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	<title>Tutchone &#8211; De mes lectures indiennes</title>
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		<title>13 juin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
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					<description><![CDATA[1562 : Fondation de San Juan de la Frontera 
1611 : Rencontre de Champlain 
1775 : Conseil de Pittston 
1848 : Traité avec les Menominees
1855 : Fin du grand conseil à Walla Walla
1866 : Carrington arrive à Fort Laramie
1866 : Rédaction du traité non ratifié avec les Cherokees du Sud 
1898 : Yukon Territory Act,
1912 : Enquête de Congrès sur les fraudes du Nelson Act]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1562&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juan Jufré fonde <em>San Juan de la Frontera</em> dans la vallée de Tulum, première implantation espagnole durable dans la région de Cuyo. L’acte de fondation s’accompagne de la répartition en <em>encomiendas</em> des populations <strong>huarpes</strong>, soumises au travail forcé et à la christianisation. Cet événement marque le début de la colonisation espagnole de Cuyo et l’assimilation progressive des <strong>Huarpes</strong>, dont les structures sociales et territoriales sont profondément bouleversées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1611&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samuel de Champlain rencontre aux rapides de Lachine une grande flottille de <strong>Hurons-Wendats et d’Algonquins</strong> venue renouveler l’alliance commerciale et militaire. C’est à cette occasion qu’il retrouve <strong>Étienne Brûlé</strong>, revenu de Huronie “habillé à la sauvage” après un hiver passé parmi les Wendats. Cette rencontre renforce l’alliance franco‑autochtone, essentielle à la traite des fourrures et à la présence française dans la vallée du Saint‑Laurent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1775&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un conseil diplomatique se tient à Pittston entre les représentants de Pennsylvanie et des <strong>Six‑Nations iroquoises</strong>. Les chefs réaffirment leur volonté de rester neutres dans le conflit naissant entre la Couronne britannique et les insurgés américains, qualifiant la guerre de “querelle de famille”. L’événement illustre la position prudente des <strong>Haudenosaunee</strong> à l’aube de la Révolution. Cette neutralité sera toutefois brisée dès 1776, divisant profondément la Confédération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1848&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Menominees signent un accord préliminaire avec les États‑Unis prévoyant la cession de leurs dernières terres au Wisconsin et leur déplacement vers le Minnesota. Face à la résistance du peuple <strong>menominee</strong>, menée par le chef <strong>Oshkosh</strong>, cet accord n’est jamais ratifié. Le gouvernement renonce finalement au déplacement, et le <strong>traité de 1854</strong> établit une réserve permanente sur leurs terres ancestrales du Wisconsin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1855&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand conseil de Walla Walla se clôt après la signature, les 11 et 12 juin, du traité entre les <strong>Umatillas</strong>, <strong>Cayuses</strong> et <strong>Walla Walla</strong>. Les délégations démontent leurs camps et accomplissent les derniers rituels de départ, marquant la fin de trois semaines de négociations. Le traité cède plusieurs millions d’acres aux États‑Unis en échange de la création de la réserve d’Umatilla et de droits de pêche et de chasse garantis. Bien que le “Treaty Day” soit célébré le 9 juin, la date du 13 juin correspond bien à la clôture effective du conseil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1866&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le colonel Henry B. Carrington arrive à Fort Laramie avec plus d’un millier de soldats et du matériel destiné à construire des forts sur la Bozeman Trail. Comprenant que les États‑Unis ont déjà décidé d’occuper militairement la Powder River avant toute signature, <strong>Red Cloud</strong> dénonce la mauvaise foi américaine. Le lendemain, il quitte le conseil avec ses guerriers, mettant fin aux négociations. Cette rupture déclenche la <strong>guerre de Red Cloud</strong>, qui durera jusqu’en 1868 et forcera les États‑Unis à reconnaître une victoire <strong>lakota</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1866&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une délégation des <strong>“Southern Cherokees”</strong>, alliée aux Confédérés durant la guerre, présente à Washington un projet de traité séparé. Ce document, jamais ratifié, reflète les tentatives américaines de profiter des divisions internes pour réorganiser le Territoire indien et affaiblir le gouvernement <strong>cherokee</strong>. Finalement, les États‑Unis imposent un traité unique, signé le 19juillet 1866, qui réunit les factions, abolit l’esclavage et redéfinit profondément la souveraineté <strong>cherokee</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1898&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parlement canadien adopte le <strong>Yukon Territory Act</strong>, créant officiellement le Territoire du Yukon pour gérer la ruée vers l’or du Klondike. Cette décision répond à l’afflux massif de prospecteurs, mais entraîne une perturbation profonde des territoires et des modes de vie des peuples autochtones subarctiques, notamment les <strong>Gwich’in (Loucheux)</strong>, les <strong>Han</strong> et les <strong>Tutchone</strong>. Leurs zones de chasse sont bouleversées, leurs villages déplacés et leur souveraineté ignorée, marquant une étape majeure de la colonisation du Nord canadien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1912&nbsp;:<br>Le Congrès ouvre des audiences publiques sur les fraudes foncières commises contre les <strong>Ojibwés/Chippewas </strong>de WhiteEarth dans le cadre de la <strong>Nelson Act de 1889</strong>. Les témoignages révèlent l’ampleur des spoliations orchestrées par les compagnies forestières, les spéculateurs et certains agents fédéraux, qui ont illégalement acquis des millions d’acres de terres et de bois. Ces audiences marquent un tournant dans la reconnaissance officielle des abus subis par les familles autochtones, même si les réparations resteront limitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Le chef Menominee Oshkosh (env.1795-1858) – non date &#8211; Oshkosh Public Museum</em></li>
</ul>
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