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	<title>Munsee &#8211; De mes lectures indiennes</title>
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	<title>Munsee &#8211; De mes lectures indiennes</title>
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		<title>15 Octobre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[1492 : Colomb atteint Santa Maria de la Conception
1521 : Torture de Cuauhtemoc
1606 : Attaque de Monomoy
1615 : Les Onondagas repoussent l'offensive wendate et française.
1629 : Nouveau projet puritain
1655 : Les Munsee imposent la paix négociée
1736 : Les alliés des Grands Lacs resserrent leur coalition contre les Meskwakis
1836 : Les nations des Plaines cèdent les terres du Platte Purchase
1880 : dernier jour de la Bataille de Tres Castillo
1888 : Les Inuits accueillent Nansen après la traversée du Groenland]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1492&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Christophe Colomb atteint une île des Bahamas qu&rsquo;il nomme <em>Santa María de la Concepción</em>, habitée par des <strong>Taïnos lucayens</strong>. Les premiers contacts prennent la forme d&rsquo;échanges de cadeaux et d&rsquo;observations mutuelles. Pour les <strong>Taïnos</strong>, il s&rsquo;agit de la rencontre avec des étrangers venus d&rsquo;un monde inconnu. Colomb revendique aussitôt l&rsquo;île au nom de l&rsquo;Espagne sans consulter ses habitants. Cet acte symbolique inaugure un processus de conquête qui transformera profondément les sociétés autochtones des Caraïbes dans les décennies suivantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1521&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la chute de <strong>Tenochtitlan</strong>, les autorités espagnoles cherchent à récupérer les richesses disparues de l&#8217;empire <strong>mexica</strong>. Le <strong>tlatoani Cuauhtémoc</strong> et plusieurs nobles <strong>Mexicas</strong> sont soumis à la torture afin de leur extorquer des informations sur le trésor impérial. Malgré les supplices infligés, <strong>Cuauhtémoc</strong> devient dans la mémoire autochtone le symbole de la résistance face à la conquête espagnole. Cet épisode illustre la brutalité qui accompagne la mise en place du pouvoir colonial après la destruction de <strong>l&rsquo;État mexica</strong>. Pour les peuples <strong>nahuas</strong>, il marque l&rsquo;un des premiers actes de répression contre leurs dirigeants vaincus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1606 :</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Monomoy</em>, sur l&rsquo;actuel Cape Cod, les <strong>Monomoyicks</strong> liés à la confédération <strong>wampanoag</strong> attaquent un campement de l&rsquo;expédition française de Samuel de Champlain. Après des échanges d&rsquo;abord pacifiques, les relations se dégradent à la suite de tensions et de représailles entre les deux groupes. Les Autochtones perçoivent probablement la présence française comme une menace croissante sur leur territoire et leur sécurité. L&rsquo;assaut entraîne la mort de quatre Français et marque l&rsquo;un des premiers conflits documentés entre les peuples autochtones de Nouvelle-Angleterre et des explorateurs français. L&rsquo;événement rappelle que les nations amérindiennes demeuraient capables de défendre activement leurs terres face aux incursions européennes</p>



<p class="wp-block-paragraph">1615 :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une coalition de guerriers <strong>wendats (Hurons)</strong>, accompagnés de quelques Français dirigés par Samuel de Champlain, attaque une place forte de la nation <strong>onondaga</strong>, membre de la <strong>Ligue</strong> <strong>iroquoise</strong>. Cette expédition s&rsquo;inscrit dans des rivalités autochtones déjà anciennes pour le contrôle des territoires et des échanges. Les Onondagas résistent efficacement derrière leurs fortifications. Blessé durant le siège, Champlain ne parvient pas à inverser le cours des combats. L&rsquo;échec de l&rsquo;expédition renforce la méfiance entre les nations iroquoises et les alliés autochtones des Français, annonçant plusieurs décennies de conflits régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1629&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;élection de John Winthrop à la tête de la Massachusetts Bay Company confirme le projet d&rsquo;établissement d&rsquo;une importante colonie puritaine en Nouvelle-Angleterre. Pour les nations <strong>Massachusett</strong>, <strong>Pawtucket</strong> et <strong>Wampanoag</strong>, cette décision annonce l&rsquo;arrivée d&rsquo;un nombre croissant de colons anglais sur leurs territoires ancestraux. Le transfert du gouvernement colonial vers l&rsquo;Amérique renforce l&rsquo;autonomie des colons et accélère leur implantation. Dans les décennies suivantes, l&rsquo;expansion des établissements anglais entraîne une pression croissante sur les terres autochtones et multiplie les tensions diplomatiques et territoriales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1655 :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les affrontements de la <strong>Peach War</strong>, les <strong>Hackensack</strong>, une nation <strong>lenape (Munsee)</strong>, négocient avec les autorités de la Nouvelle-Néerlande afin de mettre fin aux hostilités. Les <strong>Lenapes</strong> utilisent les captifs pris lors des raids comme levier diplomatique pour défendre leurs intérêts face à l&rsquo;expansion coloniale néerlandaise. Les discussions menées dans la région de <em>Pavonia</em> aboutissent à la libération de prisonniers et à une suspension des combats. Cet épisode illustre la capacité des <strong>nations lenapes</strong> à imposer des négociations d&rsquo;égal à égal avec les Européens. Il marque également un moment important de diplomatie autochtone dans la vallée de l&rsquo;Hudson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1736&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Outaouais</strong>, <strong>Poutéouatmis (Potawatomis)</strong> et <strong>Ojibwés (Saulteaux)</strong> demeurent des alliés essentiels de la Nouvelle-France dans la région des Grands Lacs. Face aux conflits persistants avec les <strong>Meskwakis (Renards)</strong>, ces nations participent à une vaste diplomatie d&rsquo;alliance où les intérêts autochtones demeurent aussi importants que ceux des Français. Les coalitions reposent sur le contrôle des routes commerciales, l&rsquo;équilibre régional et la sécurité des communautés. Du point de vue autochtone, ces accords constituent avant tout des alliances entre nations souveraines plutôt qu&rsquo;une simple soumission à l&rsquo;autorité française. Les conseils diplomatiques jouent alors un rôle central dans la stabilisation du Pays d&rsquo;en Haut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1836&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nations <strong>Oto</strong>, <strong>Missouria</strong>, <strong>Omaha</strong>, <strong>Yankton</strong> et <strong>Santee Sioux</strong> signent à <em>Bellevue</em> un traité avec les États‑Unis concernant les terres du futur <strong>Platte Purchase</strong>. Sous une pression croissante de l&rsquo;expansion américaine, elles renoncent à leurs droits territoriaux sur une vaste région située au nord-ouest du Missouri. Pour les peuples concernés, cette cession représente une nouvelle réduction de leur espace politique et de leurs territoires de chasse. Le gouvernement américain obtient ainsi l&rsquo;ouverture de nouvelles terres à la colonisation. L&rsquo;accord marque une étape supplémentaire dans le déplacement progressif des nations autochtones des plaines orientales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1880&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Tres Castillos, dans le désert de Chihuahua, la bande <strong>Chihenne (Warm Springs Apache)</strong> de <strong>Victorio</strong> est encerclée depuis la veille par les troupes mexicaines du colonel Joaquín Terrazas. Après plus d&rsquo;une année de résistance contre les armées américaine et mexicaine, les <strong>Apaches</strong> manquent de munitions et sont submergés. <strong>Victorio</strong> est tué avec de nombreux guerriers, tandis que des dizaines de femmes et d&rsquo;enfants sont capturés. Pour les <strong>Chihenne</strong>, cette défaite représente l&rsquo;effondrement d&rsquo;une ultime tentative de préserver leur liberté et leur territoire ancestral. L&rsquo;événement marque la fin de la <strong>guerre de Victorio</strong> et l&rsquo;un des épisodes les plus tragiques de l&rsquo;histoire <strong>apache</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1888&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;expédition de Fridtjof Nansen achève la première traversée de l&rsquo;inlandsis groenlandais. Après des semaines passées sur la glace, les explorateurs atteignent la côte occidentale où ils reçoivent l&rsquo;aide des <strong>Inuits du Groenland</strong>. Ceux-ci leur apportent un soutien essentiel pour rejoindre les établissements côtiers et survivre à l&rsquo;approche de l&rsquo;hiver. L&rsquo;épisode rappelle que les grandes explorations arctiques dépendent souvent des connaissances et de l&rsquo;assistance des peuples autochtones. Les savoirs inuits en matière de navigation, de chasse et de déplacement deviennent alors une ressource précieuse pour les Européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contenu placé sous licence Creative Commons CC BY-NC 4.0.<br>Partage autorisé avec attribution obligatoire à <strong>blackberroy.com</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo :</em> <em>Flying Bird, Yankton Dakota – 1867 – Antonio Zeno Shindler – Princeton University Library</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="558" height="933" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-25.jpeg?resize=558%2C933&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2158" style="aspect-ratio:0.5980707395498392;width:558px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-25.jpeg?w=558&amp;ssl=1 558w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-25.jpeg?resize=179%2C300&amp;ssl=1 179w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-25.jpeg?resize=300%2C501&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 558px) 100vw, 558px" /></figure>
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		<title>15 Septembre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[1502 : Christophe Colomb débarque en Amérique centrale
1655 : Déclenchement de la guerre du Pecher
1778 : Le Congrès continental ratifie le traité avec les Delawares
1815 :Signature des traités de paix de Portage des Sioux
1821 : Proclamation de l'indépendance de l'Amérique centrale
1830 : Début du conseil du traité de Dancing Rabbit Creek
1851 : Clôture des pourparlers du traité de Fort Laramie
1858 : Lancement du Butterfield Overland Mail 
1873 : Élection d'un Conseil de direction chez les Haïdas
1877 : Négociations finales avant la signature du Traité no 7
1897 : Création de la réserve autochtone de San Martin Jilotepeque
1906 : Invalidation des concessions foncières chez les Algonquins du lac Barrière
1923 : Mise en place de la commission d'enquête sur les Williams Treaties]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1502</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son quatrième voyage, <strong>Christophe Colomb</strong> débarque près de <strong>Cariay</strong>, sur la côte du <strong>Costa Rica</strong>, à proximité de l’île <strong>Uvita</strong>. Il établit les premiers contacts européens avec les peuples <strong>chibchas</strong> et <strong>huetares</strong>, engagés dans des réseaux d’échanges régionaux. Les interactions, d’abord pacifiques, révèlent rapidement des tensions. Cet épisode marque le début des relations — souvent conflictuelles — entre les Européens et les sociétés autochtones de l’isthme centraméricain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1655&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs centaines de <strong>Munsee</strong> occupent New Amsterdam avant de se retirer pacifiquement. Mais l’ordre donné par Cornelis van Tienhoven de tirer sur les <strong>Munsee</strong> en partance déclenche une série de raids sur <em>Pavonia</em> et <em>Staten Island</em>, causant 43 morts, plus de 100 captifs et la destruction de 28 fermes. L’absence de Stuyvesant, parti conquérir <em>New Sweden</em>, laisse la colonie sans défense. Les négociations d’octobre permettent la restitution progressive des captifs, tandis que van Tienhoven est tenu pour responsable de l’escalade. L’épisode révèle la fragilité des implantations néerlandaises et les conséquences d’une diplomatie mal maîtrisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1678:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Salle revient en Nouvelle‑France avec une trentaine d’hommes après avoir reçu de Louis XIV un mandat d’explorer les territoires situés entre la Floride et le Mexique. Ce retour marque le lancement des préparatifs de sa grande expédition vers l’Ouest et le Sud, qui mènera à la descente du Mississippi et à la proclamation de la Louisiane en 1682.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1778&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Congrès continental ratifie le <strong>Traité de Fort Pitt</strong>, signé deux jours plus tard avec les <strong>Delawares (Lenapes)</strong>. C’est le premier traité officiel entre les États‑Unis et une nation autochtone. L’accord prévoit une alliance militaire contre les Britanniques, le passage des troupes américaines sur les terres <strong>lenapes</strong> et la possibilité d’un futur État indien allié. Malgré ces promesses, l’alliance est rapidement trahie et les <strong>Lenapes</strong> subissent de lourdes pertes dès 1779.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1815&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Portage des Sioux</em>, les États‑Unis signent un traité de paix et d’amitié avec les <strong>Osages</strong>, dans le cadre de la série d’accords post‑guerre de 1812. Dirigé par William Clark, l’accord confirme la fin des hostilités, la liberté de commerce et la reconnaissance de l’autorité américaine. Il contribue à stabiliser la frontière Ouest du Mississippi et prépare les futures cessions de terres <strong>osages</strong> des années 1818–1825.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1821&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de Guatemala signent l’<strong>Acte d’indépendance de l’Amérique centrale</strong>, rompant avec l’Espagne. Les nouvelles républiques (Guatemala, El Salvador, Honduras, Nicaragua et Costa Rica) passent sous le contrôle des élites créoles. Des millions d’Autochtones, notamment <strong>Mayas</strong>, <strong>Lencas</strong> et <strong>Nahua‑Pipils</strong>, voient leurs territoires intégrés dans des États qui perpétuent les structures coloniales. L’indépendance ouvre une période de réformes, de conflits internes et de marginalisation politique des peuples autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1830&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les commissaires John Eaton et John Coffee ouvrent le <strong>conseil de Dancing Rabbit Creek</strong> avec les chefs <strong>choctaws</strong> <strong>Greenwood LeFlore</strong> et <strong>Mushulatubbee</strong>. Ces négociations, menées sous forte pression, préparent la signature du premier grand traité d’expulsion après <strong>l’Indian Removal Act</strong>. Le traité du 27 septembre entraîne la cession de millions d’acres et l’expulsion de milliers de <strong>Choctaws</strong> vers l’Oklahoma, inaugurant la <strong>Piste des Larmes</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1851&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au camp de Horse Creek, s’achève l’un des plus grands conseils autochtones des Plaines. Les représentants <strong>lakotas</strong>, <strong>cheyennes</strong>, <strong>arapahos</strong>, <strong>crows</strong>, <strong>assiniboines</strong>, <strong>mandans</strong>, <strong>hidatsas</strong> et <strong>arikaras</strong> finalisent le texte du <strong>traité de Fort Laramie</strong>, qui sera signé le 17 septembre. L’accord fixe des frontières tribales, garantit la paix intertribale et organise le passage des migrants vers l’Ouest. Cet événement marque un tournant majeur dans la diplomatie des Plaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1858&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Butterfield Overland Mail</em> commence ses opérations entre St. Louis, Memphis et San Francisco, via <em>Fort Smith</em>. Ce service postal de 2 800 miles devient la plus longue ligne terrestre des États‑Unis. Contrairement aux récits hollywoodiens, la route n’est attaquée par les <strong>Apaches </strong>qu’une seule fois, en 1859, près de <em>Dragoon Springs</em>. Le <em>Butterfield Mail</em> joue un rôle crucial dans la communication entre l’Est et la Californie jusqu’à son interruption en 1861.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1873&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la pression des missionnaires et des autorités coloniales, la communauté <strong>haïda</strong> de Masset met en place un conseil de village conforme aux normes administratives imposées après l’intégration de la Colombie‑Britannique au Canada. Cette réorganisation vise à protéger les terres ancestrales face aux projets de dépossession et à l’expansion économique coloniale. L’événement marque l’un des premiers cas d’adaptation forcée de la gouvernance <strong>haïda</strong> aux structures prévues par la future <strong>Loi sur les Indiens</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Blackfoot Crossing</em>, les représentants de la Couronne mènent les derniers arbitrages avec <strong>Crowfoot</strong> et les chefs <strong>Siksika, Kainai, Piikani</strong>, ainsi qu’avec les <strong>Stoney‑Nakoda</strong>. Les discussions portent sur les réserves, les paiements annuels, les droits de chasse et les engagements de paix. Cette journée marque la finalisation du texte du <strong>Traité no</strong><strong> 7</strong>, qui sera signé le 22 septembre 1877, entraînant la cession des territoires ancestraux des nations des Plaines du sud de l’Alberta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1897&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un décret guatémaltèque confirme la délimitation et l’octroi de titres communaux aux <strong>Kaqchikels</strong> <em>de San Martín Jilotepeque</em>, dans les hautes terres du Guatemala. Cette mesure vise à protéger les terres ancestrales contre l’expansion des plantations de café et les revendications privées. Le décret stabilise temporairement les droits fonciers des communautés mayas, dans un contexte de forte pression foncière liée aux réformes libérales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1906&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Département des Affaires indiennes invalide les demandes de concessions forestières sur les territoires de chasse des <strong>Algonquins</strong> du <em>lac Barrière</em>, près de Maniwaki. L’ordonnance reconnaît le droit d’usage traditionnel des familles autochtones et rejette les prétentions des compagnies de coupe. Cette décision, temporaire mais importante, constitue un rare précédent de protection administrative des terres <strong>algonquines</strong> avant les grandes revendications territoriales du XXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1923&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La commission mixte fédérale‑ontarienne mène ses séances décisives auprès des communautés <strong>ojibwées</strong> des lacs <em>Simcoe</em>, <em>Huron</em> et <em>Rice</em>. Les commissaires examinent les revendications territoriales, les compensations insuffisantes et les droits de chasse et de pêche. Ces travaux finalisent les recommandations qui mèneront à la signature des <strong>Williams Treaties</strong> en octobre‑novembre 1923, entraînant la cession des derniers titres ancestraux <strong>ojibwés</strong> dans le sud de l’Ontario.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo : Crowfoot, chef de la Nation des Pieds-Noirs), 1886, photographie de Oliver Buell, Bibliothèque et Archives Canada, Ottawa.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="549" height="934" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-8.jpeg?resize=549%2C934&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-1997" style="aspect-ratio:0.5877944325481799;width:549px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-8.jpeg?w=549&amp;ssl=1 549w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-8.jpeg?resize=176%2C300&amp;ssl=1 176w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-8.jpeg?resize=300%2C510&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 549px) 100vw, 549px" /></figure>
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		<title>25 aout</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/08/25/25-aout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[1511 : Fondation de  Baracoa, première colonie espagnole permanente à Cuba
1539 : L’expédition de Soto entre sur les territoires timucuas
1565 : Fondation de St. Augustine
1724 : Pillage de Norridgewock
1737 : Preparaton du Walking Purchase
1781 : Défaite de Lochry 
1825 : Traité de Fort Lookout avec la Nation Cheyenne
1828 : Traité de Green Bay
1832 : Reddition de Black Hawk aux Ho-Chunk
1862 : Evacuation de New Ulm
1868 : Raids des Cheyennes et Arapahos sur la Republican River
1877 : Capture du groupe Cowan dans le Yellowstone
1919 : Préparatifs de la 5e Expédition de Thulé]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1511&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diego Velázquez de Cuéllar fonde <em>Baracoa</em>, première colonie espagnole permanente à Cuba. Cet acte inaugure la conquête de l’île et l’asservissement des <strong>Taïnos</strong>, soumis à l’<em>encomienda</em> et aux réquisitions coloniales. La fondation déclenche la résistance armée menée par le cacique <strong>Hatuey</strong>, qui tente d’unir les communautés contre l’avancée espagnole. L’événement marque le début de la transformation profonde et violente des sociétés autochtones de Cuba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1539&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expédition de Hernando de Soto franchit la rivière Suwannee et entre sur les territoires <strong>timucuas</strong>. Les Espagnols tentent de réquisitionner les réserves de maïs, provoquant des escarmouches avec les guerriers locaux. Cet épisode illustre la résistance des chefferies <strong>timucuas</strong> face aux exigences coloniales et annonce les violences qui accompagneront toute l’avancée de De Soto dans le sud‑est nord‑américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1565&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pedro Menéndez de Avilés aperçoit la côte orientale de la Floride, près du Cap Canaveral. Quelques jours plus tard, il débarque et fonde <em>St. Augustine</em>, première implantation espagnole durable dans la région. Menéndez entre alors en contact avec la chefferie <strong>timucua</strong> du chef <strong>Seloy</strong>, dont le village sert de base initiale aux Espagnols. Cet épisode inaugure plus de deux siècles d’interactions, de missions et de conflits entre les <strong>Timucuas</strong> et la colonisation espagnole en Floride.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1724&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux jours après la destruction du village <strong>abénaki</strong> de <strong>Norridgewock</strong>, les troupes du Massachusetts achèvent le pillage du site et entament leur retraite. Elles emportent les scalps des victimes <strong>abénakises</strong> ainsi que le corps du père Sébastien Rale, tué lors de l’assaut du 23 août. Cet épisode, l’un des plus violents de la <strong>guerre de Rale / Dummer</strong>, provoque l’exode des survivants vers le Canada et marque un tournant dans la lutte <strong>abénakie</strong> contre l’expansion coloniale britannique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1737&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Thomas Penn signe un accord avec les chefs <strong>munsee</strong> <strong>Manawkyhickon</strong>, <strong>Nutimus</strong>, <strong>Teeshacomin</strong> et <strong>Lappawinzoe</strong>, reconnaissant un acte de 1686 et préparant le Walking Purchase. L’accord prévoit la vente des terres lenape sur la distance qu’un homme peut marcher en un jour et demi. Le 19 septembre, les Penns transforment cette marche en course, obtenant une cession territoriale massive. Cet épisode, considéré comme une fraude majeure, entraîne l’expulsion progressive des <strong>Lenape</strong> de la vallée du Delaware.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1781&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de l’actuelle Aurora (Indiana), une force conjointe de <strong>Shawnees</strong>, <strong>Miamis</strong> et <strong>Wyandots</strong>, menée par <strong>Joseph Brant</strong> et <strong>George Girty</strong>, tend une embuscade au détachement du colonel Archibald Lochry. La troupe américaine est entièrement détruite : Lochry est tué et tous ses hommes sont capturés ou abattus. Cette défaite majeure, survenue durant la guerre d’indépendance, freine les opérations américaines dans le Territoire de l’Ohio et confirme la capacité stratégique des nations autochtones de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1825&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Fort Lookout</em> sur le Missouri, le général Henry Atkinson et le commissaire Benjamin O’Fallon signent un traité de paix et d’amitié avec les chefs <strong>cheyennes</strong>. L’accord vise à réguler le commerce des fourrures et à garantir la protection des marchands américains circulant sur le haut Missouri. Ce traité, l’un des premiers engagements diplomatiques entre les <strong>Cheyenne</strong>s et les États‑Unis, s’inscrit dans la stratégie américaine de sécurisation commerciale de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1828&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Green Bay</em>, les commissaires américains Lewis Cass et Pierre Menard signent un traité avec les <strong>Ho‑Chunk</strong>, <strong>Ojibwés</strong>, <strong>Outaouais</strong> et <strong>Potawatomi</strong>. L’accord établit un armistice et une délimitation territoriale provisoire, mettant fin aux tensions de la <strong>guerre des Winnebagos (1827)</strong>. Il prévoit aussi le gel des concessions minières dans les zones disputées. Ce traité marque une étape de stabilisation avant les grandes politiques de déplacement autochtone des années 1830.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1832&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la défaite de <strong>Bad Axe</strong>, le chef <strong>sauk</strong> <strong>Black Hawk</strong> rejoint un campement <strong>ho‑chunk</strong> près de <em>Turtle Village</em>. Il se rend aux chefs <strong>Spoon Decorah</strong> et <strong>Chaetar</strong>, qui le conduisent à <em>Prairie du Chien</em> pour le remettre aux autorités américaines. Cette reddition marque la fin de la <strong>guerre de Black Hawk</strong> et ouvre la voie à une intensification des politiques de déplacement autochtone dans le Midwest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1862&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les violents assauts des 19 et 23 août menés par les guerriers <strong>dakotas</strong> de <strong>Taoyateduta (Little Crow)</strong>, la ville de <em>New Ulm</em> est totalement évacuée. Environ 2 000 réfugiés quittent la localité sous l’escorte du colonel Charles Flandrau, après des combats qui ont ravagé la ville. Cette retraite marque un tournant de la <strong>guerre des Dakotas</strong> du Minnesota, accentuant la mobilisation militaire américaine et la spirale de répression qui suivra.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1868&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur par intérim du Colorado, Alexander C. Hall, télégraphie à l’armée que 200 Autochtones « dévastent le sud du territoire ». Le même jour, les militaires reçoivent un rapport signalant le meurtre d’un gardien de bétail près de Fort Dodge (Kansas). Ces alertes, dans un climat de tensions extrêmes entre autorités territoriales et nations des Plaines, contribuent à l’escalade qui mènera aux campagnes militaires de l’automne 1868.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1868&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des groupes de <strong>Cheyennes</strong> et <strong>Arapahos</strong> mènent plusieurs raids synchronisés le long de la Republican River (Kansas/Nebraska). Ils attaquent des campements de ravitaillement et des relais de voyageurs, dans un contexte de tensions croissantes liées aux routes de migration. Ces actions marquent une escalade des affrontements de l’été 1868 dans les Plaines centrales, prélude aux grandes campagnes militaires de l’automne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant leur traversée du Yellowstone, des guerriers <strong>nez‑percés</strong> capturent un groupe de touristes mené par George Cowan dans le <em>Lower Geyser Basin</em>. L’épisode survient alors que la bande de <strong>Chief Joseph</strong> tente d’échapper aux colonnes américaines. Cowan est blessé en tentant de fuir, et les captifs sont déplacés entre plusieurs campements avant d’être relâchés. Cet incident illustre la tension de la retraite <strong>nez‑percée</strong> avant la <strong>bataille de Canyon Creek</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1919&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Knut Rasmussen formalise le programme de la <strong>Cinquième Expédition de Thulé</strong>, future traversée ethnographique de l’Arctique (1921‑1924). L’expédition vise à parcourir le Groenland, le Canada arctique et l’Alaska en traîneau à chiens pour documenter l’origine commune, les traditions et les dialectes des peuples <strong>inuit</strong>. Ce projet, conçu à Thulé, deviendra l’une des enquêtes ethnographiques les plus importantes du XXᵉ siècle dans l’Arctique circumpolaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo :</em> <em>chef Arapaho du Sud Niwot (aussi connu sous le nom de Left Hand) photographié vers 1872 par William Henry Jackson</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="504" height="638" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/08/image-7.jpeg?resize=504%2C638&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-1917" style="aspect-ratio:0.7899686520376176;width:504px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/08/image-7.jpeg?w=504&amp;ssl=1 504w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/08/image-7.jpeg?resize=237%2C300&amp;ssl=1 237w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/08/image-7.jpeg?resize=299%2C379&amp;ssl=1 299w" sizes="(max-width: 504px) 100vw, 504px" /></figure>
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		<title>04 juillet</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/07/04/04-juillet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
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		<category><![CDATA[Zacateco]]></category>
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					<description><![CDATA[1541 : Mort de Alvarado 
1636 : Ultimatum aux Pequots
1648 : Attaque de la mission St Joseph
1744 : Traité de Lancaster
1776 : Déclaration d'Indépendance
1777 : Attaque de Boonesborough
1805 : Traité de Fort Industry
1820 : Traité d'Alexandrie
1827 : Abolition de l'esclavage à 
New York
1836 : Création du Territoire du Wisconsin
1876 : Centenaire de l'indépendance.
1908 : Allotment Choctaw et Chickasaw
1923 : Les Six Nation et la SDN]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1541&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">En pleine guerre du Mixtón, Pedro de Alvarado meurt près de Nochistlán après avoir été écrasé par son cheval lors d’une manœuvre sous la pression des guerriers <strong>caxcanes</strong> et <strong>zacatecos</strong>. La rébellion autochtone, l’une des plus importantes du XVIᵉ siècle, défie la domination espagnole et met en difficulté les troupes coloniales. La mort d’Alvarado renforce le moral des insurgés et oblige le vice‑roi Mendoza à reprendre personnellement la campagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1636&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de la baie du Massachusetts ordonnent à John Winthrop Jr. de réaffirmer aux <strong>Pequots</strong> les obligations du traité de 1634 : livrer les meurtriers de John Stone ou faire face à la guerre. Cet ultimatum, conçu pour être refusé, sert de justification à l’escalade coloniale. Il précipite l’expédition punitive d’Endecott, le siège de Fort Saybrook et, finalement, la <strong>guerre des Pequots</strong>, qui aboutit à la destruction de la nation <strong>pequot</strong> en 1638.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1648&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une force iroquoise attaque le village <strong>huron‑wendat</strong> de Teanaostayé, la mission jésuite de Saint‑Joseph II. Le village est incendié et détruit, faisant des centaines de morts et de captifs. Le père Antoine Daniel est tué pendant l’assaut. Cet épisode marque une étape décisive dans l’effondrement de la Confédération <strong>huronne‑wendat</strong>, qui sera achevé en 1649 avec la destruction des autres missions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1744&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Six Nations</strong> iroquoises concluent le traité de Lancaster avec les colonies de Virginie et du Maryland. En échange de marchandises et de compensations, elles renoncent à leurs revendications sur certaines terres à l’ouest des Appalaches. Les colonies interprètent cette renonciation comme une cession beaucoup plus large, ouvrant la voie à l’expansion vers la vallée de l’Ohio. Ce traité devient un jalon majeur de la diplomatie coloniale et un prélude aux conflits de l’Ohio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1776&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Déclaration d’indépendance est adoptée par le Congrès continental. Le texte rédigé par Jefferson accuse George III d’avoir encouragé contre les colons “<strong>les sauvages sans pitié des frontières</strong>”, une référence directe aux nations autochtones alliées à la Couronne britannique. Cette phrase reflète la vision coloniale des insurgés et leur volonté de justifier l’expansion vers l’ouest. Elle constitue l’un des passages les plus révélateurs de la place des peuples autochtones dans la naissance des États‑Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1777&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Shawnees</strong> attaquent de nouveau Boonesborough, comme ils l’avaient fait le 15 avril. Malgré la pression, les fortifications du fort résistent et empêchent toute brèche. Les <strong>Shawnees</strong> harcèlent les défenseurs par le feu et les tirs, mais se retirent après plusieurs heures. Cet assaut s’inscrit dans la guerre de frontière du Kentucky, où les <strong>Shawnees</strong> tentent de stopper l’expansion coloniale soutenue par Daniel Boone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1805&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis signent le <em>traité de</em> <em>Fort Industry</em> avec les <strong>Wyandot</strong>, <strong>Ottawa</strong>, <strong>Ojibwé</strong>, <strong>Munsee</strong>, <strong>Delaware</strong>, <strong>Shawnee</strong> et <strong>Potéouatomi</strong>. Les nations autochtones cèdent la partie occidentale de la Western Reserve, ouvrant la voie à la colonisation du nord de l’Ohio. En échange, elles reçoivent des paiements annuels et des marchandises. Ce traité marque une étape clé dans la progression de la frontière américaine vers l’ouest et dans la dépossession des nations du Midwest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1820&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis signent le <em>traité d’Alexandrie</em> avec la nation <strong>Creek</strong>. Sous la pression foncière croissante de la Géorgie, les <strong>Creeks</strong> cèdent une nouvelle portion de leurs terres orientales. En échange, ils reçoivent des compensations financières limitées. Ce traité s’inscrit dans une série de cessions successives qui affaiblissent la nation <strong>Creek</strong> et préparent la politique d’expulsion forcée des années 1830.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1827&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État de New York met en vigueur l’abolition totale de l’esclavage. Cette mesure libère les derniers Afro‑Américains encore sous servitude, mais aussi les derniers Autochtones réduits en esclavage ou en servitude contractuelle forcée (indentured servitude) depuis la période coloniale. L’événement est célébré par les communautés noires de New York et marque une étape majeure dans l’histoire de l’émancipation, même si les discriminations et la dépossession autochtone se poursuivent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1836&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Territoire du Wisconsin entre officiellement en vigueur. Cette réorganisation administrative englobe de vastes territoires appartenant aux <strong>Ojibwés</strong>, <strong>Menominees</strong>, <strong>Ho‑Chunks</strong> et <strong>Dakotas</strong>. L’arrivée du gouvernement territorial accélère la pression foncière et ouvre la voie à une série de traités de cession majeurs dans les années 1837–1848. La proclamation marque le début d’une colonisation intensive du Haut‑Midwest et la dépossession progressive des nations autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1876&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les États-Unis célèbrent le centenaire de leur indépendance, la nouvelle de la défaite de Custer à Little Bighorn parvient aux grandes villes de l’Est. Les télégrammes annoncent l’anéantissement du 7ᵉ de cavalerie par les <strong>Lakotas</strong>, <strong>Cheyennes</strong> et <strong>Arapahos</strong>. Le contraste entre la fête nationale et la catastrophe militaire choque profondément l’opinion publique et entraîne une intensification de la guerre dans les Black Hills.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1908&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bureau des affaires indiennes ouvre les registres finaux d’attribution des terres pour les citoyens <strong>choctaws</strong> et <strong>chickasaws</strong>. Cette étape marque l’achèvement du processus d’allotment imposé par le Dawes Act et le traité d’Atoka. Les terres tribales sont divisées en lots individuels, tandis que les “surplus lands” sont vendues aux colons. L’événement signe la fin juridique de la souveraineté territoriale collective des deux nations et ouvre la voie à une vaste spoliation foncière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1923 :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deskaheh, chef <strong>cayuga</strong> des Six Nations, se rend à Genève avec un passeport <strong>iroquois</strong> pour présenter à la Société des Nations une requête visant à faire reconnaître la souveraineté de son peuple face aux ingérences canadiennes. Bien que la SDN refuse de l’entendre officiellement, il mène une campagne diplomatique et médiatique remarquée, l’une des premières démarches autochtones internationales modernes. Son action marque un jalon majeur dans l’histoire de la souveraineté autochtone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>WA-BAUN-SEE – Chef Potawatomi – illustration de “THE INDIAN TRIBES</em> <em>OF NORTH AMERICA, WITH BIOGRAPHICAL SKETCHES AND ANECDOTES OF THE PRINCIPAL CHIEFS”  THOMAS L. McKENNEY et JAMES HALL</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>02 juillet</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/07/02/02-juillet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
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					<description><![CDATA[1512 : Attaques des Taïnos
1548 : Pression su r les Aymaras
1690 : Bataille de Rivière‑des‑Prairies
1744 : Négociation à Lancaster
1754 : Accord de paix au Massachussetts
1776 : Attaque de McDowell’s Station
1781 : Arrestation de messagers de Tupac Katari
1812 : Traité de Fort Bridger
1868 : Délégation à la demande du père De Smet
1906 : Négociation du traité n°10]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1512&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la dernière phase de la révolte menée par <strong>Agüeybaná II</strong>, les <strong>Taïnos</strong> multiplient les attaques contre les Espagnols autour de Caparra. Le harcèlement constant des convois et des mines force Ponce de León à renforcer les défenses du fort et à concentrer les colons pour éviter une expulsion de l’île. Ces affrontements s’inscrivent dans la grande insurrection <strong>taïno</strong> de 1511–1512 contre <em>l’encomienda</em> et la colonisation espagnole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1548&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la capitulation de Diego de Centeno dans les guerres civiles du Pérou, les autorités royalistes réorganisent le contrôle colonial dans le Haut‑Pérou. Les communautés <strong>aymaras</strong> de la région de La Paz voient leur tribut renforcé, leur main‑d’œuvre réaffectée et leur participation forcée aux mines et aux convois militaires. Cette réorganisation marque la consolidation du pouvoir royal et prépare l’exploitation intensive des ressources andines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1577&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Martin Frobisher jette l’ancre dans la baie qui porte aujourd’hui son nom et reprend contact avec les <strong>Inuits</strong> de la Terre de Baffin. Les échanges de troc dégénèrent rapidement en affrontements armés, nourris par les tentatives d’enlèvement menées par les marins anglais. Plusieurs <strong>Inuits</strong> sont capturés pour être emmenés en Europe, où ils mourront peu après. Cet épisode marque l’une des premières rencontres violentes entre Britanniques et peuples de l’Arctique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1690&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une centaine de guerriers <strong>iroquois</strong> descendent la rivière des Prairies et attaquent les habitants de Pointe‑aux‑Trembles. Alertés par le chirurgien Jean Jalot, 25 miliciens menés par le sieur de Colombet se postent sur la terre de Jean Grou, à la Coulée. Le combat est bref et violent : une dizaine de Français sont tués, plusieurs capturés, dont Jean Grou, brûlé vif à Lachenaie. Cet affrontement, l’un des plus meurtriers de l’année 1690, est aujourd’hui commémoré comme la <strong>Bataille de Rivière‑des‑Prairies</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1744&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 2 juillet est une journée clé des négociations du traité de Lancaster entre les <strong>Six Nations</strong> et les colonies de Virginie, Maryland et Pennsylvanie. Après plusieurs jours de discussions, les <strong>Iroquois</strong> cèdent leurs revendications sur les terres situées entre les Alleghenies et l’Ohio en échange de marchandises et de garanties de paix. Le traité, officiellement conclu le 4 juillet, ouvre la voie à l’expansion britannique vers l’ouest et marque un tournant dans la diplomatie <strong>haudenosaunee</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1754&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des représentants du Massachusetts rencontrent des <strong>Abénaquis</strong> de Norridgewock pour tenter d’obtenir leur neutralité avant la guerre franco‑britannique. Les discussions aboutissent à une entente verbale, parfois décrite comme un “accord de paix”, mais aucun traité formel n’est signé. La méfiance <strong>abénaquise</strong>, nourrie par les spoliations et la destruction de Norridgewock en 1724, fait rapidement échouer ces pourparlers. Dès l’automne, les <strong>Abénaquis</strong> se rapprochent des Français et la frontière du Maine s’embrase.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1776&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des guerriers <strong>cherokees</strong> attaquent le poste de <em>McDowell’s Station</em>, près de Morganton, dans le cadre de leur alliance avec la Couronne britannique. L’assaut, probablement le 2 juillet, est repoussé mais déclenche une vaste campagne de représailles menée par les milices de Caroline du Nord. Durant l’été, plus de trente villages <strong>cherokees</strong> sont détruits, ouvrant une période de guerre totale qui mènera à la formation des <strong>Chickamauga</strong> et à la perte massive des territoires autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1781&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le siège de La Paz atteint son apogée, les Espagnols capturent plusieurs messagers et capitaines <strong>aymaras</strong> de <strong>Túpac Katari</strong>. Les interrogatoires, menés entre le 30 juin et le 5 juillet, visent à briser les réseaux de communication et à empêcher une coordination avec la révolte de <strong>Túpac Amaru II</strong> au Cuzco. Ces arrestations affaiblissent la logistique du siège et marquent une étape importante de la contre‑offensive coloniale dans les Andes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1812&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Wyandot</strong>, <strong>Ottawa</strong>, <strong>Ojibwés</strong>, <strong>Potawatomi</strong>, <strong>Shawnee</strong> et <strong>Munsee</strong> signent à Brownstown un traité accordant aux États‑Unis un droit de passage pour tracer une route stratégique vers Detroit. Conclu dix jours après la déclaration de guerre, ce texte vise à sécuriser les communications américaines dans le Michigan. Il marque le début d’une série de tensions et d’alliances autochtones qui vont façonner les premiers mois de la guerre de 1812 dans la région des Grands Lacs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1852 :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement chilien crée officiellement la province d&rsquo;Arauco, incluant de vastes territoires revendiqués et occupés par les communautés <strong>mapuches </strong>au sud du Biobío. Cette réorganisation administrative marque une étape importante dans l&rsquo;expansion de l&rsquo;État chilien vers l&rsquo;Araucanie. Elle prépare les futures politiques de colonisation, d&rsquo;occupation militaire et de réduction territoriale qui transformeront profondément les sociétés <strong>mapuches </strong>durant la seconde moitié du XIXᵉ siècle</p>



<p class="wp-block-paragraph">1863 :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Shoshones</strong> de <strong>Washakie</strong> signent à Fort Bridger un traité autorisant les routes de transit, les lignes télégraphiques et les postes militaires à travers leurs territoires. En échange, les États‑Unis promettent des annuités et reconnaissent un immense domaine <strong>shoshone</strong> couvrant une grande partie du Wyoming, de l’Idaho et de l’Utah. Conclu en pleine ruée vers l’or, ce traité vise à sécuriser les convois de colons et marque une étape clé dans la réduction progressive du territoire <strong>shoshone</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1868&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une délégation <strong>hunkpapa</strong> menée par <strong>Gall</strong> se rend à <em>Fort Rice</em> à l’appel de Pierre‑Jean De Smet pour discuter du traité de Fort Laramie. <strong>Gall</strong> y prononce un discours marquant, montrant ses cicatrices de combat et exigeant le retrait des forts du Missouri avant toute paix. Les <strong>Hunkpapas</strong> refusent de signer le traité mais acceptent de poursuivre les discussions. Cet épisode illustre la résistance <strong>lakota</strong> face à l’expansion militaire américaine et annonce les tensions qui mèneront à la guerre des Black Hills.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1906&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">James A.J. McKenna ouvre les négociations du Traité n° 10 à l’Île‑à‑la‑Crosse. Les premières signatures, dès le 3 juillet, impliquent des chefs <strong>cris</strong> et <strong>chipewyans</strong> du nord de la Saskatchewan. Le traité prévoit des réserves, des annuités et des droits de chasse, en échange de la cession des territoires traditionnels. Conclu dans un contexte d’exploitation croissante des ressources, il marque une étape clé de la colonisation du Nord canadien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Washakie, chef des Shoshones de l’est portant une pipe en catlinite.</em></li>
</ul>
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		<title>07 mars</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/03/07/07-mars/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 17:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Cherokee]]></category>
		<category><![CDATA[Cri]]></category>
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					<description><![CDATA[1524 : Verrazzano arrive en Caroline du Nord
1554 : Réaffirmation de l'autorité du roi au Chili et au Pérou
1699 : Arbitrage autour de la baie d'Hudson
1777 : Suite des raids de BlackFish
1782 : Massacre de Gnadenhutten
1819 : Traité de Cherokee Agency
1832 : Révision du traité avec les Menominee
1877: La bande de Little Hawk se rend]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1524&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Giovanni da Verrazzano, naviguant pour la France à bord de <em>La Dauphine</em>, jette l’ancre près de l’actuelle Wilmington, en Caroline du Nord. Il devient ainsi l’un des premiers Européens à reconnaître cette partie du littoral nord‑américain, dans le cadre de son exploration de la côte atlantique depuis la Caroline du Sud jusqu’à Terre‑Neuve. Les descriptions qu’il laisse témoignent d’une côte basse et sablonneuse, habitée, mais difficile d’accès en raison des hauts‑fonds. Cette étape marque le début de sa remontée vers le nord, qui le conduira à l’entrée de la baie de New York, future « Nouvelle‑Angoulême », et contribuera à la première cartographie française de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1554&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Couronne espagnole envoie aux autorités du Pérou et du Chili de nouvelles instructions royales destinées à encadrer plus strictement le système de l’encomienda, qui reposait sur le travail forcé des populations autochtones. Présentées comme des mesures de « protection » contre les abus des colons, ces directives visaient surtout à réaffirmer l’autorité du roi face aux encomenderos, devenus trop puissants depuis les rébellions des années 1540. Elles cherchaient à limiter les excès les plus visibles (travail excessif, violences, tributs illégaux) tout en maintenant l’obligation d’évangélisation et la collecte de tributs au profit de la Couronne. En réalité, ces mesures n’améliorent guère la condition des peuples andins : elles servent surtout à centraliser le contrôle du système colonial et à préparer la transition vers d’autres formes de travail forcé, comme le <em>repartimiento</em>. Elles illustrent la contradiction permanente entre discours protecteur et exploitation structurelle des populations indigènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1699&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des commissaires anglais se réunissent pour trancher les litiges territoriaux autour de la baie d’Hudson, disputée entre la France et l’Angleterre depuis des décennies. Les frontières sont débattues à Londres à partir de cartes et de rapports européens, sans aucune consultation des peuples qui vivent sur ces terres. Ces décisions redessinent arbitrairement les territoires de chasse et les réseaux de traite des <strong>Cris</strong> et des <strong>Inuits</strong>, qui voient leurs espaces morcelés au gré des rivalités coloniales. Les discussions de 1699 annoncent les arbitrages futurs, notamment le traité d’Utrecht (1713), qui donnera finalement la baie d’Hudson à l’Angleterre et bouleversera durablement l’équilibre autochtone dans le Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1777&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lendemain d’un raid <strong>shawnee</strong> près de Harrodsburg, une force menée par le chef <strong>Blackfish</strong> attaque directement le fort de la petite colonie du Kentucky. Prévenus par le survivant James Ray, les colons se sont retranchés et parviennent à repousser l’assaut. Les <strong>Shawnees</strong> ne cherchent pas à prendre le fort, mais à harceler la communauté, détruire ses ressources et maintenir une pression constante. Cette attaque marque le début d’une série de raids qui feront de 1777 l’une des années les plus violentes pour les établissements américains du Kentucky. Elle illustre la détermination <strong>shawnee</strong> à défendre leurs terres de chasse face à l’expansion coloniale, dans le contexte plus large de la guerre d’Indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1782&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une milice de Pennsylvanie commandée par le colonel David Williamson entre dans le village missionnaire de Gnadenhutten, en Ohio, où vivent des <strong>Delaware, Mahican et Munsee</strong> convertis par les missionnaires moraves. Ces communautés, strictement pacifistes, avaient été accusées tour à tour par les Britanniques et les Américains d’aider l’ennemi, bien qu’elles soient restées neutres durant toute la guerre. Sous prétexte de les protéger ou de les déplacer, les miliciens les convainquent de remettre leurs armes, puis les enferment dans deux bâtiments. Le 8 mars, après un vote interne, la majorité décide de les exécuter : 96 personnes, hommes, femmes et enfants, sont tuées après avoir été autorisées à prier une dernière fois. Le village est ensuite incendié. Ce massacre, l’un des pires crimes commis contre des autochtones durant la Révolution américaine, provoque une onde de choc durable et alimente les représailles autochtones dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1819&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Traité de Cherokee Agency est ratifié. C’est un accord majeur par lequel les <strong>Cherokees</strong> cèdent une vaste portion de leurs terres en Géorgie et au Tennessee. Le traité, signé le 27 février 1819 et proclamé le 10 mars 1819, est négocié par le secrétaire à la Guerre John C. Calhoun et des chefs <strong>cherokees</strong>. Il prévoit la cession de toutes les terres situées au nord et à l’est d’une longue ligne frontalière décrite en détail, en échange de compensations limitées et de la possibilité pour certains <strong>Cherokees</strong> d’émigrer vers l’Arkansas, à l’ouest du Mississippi. Une partie de la nation souhaite rester sur les terres ancestrales, tandis qu’une autre accepte l’émigration, créant une fracture interne durable. Ce traité, présenté comme un ajustement administratif, constitue en réalité une étape décisive dans la réduction forcée du territoire <strong>cherokee</strong>, prélude direct aux politiques d’expulsion qui culmineront avec la <strong>Piste des Larmes</strong> en 1838–1839.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1832&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénat américain révise un traité conclu l’année précédente avec les <strong>Menominees</strong>, dans le Wisconsin. Les sénateurs y ajoutent des conditions nouvelles qui réduisent encore le territoire menominee et facilitent l’installation des tribus de New York (<strong>Stockbridge‑Munsee, Oneida</strong>, etc.) sur leurs terres. Ces modifications, imposées unilatéralement, provoquent le refus initial des <strong>Menominees</strong> et obligent à une renégociation plus tard dans l’année. L’épisode illustre la stratégie fédérale consistant à utiliser la procédure de ratification pour restreindre progressivement la souveraineté foncière autochtone. Cette révision s’inscrit dans la dynamique plus large des années 1830, marquée par la pression croissante sur les nations du Nord‑Ouest et par les politiques d’expulsion de l’ère Jackson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de la campagne hivernale menée par le colonel Nelson A. Miles, un groupe important de chefs <strong>lakotas</strong> vient négocier pour mettre fin aux hostilités. Les bandes <strong>oglalas</strong> et <strong>miniconjous</strong>, épuisées par l’hiver, la faim et la poursuite constante de l’armée, ne peuvent plus soutenir la guerre. Ce jour‑là, <strong>Little Hawk</strong>, oncle de <strong>Crazy Horse</strong> et chef respecté des <strong>Hunkpatila</strong>, accepte les conditions strictes imposées par Miles : retour vers les agences, remise des armes et fin de la résistance. Son engagement entraîne la reddition de sa bande et encourage d’autres groupes à faire de même. Cette décision isole davantage <strong>Crazy Horse</strong>, qui se rendra à son tour en mai 1877. L’accord du 7 mars marque ainsi l’un des tournants décisifs qui scellent la <strong>fin </strong>progressive de la résistance armée <strong>lakota</strong> dans les plaines du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>* Photo : Portrait de groupe de la bande de Big Foot (Miniconjou) lors d&rsquo;une danse sur l&rsquo;herbe sur la rivière Cheyenne, dans le Dakota du Sud, sur ou près de la réserve indienne de Cheyenne River.1890 – Grabill, John C. H., photographe &#8211; Library Of Congress</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Nb : Coïncidence un peu morbide, la plupart des photos de groupe de Minicoujou représente la bande de Big Foot.</em></strong></p>
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