mississaugas</strong> du <em>Credit</em>, dirigés par <strong>Ajetance</strong>, signent un important traité avec la Couronne britannique dans le Haut-Canada. L’accord cède environ 648 000 acres de terres situées dans l’actuelle région de Peel et de Halton, ouvrant ces territoires à la colonisation européenne. En échange, les <strong>Mississaugas</strong> reçoivent une rente annuelle en biens et conservent temporairement quelques réserves le long de la rivière Credit et des ruisseaux Twelve et Sixteen Mile. Ce traité s’inscrit dans une série de cessions foncières qui réduisent progressivement le territoire ancestral des <strong>Mississaugas</strong>. Les promesses de protection et d’usage des terres restantes seront toutefois largement érodées au cours des décennies suivantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1838&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de leur déportation forcée de l&rsquo;Indiana vers le Kansas, les <strong>Potawatomi</strong> poursuivent leur difficile marche à travers le Midwest américain. Les conditions climatiques, la maladie et le manque de ressources provoquent de nombreuses souffrances au sein du convoi. Les récits du Père Benjamin Petit évoquent plusieurs décès, particulièrement parmi les enfants. Cette tragédie, connue sous le nom de <strong>Trail of Death</strong>, constitue l&rsquo;un des épisodes les plus douloureux de la politique de déplacement forcé des peuples autochtones au XIXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1855&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des guerriers <strong>Nisqually</strong>, <strong>Muckleshoot</strong> et <strong>Klickitat</strong> attaquent plusieurs établissements de colons dans la vallée de la <em>White River</em>. L&rsquo;assaut provoque la mort de plusieurs habitants et accentue les tensions qui alimentent les guerres indiennes du Nord-Ouest. Souvent associé à la <strong>guerre Yakama</strong>, l&rsquo;événement n&rsquo;est toutefois pas directement dirigé par le chef <strong>yakama</strong> <strong>Kamiakin</strong>. Le massacre entraîne une mobilisation militaire accrue des autorités américaines contre les nations autochtones de la région. Il marque une étape importante de la résistance autochtone face à la colonisation du territoire de Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1865&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Fort Sully</em>, dans le territoire du Dakota, les États-Unis concluent des traités distincts avec les <strong>Sioux Upper Yanktonai</strong> et les <strong>Oglalas</strong>. Ces accords interviennent à la fin des conflits des Plaines consécutifs à la <strong>guerre de Sécession</strong> et visent à sécuriser les routes de migration et les pistes de transport traversant les territoires autochtones. Les signataires reconnaissent l&rsquo;autorité des États-Unis, s&rsquo;engagent à cesser les hostilités et acceptent de soumettre leurs différends à l&rsquo;arbitrage du gouvernement fédéral. En contrepartie, les autorités américaines promettent assistance, fournitures et soutien agricole. Ces traités préfigurent les grandes négociations qui conduiront au <strong>traité de Fort Laramie</strong> de 1868.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1867&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chefs <strong>Cheyenne</strong> du Sud et <strong>Arapaho</strong>, parmi lesquels <strong>Black Kettle</strong>, signent à <em>Medicine Lodge Creek</em>, au Kansas, l&rsquo;un des principaux accords des <strong>traités de Medicine Lodge</strong>. Par ce traité, les nations signataires acceptent de s&rsquo;installer dans une réserve du Territoire indien, correspondant à l&rsquo;actuel Oklahoma, en échange de promesses de protection, d&rsquo;approvisionnements et d&rsquo;assistance gouvernementale. Cet accord vise à mettre fin aux conflits dans les Grandes Plaines et à ouvrir davantage la région à la colonisation américaine. Les engagements pris par le gouvernement fédéral seront toutefois fréquemment contestés ou non respectés, alimentant de nouvelles tensions dans les années suivantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1886&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les États‑Unis célèbrent l’inauguration de la Statue de la Liberté, plusieurs voix autochtones rappellent que les idéaux de liberté et de justice proclamés par la nation contrastent avec la dépossession des peuples autochtones et les nombreuses violations de traités. Cette critique deviendra un thème récurrent dans la mémoire et les revendications des nations amérindiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contenu placé sous licence Creative Commons CC BY-NC 4.0.<br>Partage autorisé avec attribution obligatoire à <strong>blackberroy.com</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo :</em> <em>Guerrier Klickitat – 1899 &#8211; Benjamin A. Gifford &#8211;</em> <em>Oregon State University Library</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="640" height="946" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/10/Klickitat_Brave_1899-Benjamin_Gifford.jpg?resize=640%2C946&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2206" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/10/Klickitat_Brave_1899-Benjamin_Gifford-scaled.jpg?resize=693%2C1024&amp;ssl=1 693w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/10/Klickitat_Brave_1899-Benjamin_Gifford-scaled.jpg?resize=203%2C300&amp;ssl=1 203w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/10/Klickitat_Brave_1899-Benjamin_Gifford-scaled.jpg?resize=768%2C1135&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/10/Klickitat_Brave_1899-Benjamin_Gifford-scaled.jpg?resize=1040%2C1536&amp;ssl=1 1040w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/10/Klickitat_Brave_1899-Benjamin_Gifford-scaled.jpg?resize=1386%2C2048&amp;ssl=1 1386w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/10/Klickitat_Brave_1899-Benjamin_Gifford-scaled.jpg?resize=300%2C443&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/10/Klickitat_Brave_1899-Benjamin_Gifford-scaled.jpg?resize=850%2C1256&amp;ssl=1 850w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/10/Klickitat_Brave_1899-Benjamin_Gifford-scaled.jpg?w=1733&amp;ssl=1 1733w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/10/Klickitat_Brave_1899-Benjamin_Gifford-scaled.jpg?w=1280&amp;ssl=1 1280w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">Guerrier Klickitat – 1899 &#8211; Benjamin A. Gifford &#8211; Oregon State University Library</figcaption></figure>
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		<title>13 mars</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[1827 : Ecoles missionnaires au Canada
1862 : Traité avec les Kansas
1864 : Arrivée à Fort Sumner
1865 : Unités Autochtones chez les Confédérés
1875 : Redéfinition des limites des réserves
1883 : Guerre des Yaquis
1912 :  atrocités au Putumayo]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1827&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration du Haut‑Canada commence à formaliser son soutien aux écoles missionnaires destinées aux <strong>Mississaugas</strong> et aux <strong>Six Nations</strong>, dans le cadre d’une politique visant à « civiliser » les peuples autochtones par l’éducation chrétienne et l’anglicisation. Ces rapports encouragent le financement public des écoles méthodistes, qui deviennent des outils d’assimilation culturelle. Bien que certaines écoles des années 1820 offrent encore un enseignement bilingue et impliquent des enseignants autochtones, ce soutien gouvernemental marque le début d’une centralisation coloniale de l’éducation autochtone. Cette orientation prépare directement la mise en place des pensionnats pour Autochtones, dont l’objectif sera d’effacer les langues et cultures autochtones au profit des normes euro‑canadiennes. Ce moment administratif de 1827 constitue ainsi une étape clé dans la construction des politiques d’assimilation qui domineront tout le XIXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1862&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États‑Unis concluent un traité avec les <strong>Kansa (Kaw)</strong> dans un contexte de forte pression coloniale. L’accord vise surtout à régler la présence de colons installés illégalement sur la «&nbsp;<em>diminished reserve&nbsp;»</em> kansa. Il prévoit que la valeur des « améliorations » réalisées par ces colons entre 1856 et 1859 soit évaluée, puis remboursée au moyen de certificats d’endettement émis… par la tribu elle‑même. Le traité étend ainsi les compensations déjà prévues en 1859 et légitime la présence de squatters dont les installations n’étaient pourtant pas légales. Cette mesure accélère la spoliation territoriale des Kansa, qui seront finalement déplacés vers l’Oklahoma en 1873.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1864&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrivée du deuxième groupe <strong>navajo </strong>à Fort Sumner marque l’une des étapes les plus marquantes du <em>Long Walk</em>, la déportation et marche forcée imposée par l’armée américaine. Selon les sources historiques, le <em>Long Walk</em> fut une série de déplacements contraints entre 1864 et 1866, durant lesquels des milliers de <strong>Navajos </strong>furent forcés de parcourir jusqu’à 450 miles vers le camp de Bosque Redondo, dans l’est du Nouveau‑Mexique. Jusqu’à 3 500 personnes moururent de faim, de maladie ou d’épuisement pendant la marche et l’internement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe arrivé le 13 mars compte1 430 personnes au départ ; 13 d’entre elles sont mortes ou ont enlevées en route. Ces survivants arrivent dans un état d’extrême faiblesse, après des semaines de marche sous la surveillance militaire. Le camp de Bosque Redondo, mal approvisionné et insalubre, fonctionne comme un internement où les <strong>Navajos</strong> sont privés de liberté et soumis à des conditions de vie dramatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode est aujourd’hui considéré comme un acte de déportation et de nettoyage ethnique, et constitue un traumatisme fondateur dans la mémoire navajo. Le retour sur une partie de leur territoire ancestral ne sera possible qu’en 1868, avec le traité de Bosque Redondo</p>



<p class="wp-block-paragraph">1865&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Confédération adopte une loi autorisant l’enrôlement de soldats non‑blancs, principalement des hommes noirs réduits en esclavage. Cette mesure, votée moins d’un mois avant la chute de Richmond, reflète l’extrême désespoir militaire du Sud. La loi permet de former seulement deux compagnies expérimentales d’hommes noirs, car les dirigeants confédérés refusent encore de constituer des régiments complets et n’accordent pas automatiquement la liberté aux enrôlés. Le texte précise même que leur statut d’esclave ne change pas sans le consentement du propriétaire. Jefferson Davis contournera cette limite en ordonnant la manumission des soldats le 23 mars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les nations autochtones alliées au Sud (<strong>Cherokees, Choctaws, Creeks</strong>, etc.), cette loi marque un tournant symbolique : elle montre que la Confédération est au bord de l’effondrement et remet en cause les justifications raciales qui avaient servi à sceller certaines alliances. Elle affecte aussi les combattants autochtones pro‑Confédération, qui voient apparaître ces nouvelles unités dans les toutes dernières semaines de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1875&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington multiplie les ajustements administratifs pour redéfinir les limites des réserves dans le Dakota et le Montana, au moment où la ruée vers l’or dans les Black Hills attire des milliers de mineurs en violation du traité de Fort Laramie (1868). Quelques jours plus tard, le 16 mars 1875, un ordre exécutif de Grant modifie officiellement la réserve de <strong>Standing Rock</strong>, en étendant sa limite nord jusqu’à la Cannon Ball River. Ces révisions territoriales, faites sans le consentement des Sioux, préparent la réduction future de la Grande Réserve Sioux et facilitent l’accès des colons et prospecteurs aux terres convoitées. Dans le même mouvement, d’autres ajustements touchent les territoires <strong>crows</strong> en 1875, comme l’extension de leur réserve en octobre. Ces décisions contribuent directement à la montée des tensions qui mèneront à la <strong>Grande Guerre Sioux de 1876</strong>, déclenchée par la défense des Black Hills, territoire sacré et menacé par l’exploitation minière</p>



<p class="wp-block-paragraph">1883&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement de Porfirio Díaz accorde des concessions ferroviaires permettant d’étendre le rail à travers le Sonora, dans un contexte où des compagnies américaines comme le <em>Ferrocarril de Sonora</em> construisent déjà la ligne Guaymas–Nogales (1880–1882) . Cette expansion vise à intégrer le nord du Mexique à un réseau économique binational et à ouvrir la région aux capitaux étrangers. Le rail devient un outil de dépossession territoriale, facilitant l’arrivée de troupes et le morcellement des terres <strong>yaquies</strong> au profit d’investisseurs. Pour les <strong>Yaquis</strong>, ces concessions marquent une nouvelle phase de la <strong>Guerre des Yaquis</strong>, car l’infrastructure ferroviaire permet à l’armée de pénétrer plus profondément dans leurs villages et d’accélérer les déplacements forcés. L’extension du réseau, soutenue par des intérêts américains et par la politique modernisatrice du Porfiriat, transforme le Sonora en corridor stratégique et intensifie la résistance autochtone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1912&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les révélations de Roger Casement sur les atrocités commises dans le Putumayo par la <em>Peruvian Amazon Company</em> commencent à provoquer une réaction diplomatique internationale, notamment en Europe et aux États‑Unis. Casement, envoyé par le gouvernement britannique, avait confirmé l’existence d’un système d’esclavage, de tortures et de massacres visant les peuples <strong>Huitoto, Bora et Ocaina</strong>, exploités pour la collecte du caoutchouc . Ses rapports, intégrés au <em>Blue Book</em> britannique publié en 1912, déclenchent la création d’un comitéparlementaire d’enquête à Londres et attirent l’attention de plusieurs gouvernements, dont celui des États‑Unis, qui lancent leurs propres investigations. Les discussions diplomatiques qui s’intensifient autour du 13 mars marquent le début d’une pression internationale coordonnée pour contraindre le Pérou à agir. Malgré cette mobilisation, la plupart des communautés autochtones du Putumayo avaient déjà été décimées ou dispersées lorsque les enquêtes aboutissent.</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">* <em>Photo : le paradis du diable, voyages dans la région amazonienne péruvienne et récit des atrocités commises contre les Indiens de cette région – 1913 &#8211; Walter Ernest Hardenburg</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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