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	<title>Kiowa &#8211; De mes lectures indiennes</title>
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	<title>Kiowa &#8211; De mes lectures indiennes</title>
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		<title>28 Septembre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
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					<description><![CDATA[1542 : Débarquement de Cabrillo
1621 : Accord de paix local
1687 : Décrets sur la mita
1701 : Premiers échanges pacifiés Inuit–Nouvelle‑France
1763 : Harcèlement ottawa‑ojibwé
1821 : Acte d’indépendance et abolition des castes
1867 : Cession finale du Kansas
1867 : Combat final à Infernal Canyon
1874 : Destruction du grand  campement d’hiver à Palo Duro Canyon
1877 : Traversée de la Missouri 
1887 : Débuts du génocide selk’nam
1906 : Premiers rapports officiels sur les abus contre les Huitoto
1924 : Enregistrements GRC et régulation de la chasse au caribou.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1542&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juan Rodríguez Cabrillo entre dans la baie de San Diego et y débarque, qu’il nomme Puerto de San Miguel. Il devient le premier Européen documenté à atteindre ce port, établissant des contacts avec les <strong>Kumeyaay</strong> et prenant possession du site au nom de l’Espagne. Cet épisode inaugure l’exploration systématique de la côte californienne et ouvre la voie aux expéditions ultérieures du XVIᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1621&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La colonie de Plymouth conclut un accord de paix avec les <strong>Nauset</strong>, branche orientale des <strong>Wampanoags</strong>, sur le Cap Cod. Après plusieurs tensions, les deux parties établissent une alliance locale et des règles de secours mutuel, permettant de pacifier la côte avant l’hiver. Cet accord complète le traité signé avec <strong>Massasoit</strong> en mars et stabilise les relations entre Plymouth et les villages <strong>wampanoags</strong> du littoral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1687&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux tensions et aux soulèvements aymaras autour du lac Titicaca, les autorités vice‑royales du Pérou promulguent une série de <strong>décrets</strong> encadrant plus strictement la <strong>mita</strong> dans les mines de <strong>Potosí</strong>. Ces mesures révisent les quotas de travail obligatoire et renforcent le contrôle des communautés autochtones, dans un contexte de répression et de baisse de la production d’argent. Elles marquent une étape importante dans la politique coloniale de gestion du travail minier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1701&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le sillage de la <strong>Grande Paix de Montréal</strong>, les <strong>Inuits du Labrador et du Grand Nord</strong> établissent leurs premiers échanges commerciaux pacifiés et réguliers avec les marchands de la Nouvelle‑France. Bien qu’ils ne soient pas signataires du traité du 4 août, la pacification générale du nord‑est permet l’ouverture de relations stables le long des côtes du Labrador. Ces contacts inaugurent un siècle d’échanges entre <strong>Inuits</strong> et Français dans l’Arctique subarctique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1763&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de la <strong>guerre de Pontiac</strong>, des guerriers <strong>ottawas</strong> et <strong>ojibwés</strong> interceptent un convoi de ravitaillement britannique le long de la rivière Détroit, dans une série d’embuscades visant à affaiblir la garnison du fort. Plusieurs convois sont détruits ou dispersés durant cette période, contribuant à la crise logistique britannique. L’attaque du 28 septembre s’inscrit dans la stratégie autochtone de harcèlement fluvial qui marque l’automne 1763.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1821&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <em>Junta Provisional</em> signe l’<strong>Acte d’indépendance de l’Empire mexicain</strong>, fondé sur le <strong>Plan d’Iguala</strong>. Le document proclame l’égalité civique de tous les habitants et abolit les castes coloniales, reconnaissant théoriquement la citoyenneté des peuples autochtones (<strong>Nahuas</strong>, <strong>Zapotèques</strong>, <strong>Mayas</strong>). Malgré des pratiques discriminatoires persistantes, l’Acte marque une rupture juridique majeure dans l’histoire des droits autochtones au Mexique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1864<strong>:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chefs <strong>cheyennes </strong>et <strong>arapahos</strong>, dont <strong>Black Kettle</strong>, rencontrent à <em>Camp Weld</em> les autorités du Territoire du Colorado et l&rsquo;armée américaine lors d&rsquo;un conseil de paix. Les représentants autochtones espèrent obtenir la fin des hostilités après avoir restitué des captifs et manifesté leur volonté de négocier. Les discussions laissent croire à plusieurs chefs que leurs villages bénéficieront d&rsquo;une protection militaire. Pour les nations<strong> cheyenne </strong>et <strong>arapaho</strong>, cette rencontre symbolise une ultime tentative de paix. Deux mois plus tard, nombre de participants seront victimes du <strong>massacre de Sand Creek</strong>, faisant de ce conseil l&rsquo;un des épisodes les plus tragiques de l&rsquo;histoire des relations entre les États-Unis et les peuples des Plaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1867&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Washington, les <strong>Sauk &amp; Fox</strong> sont contraints de signer un traité cédant leurs dernières terres du Kansas. En échange, ils reçoivent une réserve plus restreinte dans le Territoire indien (futur Oklahoma). Ce traité, conclu sous forte pression coloniale, marque la fin de leur présence historique au Kansas et s’inscrit dans la politique de déportation des nations autochtones vers l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1867&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du troisième jour de combat à <strong>Infernal Canyon</strong> (Pitt River, Californie), le 1st Cavalry, le 23rd Infantry et des Boise Indian Scouts affrontent un groupe combiné de <strong>Paiutes</strong>, <strong>Pit River</strong> et <strong>Modocs</strong>. L’affrontement fait 8 morts côté américain et 20 côté autochtone, avec de nombreux blessés. Cette bataille s’inscrit dans les tensions frontalières du nord de la Californie et préfigure les conflits qui mèneront à la <strong>Modoc War</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1874&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <em>Palo Duro Canyon</em>, les troupes du général Ranald S. Mackenzie achèvent la destruction du grand campement d’hiver <strong>comanche, kiowa et cheyenne</strong> surpris deux jours plus tôt. Les soldats brûlent les réserves, détruisent les villages et abattent plus de 1 400 chevaux, privant les nations des Plaines de leur mobilité. Cet acte marque le tournant décisif de la <strong>Red River War</strong>, entraînant les redditions des mois suivants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de leur fuite vers le Canada, les <strong>Nez‑Percés</strong> franchissent la Missouri River à <em>Cow Island</em>, poursuivis par les troupes du général Miles. Ils saisissent des vivres pour continuer leur marche, mais cette traversée marque l’une des dernières étapes avant leur encerclement dans les <strong>Bear Paw Mountains</strong> deux jours plus tard. L’épisode scelle la fin de leur retraite désespérée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1887&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’explorateur argentin Ramón Lista consigne ses rencontres avec les <strong>Selk’nam</strong> en Terre de Feu. Ses rapports décrivent des familles déplacées, la pression des éleveurs de moutons et les premières violences coloniales. Utilisés par Buenos Aires pour attribuer les terres aux grandes estancias, ces documents témoignent des débuts du génocide <strong>selk’nam</strong>, marqué par les déportations et les chasses à l’homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1906&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement péruvien reçoit des rapports administratifs dénonçant les exactions commises contre les <strong>Huitoto</strong> par la <strong>Peruvian Amazon Company</strong> dans le <strong>Putumayo</strong>. Ces documents décrivent les travaux forcés, les violences punitives et les déportations liées à la fièvre du caoutchouc. Restés sans suite, ils constituent pourtant les premières preuves officielles du système de terreur qui sera révélé au monde quelques années plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1924&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le district de Keewatin, des représentants <strong>inuits </strong>participent à des sessionsd’enregistrement menées par la GRC pour documenter les familles, les déplacements et les zones de chasse au caribou. Ces procédures, présentées comme administratives, instaurent un contrôle accru sur les territoires de subsistance <strong>inuit</strong> et préfigurent les politiques de régulation et de sédentarisation du XXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contenu placé sous licence Creative Commons CC BY-NC 4.0.<br>Partage autorisé avec attribution obligatoire à <strong>blackberroy.com</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo : groupe Achomawi (Indiens de la Pit River) – autour de 1910) &#8211;</em> <a href="https://sierranevadageotourism.org/entries/modoc-county-historical-museum/acce18f1-aa59-4839-9f52-5e71030841a1" target="_blank" rel="noopener"><em>Modoc County Historical Museum</em></a></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="640" height="486" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-6.png?resize=640%2C486&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2055" style="aspect-ratio:1.3166666666666667;width:711px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-6.png?w=711&amp;ssl=1 711w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-6.png?resize=300%2C228&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-6.png?resize=299%2C227&amp;ssl=1 299w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>
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		<title>24 Septembre</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/09/24/24-septembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
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					<description><![CDATA[1572 : Exécution de Túpac Amaru Iᵉʳ
1789 :  Adoption du Judiciary Act 
1819 : Traité de Saginaw
1853 : Fort Phantom Hill
1853 : Accord préliminaire de paix sur la Rogue River
1857 : Traité de Table Rock avec les Pawnees
1867 :  Hall à Repulse Bay
1877 : Fuite des Nez percés vers le nord
1885 : Condamnation de Poundmaker et Big Bear
1902 : Allotment de la réserve de Rosebud
1906 : Devil Towers, premier monument national US
1918 : Rasmussen consigne les relevés inughuit
1919 : Relevés sur le travail kekchi‑itza dans l’économie du chicle
1923 : Allotment de la reserve de Colville]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1572&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Cusco</em>, les autorités espagnoles exécutent <strong>Túpac Amaru I</strong><strong>ᵉʳ</strong>, dernier souverain de <strong>Vilcabamba</strong>, capturé quelques mois plus tôt. Sa décapitation publique, ordonnée par le vice‑roi Francisco de Toledo, met fin au dernier État <strong>inca</strong> dissident et scelle la disparition de la résistance organisée face à la conquête espagnole. L’événement devient un symbole durable de la mémoire andine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1789&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Congrès adopte le <strong>Judiciary Act</strong>, qui fonde le système judiciaire fédéral américain en créant les tribunaux de district, de circuit et la Cour suprême. Bien que le texte ne mentionne pas les nations autochtones, il établit le cadre juridique qui permettra, au XIXᵉ siècle, de définir la souveraineté des nations indiennes et de légitimer le contrôle fédéral à travers la jurisprudence. Ce texte devient ainsi un pilier indirect du futur droit fédéral indien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1819&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <strong>Saginaw</strong>, Lewis Cass négocie avec les <strong>Ojibwés</strong> un traité (7 Stat. 203) cédant plus de 6 millions d’acres aux États‑Unis. En échange, les <strong>Chippewas</strong> reçoivent 1 000 $ par an, les services d’un forgeron et des provisions. Cette cession ouvre la voie à l’expansion américaine dans le Michigan et marque une étape majeure de la perte territoriale ojibwée dans la région des Grands Lacs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1853&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Fort Phantom Hill</em>, au nord d’Abilene, change de commandement : Carlos A. Waite cède le poste au major H. H. Sibley. Situé au cœur des territoires comanches et lipan‑apaches, le fort est régulièrement visité par des groupes <strong>Comanches</strong>, <strong>Kiowas</strong>, <strong>Apaches</strong> <strong>Lipans</strong> et <strong>Kickapoos</strong>, qui y entretiennent des contacts diplomatiques ou de surveillance. Ce transfert intervient un an avant l’abandon du fort, jugé trop isolé et coûteux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1853&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la vallée de la Rogue River, plusieurs chefs <strong>Tututni</strong> et villages voisins concluent un accord préliminaire de paix avec les milices locales et les représentants américains. Cette entente confirme la fin des hostilités après des semaines de combats et complète le <strong>traité de Table Rock</strong> signé le 10 septembre. Elle vise à stabiliser la région, sécuriser les villages et préparer l’application des engagements pris avec les peuples Rogue River.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1857&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <strong>Table Rock</strong>, les quatre bandes <strong>pawnees</strong> signent un traité cédant toutes leurs terres situées au sud de la rivière Platte. En échange, ils reçoivent une réserve réduite sur la <em>Loup River</em>, des paiements annuels et des outils agricoles. Cette cession majeure marque une étape décisive de la dépossession pawnee et prépare leur déplacement forcé vers l’Oklahoma en 1875.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1867&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Repulse Bay</em>, l’explorateur Charles Francis Hall consigne dans son journal les traditions orales <strong>inuites</strong> recueillies par ses guides <strong>Taqulittuq</strong> et <strong>Ipiirvik</strong>. Ces récits décrivent les derniers déplacements des survivants de l’expédition Franklin sur l’île du Roi‑Guillaume : bateaux tirés sur la glace, campements abandonnés, corps retrouvés. Ils deviennent une source essentielle pour comprendre le destin de l’expédition perdue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la <strong>guerre des Nez‑Percés</strong>, la bande du <strong>chef Joseph</strong> poursuit sa fuite vers le nord depuis la région de la <em>Yellowstone River</em>, sous la pression constante du général Oliver O. Howard. Les <strong>Nez‑Percés</strong> avancent en marches forcées pour atteindre les plaines du Montana et tenter de rejoindre le Canada. Le franchissement de la <em>Musselshell River</em> n’interviendra que quelques jours plus tard, dans la dernière phase avant <em>Bear Paw</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1885&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Regina</em>, les procédures judiciaires contre <strong>Poundmaker</strong> et <strong>Big Bear</strong> s’achèvent après la Rébellion du Nord‑Ouest. Tous deux, malgré leurs efforts pour contenir la violence, sont condamnés pour <em>trahison‑félonie</em> et transférés à la prison de <em>Stony Mountain</em>. Ces verdicts marquent la volonté du gouvernement canadien de briser l’autorité politique des chefs <strong>cris</strong> et inaugurent une période de contrôle accru des Premières Nations des Prairies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1902&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement américain publie une proclamation d’allotissement pour la réserve de <em>Rosebud</em> (<strong>Lakotas Brulés</strong>). Le texte ordonne la division des terres tribales en lots individuels et l’ouverture des terres “excédentaires” à la colonisation. Cette mesure, appliquant le Dawes Act, marque une étape décisive de la dépossession territoriale <strong>lakota</strong> au début du XXᵉ siècle et prépare les grandes cessions foncières des années suivantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1906&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Theodore Roosevelt proclame <strong>Devils Tower</strong> (<strong>Mato Tipila</strong> pour les <strong>Lakotas</strong>) comme premier monument national des États‑Unis, en vertu de l’<strong>Antiquities</strong> <strong>Act</strong>. Ce site géologique spectaculaire, lieu sacré pour plusieurs nations des Plaines, est désormais placé sous protection fédérale. La mesure inaugure la politique des monuments nationaux et marque l’appropriation officielle d’un espace spirituel autochtone majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1918&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la <strong>Deuxième Expédition de Thulé</strong>, Knud Rasmussen achève d’importants relevés géographiques et ethnographiques dans le nord‑ouest du Groenland. Il documente les campements, les routes de chasse et les traditions des <strong>Inughuit</strong>, fixant dans ses journaux un ensemble de données essentielles sur leur culture et leur mode de vie. Ces observations deviennent un pilier de la science arctique moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1919&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <em>Petén</em>, des missions d’archéologie et d’anthropologie consignent des observations sur le travail des <strong>Mayas kekchi et itza</strong> dans l’extraction du <strong>chicle</strong>. Ces relevés décrivent les campements forestiers, les techniques de saignée du sapotillier et les conditions de travail souvent coercitives imposées aux communautés <strong>mayas</strong>. Ils illustrent l’intégration forcée des peuples du Petén dans l’économie globale du chicle au début du XXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1923&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration fédérale valide une série de décrets révisant les allotments de la réserve des <strong>Colville Confederated Tribes</strong> (Washington). Ces mesures ajustent les lots individuels, redéfinissent les terres “excédentaires” et poursuivent l’application du <strong>General Allotment Act</strong>, qui morcelle les terres communales tribales. Elles marquent une étape clé de la dépossession foncière colville au début du XXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contenu placé sous licence Creative Commons CC BY-NC 4.0.<br>Partage autorisé avec attribution obligatoire à <strong>blackberroy.com</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo :</em> <em>Good Chief, Chef Pawnee – autour de 1899-1904 – Collection Willis G. Tilton – Smithsonian Institution</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="605" height="850" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-13.jpeg?resize=605%2C850&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2042" style="aspect-ratio:0.711764705882353;width:605px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-13.jpeg?w=605&amp;ssl=1 605w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-13.jpeg?resize=214%2C300&amp;ssl=1 214w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-13.jpeg?resize=300%2C421&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 605px) 100vw, 605px" /></figure>
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		<title>12 Septembre</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/09/12/12-septembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
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					<description><![CDATA[1609 : Henry Hudson entre dans l'estuaire qui portera son nom
1634 : Accord avec les Narragansetts
1675 : Attaque de la ferme Wakely
1782 : fin du siège de Fort Henry
1812 : levée du siège de Fort Wayne
1833 : Négociation à Chicago
1851 : Finalisation du Traité de Traversée des Sioux avec les Santee
1868 : Réduction de al réserve des Nez Percés
1874 : Combat de Lyman's Wagon Train
1877 : Les Nez-Percés quitte la Yellowstone
1906 : Amundsen et les Inuits Netsilik
1918 : Travaux sur le Popol Vuh]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1609&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Henry Hudson et l’équipage du <em>Halve Maen</em> entrent dans l’estuaire du fleuve qui portera son nom. Ils établissent les premiers contacts directs avec les <strong>Lenapes</strong> et les <strong>Mahicans</strong>, échangeant peaux, denrées et objets métalliques. Ces rencontres inaugurent la future économie de traite et préparent l’installation néerlandaise dans la région, qui deviendra New Netherland puis New York.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1634&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités du <em>Massachusetts Bay</em> établissent un premier accord diplomatique et commercial avec les <strong>Narragansetts</strong>, visant à stabiliser les relations et à empêcher une alliance entre <strong>Narragansetts</strong> et <strong>Pequots</strong>. Les chefs <strong>Miantonomo</strong> et <strong>Canonicus</strong> offrent réparations pour le meurtre d’un marchand anglais et s’engagent à maintenir la paix. Cet accord marque le début d’une coopération marchande et politique qui jouera un rôle central dans les années précédant la <strong>Pequot War</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1675&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des guerriers <strong>abénakis</strong> attaquent la ferme de John Wakely à Falmouth (Maine), tuant six à sept colons et capturant un à deux survivants. L’assaut s’inscrit dans les premiers raids de la <strong>campagne de la côte nord‑est</strong>, au début de la <strong>Première guerre abénaquise</strong> durant <strong>King Philip’s War</strong>. L’épisode illustre la vulnérabilité des fermes isolées et l’intensification des tensions entre colons et <strong>Abenakis</strong> en septembre 1675.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1782&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le siège de <em>Fort Henry</em> prend fin après le retrait d’une force composée d’environ 200 <strong>Delawares et Wyandots</strong>, appuyés par des loyalistes britanniques. L’attaque, menée les 10–11 septembre, visait à repousser l’expansion coloniale américaine dans la vallée de l’Ohio. Malgré les tirs et les tentatives d’incendie, les milices tiennent leurs positions. Cet épisode constitue l’un des derniers combats de la Révolution américaine sur la frontière occidentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1812&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général William Henry Harrison arrive avec des renforts pour lever le <strong>siège de Fort Wayne</strong>, encerclé depuis le 5 septembre par une coalition <strong>shawnee et miami</strong> alliée à <strong>Tecumseh</strong>. Les assaillants se retirent à l’approche des troupes américaines. Cet épisode, l’un des premiers grands affrontements de la <strong>guerre de 1812</strong> dans l’Indiana, illustre la coordination autochtone et la vulnérabilité des postes américains de la frontière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1833&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États‑Unis ouvrent à Chicago les négociations du traité avec les <strong>Potawatomi</strong>, <strong>Odawa</strong> et <strong>Ojibwé</strong>. Les discussions portent sur la cession de millions d’hectares autour du lac Michigan, la création de réserves à l’ouest du Mississippi, et des paiements annuels. Cette journée marque le début d’un accord majeur qui sera signé le 26 septembre 1833, prélude aux déportations des nations des Grands Lacs dans les années suivantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1851&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement américain finalise la ratification du <strong>Traité de Traverse des Sioux</strong>, signé en juillet avec les <strong>Sioux Santee (Sisseton et Wahpeton)</strong>. Cette validation administrative confirme la cession de 21 millions d’acres dans le Minnesota et prépare la création des réserves de Upper et Lower Sioux Agency. L’acte, central dans la politique d’expropriation des <strong>Dakota</strong>, contribue directement aux tensions qui mèneront à la <strong>guerre du Dakota de 1862</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1868&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un décret exécutif américain confirme les limites définitives de la réserve des <strong>Nez‑Percés</strong>, réduisant de façon drastique leur territoire ancestral. L’acte entérine la cession imposée par le traité de 1863 et légalise l’expropriation des vallées <strong>nez‑percées</strong>, dont Wallowa. Cette ratification administrative renforce les tensions entre bandes traitées et non‑traitées et prépare directement la crise qui mènera à la <strong>guerre des Nez‑Percés en 1877</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1874&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le major William Price et trois compagnies du 6th Cavalry affrontent un groupe important de guerriers des Plaines (<strong>Comanche</strong>, <strong>Kiowa</strong>, <strong>Cheyenne du Sud</strong>) entre la <em>Sweetwater</em> et la <em>Dry Fork of the Washita</em>. Deux Autochtones sont tués, six blessés, et vingt chevaux capturés. Les scouts Amos Chapman et William Dixon, ainsi que plusieurs soldats, reçoivent la Medal of Honor pour leur bravoure. Dans une action liée, le soldat John Harrington, grièvement blessé, continue de défendre un camarade mourant. L’ensemble de ces engagements est parfois associé au <strong>“Buffalo Wallow Fight”</strong> des <strong>Red River Wars</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Nez‑Percés</strong> menés par <strong>Chef Joseph</strong> sortent du <em>Yellowstone</em> et échappent aux troupes du général Sturgis, qui tente de les intercepter dans la vallée de la Yellowstone River. Leur manœuvre rapide vers le nord‑ouest prépare la <strong>bataille de Canyon Creek</strong>, livrée le 13 septembre, où les <strong>Nez‑Percés</strong> repoussent Sturgis et protègent la retraite des familles. Cet épisode marque l’une des dernières victoires tactiques de leur longue fuite vers le Canada.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1906&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir franchi le <em>passage du Nord‑Ouest</em>, Roald Amundsen consigne dans son journal des observations ethnographiques détaillées sur les <strong>Inuits Netsilik</strong> de <em>Gjoa Haven</em>. Il y décrit les techniques de survie apprises durant ses deux hivers auprès d’eux (vêtements en caribou, attelages de chiens, navigation sur la glace) et reconnaît leur rôle décisif dans la réussite de son expédition. Cette date marque l’un des moments de réflexion les plus importants de son journal de bord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1918&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les institutions guatémaltèques et plusieurs chercheurs nord‑américains et européens renforcent les efforts de préservation des traditions narratives <strong>K’iche’</strong>, dans le cadre des travaux sur le <strong><em>Popol Vuh</em></strong> (Livre sacré mythologique <strong>maya</strong>). Cette année marque une étape importante dans la collecte, transcription et contextualisation des récits oraux et des manuscrits coloniaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo : Première page de la plus vieille version écrite du Popol Vuh (manuscrit entre 1701 et 1703 par Francisco Ximénez).</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="605" height="869" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-4.jpeg?resize=605%2C869&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-1981" style="aspect-ratio:0.6962025316455697;width:605px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-4.jpeg?w=605&amp;ssl=1 605w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-4.jpeg?resize=209%2C300&amp;ssl=1 209w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-4.jpeg?resize=299%2C430&amp;ssl=1 299w" sizes="(max-width: 605px) 100vw, 605px" /></figure>
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		<title>09 Septembre</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/09/09/09-septembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Apache]]></category>
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					<description><![CDATA[1675 : Déclaration de guerre officielle dans la guerre du Roi Philip
1700 : Rencontre diplomatique de Le Sueur avec les Sioux Dakota
1836 : Alexander Le Grand nommé Indian Commissioner.
1849 : Signature du traité entre les États-Unis et la Nation Navajo
1850 : Ratification du traité Navajo et intégration de la Californie
1857 : Début des attaques au Massacre de Mountain Meadows
1860 : Massacre de la caravane Utter
1864 : Retraite de l'expédition Sully contre les Sioux Dakota
1875 : Adhésion des bandes Qu'Appelle au Traité n° 4
1876 : Début de la bataille de Slim Buttes
1878 : Début de l'Exode des Cheyennes du Nord
1886 : Rapport militaire sur la fin des campagnes contre Geronimo
1891 : Ratification de délimitations territoriales au Guatemala
1924 : Promulgation de lois sur les terres indigènes dans le Chaco
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1675&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>Confédération de la Nouvelle‑Angleterre</strong> déclare officiellement la guerre à la coalition autochtone menée par <strong>Metacom</strong>, sachem des <strong>Wampanoags</strong>. Cette résolution, adoptée après plusieurs attaques depuis juin, autorise la mobilisation générale des milices et la coordination militaire entre les colonies. Le conflit oppose les Anglais aux <strong>Wampanoags</strong>, <strong>Nipmucs</strong>, <strong>Podunks</strong> et bientôt aux <strong>Narragansetts</strong>. Cette date marque la formalisation politique de la <strong>guerre du Roi Philip</strong>, l’un des affrontements les plus dévastateurs du XVIIᵉ siècle en Amérique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1700&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’explorateur français Pierre‑Charles Le Sueur atteint le confluent du Mississippi et de la Minnesota River, où il rencontre les <strong>Dakota</strong> de la région. Il y établit des relations diplomatiques et commerciales essentielles pour la présence française dans le Pays‑d’en‑Haut. Ces échanges ouvrent la voie à la construction de Fort L’Huillier et à l’intégration des <strong>Dakota</strong> dans les réseaux franco‑autochtones du début du XVIIIᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1836&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président texan David G. Burnet nomme Alexander Le Grand au poste d’<strong>Indian Commissioner</strong>. Il est chargé d’ouvrir des négociations de paix avec les <strong>Comanches</strong> et les <strong>Kiowas</strong>, afin de stabiliser les frontières de la jeune République du Texas. Sa mission vise à établir des relations pacifiques, sécuriser les routes et limiter les raids dans les colonies. Ces pourparlers constituent l’une des premières démarches diplomatiques texanes envers les nations des Plaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1849&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la vallée du <em>Cañón de Chelly</em>, les chefs <strong>navajos</strong> signent avec le lieutenant‑colonel John M. Washington le premier traité officiel entre les <strong>Navajos</strong> et les États‑Unis. L’accord proclame la fin des hostilités et place le territoire diné sous la juridiction américaine, sans en définir les frontières. Les <strong>Navajos</strong> doivent restituer les captifs, tandis que les États‑Unis promettent protection et paix. Ce traité inaugure une relation diplomatique fragile qui mènera aux conflits des années 1850 et à la <strong>Longue Marche</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1850&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chefs <strong>ojibwés</strong> du <em>lac Huron</em> signent avec William B. Robinson le <strong>Traité Robinson‑Huron</strong>, par lequel ils cèdent à la Couronne une vaste région du nord de l’Ontario. En échange, ils obtiennent des réserves, une annuité et le maintien des droits de chasse et de pêche. Ce traité, suivi le lendemain du Robinson‑Superior, devient l’un des fondements juridiques majeurs des droits autochtones en Ontario et reste au cœur de litiges contemporains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1850&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénat américain ratifie le traité de 1849 avec la Nation <strong>Navajo</strong>, officialisant la fin des hostilités et la juridiction américaine sur le territoire diné. Le même jour, la Californie devient le 31ᵉ État, entraînant l’application des lois de 1850 qui autorisent l’asservissement et la dépossession systématique des peuples autochtones. Ces deux décisions marquent un tournant majeur dans la colonisation du Sud‑Ouest et de la Californie, ouvrant une période de violences extrêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1857&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des miliciens mormons, accompagnés de quelques <strong>Paiutes du Sud</strong>, attaquent la caravane Baker–Fancher à <em>Mountain Meadows</em>. Le premier assaut échoue, mais il ouvre un siège de deux jours : les émigrants sont encerclés, privés d’eau et harcelés par des tireurs. Ce 9 septembre marque le début de l’encerclement qui mènera au massacre du 11 septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1860&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La caravane d’Elijah Utter est attaquée près de la <em>Snake River</em> par des guerriers <strong>Shoshones</strong> et <strong>Bannocks</strong>. L’assaut initial tue plusieurs émigrants et déclenche un siège meurtrier de plusieurs jours, l’un des plus tragiques de la piste de l’Oregon. Privés d’eau et encerclés, la plupart des membres du convoi périssent. Cet épisode, connu comme l’<strong>“Utter Disaster”</strong>, illustre la violence croissante autour de la Snake River dans les années 1860.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1864&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les troupes du général Alfred Sully regagnent <em>Fort Rice</em>, concluant une campagne punitive de plusieurs semaines contre les <strong>Lakotas/Dakotas</strong>. Après les combats de <em>Killdeer Mountain</em> et des Badlands, les soldats, épuisés et affaiblés, se replient vers le fort pour se réorganiser. Cette retraite marque la fin de la campagne de 1864, sans mettre un terme aux tensions qui se prolongeront dans le Dakota l’année suivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1875&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs bandes <strong>Cri</strong> et <strong>Saulteaux</strong> des lacs Qu’Appelle signent des adhésions au <strong>Traité n° 4</strong>, complétant les signatures de 1874. Elles cèdent leurs territoires en échange de réserves, d’outils agricoles, de rentes annuelles et du maintien des droits de chasse et de pêche. Cette journée marque l’intégration officielle des communautés de Qu’Appelle dans le cadre du traité et constitue une étape clé de la colonisation des Prairies canadiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1876&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’aube, Mills lance son attaque contre le village d’<strong>American</strong> <strong>Horse</strong>. Les 25 cavaliers de Schwatka chargent au milieu des tipis pour semer la panique et disperser les chevaux, tandis que 100 fantassins encerclent le camp et tirent sur les guerriers sortant des lodges détrempés par la pluie. Les <strong>Lakotas</strong>, surpris, tentent de se regrouper dans un ravin étroit où ils opposent une résistance acharnée. Les femmes évacuent les enfants et les blessés vers les hauteurs, abandonnant la quasi-totalité des biens. Le village est finalement capturé, livrant 300 poneys, armes, vivres et de nombreux objets provenant de <strong>Little Bighorn</strong>, dont un guidon du 7th Cavalry. Cet assaut marque le début de la <strong>bataille de Slim Buttes</strong>, première victoire américaine significative depuis juin 1876.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1878&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Environ 353 <strong>Cheyennes du Nord</strong> menés par <strong>Morning Star (Dull Knife)</strong> et <strong>Little Wolf</strong> s’échappent de nuit de l’Agence Cheyenne‑Arapaho, où famine et maladies ravagent leur peuple. Ils entament une marche de plus de 2 000 <strong>km</strong> pour regagner leurs terres du Montana. Cette fuite héroïque déclenche une poursuite militaire à travers l’Oklahoma et le Kansas et marque le début de l’<strong>Exode des Cheyennes du Nord</strong>, l’un des épisodes les plus dramatiques de l’histoire autochtone des Plaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1886&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le capitaine Henry W. Lawton remet à <em>Fort Bowie</em> son rapport officiel sur la poursuite et la capture de <strong>Geronimo</strong> et de son groupe <strong>chiricahua</strong>. Le document décrit les opérations menées dans la Sierra Madre, les négociations finales avec Miles et la reddition du 4 septembre. Ce rapport marque symboliquement la fin des <strong>guerres apaches</strong>, après des décennies de résistance <strong>chiricahua</strong> dans le Sud‑Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1891&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement du Guatemala ratifie l’arpentage et la délimitation officielle de plusieurs terres communales <strong>K’iche’</strong> dans le département d’<em>El Quiché</em>. Cette validation intervient dans un contexte de forte pression foncière liée à l’expansion de la caféiculture et vise à protéger les communautés contre les expropriations. L’acte confirme les limites cadastrales et les titres collectifs, constituant une étape clé dans la défense des territoires <strong>mayas</strong> à la fin du XIXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1924&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement paraguayen promulgue plusieurs décrets fonciers concernant le <em>Gran Chaco</em>, dans un contexte de tensions frontalières avec la Bolivie. Ces mesures redéfinissent et limitent les territoires ancestraux des peuples <strong>Enxet</strong> et <strong>Nivaklé</strong>, au profit des concessions agricoles et forestières. Elles visent à consolider le contrôle paraguayen sur la région, tout en accentuant la pression foncière sur les communautés autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo : Numaga (vers 1830 &#8211; 5 novembre 1871), un chef paiute pendant la guerre paiute de 1860 &#8211; NARA</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="400" height="668" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-2.jpeg?resize=400%2C668&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-1971" style="aspect-ratio:0.5988023952095808;width:400px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-2.jpeg?w=400&amp;ssl=1 400w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-2.jpeg?resize=180%2C300&amp;ssl=1 180w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-2.jpeg?resize=300%2C501&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>
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		<title>28 aout</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/08/28/28-aout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tongva]]></category>
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					<description><![CDATA[1565 : Menéndez de Avilés arrive sur la côte de Floride avec une expédition de 1 500 soldats et colons
1675 : Bataille de Sugarloaf Hill
1721 : Attaque des communautés Paliaguarás et Guaycurus 
1781 : Mort de Junípero Serra 
1832 : Capture de Black Hawk et Wabokieshiek.
1833 : Attaque de Piegan par des Assiniboines
1867 : Escarmouches avec des Comanches et des Kiowas
1877 : Les Nez Percés franchissent le col de Targhee et pénètre dans le Yellowstone
1898 : Ratification de conventions locales 
1916 : Rasmussen clôt sa Deuxième Expédition de Thulé 
1924 : Décret gouvernemental de Augusto B. Leguía
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1565&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pedro Menéndez de Avilés arrive sur la côte de Floride avec une expédition de 1 500 soldats et colons, chargée de détruire la colonie protestante française de Fort Caroline et de revendiquerla région pour l’Espagne. Profitant d’un ouragan qui disperse la flotte française, Menéndez s’installe durablement et fonde <em>St. Augustine</em> le mois suivant. Cette implantation devient la première colonie européenne permanente des futurs États‑Unis et le pivot de la domination espagnole en Floride.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1675&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la <strong>guerre du Roi Philip</strong>, des miliciens coloniaux affrontent un parti de <strong>Nipmucs</strong> et <strong>Wampanoags</strong> près de <em>Sugarloaf Hill</em>, dans la vallée du Connecticut. Les guerriers autochtones utilisent les hauteurs pour harceler les troupes coloniales, infligeant des pertes et intensifiant le conflit dans le Massachusetts occidental. Cet affrontement marque l’extension de la guerre vers la vallée du Connecticut et annonce les attaques majeures de l’automne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1721&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une expédition de<em>bandeirantes</em>, soutenue par les autorités portugaises, attaque des communautés <strong>Paliaguarás</strong> et <strong>Guaycurus</strong> le long du fleuve Paraguay. L’opération vise à sécuriser la route fluviale menant aux nouvelles mines d’or de Cuiabá, régulièrement défendue par ces nations autochtones. Cette attaque marque une étape décisive dans la conquête du Mato Grosso et l’ouverture des voies d’accès à l’or.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1781&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Junípero Serra meurt à la <em>Mission San Carlos Borromeo de Carmelo</em>, au lendemain d’une inspection de la mission. Franciscain majeur de la colonisation espagnole, il a supervisé l’implantation du système des missions de Haute‑Californie, entraînant une transformation profonde et souvent destructrice des sociétés <strong>Tongva</strong>, <strong>Chumash</strong> et <strong>Ohlone</strong>. Sa mort clôt la première phase de l’expansion missionnaire en Californie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1832&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après des semaines de fuite, <strong>Black Hawk</strong> et le prophète <strong>Wabokieshiek</strong> sont capturés par des <strong>Ho‑Chunk</strong> et livrés à l’agent indien Joseph Street à <em>Prairie du Chien</em>. Cette capture marque la fin effective de la <strong>guerre de Black Hawk</strong>, quelques semaines après le massacre de Bad Axe. Les deux leaders sont ensuite transférés à Jefferson Barracks puis à Washington, ouvrant une période de détention politique pour les <strong>Sauks</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1833&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de <em>Fort McKenzie</em> sur le Missouri supérieur, des <strong>Assiniboines</strong> attaquent un groupe <strong>Piegan</strong> venu commercer avec la American Fur Company. Plusieurs <strong>Piegans</strong> sont tués dans cette attaque qui s’inscrit dans une longue rivalité pour les territoires de chasse et l’accès aux armes et aux marchandises. L’incident, rapporté par les employés du fort, marque l’un des premiers épisodes violents autour de ce nouveau poste de traite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1867&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de la rivière Fort Sill, une patrouille du 10ᵉ régiment de cavalerie (<em>Buffalo Soldiers</em>) affronte un groupe de <strong>Comanches</strong> et <strong>Kiowas</strong> dans le Territoire indien. L’escarmouche, brève mais significative, marque l’un des premiers engagements entre les soldats afro‑américains et les nations des Plaines du Sud. Elle s’inscrit dans la montée des tensions qui mèneront aux grandes campagnes militaires de 1868–1869.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la <strong>guerre des Nez‑Percés</strong>, la bande menée par <strong>Chef Joseph</strong> franchit le <em>col de Targhee</em> et pénètre dans le <em>Yellowstone</em>, distançant les troupes du général Howard. Profitant du relief du parc, les <strong>Nez‑Percés</strong> gagnent un temps précieux dans leur longue fuite vers le Canada. Cette journée marque l’une des phases les plus rapides et les plus maîtrisées de leur retraite de 1 900 km.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1898&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la présidence de Policarpo Bonilla, des conventions locales sont ratifiées dans la <em>Mosquitia</em> pour encadrer les droits territoriaux et le statut d’autonomie restreinte des <strong>Miskitos</strong>. Ces actes reconnaissent les zones d’usage traditionnel et les chefferies locales, tout en intégrant progressivement la région dans l’administration hondurienne. Ils marquent une étape clé de la transition post‑britannique et de la redéfinition juridique de la Mosquitia.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1916&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Knud Rasmussen clôt sa <strong>Deuxième Expédition de Thulé</strong> après avoir cartographié les campements et les routes de chasse des <strong>Inuits</strong> du nord‑ouest du Groenland. Il documente leurs récits, chants et pratiques quotidiennes dans un contexte de pression coloniale danoise croissante. Cette mission marque une étape essentielle dans son œuvre ethnographique et dans la préservation des traditions <strong>inuites</strong> de Thule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1924&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Leguía promulgue un décret réorganisant le statut de protection et l’enregistrement officiel des communautés <strong>Quechua et Aymara</strong> de l’Altiplano. Adoptée après les soulèvements paysans de Puno, la mesure vise à sécuriser les terres communales, reconnaître la personnalité juridique des communautés et encadrer leurs autorités traditionnelles. Ce décret marque une étape importante dans la politique indigéniste de la <em>Patria Nueva</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo :</em> <em>Wah-pe-kée-suck, White Cloud (le Prophète), Conseiller de &nbsp;Black Hawk</em> &nbsp;<em>&#8211; George Catlin &#8211; 1832 &#8211;</em> <em>Smithsonian American Art Museum</em><em></em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="604" height="744" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/08/image-10.jpeg?resize=604%2C744&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-1926" style="aspect-ratio:0.8118279569892473;width:604px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/08/image-10.jpeg?w=604&amp;ssl=1 604w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/08/image-10.jpeg?resize=244%2C300&amp;ssl=1 244w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/08/image-10.jpeg?resize=300%2C369&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 604px) 100vw, 604px" /></figure>
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		<title>22 aout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Alutiiq]]></category>
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		<category><![CDATA[Wampanoag]]></category>
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					<description><![CDATA[1567 : Araribóia fonde la colonie de São Lourenço dos Índios
1670 : Premier sermon officiel de Hiacoomes
1680 : Les Espagnols fuient Santa Fe
1777 : Levée du siège de Fort Stanwix
1779 : Clinton rejoint l’armée du général John Sullivan
1784 : Wounded Knee de l'Alaska 
1806 : Pike atteint un village des Little Osage
1815 : Traité de paix et d’amitié avec la nation Piankashaw
1838 : Accord sur la gestion autonome du convoyage de la Piste des Larmes
1862 : Second assaut contre Fort Ridgely
1865 : Combat de la Powder River
1868 : Raid des Cheyennes et Arapahos sur les rivières Solomon et Republican
1877 : Fin de l'engagement de Camas Meadows
1906 : Signature de l'adhésion de New Post au Traité n° 9
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1567&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur général Mem de Sá concède officiellement à <strong>Araribóia</strong>, chef <strong>temiminó</strong>, les terres situées en face de Rio de Janeiro, sur la rive orientale de la baie de Guanabara. Cette récompense salue son rôle décisif dans l’expulsion des Français de la région. <strong>Araribóia</strong> y fonde la colonie de <strong>São Lourenço dos Índios</strong>, qui deviendra la ville moderne de <em>Niterói</em>. L’événement marque l’un des rares cas où un chef autochtone reçoit une concession foncière officielle dans le Brésil colonial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1670&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hiacoomes</strong>, <strong>Wampanoag</strong> de Martha’s Vineyard, prononce son premier sermon officiel devant sa communauté. Converti plusieurs décennies plus tôt, il devient le premier prédicateurautochtone reconnu de l’île, incarnant un christianisme adapté aux traditions <strong>wampanoag</strong>. Soutenu par la famille Mayhew mais guidé par sa communauté, <strong>Hiacoomes</strong> inaugure une forme de leadership religieux autochtone qui marque durablement l’histoire spirituelle de Martha’s Vineyard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1680&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après dix jours de siège mené par l’alliance des <strong>Pueblos</strong> sous la direction de <strong>Po’pay</strong>, les Espagnols retranchés dans <em>Santa Fe</em> évacuent la ville sous les ordres du gouverneur Antonio de Otermín. Affamés et privés d’eau, ils se replient vers <em>El Paso del Norte</em>, tandis que les guerriers pueblos observent leur retraite sans intervenir. Cette évacuation marque la libération temporaire du Nouveau‑Mexique, les <strong>Pueblos</strong> retrouvant le contrôle de leurs territoires jusqu’à la reconquête espagnole de 1692.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1777&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les troupes britanniques de Barry St. Leger lèvent le siège de <em>Fort Stanwix</em> après la dispersion soudaine de leurs alliés autochtones, notamment les <strong>Mohawks</strong> de <strong>Joseph Brant</strong>. Trompés par les rumeurs d’une attaque imminente orchestrée par Benedict Arnold, les guerriers <strong>iroquois</strong> se retirent, privant St. Leger de son soutien essentiel. L’armée britannique abandonne alors son artillerie et se replie en désordre. Cet échec contribue à la désagrégation du plan britannique dans le nord de l’État de New York et prépare la victoire américaine de Saratoga.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1779&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La brigade du général James Clinton rejoint l’armée principale du général John Sullivan à <em>Tioga</em>, dans le cadre de l’Expédition Sullivan‑Clinton. Cette jonction rassemble la plus grande force américaine engagée contre la <strong>Confédération iroquoise</strong> durant la guerre d’indépendance. Elle marque le début des raids systématiques contre les territoires <strong>senecas</strong> et <strong>cayugas</strong>, avec la destruction de villages, de greniers et de vergers. L’opération vise à briser le soutien <strong>iroquois</strong> aux Britanniques et provoque un exode massif vers le Canada.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1784&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les marchands russes de Grigori Chelikhov lancent l’assaut principal contre le promontoire d’<strong>Awa’uq (Refuge Rock)</strong>, où plusieurs centaines d’<strong>Alutiiq/Sugpiaq</strong> s’étaient réfugiés. L’attaque au canon et aux armes à feu provoque la mort de plus de <strong>500 personnes</strong>, hommes, femmes et enfants. Les survivants sont soumis à la domination économique et politique des Russes, faisant de ce massacre l’acte fondateur de la colonisation russe en Alaska. Awa’uq demeure aujourd’hui un lieu de mémoire majeur pour les peuples <strong>alutiiq</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1806&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expédition de Zebulon Pike atteint un village des <strong>Little Osage</strong> près des fourches de l’Osage River, dans le Missouri. Pike y tient un grand conseil réunissant les <strong>Little Osage</strong>, menés par <strong>Tuttassuggy (“The Wind”)</strong>, et les <strong>Grand Osage</strong>, dirigés par <strong>Cheveau Blanc (“White Hair”)</strong>. Cette rencontre vise à consolider les liens diplomatiques après l’achat de la Louisiane et à affirmer la présence américaine dans la région. L’épisode marque l’un des premiers contacts officiels entre les États‑Unis et les différentes bandes <strong>osages</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1815&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre des négociations de <em>Portage des Sioux</em> menées après la guerre de 1812, les délégués américains signent un traité de paix et d’amitié avec la nation <strong>Piankashaw</strong>, branche méridionale des <strong>Miamis</strong>. L’accord vise à rétablir les relations d’avant‑guerre, à confirmer les frontières déjà établies et à empêcher toute alliance future avec les Britanniques. Ce traité s’inscrit dans la série d’accords conclus en 1815 avec les nations du Midwest, marquant la reprise du contrôle américain sur la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1838&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux conditions désastreuses des premiers convois militaires de la <strong>Piste des Larmes</strong>, le général Winfield Scott accepte la proposition du chef <strong>John Ross</strong> d’accorder à la <strong>Nation Cherokee</strong> la gestion autonome de ses propres groupes d’expulsion. Les <strong>Cherokees</strong> obtiennent ainsi le droit d’organiser la logistique, les itinéraires et l’encadrement de leurs convois vers le Territoire indien. Cette décision marque un tournant dans la déportation : une autonomie relative qui améliore l’organisation, sans atténuer la violence de l’expulsion forcée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1862&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Environ 400 à 500 guerriers<strong> dakotas</strong>, menés par <strong>Little Crow</strong>, lancent un second assautcoordonné contre <em>Fort Ridgely</em> durant la guerre des Dakotas. Les <strong>Dakotas</strong> tentent d’approcher par plusieurs directions, mais la garnison américaine, appuyée par une artillerie efficace, repousse l’attaque après plusieurs heures de combat. Incapables de briser les défenses du fort, les guerriers se retirent. Cet épisode marque le point culminant des combats autour de Fort Ridgely.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1865&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de l’expédition punitive de la Powder River, la compagnie des <strong>Pawnee </strong>Scouts dirigée par le capitaine Frank North intercepte un groupe de guerriers<strong> cheyennes</strong> le long de la Powder River. L’escarmouche, brève mais intense, illustre l’usage par l’armée américaine des rivalitésintertribales pour mener ses opérations dans les Plaines. Cet engagement s’inscrit dans la campagne de 1865, destinée à punir les nations ayant attaqué les routes de migration, mais qui se révélera globalement peu concluante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1868&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des groupes de <strong>Cheyennes</strong>, <strong>Arapahos</strong> et <strong>Kiowas</strong> mènent des raids simultanés le long des vallées des rivières Solomon et Republican, au Kansas. Ces attaques visent des ranchs, des postes de commerce et des convois de colons, dans un contexte de tensions croissantes avec l’armée américaine. L’escalade de violence qui suit conduit le général Sheridan à préparer la campagne d’hiver de 1868‑1869, destinée à frapper les villages des nations des Plaines. Cet épisode marque une étape clé dans la montée du conflit dans les Plaines centrales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le raid nocturne du 20 août à <em>Camas Meadows</em> où ils ont capturé les mules et chevaux de ravitaillement de l’armée américaine, les guerriers <strong>nez‑percés</strong> menés par <strong>Looking Glass</strong> et <strong>White Bird</strong> achèvent leurs actions d’arrière‑garde. Par des embuscades et des tirs de harcèlement, ils ralentissent efficacement la progression du général Oliver O. Howard, permettant aux familles de poursuivre leur fuite vers le Canada.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1906&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les représentants de la Couronne canadienne enregistrent l’adhésion de la<strong> bande de New Post</strong> au <strong>Traité n° 9</strong>, dans la région de la baie James. Composée de familles <strong>cries</strong> et <strong>ojibwées</strong>, la communauté cède ses droits territoriaux ancestraux en échange d’une réserve, de rentesannuelles et de droits de chasse et pêche sous condition. Cette adhésion s’inscrit dans la seconde phase du traité, qui étend le contrôle fédéral sur les territoires subarctiques de l’Ontario.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo : Le village de Grigory Shelikhov dans la baie des Trois Saints, sur l&rsquo;île de Kodiak</em></p>
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