<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Lipan &#8211; De mes lectures indiennes</title>
	<atom:link href="https://www.blackberroy.com/tag/lipan/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.blackberroy.com</link>
	<description>Black Berroy</description>
	<lastBuildDate>Mon, 19 Oct 2026 19:18:11 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/02/cropped-cropped-Copilot_20260208_225618-1.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Lipan &#8211; De mes lectures indiennes</title>
	<link>https://www.blackberroy.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">10818705</site>	<item>
		<title>02 Octobre</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/10/02/02-octobre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Apache]]></category>
		<category><![CDATA[Cherokee]]></category>
		<category><![CDATA[Chiricahua]]></category>
		<category><![CDATA[Comanche]]></category>
		<category><![CDATA[Cruzoob]]></category>
		<category><![CDATA[Haudenosaunee]]></category>
		<category><![CDATA[Inuit]]></category>
		<category><![CDATA[Iroquoiens du Saint‑Laurent]]></category>
		<category><![CDATA[Lenape]]></category>
		<category><![CDATA[Lipan]]></category>
		<category><![CDATA[Mapuche]]></category>
		<category><![CDATA[Maya]]></category>
		<category><![CDATA[Nez Percé]]></category>
		<category><![CDATA[Ojibwé]]></category>
		<category><![CDATA[Shawnee]]></category>
		<category><![CDATA[Susquehannock]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.blackberroy.com/?p=2072</guid>

					<description><![CDATA[1535 : Jacques Cartier arrive à Hochelaga
1685 : Cession Lenape en Pennsylvanie
1721 : Traité de Conestoga
1798 : Traité de Tellico avec les Cherokees
1835 : Début de la révolution texane
1838 : Départ de la dernière grande brigade sur le « Sentier des Larmes »
1864 : Traité de la vallée de la Red River
1877 : Négociations de paix du chef Joseph
1879 : Ouverture de l'école indienne de Carlisle
1887 : Incursion du chef Chiricahua Mangas
1899 : Révolte des Mayas lors de la guerre des Castes
1913 : Expédition arctique de Stefansson
1924 : Décret d'expropriation foncière contre les Mapuches
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1535&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jacques Cartier atteint l’île de Montréal et est accueilli par les <strong>Iroquoiens du Saint‑Laurent</strong> au village fortifié d’<strong>Hochelaga</strong>. Il décrit une communauté dense, des maisons longues et une réception cérémonielle. Cartier gravit la montagne qu’il nomme <em>Mont‑Royal</em>, marquant la première arrivée européenne dans la région. Cet épisode devient l’un des moments fondateurs de l’histoire de Montréal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1685&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certaines compilations secondaires, un accord foncier aurait été conclu entre des représentants de Pennsylvanie et des familles <strong>lenapes</strong> pour la cession de terres. Si la date exacte n’est pas attestée dans les archives, des transactions foncières ont bien lieu cette année‑là, dans la continuité des achats de 1683–1684. Ces cessions, interprétées différemment par les <strong>Lenapes</strong> et les colons, préfigurent les tensions foncières du XVIIIᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1721&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Conestoga</em>, les gouverneurs de Pennsylvanie et du Maryland confirment des accords de paix et de frontières négociés avec des représentants <strong>haudenosaunee</strong>, <strong>susquehannocks</strong>, <strong>shawnees</strong> et <strong>lenapes</strong>. Ces accords stabilisent temporairement la vallée du Susquehanna, reconnaissent le rôle diplomatique des Iroquois et régulent la circulation coloniale. Ils s’inscrivent dans la série des <strong>traités de Conestoga</strong> du début du XVIIIᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1798&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États‑Unis signent à <em>Tellico Blockhouse</em> un traité avec la <strong>Nation Cherokee</strong>, imposant la cession d’une bande de terre dans le Tennessee. En échange, le gouvernement promet l’inviolabilité du territoire restant et des compensations annuelles. Obtenu sous la pression des colons, cet accord inaugure une série de traités qui réduiront progressivement les terres cherokees et prépareront la politique de <strong>removal</strong> du XIXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1835&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>bataille de Gonzales</strong> marque le début de la <strong>révolution texane</strong>. Le refus des colons de rendre le canon prêté contre les raids <strong>comanches</strong> déclenche l’affrontement avec l’armée mexicaine. Dans ce borderland complexe, <strong>Apaches</strong> <strong>Lipans</strong> et <strong>Comanches</strong> réévaluent leurs alliances et stratégies, exploitant la fragmentation coloniale pour préserver leurs territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1838&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière grande brigade <strong>cherokee</strong> quitte les camps du Tennessee sous la direction de <strong>John Ross</strong>, amorçant la phase finale du <strong>Trail of Tears</strong>. Plus de 1 000 personnes entament la marche vers le Territoire indien, mais le départ tardif expose les familles au froid, aux maladies et aux manques de vivres. L’hiver 1838–1839 provoque des pertes massives, faisant de ce convoi l’un des plus meurtriers de la déportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1864&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement américain proclame officiellement le traité conclu avec les <strong>Ojibwés de Red Lake et de Pembina</strong>, entérinant la cession de vastes terres fertiles entre le Minnesota et le Dakota. Obtenu dans un contexte de forte pression militaire et coloniale, l’accord réduit les territoires <strong>ojibwés</strong> et ouvre la vallée de la Red River à une colonisation rapide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Assiégés dans les <em>Bear Paw Mountains</em>, <strong>Chef Joseph</strong> et les derniers combattants <strong>nez‑percés</strong> ouvrent des négociations de paix avec le colonel Miles. Après une retraite de plus de 1 800 km, épuisés et à quelques kilomètres du Canada, ils cherchent à protéger les familles et les blessés. Ces pourparlers conduisent à la reddition finale du 5 octobre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1879&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le capitaine Richard Henry Pratt prend officiellement possession des Carlisle Barracks pour y fonder la <strong>Carlisle Indian Industrial School</strong>, première école industrielle indienne hors réserve. L’établissement devient le modèle national de l’assimilation forcée : interdiction des langues autochtones, discipline militaire, travail imposé et placements dans des familles blanches. Carlisle inaugure le système des pensionnats autochtones qui marquera durablement l’histoire des nations indigènes aux États‑Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1887&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs compilations historiques, <strong>Mangas</strong>, fils de <strong>Mangas Coloradas</strong>, mène l’une des dernières incursions <strong>chiricahuas</strong> entre le Mexique et le Nouveau‑Mexique, un an après la reddition de <strong>Geronimo</strong>. Ces traversées rapides marquent les ultimes résistances des groupes insoumis avant leur capture définitive en 1887–1888, clôturant les <strong>guerres apaches</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1899&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">En pleine phase finale de la <strong>Guerre des Castes</strong>, les <strong>Mayas Cruzoob</strong> repoussent une avancée des troupes fédérales près de <strong>Chan Santa Cruz</strong>, leur capitale sacrée. Malgré la pression croissante du gouvernement mexicain, les insurgés conservent une forte capacité de résistance et infligent plusieurs revers aux colonnes militaires. Cet épisode marque l’un des derniers succès mayas avant la prise de <strong>Chan Santa Cruz</strong> en 1901.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1913&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le piégeage du <em>Karluk</em>, l’expédition arctique de Stefansson dépend entièrement du savoir‑faire <strong>inuit</strong> pour survivre. Les chasseurs locaux assurent la nourriture, l’orientation et la logistique sur la glace, permettant aux détachements de poursuivre leurs opérations malgré la dérive du navire. Cet appui vital marque l’un des moments clés où les <strong>Inuinnait/Inuvialuit</strong> deviennent les véritables garants de la survie de l’expédition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1924&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement chilien applique un décret de restructuration des <em>títulos de merced</em>, réduisant à nouveau les terres attribuées aux communautés <strong>mapuches</strong> de l’Araucanie. Présentée comme une “normalisation” foncière, cette mesure ouvre des parcelles à la colonisation et s’inscrit dans la longue politique d’expropriation administrative menée depuis la Pacification de l’Araucanie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contenu placé sous licence Creative Commons CC BY-NC 4.0.<br>Partage autorisé avec attribution obligatoire à <strong>blackberroy.com</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo :</em> <em>Chiricahua – 1884 – Library of Congress</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="334" height="640" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/10/chihuahua.jpg?resize=334%2C640&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2076" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/10/chihuahua.jpg?w=334&amp;ssl=1 334w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/10/chihuahua.jpg?resize=157%2C300&amp;ssl=1 157w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/10/chihuahua.jpg?resize=300%2C574&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 334px) 100vw, 334px" /></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2072</post-id>	</item>
		<item>
		<title>24 Septembre</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/09/24/24-septembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Apache]]></category>
		<category><![CDATA[Brulé]]></category>
		<category><![CDATA[Comanche]]></category>
		<category><![CDATA[Cri]]></category>
		<category><![CDATA[Inca]]></category>
		<category><![CDATA[Inughuit]]></category>
		<category><![CDATA[Inuit]]></category>
		<category><![CDATA[Itza]]></category>
		<category><![CDATA[Kekchi]]></category>
		<category><![CDATA[Kickapoo]]></category>
		<category><![CDATA[Kiowa]]></category>
		<category><![CDATA[Lakota]]></category>
		<category><![CDATA[Lipan]]></category>
		<category><![CDATA[Maya]]></category>
		<category><![CDATA[Nez Percé]]></category>
		<category><![CDATA[Ojibwé]]></category>
		<category><![CDATA[Tututni]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.blackberroy.com/?p=2041</guid>

					<description><![CDATA[1572 : Exécution de Túpac Amaru Iᵉʳ
1789 :  Adoption du Judiciary Act 
1819 : Traité de Saginaw
1853 : Fort Phantom Hill
1853 : Accord préliminaire de paix sur la Rogue River
1857 : Traité de Table Rock avec les Pawnees
1867 :  Hall à Repulse Bay
1877 : Fuite des Nez percés vers le nord
1885 : Condamnation de Poundmaker et Big Bear
1902 : Allotment de la réserve de Rosebud
1906 : Devil Towers, premier monument national US
1918 : Rasmussen consigne les relevés inughuit
1919 : Relevés sur le travail kekchi‑itza dans l’économie du chicle
1923 : Allotment de la reserve de Colville]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1572&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Cusco</em>, les autorités espagnoles exécutent <strong>Túpac Amaru I</strong><strong>ᵉʳ</strong>, dernier souverain de <strong>Vilcabamba</strong>, capturé quelques mois plus tôt. Sa décapitation publique, ordonnée par le vice‑roi Francisco de Toledo, met fin au dernier État <strong>inca</strong> dissident et scelle la disparition de la résistance organisée face à la conquête espagnole. L’événement devient un symbole durable de la mémoire andine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1789&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Congrès adopte le <strong>Judiciary Act</strong>, qui fonde le système judiciaire fédéral américain en créant les tribunaux de district, de circuit et la Cour suprême. Bien que le texte ne mentionne pas les nations autochtones, il établit le cadre juridique qui permettra, au XIXᵉ siècle, de définir la souveraineté des nations indiennes et de légitimer le contrôle fédéral à travers la jurisprudence. Ce texte devient ainsi un pilier indirect du futur droit fédéral indien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1819&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <strong>Saginaw</strong>, Lewis Cass négocie avec les <strong>Ojibwés</strong> un traité (7 Stat. 203) cédant plus de 6 millions d’acres aux États‑Unis. En échange, les <strong>Chippewas</strong> reçoivent 1 000 $ par an, les services d’un forgeron et des provisions. Cette cession ouvre la voie à l’expansion américaine dans le Michigan et marque une étape majeure de la perte territoriale ojibwée dans la région des Grands Lacs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1853&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Fort Phantom Hill</em>, au nord d’Abilene, change de commandement : Carlos A. Waite cède le poste au major H. H. Sibley. Situé au cœur des territoires comanches et lipan‑apaches, le fort est régulièrement visité par des groupes <strong>Comanches</strong>, <strong>Kiowas</strong>, <strong>Apaches</strong> <strong>Lipans</strong> et <strong>Kickapoos</strong>, qui y entretiennent des contacts diplomatiques ou de surveillance. Ce transfert intervient un an avant l’abandon du fort, jugé trop isolé et coûteux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1853&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la vallée de la Rogue River, plusieurs chefs <strong>Tututni</strong> et villages voisins concluent un accord préliminaire de paix avec les milices locales et les représentants américains. Cette entente confirme la fin des hostilités après des semaines de combats et complète le <strong>traité de Table Rock</strong> signé le 10 septembre. Elle vise à stabiliser la région, sécuriser les villages et préparer l’application des engagements pris avec les peuples Rogue River.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1857&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <strong>Table Rock</strong>, les quatre bandes <strong>pawnees</strong> signent un traité cédant toutes leurs terres situées au sud de la rivière Platte. En échange, ils reçoivent une réserve réduite sur la <em>Loup River</em>, des paiements annuels et des outils agricoles. Cette cession majeure marque une étape décisive de la dépossession pawnee et prépare leur déplacement forcé vers l’Oklahoma en 1875.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1867&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Repulse Bay</em>, l’explorateur Charles Francis Hall consigne dans son journal les traditions orales <strong>inuites</strong> recueillies par ses guides <strong>Taqulittuq</strong> et <strong>Ipiirvik</strong>. Ces récits décrivent les derniers déplacements des survivants de l’expédition Franklin sur l’île du Roi‑Guillaume : bateaux tirés sur la glace, campements abandonnés, corps retrouvés. Ils deviennent une source essentielle pour comprendre le destin de l’expédition perdue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la <strong>guerre des Nez‑Percés</strong>, la bande du <strong>chef Joseph</strong> poursuit sa fuite vers le nord depuis la région de la <em>Yellowstone River</em>, sous la pression constante du général Oliver O. Howard. Les <strong>Nez‑Percés</strong> avancent en marches forcées pour atteindre les plaines du Montana et tenter de rejoindre le Canada. Le franchissement de la <em>Musselshell River</em> n’interviendra que quelques jours plus tard, dans la dernière phase avant <em>Bear Paw</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1885&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Regina</em>, les procédures judiciaires contre <strong>Poundmaker</strong> et <strong>Big Bear</strong> s’achèvent après la Rébellion du Nord‑Ouest. Tous deux, malgré leurs efforts pour contenir la violence, sont condamnés pour <em>trahison‑félonie</em> et transférés à la prison de <em>Stony Mountain</em>. Ces verdicts marquent la volonté du gouvernement canadien de briser l’autorité politique des chefs <strong>cris</strong> et inaugurent une période de contrôle accru des Premières Nations des Prairies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1902&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement américain publie une proclamation d’allotissement pour la réserve de <em>Rosebud</em> (<strong>Lakotas Brulés</strong>). Le texte ordonne la division des terres tribales en lots individuels et l’ouverture des terres “excédentaires” à la colonisation. Cette mesure, appliquant le Dawes Act, marque une étape décisive de la dépossession territoriale <strong>lakota</strong> au début du XXᵉ siècle et prépare les grandes cessions foncières des années suivantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1906&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Theodore Roosevelt proclame <strong>Devils Tower</strong> (<strong>Mato Tipila</strong> pour les <strong>Lakotas</strong>) comme premier monument national des États‑Unis, en vertu de l’<strong>Antiquities</strong> <strong>Act</strong>. Ce site géologique spectaculaire, lieu sacré pour plusieurs nations des Plaines, est désormais placé sous protection fédérale. La mesure inaugure la politique des monuments nationaux et marque l’appropriation officielle d’un espace spirituel autochtone majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1918&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la <strong>Deuxième Expédition de Thulé</strong>, Knud Rasmussen achève d’importants relevés géographiques et ethnographiques dans le nord‑ouest du Groenland. Il documente les campements, les routes de chasse et les traditions des <strong>Inughuit</strong>, fixant dans ses journaux un ensemble de données essentielles sur leur culture et leur mode de vie. Ces observations deviennent un pilier de la science arctique moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1919&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <em>Petén</em>, des missions d’archéologie et d’anthropologie consignent des observations sur le travail des <strong>Mayas kekchi et itza</strong> dans l’extraction du <strong>chicle</strong>. Ces relevés décrivent les campements forestiers, les techniques de saignée du sapotillier et les conditions de travail souvent coercitives imposées aux communautés <strong>mayas</strong>. Ils illustrent l’intégration forcée des peuples du Petén dans l’économie globale du chicle au début du XXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1923&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration fédérale valide une série de décrets révisant les allotments de la réserve des <strong>Colville Confederated Tribes</strong> (Washington). Ces mesures ajustent les lots individuels, redéfinissent les terres “excédentaires” et poursuivent l’application du <strong>General Allotment Act</strong>, qui morcelle les terres communales tribales. Elles marquent une étape clé de la dépossession foncière colville au début du XXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contenu placé sous licence Creative Commons CC BY-NC 4.0.<br>Partage autorisé avec attribution obligatoire à <strong>blackberroy.com</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo :</em> <em>Good Chief, Chef Pawnee – autour de 1899-1904 – Collection Willis G. Tilton – Smithsonian Institution</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="605" height="850" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-13.jpeg?resize=605%2C850&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2042" style="aspect-ratio:0.711764705882353;width:605px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-13.jpeg?w=605&amp;ssl=1 605w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-13.jpeg?resize=214%2C300&amp;ssl=1 214w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-13.jpeg?resize=300%2C421&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 605px) 100vw, 605px" /></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2041</post-id>	</item>
		<item>
		<title>20 aout</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/08/20/20-aout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Apache]]></category>
		<category><![CDATA[Asháninka]]></category>
		<category><![CDATA[Coeur d’Alene]]></category>
		<category><![CDATA[Dakota]]></category>
		<category><![CDATA[Diaguitas]]></category>
		<category><![CDATA[Flathead]]></category>
		<category><![CDATA[Lenape]]></category>
		<category><![CDATA[Lipan]]></category>
		<category><![CDATA[Mescalero]]></category>
		<category><![CDATA[Mexica]]></category>
		<category><![CDATA[Miami]]></category>
		<category><![CDATA[Mohegan]]></category>
		<category><![CDATA[Narragansett]]></category>
		<category><![CDATA[Ojibwé]]></category>
		<category><![CDATA[Pequot]]></category>
		<category><![CDATA[Powhatan]]></category>
		<category><![CDATA[Pueblo]]></category>
		<category><![CDATA[Sami]]></category>
		<category><![CDATA[Santee]]></category>
		<category><![CDATA[Sauk et Fox]]></category>
		<category><![CDATA[Shawnee]]></category>
		<category><![CDATA[Tlaxcaltèque]]></category>
		<category><![CDATA[Winnebago]]></category>
		<category><![CDATA[Wyandot]]></category>
		<category><![CDATA[Yacampi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.blackberroy.com/?p=1886</guid>

					<description><![CDATA[1521 : Sécurisation de la vallée de Mexico 
1591 : Premières encomiendas à La Rioja
1619 :  Premiers esclaves africains en Virginie
1637 : Fin de la guerre des Pequots
1680 : Siège de Santa Fe
1789 : Grande campagne contre les Apaches
1794 : Bataille de Fallen Timbers 
1832 : Capture de Black Hawk
1862 : Guerre des Dakotas
1888 : Première traversée de l’Inlandsis groenlandais
1910 : Big Burn dans le Montana et l’Idaho
1914 : Finalisation des tracés cartographiques dans la région du rio Breu]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1521&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une semaine après la reddition de <strong>Cuauhtémoc</strong>, Hernán Cortés et ses alliés <strong>tlaxcaltèques</strong> sécurisent la vallée de Mexico et entament la réorganisation de <strong>Tenochtitlan</strong>. Les quartiers de la ville sont redistribués, les premières structures de gouvernement colonial sont mises en place et la prise de possession au nom de la Couronne d’Espagne est formalisée. Cette date marque le début de l’intégration des territoires <strong>mexicas</strong> dans l’empire espagnol et ouvre la phase de reconstruction de la future Mexico‑Tenochtitlan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1591&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peu après la fondation de <em>La Rioja</em>, le gouverneur Juan Ramírez de Velasco attribue les premières <em>encomiendas</em> aux colons espagnols. Des groupes <strong>Diaguitas</strong>, notamment les <strong>Yacampis</strong>, sont assignés comme main‑d’œuvre sous ce régime, entraînant une réorganisation forcée du travail indigène dans la région. Cette mesure marque l’intégration de La Rioja au système colonial du Tucumán et ouvre une période de contrôle accru sur les communautés autochtones du Nord‑Ouest argentin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1619&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">John Rolfe (le mari de <strong>Pocahontas</strong>) enregistre l’arrivée du navire <em>White Lion</em> à Point Comfort, dans la colonie de Virginie, à proximité du territoire de la <strong>Confédération Powhatan</strong>. Cet événement marque un tournant économique majeur : l’introduction de personnes africaines réduites en servitude, qui va accélérer l’expansion agricole anglaise. La présence accrue des colons sur les côtes de la baie de Chesapeake modifie les équilibres territoriaux et commerciaux, affectant directement les communautés powhatans environnantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1637&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la destruction du village de <strong>Mistick</strong> et la traque des survivants, les autorités de la Massachusetts Bay déclarent officiellement la fin de<strong> la guerre des Pequots</strong>. Les forces puritaines, alliées aux <strong>Narragansetts</strong> et aux <strong>Mohegans</strong>, ont capturé ou dispersé les derniers chefs en fuite. Cette décision marque la dissolution politique de la <strong>nation pequot</strong>, dont les survivants sont réduits en servitude ou attribués aux alliés autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1680&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de la <strong>Révolte des Pueblos</strong>, les guerriers pueblos assiègent <em>Santa Fe</em> et coupent l’accès à l’eau du <em>Palais des Gouverneurs</em>, où Antonio de Otermín est retranché. Sous la direction de <strong>Popé</strong>, la coalition indigène resserre son contrôle sur la capitale coloniale, rendant la position espagnole intenable. Le lendemain, les Espagnols forcent une sortie et évacuent la ville, ouvrant une période de douze ans sans domination coloniale au Nouveau‑Mexique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1789&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juan de Ugalde, nommé Commandant général des provinces de Coahuila, Nuevo León, Nuevo Santander et Texas, lance une grande campagne offensive contre les <strong>Apaches</strong>. Cette opération s’inscrit dans la politique espagnole de pacification des <em>Provincias Internas</em>, fondée sur des patrouilles profondes et la destruction des campements <strong>apaches</strong>. Ugalde coordonne les garnisons frontalières et mobilise des auxiliaires autochtones pour encercler les groupes <strong>Lipan</strong> et <strong>Mescalero</strong>. L’expédition de 1789 marque le début d’une série d’opérations qui renforceront l’emprise espagnole sur le Nord de la Nouvelle‑Espagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1789 :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Congrès des États-Unis adopte une loi autorisant le financement des négociations et traités avec les nations autochtones et la nomination de commissaires chargés de les conduire. Cette mesure constitue l&rsquo;un des premiers fondements de la politique fédérale américaine à l&rsquo;égard des peuples autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1794&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>bataille de Fallen Timbers</strong> oppose les forces américaines du général Anthony Wayne à la <strong>Confédération autochtone de l’Ouest</strong> près de Maumee, Ohio. Dans un terrain encombré d’arbres renversés, Wayne mène une attaque rapide qui disperse les guerriers <strong>shawnees</strong>, <strong>lenapes</strong>, <strong>miamis</strong>, <strong>wyandots</strong> et autres nations alliées. La bataille, brève mais décisive, met fin à la résistance autochtone organisée dans la région. La victoire américaine conduit au <strong>Traité de Greenville</strong> (1795), qui ouvre la majeure partie de l’Ohio à la colonisation américaine et marque un tournant majeur dans la perte des territoires autochtones du Nord‑Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1832&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la déroute sanglante de <strong>Bad Axe</strong>, le chef <strong>sauk</strong> <strong>Black Hawk</strong> est capturé près de <em>Prairie du Chien</em> par des guides <strong>Winnebagos</strong> et <strong>Ojibwés</strong>. En fuite vers le nord avec les derniers survivants, il est remis au général Henry Atkinson, marquant la fin effective de la <strong>Guerre de Black Hawk</strong>. Cette capture clôt l’un des conflits les plus tragiques du Midwest, où les <strong>Sauks</strong> et <strong>Mesquakies</strong> ont subi une destruction massive lors de leur tentative de retour sur leurs terres ancestrales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1862&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de la <strong>Guerre des Dakotas</strong>, les <strong>Santee Sioux</strong> menés par <strong>Little Crow</strong> lancent une première attaque majeure contre Fort Ridgely, après les violences déclenchées par la famine et les ruptures de traités. Les <strong>Dakotas</strong> tentent d’encercler le poste, mais l’artillerie du fort repousse l’assaut après de violents combats. Cette attaque marque un tournant du conflit et fait de Fort Ridgely un bastion essentiel pour les colons et l’armée américaine dans le Minnesota.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1888&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la première traversée de l’Inlandsis groenlandais, Fridtjof Nansen et son équipe, dont les guides <strong>samis</strong> <strong>Balto</strong> et <strong>Ravna</strong>, quittent la zone côtière habitée et progressent sur les pentes du plateau glaciaire. Les relevés de ce jour documentent les itinéraires de chasse traditionnels des <strong>Inuit Kalaallit</strong>, qui ont fourni un appui logistique essentiel au départ de l’expédition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1910&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Big Burn</strong> atteint son paroxysme dans le Montana et <strong>l’Idaho</strong>, où des vents violents transforment des centaines de foyers en un méga‑incendie dévastant plus de 1,2 million d’hectares. Les réserves <strong>Flathead</strong> (Salish &amp; Kootenai) et <strong>Coeur d’Alene</strong> sont directement touchées, perdant des forêts, des zones de chasse et des plantes essentielles à leurs pratiques traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1914&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre des missions de délimitation entre le Pérou et le Brésil, les commissions frontalières finalisent des tracés cartographiques dans la région du <em>rio Breu</em>. Ces documents reconnaissent l’occupation traditionnelle des <strong>Asháninka</strong>, durement touchés par les violences du <strong>boom du caoutchouc</strong>. Les relevés intègrent les villages, les zones de chasse et les routes de déplacement autochtones, constituant une base officielle pour la reconnaissance ultérieure de leurs territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Martin Charlo, chef héréditaire de la tribu Flathead &#8211;&nbsp; 1916&nbsp;? &#8211; National Anthropological Archives</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1886</post-id>	</item>
		<item>
		<title>24 mai</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/05/24/24-mai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Arapaho]]></category>
		<category><![CDATA[Caddo]]></category>
		<category><![CDATA[Calusa]]></category>
		<category><![CDATA[Cherokee]]></category>
		<category><![CDATA[Cheyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Chickasaw]]></category>
		<category><![CDATA[Choctaw]]></category>
		<category><![CDATA[Comanche]]></category>
		<category><![CDATA[Creek]]></category>
		<category><![CDATA[Iroquois]]></category>
		<category><![CDATA[Kiowa]]></category>
		<category><![CDATA[Lipan]]></category>
		<category><![CDATA[muscogee]]></category>
		<category><![CDATA[Powhatan]]></category>
		<category><![CDATA[Séminole]]></category>
		<category><![CDATA[Tonkawa]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.blackberroy.com/?p=1375</guid>

					<description><![CDATA[1513 :  Rencontre avec les Calusas
1539 : "sept Cités d'Or"
1607 : Jacobus Rex 
1754 : Assassinat de Jumonville
1814 : Andrew Jackson négociateur
1822 : Bataille de Pichincha 
1838 : Orders No. 34
1841 : Massacre de Village Creek 
1865 : Pacte de Camp Napoléon]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1513&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de <em>Charlotte Harbor</em>, Ponce de León rencontre un groupe de <strong>Calusas</strong>, l’une des puissances autochtones du sud de la Floride. L’échange tourne rapidement à l’affrontement, et les Espagnols capturent quatre guerriers. Cet épisode reflète la méfiance profonde des <strong>Calusas</strong> envers les Européens et la stratégie coloniale espagnole fondée sur la coercition. Les <strong>Calusas</strong>, organisés et influents, résisteront longtemps à l’intrusion européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1539&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vice‑roi Mendoza reçoit le rapport du franciscain Marcos de Niza, parti de Culiacán en mars pour explorer les terres au nord du Mexique. Selon son récit, il aperçoit la cité de <strong>Cíbola</strong> sans y entrer, décrivant une ville riche et puissante. Ce témoignage, largement exagéré, convainc les autorités coloniales de lancer de nouvelles expéditions à la recherche des “Sept Cités d’Or”. Son rapport déclenche directement l’expédition de <strong>Coronado</strong> en 1540 et ouvre une ère de contacts violents avec les peuples pueblos du Sud‑Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1607&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Christopher Newport et ses hommes érigent une croix marquée <em>Jacobus Rex</em> sur les terres de la <strong>Confédération Powhatan</strong>, dix jours après la fondation de Jamestown. Les colons affirment à leur guide autochtone qu’il s’agit d’un symbole d’alliance, alors qu’il s’agit d’un acte <strong>de prise de possession territoriale</strong>. Ce mensonge diplomatique provoque une méfiance immédiate. Deux jours plus tard, les <strong>Powhatans</strong> attaquent les colons, marquant le début des premiers affrontements armés et d’une longue période de conflits dans la vallée du James.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1754&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">George Washington et un groupe de guerriers <strong>iroquoiens</strong> menés par <strong>Tanaghrisson</strong> surprennent un détachement français commandé par Jumonville dans la vallée de l’Ohio. Après une courte escarmouche, Jumonville, blessé, affirme être en mission diplomatique. <strong>Tanaghrisson</strong> l’exécute alors brutalement, transformant l’incident en assassinat politique. L’affaire provoque un choc diplomatique majeur et entraîne une riposte française. Cet événement déclenche <strong>la guerre de Conquête</strong>, phase nord‑américaine de la guerre de Sept Ans, forçant les nations autochtones à choisir leur camp.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1814&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Andrew Jackson est officiellement nommé négociateur du traité de paix avec la <strong>Nation creek</strong>, quelques semaines après sa victoire contre les <strong>Red Sticks</strong>. Cette nomination lui donne les pleins pouvoirs pour imposer un accord sans véritable négociation. Jackson prépare alors le <strong>Traité de Fort Jackson</strong>, signé en août 1814, qui force les <strong>Creeks</strong> à céder 23 millions d’acres, y compris les terres de leurs propres alliés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1822&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les troupes indépendantistes d’Antonio José de Sucre affrontent les forces royalistes espagnoles sur les pentes du <em>Pichincha</em>, au‑dessus de Quito. Grâce à une manœuvre audacieuse par les hauteurs, les patriotes prennent l’avantage et forcent la reddition espagnole. La victoire libère Quito et permet l’intégration de l’Équateur à la Grande Colombie. Elle constitue un tournant majeur dans les guerres d’indépendance andines et ouvre la voie à la libération du Pérou. Pichincha reste l’un des symboles fondateurs de l’identité équatorienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1838&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général <strong>Winfield Scott</strong> publie depuis <em>New Echota</em> l’<strong>Orders No. 34</strong>, qui lance officiellement la déportation forcée des <strong>Cherokees</strong>. L’ordre exige que les troupes ratissent méthodiquement les villages pour capturer et regrouper les familles dans des camps de détention. Les arrestations commencent immédiatement, souvent dans la violence. Les conditions catastrophiques des stockades provoquent déjà de nombreux morts. Cet ordre marque le début opérationnel de la <strong>Trail of Tears</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1841&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une milice texane dirigée par le général Edward H. Tarrant attaque par surprise plusieurs villages autochtones le long de <strong>Village Creek</strong>. Ces communautés regroupaient des <strong>Cherokees, Caddos, Tonkawas, Muscogees et Séminoles</strong>, déjà déplacés par les guerres coloniales. Les miliciens incendient les habitations, pillent les réserves et ouvrent le feu, faisant au moins une douzaine de morts, probablement davantage selon les sources autochtones. L’opération, menée sous la politique d’expulsion totale de Mirabeau B. Lamar, brise temporairement la résistance autochtone dans le nord du Texas et ouvre la voie à une colonisation accélérée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1865&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des dizaines de nations autochtones se réunissent à <strong>Camp Napoleon</strong> (Territoire Indien) pour signer un pacte d’unité inédit. Les nations déportées de l’Est (<strong>Cherokees, Choctaws, Creeks, Chickasaws, Séminoles</strong>) s’allient aux nations des Plaines (<strong>Kiowas, Comanches, Arapahos, Cheyennes, Lipan Apaches</strong>). Conscients que la fin de la guerre de Sécession va tourner l’armée américaine contre eux, ils proclament : <strong>“Un Indien ne doit pas verser le sang d’un Indien.”</strong> Le pacte met fin aux guerres intertribales et vise à présenter un front politique uni.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Dans cette représentation artistique de l&rsquo;incident de Jumonville Glen, les Anglais, sous le commandement de George Washington, sont dépeints comme assassinant de sang-froid le commandant français Jumonville, sans défense. Les récits contemporains de l&rsquo;incident sont contradictoires ; il est plus probable que Jumonville ait en réalité été tué d&rsquo;un coup de tomahawk par le chef indien Tanaghrisson, sous le regard passif de Washington.</em></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1375</post-id>	</item>
		<item>
		<title>07 mai</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/05/07/07-mai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Apache]]></category>
		<category><![CDATA[Cherokee]]></category>
		<category><![CDATA[Cheyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Comanche]]></category>
		<category><![CDATA[Crow]]></category>
		<category><![CDATA[Dane‑zaa]]></category>
		<category><![CDATA[Inuit]]></category>
		<category><![CDATA[Lakota]]></category>
		<category><![CDATA[Lipan]]></category>
		<category><![CDATA[Maya]]></category>
		<category><![CDATA[Miniconjou]]></category>
		<category><![CDATA[Outaouais]]></category>
		<category><![CDATA[Pueblo]]></category>
		<category><![CDATA[Sioux]]></category>
		<category><![CDATA[Toba]]></category>
		<category><![CDATA[Wichi]]></category>
		<category><![CDATA[Wyandot]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.blackberroy.com/?p=1300</guid>

					<description><![CDATA[1515 : Nomination de Bartolomé de Las Casas
1763 : Début de la Rébellion de Pontiac
1793 : Alexander Mackenzie et les Premières Nations
1824 : État de Coahuila y Tejas
1824 : Expédition de Lyon
1848 : Guerre des Castes 
1851 : Ouverture du Female Seminary Cherokee
1855 : Traité avec les Wyandots
1868 : Traité avec les Crows 
1877 : Bataille de Little Muddy Creek
1888 : École industrielle indienne de Carlisle
1891 : Expédition dans le Gran Chaco 
1923 : Affaire des terres des Pueblos 
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1515&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bartolomé de Las Casas intensifie ses démarches auprès de la Couronne espagnole pour dénoncer l’<em>encomienda</em>, système de travail forcé qui décime les populations autochtones des Caraïbes et d’Amérique centrale. Il multiplie mémoires et audiences, décrivant la mortalité massive et les abus des colons. Ses interventions convainquent le cardinal Cisneros d’envisager des réformes et d’envoyer des enquêteurs dans les îles. Cette période marque le début de son rôle politique majeur et prépare sa nomination comme “Protecteur des Indiens”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1763</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef <strong>outaouais</strong> <strong>Pontiac</strong> tente de s’emparer de <em>Fort Détroit</em> par la ruse, en entrant dans le fort sous couvert d’une visite diplomatique. Prévenu par un informateur autochtone, le commandant Gladwin déjoue la surprise. L’échec immédiat déclenche néanmoins le <strong>siège de Détroit</strong> et marque le début de la grande rébellion autochtone contre l’occupation britannique. Dans les jours suivants, les nations alliées encerclent le fort et la guerre s’étend à toute la région des Grands Lacs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1793&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alexander Mackenzie remonte la rivière de la Paix et rencontre les <strong>Dane‑zaa (Beaver)</strong>, dont il décrit les réseaux commerciaux et l’influence régionale. Ses journaux montrent que les <strong>Dane‑zaa</strong> contrôlent des routes de chasse et d’échange essentielles, et qu’ils négocient avec prudence face aux Européens. Mackenzie dépend de leurs connaissances du territoire pour poursuivre sa route vers l’ouest. Ces notes offrent un rare instantané des relations de pouvoir dans le commerce des fourrures avant l’arrivée massive des colons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1824&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mexique fusionne le Coahuila et le Texas pour créer l’État de <strong>Coahuila y Tejas</strong>. Cette réorganisation vise à renforcer le contrôle du nord du pays et à attirer davantage de colons, notamment anglo‑américains. Pour les <strong>Comanches</strong>, <strong>Apaches</strong> et <strong>Lipans</strong>, ce nouveau découpage marque une accélération de la colonisation de leurs terres ancestrales. Les postes militaires et les colonies agricoles se multiplient, modifiant profondément les équilibres frontaliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1824&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son expédition à bord du <em>HMS Griper</em>, le capitaine George Francis Lyon explore la région de l’île Southampton et consigne dans ses journaux des observations détaillées sur les <strong>Inuits</strong>. Il décrit leurs vêtements en peau, leurs techniques de chasse et leurs méthodes de déplacement sur la banquise printanière. Lyon souligne la précision de leurs connaissances géographiques et la sophistication de leur culture matérielle. Ses notes comptent parmi les premières descriptions européennes approfondies des <strong>Inuits</strong> du bassin d’Hudson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1848&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">En pleine <em>Guerre des Castes</em>, les forces <strong>mayas</strong> contrôlent la majeure partie du Yucatán et consolident leurs positions autour des centres d’approvisionnement. Elles coupent les routes vers Mérida et Campeche, affaiblissant l’autorité yucatèque. Les insurgés réclament l’abolition des impôts religieux, la fin des corvées et la restitution des terres communautaires. Ce moment marque l’apogée de leur puissance militaire et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1851&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Nation <strong>Cherokee</strong> ouvre son <strong>Female Seminary</strong>, au nord de Park Hill, un jour après l’inauguration du séminaire masculin. L’établissement offre un programme exigeant, algèbre, botanique, géographie, latin, musique, inspiré des académies de Nouvelle‑Angleterre. Financé et administré par la Nation, il marque la volonté <strong>cherokee</strong> de reconstruire une société instruite après le <strong>Trail of Tears</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1855&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un traité discuté avec les <strong>Wyandots</strong> organise leur transition vers la citoyenneté américaine. Présenté comme une intégration, ce processus impose en réalité la dissolution de la propriétécommunautaire au profit de parcelles individuelles. Cette stratégie permet au gouvernement d’ouvrir les terres “excédentaires” à la colonisation et affaiblit les structures sociales et politiques de la nation. Le traité marque un tournant majeur dans l’histoire <strong>wyandotte</strong> et préfigure les politiques d’allotment qui se généraliseront plus tard avec le <em>Dawes Act</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1868&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chefs <strong>Crows (Apsáalooke)</strong> signent à Fort Laramie un traité établissant une réserve d’environ 8 millions d’acres dans le Montana. Présenté comme une garantie de paix, le texte impose toutefois la sédentarisation et limite les déplacements de chasse. Malgré leur alliance ancienne avec les États‑Unis, les <strong>Crows</strong> voient ce traité inaugurer une réduction progressive de leur territoire traditionnel. Dans les décennies suivantes, plusieurs cessions forcées amputeront encore la réserve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;: &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les troupes du colonel Nelson A. Miles surprennent un camp de <strong>Miniconjou Lakotas</strong> dirigé par le chef <strong>Lame Deer</strong> dans le sud‑est du Montana. Une tentative de négociation tourne court lorsqu’un tir isolé déclenche un échange de feu. <strong>Lame Deer</strong> est mortellement touché, et plusieurs guerriers sont tués ou capturés. Le camp est dispersé et les chevaux saisis, privant les survivants de toute possibilité de fuite. Cet affrontement constitue l’un des derniers combats majeurs de la <strong>Guerre des Black Hills</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1888&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les archives de la <em>Carlisle Indian Industrial School</em> indiquent l’envoi de plusieurs élèves autochtones, notamment <strong>Sioux</strong> et <strong>Cheyennes</strong>, dans des fermes blanches dans le cadre du programme <strong>“Outing”</strong>. Présenté comme une formation, ce système visait surtout à les séparer de leur culture et à les soumettre à un travail agricole ou domestique. Les placements, organisés chaque printemps, faisaient partie de la stratégie d’assimilation forcée de Carlisle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1891&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des rapports d’expéditions militaires et scientifiques dans le <em>Gran Chaco</em> signalent des escarmouches avec les peuples <strong>Wichí</strong> et <strong>Toba</strong>. Officiellement destinées à cartographier la région, ces missions servent en réalité à préparer la colonisation de territoires décrits comme “vides” par les États‑nations. Les communautés locales résistent à l’intrusion, défendant leurs terres, leurs points d’eau et leurs réseaux de mobilité. Ces opérations marquent une nouvelle étape dans la spoliation du Chaco et l’effacement de la souveraineté autochtone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1923&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte contre le <em>Bursum Bill</em> atteint son sommet. Les <strong>Pueblos</strong>, soutenus par John Collier et des alliés de Santa Fe, multiplient les actions publiques et les interventions devant le Sénat. Des articles nationaux dénoncent la spoliation des terres et des droits hydriques, mobilisant l’opinion. Face à cette pression, le gouvernement fédéral est contraint de revoir sa position. Le <em>Bursum Bill</em> est abandonné en 1923, ouvrant la voie à une législation plus protectrice en 1924.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Carabine Springfield Modèle 1873 calibre .45 ayant appartenu à Lame Deer (Minneconjou Lakota, vers 1821-1877) ; récupéré après sa mort en 1877 par le général Nelson A. Miles (1839-1925, armée américaine) ; légué à ses enfants, le major général Sherman Miles (1882-1966) et Cecelia Miles Reber (épouse de Samuel K. Reber, 1869-1952) ; donné à l’American Indian Museum par le major général Sherman Miles et Cecelia Miles Reber en 1925 &#8211; Smithsonian</em></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1300</post-id>	</item>
		<item>
		<title>22 avril</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/04/22/22-avril/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Cakchiquel]]></category>
		<category><![CDATA[Comanche]]></category>
		<category><![CDATA[Creek]]></category>
		<category><![CDATA[Hopi]]></category>
		<category><![CDATA[Kiowa]]></category>
		<category><![CDATA[Lipan]]></category>
		<category><![CDATA[Mapuche]]></category>
		<category><![CDATA[Massachusett]]></category>
		<category><![CDATA[Maya]]></category>
		<category><![CDATA[Pataxó]]></category>
		<category><![CDATA[Pueblo]]></category>
		<category><![CDATA[Quiché]]></category>
		<category><![CDATA[Séminole]]></category>
		<category><![CDATA[tupi]]></category>
		<category><![CDATA[Tupiniquim]]></category>
		<category><![CDATA[Zuni]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.blackberroy.com/?p=1230</guid>

					<description><![CDATA[1500 : "Découverte" du Brésil
1526 : Préparation de San Miguel de Gualdape
1540 : Expédition de Coronado  en Arizona
1623 : Massacre de Wessagusset 
1782 : Expédition de reconnaissance au Guatemala 
1818 : Combat de l'Econfina 
1836 : Lendemain de la Bataille de San Jacinto 
1839 : Pause dans la deuxième guerre Séminole
1889 : Premier Oklahoma Land Rush
1897 : Décret sur les terres au Chili 
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1500&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expédition de Pedro Álvares Cabral atteint les côtes du Brésil, près de <em>Monte Pascoal</em>, marquant le premier contact officiel entre Portugais et peuples autochtones. Les premiers échanges se déroulent avec les <strong>Pataxó</strong>, puis avec les <strong>Tupiniquim</strong>, dans une atmosphère décrite comme pacifique, faite de curiosité et de dons réciproques. Mais cet épisode inaugure le début de la colonisation portugaise. Dans les décennies suivantes, les peuples <strong>tupi</strong> du littoral subissent esclavage, maladies et pressions missionnaires. L’essor des plantations de canne à sucre entraîne la destruction de nombreuses sociétés côtières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1526&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Saint‑Domingue, Lucas Vázquez de Ayllón finalise les préparatifs d’une grande expédition destinée à établir une colonie sur la côte de l’actuelle Caroline du Sud / Géorgie. Cette entreprise mènera à la fondation de <strong>San Miguel de Gualdape</strong>, première colonie européenne connue sur le territoire des futurs États‑Unis. L’expédition entre en contact avec des communautés de la culture mississippienne, marquant les premiers échanges documentés dans cette région. Les Espagnols introduisent rapidement maladies, prises d’otages et tentatives d’asservissement, provoquant tensions et hostilité. La colonie échoue en quelques semaines, minée par la résistance autochtone, la famine et une révolte d’esclaves africains, la première attestée en Amérique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1540&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Francisco Vázquez de Coronado quitte <em>Culiacán</em> avec une importante armée de soldats, auxiliaires indigènes et porteurs, pour explorer le Nord à la recherche des mythiques <strong>“Sept Cités d’Or”</strong>. Guidée par les récits exagérés de Fray Marcos de Niza, l’expédition s’enfonce vers les territoires des <strong>Zuni</strong>, <strong>Hopi</strong> et <strong>Pueblos</strong>. Les premiers contacts sont immédiatement violents, notamment l’assaut contre le village <strong>zuni</strong> de <strong>Hawikku</strong>. Cette intrusion armée provoque conflits, pillages et tentatives de domination. L’arrivée des Espagnols introduit aussi maladies, perturbations économiques et premières pressions missionnaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1623&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un climat de tensions croissantes entre les colons de Plymouth et les <strong>Massachusett</strong>, le capitaine Miles Standish organise une opération présentée comme une négociation de paix. Il invite plusieurs chefs autochtones, dont <strong>Pecksuot</strong>, à un repas, puis les fait assassiner une fois désarmés. Cette attaque «&nbsp;préventive&nbsp;», justifiée par les colons comme une mesure de sécurité, constitue en réalité un coup politique destiné à intimider les nations locales. Le massacre provoque la dispersion des villages <strong>massachusett</strong>, qui fuient la région pour éviter de nouvelles violences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1782&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre des <em>réformes bourboniennes</em>, les autorités coloniales du Guatemala finalisent des rapports destinés à renforcer le contrôle fiscal sur les communautés <strong>mayas</strong>, notamment les <strong>Quiché</strong> et les <strong>Cakchiquel</strong>. Ces documents visent à rationaliser l’administration des <em>Pueblos de Indios</em> en imposant recensements, surveillance des <em>tributos</em> et encadrement des autorités locales. Cette bureaucratie accrue réduit l’autonomie politique et territoriale des villages <strong>mayas</strong>. Les nouvelles exigences coloniales obligent les communautés à modifier leurs systèmes agricoles pour répondre aux demandes de la Couronne. L’augmentation des cultures destinées au marché et la pression du travail forcé fragilisent les structures traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1818&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la <strong>Première Guerre séminole</strong>, les troupes d’Andrew Jackson attaquent un village <strong>séminole</strong> et <strong>Black Seminole</strong> installé près de la rivière <em>Econfina</em>, en Floride. L’assaut vise à briser ces communautés mixtes, composées d’Autochtones et d’Afro-Américains ayant fui l’esclavage. L’attaque se solde par la capture de nombreux habitants et la destruction des réserves de nourriture, privant le groupe de ses moyens de survie. Cette opération s’inscrit dans la stratégie de terre brûlée menée par Jackson pour affaiblir les Séminoles. Elle contribue à forcer leur déplacement vers l’Ouest, prélude aux politiques de déportation du XIXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1836&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lendemain de la <em>bataille de San Jacinto</em>, le président mexicain Santa Anna est capturé par les Texans victorieux. Cet événement ouvre la voie à la création de la République du Texas, qui rompt immédiatement avec la politique mexicaine, jusque‑là plus diplomatique envers les peuples des Plaines. Les nouveaux dirigeants texans déclarent que les <strong>Comanches</strong>, <strong>Kiowas</strong> et <strong>Lipan Apaches</strong> n’ont aucun droit territorial, légitimant une politique d’expulsion agressive. Dès 1836, raids, représailles et campagnes militaires se multiplient pour contrôler les Grandes Plaines. Cette rupture marque le début de décennies de guerres sanglantes entre Texas et nations autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1839&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">En pleine <strong>Seconde Guerre séminole</strong>, le général Alexander Macomb, nouveau commandant des forces américaines en Floride, rencontre plusieurs chefs <strong>séminoles</strong>, dont <strong>Chitto</strong> et <strong>Halek Tustenuggee</strong>. L’armée est épuisée et cherche une issue négociée après quatre années de conflit. Lors de ce conseil, un accord provisoire est trouvé : les <strong>Séminoles</strong> peuvent rester en Floride, à condition de se regrouper autour du <em>lac Okeechobee</em>. Cette concession marque une tentative rare de compromis, allant à l’encontre de la politique fédérale de déportation. L’accord offre un court répit mais reste fragile, contesté par certains officiers américains et non reconnu par tous les groupes <strong>séminoles</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1889&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 22 avril, à midi, débute le premier <strong>Oklahoma Land Rush</strong>, lorsque près de 50 000 colons se ruent pour s’approprier les <em>Unassigned Lands</em>. Ces territoires, présentés comme « vacants » par le gouvernement américain, avaient pourtant été confisqués aux <strong>Creeks</strong> et aux <strong>Seminoles</strong>, puis ouverts à la colonisation par <em>l’Indian Appropriations Act</em> de 1889. En quelques heures, des villes comme Guthrie et Oklahoma City surgissent de la prairie. Pour les nations autochtones du Territoire Indien, cet événement marque une nouvelle étape de spoliation, facilitée par le <em>Dawes Act</em>, qui démantèle les terres tribales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1897&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Une phase administrative suit la <strong>Pacification de l’Araucanie</strong>, lorsque l’État chilien organise la redistribution des terres <strong>mapuches</strong>. À travers une série de décrets fonciers, les autorités légalisent la spoliation opérée depuis les années 1880 et attribuent les meilleures terres agricoles à des colons chiliens et européens. Les <strong>Mapuches</strong> sont alors confinés dans des<strong> “reducciones”</strong>, petites réserves fragmentées qui ne représentent qu’une infime partie de leur territoire ancestral. Ce processus vise à briser l’autonomie territoriale <strong>mapuche</strong> et à intégrer la région à l’économie nationale. Les conséquences sont durables : appauvrissement, perte de souveraineté locale et conflits fonciers persistants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo : Big Tree (Kiowa)<br>Portrait studio photographie de Big Tree (Kiowa). Probablement photographié par W.P. Bliss à Fort Sill, Oklahoma Territory, autour de 1875 &#8211; Oswald Schraubstadter collection of Fort Sill photographs &#8211; National Museum of the American Indian</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1230</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
