<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Yankton &#8211; De mes lectures indiennes</title>
	<atom:link href="https://www.blackberroy.com/tag/yankton/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.blackberroy.com</link>
	<description>Black Berroy</description>
	<lastBuildDate>Sat, 26 Sep 2026 13:38:47 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/02/cropped-cropped-Copilot_20260208_225618-1.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Yankton &#8211; De mes lectures indiennes</title>
	<link>https://www.blackberroy.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">10818705</site>	<item>
		<title>15 Octobre</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/10/15/15-octobre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Apache]]></category>
		<category><![CDATA[Chihenne]]></category>
		<category><![CDATA[Huron‑Wendat]]></category>
		<category><![CDATA[Inuit]]></category>
		<category><![CDATA[Lenape]]></category>
		<category><![CDATA[Mexica]]></category>
		<category><![CDATA[Monomoyick]]></category>
		<category><![CDATA[Munsee]]></category>
		<category><![CDATA[Ojibwé]]></category>
		<category><![CDATA[Omaha]]></category>
		<category><![CDATA[Oto]]></category>
		<category><![CDATA[Outaouais]]></category>
		<category><![CDATA[Potawatomi]]></category>
		<category><![CDATA[Santee]]></category>
		<category><![CDATA[Sauk et Fox]]></category>
		<category><![CDATA[Taïno]]></category>
		<category><![CDATA[Wampanoag]]></category>
		<category><![CDATA[Warm Spring Apache]]></category>
		<category><![CDATA[Yankton]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.blackberroy.com/?p=2157</guid>

					<description><![CDATA[1492 : Colomb atteint Santa Maria de la Conception
1521 : Torture de Cuauhtemoc
1606 : Attaque de Monomoy
1615 : Les Onondagas repoussent l'offensive wendate et française.
1629 : Nouveau projet puritain
1655 : Les Munsee imposent la paix négociée
1736 : Les alliés des Grands Lacs resserrent leur coalition contre les Meskwakis
1836 : Les nations des Plaines cèdent les terres du Platte Purchase
1880 : dernier jour de la Bataille de Tres Castillo
1888 : Les Inuits accueillent Nansen après la traversée du Groenland]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1492&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Christophe Colomb atteint une île des Bahamas qu&rsquo;il nomme <em>Santa María de la Concepción</em>, habitée par des <strong>Taïnos lucayens</strong>. Les premiers contacts prennent la forme d&rsquo;échanges de cadeaux et d&rsquo;observations mutuelles. Pour les <strong>Taïnos</strong>, il s&rsquo;agit de la rencontre avec des étrangers venus d&rsquo;un monde inconnu. Colomb revendique aussitôt l&rsquo;île au nom de l&rsquo;Espagne sans consulter ses habitants. Cet acte symbolique inaugure un processus de conquête qui transformera profondément les sociétés autochtones des Caraïbes dans les décennies suivantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1521&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la chute de <strong>Tenochtitlan</strong>, les autorités espagnoles cherchent à récupérer les richesses disparues de l&#8217;empire <strong>mexica</strong>. Le <strong>tlatoani Cuauhtémoc</strong> et plusieurs nobles <strong>Mexicas</strong> sont soumis à la torture afin de leur extorquer des informations sur le trésor impérial. Malgré les supplices infligés, <strong>Cuauhtémoc</strong> devient dans la mémoire autochtone le symbole de la résistance face à la conquête espagnole. Cet épisode illustre la brutalité qui accompagne la mise en place du pouvoir colonial après la destruction de <strong>l&rsquo;État mexica</strong>. Pour les peuples <strong>nahuas</strong>, il marque l&rsquo;un des premiers actes de répression contre leurs dirigeants vaincus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1606 :</p>



<p class="wp-block-paragraph">A <em>Monomoy</em>, sur l&rsquo;actuel Cape Cod, les <strong>Monomoyicks</strong> liés à la confédération <strong>wampanoag</strong> attaquent un campement de l&rsquo;expédition française de Samuel de Champlain. Après des échanges d&rsquo;abord pacifiques, les relations se dégradent à la suite de tensions et de représailles entre les deux groupes. Les Autochtones perçoivent probablement la présence française comme une menace croissante sur leur territoire et leur sécurité. L&rsquo;assaut entraîne la mort de quatre Français et marque l&rsquo;un des premiers conflits documentés entre les peuples autochtones de Nouvelle-Angleterre et des explorateurs français. L&rsquo;événement rappelle que les nations amérindiennes demeuraient capables de défendre activement leurs terres face aux incursions européennes</p>



<p class="wp-block-paragraph">1615 :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une coalition de guerriers <strong>wendats (Hurons)</strong>, accompagnés de quelques Français dirigés par Samuel de Champlain, attaque une place forte de la nation <strong>onondaga</strong>, membre de la <strong>Ligue</strong> <strong>iroquoise</strong>. Cette expédition s&rsquo;inscrit dans des rivalités autochtones déjà anciennes pour le contrôle des territoires et des échanges. Les Onondagas résistent efficacement derrière leurs fortifications. Blessé durant le siège, Champlain ne parvient pas à inverser le cours des combats. L&rsquo;échec de l&rsquo;expédition renforce la méfiance entre les nations iroquoises et les alliés autochtones des Français, annonçant plusieurs décennies de conflits régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1629&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;élection de John Winthrop à la tête de la Massachusetts Bay Company confirme le projet d&rsquo;établissement d&rsquo;une importante colonie puritaine en Nouvelle-Angleterre. Pour les nations <strong>Massachusett</strong>, <strong>Pawtucket</strong> et <strong>Wampanoag</strong>, cette décision annonce l&rsquo;arrivée d&rsquo;un nombre croissant de colons anglais sur leurs territoires ancestraux. Le transfert du gouvernement colonial vers l&rsquo;Amérique renforce l&rsquo;autonomie des colons et accélère leur implantation. Dans les décennies suivantes, l&rsquo;expansion des établissements anglais entraîne une pression croissante sur les terres autochtones et multiplie les tensions diplomatiques et territoriales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1655 :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les affrontements de la <strong>Peach War</strong>, les <strong>Hackensack</strong>, une nation <strong>lenape (Munsee)</strong>, négocient avec les autorités de la Nouvelle-Néerlande afin de mettre fin aux hostilités. Les <strong>Lenapes</strong> utilisent les captifs pris lors des raids comme levier diplomatique pour défendre leurs intérêts face à l&rsquo;expansion coloniale néerlandaise. Les discussions menées dans la région de <em>Pavonia</em> aboutissent à la libération de prisonniers et à une suspension des combats. Cet épisode illustre la capacité des <strong>nations lenapes</strong> à imposer des négociations d&rsquo;égal à égal avec les Européens. Il marque également un moment important de diplomatie autochtone dans la vallée de l&rsquo;Hudson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1736&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Outaouais</strong>, <strong>Poutéouatmis (Potawatomis)</strong> et <strong>Ojibwés (Saulteaux)</strong> demeurent des alliés essentiels de la Nouvelle-France dans la région des Grands Lacs. Face aux conflits persistants avec les <strong>Meskwakis (Renards)</strong>, ces nations participent à une vaste diplomatie d&rsquo;alliance où les intérêts autochtones demeurent aussi importants que ceux des Français. Les coalitions reposent sur le contrôle des routes commerciales, l&rsquo;équilibre régional et la sécurité des communautés. Du point de vue autochtone, ces accords constituent avant tout des alliances entre nations souveraines plutôt qu&rsquo;une simple soumission à l&rsquo;autorité française. Les conseils diplomatiques jouent alors un rôle central dans la stabilisation du Pays d&rsquo;en Haut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1836&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nations <strong>Oto</strong>, <strong>Missouria</strong>, <strong>Omaha</strong>, <strong>Yankton</strong> et <strong>Santee Sioux</strong> signent à <em>Bellevue</em> un traité avec les États‑Unis concernant les terres du futur <strong>Platte Purchase</strong>. Sous une pression croissante de l&rsquo;expansion américaine, elles renoncent à leurs droits territoriaux sur une vaste région située au nord-ouest du Missouri. Pour les peuples concernés, cette cession représente une nouvelle réduction de leur espace politique et de leurs territoires de chasse. Le gouvernement américain obtient ainsi l&rsquo;ouverture de nouvelles terres à la colonisation. L&rsquo;accord marque une étape supplémentaire dans le déplacement progressif des nations autochtones des plaines orientales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1880&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Tres Castillos, dans le désert de Chihuahua, la bande <strong>Chihenne (Warm Springs Apache)</strong> de <strong>Victorio</strong> est encerclée depuis la veille par les troupes mexicaines du colonel Joaquín Terrazas. Après plus d&rsquo;une année de résistance contre les armées américaine et mexicaine, les <strong>Apaches</strong> manquent de munitions et sont submergés. <strong>Victorio</strong> est tué avec de nombreux guerriers, tandis que des dizaines de femmes et d&rsquo;enfants sont capturés. Pour les <strong>Chihenne</strong>, cette défaite représente l&rsquo;effondrement d&rsquo;une ultime tentative de préserver leur liberté et leur territoire ancestral. L&rsquo;événement marque la fin de la <strong>guerre de Victorio</strong> et l&rsquo;un des épisodes les plus tragiques de l&rsquo;histoire <strong>apache</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1888&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;expédition de Fridtjof Nansen achève la première traversée de l&rsquo;inlandsis groenlandais. Après des semaines passées sur la glace, les explorateurs atteignent la côte occidentale où ils reçoivent l&rsquo;aide des <strong>Inuits du Groenland</strong>. Ceux-ci leur apportent un soutien essentiel pour rejoindre les établissements côtiers et survivre à l&rsquo;approche de l&rsquo;hiver. L&rsquo;épisode rappelle que les grandes explorations arctiques dépendent souvent des connaissances et de l&rsquo;assistance des peuples autochtones. Les savoirs inuits en matière de navigation, de chasse et de déplacement deviennent alors une ressource précieuse pour les Européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contenu placé sous licence Creative Commons CC BY-NC 4.0.<br>Partage autorisé avec attribution obligatoire à <strong>blackberroy.com</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Photo :</em> <em>Flying Bird, Yankton Dakota – 1867 – Antonio Zeno Shindler – Princeton University Library</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="558" height="933" src="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-25.jpeg?resize=558%2C933&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2158" style="aspect-ratio:0.5980707395498392;width:558px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-25.jpeg?w=558&amp;ssl=1 558w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-25.jpeg?resize=179%2C300&amp;ssl=1 179w, https://i0.wp.com/www.blackberroy.com/wp-content/uploads/2026/09/image-25.jpeg?resize=300%2C501&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 558px) 100vw, 558px" /></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2157</post-id>	</item>
		<item>
		<title>08 aout</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/08/08/08-aout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Azteque]]></category>
		<category><![CDATA[Bora]]></category>
		<category><![CDATA[Dakota]]></category>
		<category><![CDATA[Inughuit]]></category>
		<category><![CDATA[muscogee]]></category>
		<category><![CDATA[Nez Percé]]></category>
		<category><![CDATA[Ocaina]]></category>
		<category><![CDATA[Pueblo]]></category>
		<category><![CDATA[Shawnee]]></category>
		<category><![CDATA[Stockbridge-Munsee]]></category>
		<category><![CDATA[Tesuque]]></category>
		<category><![CDATA[Tlaxcaltèque]]></category>
		<category><![CDATA[Witoto]]></category>
		<category><![CDATA[Yankton]]></category>
		<category><![CDATA[Yanktonais]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.blackberroy.com/?p=1846</guid>

					<description><![CDATA[1521 :Offensive décisive contre Tlatelolco
1680 : Deux jeunes messagers Tesuque sont interceptés par les autorités espagnoles.
1699 : Les Tohome établissent des relations pacifiques avec les Français
1780 : Les milices de Virginie menées détruisent le village shawnee de Piqua
1814 : Reddition de Muscogee à Fort Jackson
1823 : Guerre d’Arikara
1831 : Traité de Wapaghkonetta (7 Stat. 355)
1856 : Accord fédéral est conclu avec les Stockbridge et Munsee 
1877 : Les troupes de Gibbon repèrent et encerclent de nuit le campement des Nez Percés
1910 : Rasmussen fonde la station de Thulé
1912 : Sir Casement remet officiellement son rapport sur le Putumayo]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1521&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant les derniers jours du siège de <em>Tenochtitlan</em>, les forces de Cortés et leurs alliés <strong>tlaxcaltèques</strong> lancent une offensive décisive contre <em>Tlatelolco</em>, où <strong>Cuauhtémoc</strong> et ses guerriers se sont retranchés. Ce quartier, dernier bastion de la résistance <strong>aztèque</strong>, subit un assaut massif qui ouvre la voie à l’effondrement final de la défense. Cinq jours plus tard, le 13 août, <strong>Cuauhtémoc</strong> est capturé, scellant la chute de la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1680&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux jeunes messagers <strong>Tesuque</strong> porteurs de cordelettes nouées envoyées par <strong>Popé</strong> sont interceptés par les autorités espagnoles. Comprenant que leur plan est découvert, les chefs <strong>Pueblos</strong> décident d’avancer le soulèvement au 10 août. Cet épisode déclenche la <strong>Révolte des Pueblos</strong>, qui expulse les Espagnols du Nouveau‑Mexique pendant douze ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1699&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Tohome</strong>, peuple de la côte du Golfe entre Mobile et Pascagoula, établissent des relations pacifiques avec les Français installés à <em>Biloxi</em>. Iberville conclut alors une série d’accords de paix et d’alliance avec plusieurs nations locales, dont les <strong>Tohome</strong>. Ces contacts inaugurent l’intégration des peuples du Golfe dans le réseau diplomatique français et sécurisent les premiers établissements de la Louisiane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1780&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la guerre d’Indépendance, les milices de Virginie menées par George Rogers Clark attaquent et détruisent le grand village<strong> shawnee </strong>de<strong> Piqua (Pekuwe)</strong>, près de l’actuelle Springfield (Ohio). Les <strong>Shawnees</strong>, durement touchés, doivent abandonner la région de la Mad River et se replier vers d’autres villages. La bataille de Piqua constitue l’un des épisodes majeurs du front de l’Ohio et affaiblit temporairement la résistance <strong>shawnee</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1814&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lendemain de la guerre Creek, Andrew Jackson convoque les chefs <strong>Muscogee</strong> à Fort Jackson et leur dicte des conditions de reddition extrêmement sévères. Il exige la cession de plus de 20 millions d’acres de terres ancestrales, sans distinction entre <strong>Creeks</strong> alliés et <strong>Red Sticks</strong>. Le traité est signé le 9 août, ouvrant la voie à l’expansion américaine en Alabama et en Géorgie et préparant les futures politiques d’expulsion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1823&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la <strong>guerre d’Arikara</strong>, les troupes du colonel Henry Leavenworth, accompagnées d’environ 750 guerriers<strong> dakotas (Yanktons et Yanktonais)</strong>, arrivent devant les villages fortifiés<strong> arikaras</strong> sur le Missouri. Cette expédition constitue le premier conflit militaire officiel entre les États‑Unis et une nation des Plaines. L’arrivée des forces alliées ouvre une série d’escarmouches et de bombardements qui mèneront à une paix fragile quelques jours plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1831&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États‑Unis et les chefs <strong>Shawnees</strong> signent le <strong>Traité de Wapaghkonetta</strong> (7 Stat. 355). Les <strong>Shawnees</strong> y cèdent leurs dernières réserves en Ohio en échange de terres situées à l’ouest du Mississippi, dans l’actuel Kansas. Ce traité, conclu sous forte pression, marque la fin de leur présence historique en Ohio et s’inscrit dans la politique de déplacement forcé qui façonne l’histoire des nations autochtones dans les années 1830.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1856&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un accord fédéral est conclu avec les <strong>Stockbridge</strong> et <strong>Munsee</strong> pour regrouper leurs terres et fixer les limites de leur réserve définitive dans le comté de <em>Shawano</em>, au Wisconsin. Cet acte met fin à des décennies de déplacements et de morcellement foncier. Il constitue la base de la réserve <strong>Stockbridge‑Munsee</strong> actuelle et s’inscrit dans la politique fédérale de consolidation des territoires tribaux au milieu du XIXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1877&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les troupes du colonel John Gibbon repèrent et encerclent de nuit le campement des <strong>Nez‑Percés</strong> installé dans la vallée de la <em>Big Hole River</em>. Pensant être hors d’atteinte, les Nez‑Percés sont surpris par cette infiltration. À l’aube du 9 août, l’encerclement débouche sur une attaque brutale, déclenchant la <strong>bataille de</strong> <strong>Big Hole</strong>, l’un des épisodes les plus meurtriers de la <strong>guerre des Nez‑Percés</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1910&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’explorateur Knud Rasmussen fonde la <em>station de Thulé</em> au Cap York, dans le nord du Groenland. Ce comptoir commercial et centre d’étude marque le début de contacts réguliers et structurés entre les <strong>Inughuit</strong> et le Danemark. La station devient un point d’appui pour les expéditions polaires et un lieu d’échanges essentiels, inaugurant une relation durable entre les <strong>Inughuit</strong> et l’administration danoise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1912&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sir Roger Casement remet officiellement son <strong>rapport sur le Putumayo</strong>, dénonçant les atrocités, les massacres et <strong>l’esclavage</strong> imposés aux peuples autochtones d’Amazonie, notamment les <strong>Witotos</strong>, <strong>Ocainas</strong> et <strong>Borás, </strong>par la <strong>Peruvian Amazon Company</strong>. Ce document, fondé sur des témoignages directs, provoque un scandale international et révèle l’un des systèmes d’exploitation les plus violents du boom du caoutchouc.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Buffalo Dance, Tesuque Indian Pueblo, New Mexico – 1935 &#8211; Pomona Public Library</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1846</post-id>	</item>
		<item>
		<title>26 juillet</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/07/26/26-juillet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Arapaho]]></category>
		<category><![CDATA[Cherokee]]></category>
		<category><![CDATA[Cheyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Hunkpapa]]></category>
		<category><![CDATA[Lakota]]></category>
		<category><![CDATA[Maya]]></category>
		<category><![CDATA[Miniconjou]]></category>
		<category><![CDATA[Santee]]></category>
		<category><![CDATA[Séminole]]></category>
		<category><![CDATA[Sihasapa]]></category>
		<category><![CDATA[Wyandot]]></category>
		<category><![CDATA[Yankton]]></category>
		<category><![CDATA[Yanktonais]]></category>
		<category><![CDATA[Yaqui]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.blackberroy.com/?p=1795</guid>

					<description><![CDATA[1763 : Attaque punitive contre les Wyandots
1816 : Destruction de Negro Fort 
1824 : Destitution du chef séminole Neamathla
1827 :   Constitution écrite Cherokee
1830 : réglementation de la déportation des Mayas
1847 : Pendaison de Manuel Antonio Ay
1862 : S’ils ont faim, qu’ils mangent de l’herbe
1863 : Bataille de Dead Buffalo Lake
1865 : Attaque de Platte Bridge Station
1881 : Reddition des derniers de la bande de Sitting Bull
1913 : Protestation Yaqui]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1763&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que <strong>Detroit</strong> est assiégé, le capitaine James Dalyell arrive avec près de 300 soldats britanniques sur la rive sud du lac Érié. Il découvre les ruines de <em>Fort Sandusky</em>, détruit le 16 mai par les <strong>Wyandots</strong>, ainsi que de nombreux corps. Dalyell mène aussitôt une attaque punitive contre un <strong>v</strong>illage<strong> wyandot</strong> près de l’actuelle Fremont avant de poursuivre sa route vers Detroit. L’épisode s’inscrit dans la <strong>guerre de Pontiac</strong> et précède la <strong>bataille de</strong> <strong>Bloody Run</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1816&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée américaine détruit le Negro Fort en Floride espagnole. Un boulet rouge frappe la poudrière, provoquant une explosion qui tue plus de 270 Afro‑Américains et<strong> Séminoles</strong>. Le fort, refuge pour les esclaves en fuite et symbole d’autonomie noire, est considéré comme une menace par les États‑Unis. Sa destruction pousse les <strong>Séminoles</strong> survivants à se réfugier dans les Everglades et intensifie leur résistance, ouvrant la voie à la <strong>Première Guerre séminole</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1824&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur de Floride William Duval destitue le chef <strong>séminole</strong> <strong>Neamathla</strong>, accusé de refuser la déportation vers l’Ouest et de préparer une nouvelle révolte. <strong>Neamathla</strong>, figure majeure de la résistance <strong>séminole</strong>, perd son statut de <em>Principal Chief</em>. Duval impose des leaders plus conciliants pour faciliter les futurs traités. L’épisode marque une rupture profonde entre les <strong>Séminoles</strong> et les autorités américaines et prépare les conflits des années 1830.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1827&nbsp;: &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>Nation Cherokee</strong> adopte à New Echota une constitution écrite, inspirée du modèle américain, établissant un gouvernement à trois branches et affirmant la souveraineté territoriale <strong>cherokee</strong>. Rédigée dans le contexte de la renaissance culturelle permise par le syllabaire de <strong>Sequoyah</strong>, elle vise à protéger les terres face à l’expansionnisme américain. La Géorgie rejette violemment ce texte, et Andrew Jackson utilise la situation pour promouvoir l’<strong>Indian Removal Act</strong>. Malgré la reconnaissance de leur souveraineté par la Cour suprême, les Cherokees sont finalement déportés en 1838 lors de la <strong>Piste des Larmes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">1830&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Intendance de Cuba publie une circulaire réglementant l’arrivée et le statut des <strong>Mayas du Yucatán</strong> déportés vers les plantations cubaines. Ces autochtones, capturés lors de révoltes, sont envoyés à Cuba sous couvert de “contrats d’immigration”, en réalité une forme de servitude forcée. Le comte de Villanueva encadre administrativement leur travail, leur logement et leur enregistrement. Durant le XIXᵉ siècle, des milliers de<strong> Mayas</strong> sont ainsi transférés à Cuba, révélant un système méconnu de déportation autochtone dans les Caraïbes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1847&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>batab maya</strong> <strong>Manuel Antonio Ay</strong> est pendu à Valladolid, accusé de préparer une insurrection après la découverte d’une lettre dans son chapeau. Son exécution provoque une indignation massive dans les villages <strong>mayas</strong> et devient l’étincelle qui déclenche la <strong>Guerre des Castes</strong>, un conflit d’émancipation qui durera plus de 50 ans. Les <strong>Mayas</strong> se soulèvent quelques semaines plus tard, fondent des zones autonomes et affrontent l’État mexicain jusqu’au début du XXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1862&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Dakotas du Minnesota souffrent de famine à cause des retards de paiement du gouvernement. Le marchand Andrew Myrick refuse de leur donner du crédit et déclare : « S’ils ont faim, qu’ils mangent de l’herbe ». Le 17 août, la guerre éclate ; le 18 août, Myrick est tué lors de l’attaque de la Lower Sioux Agency et retrouvé avec de l’herbe dans la bouche. Son attitude et ses paroles deviennent l’un des déclencheurs immédiats de la <strong>guerre des Sioux de 1862</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1863&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>bataille de Dead Buffalo Lake</strong> oppose les forces du général Sibley à un regroupement de guerriers <strong>Santee, Yankton, Yanktonai et Lakotas</strong>, parmi lesquels <strong>Sitting Bull</strong> et <strong>Gall</strong>. Les guerriers tentent de capturer le train de bêtes de somme pour stopper l’avancée américaine, mais sont repoussés. L’escarmouche confirme la présence active de <strong>Sitting Bull</strong> dans la campagne de 1863, même si l’épisode du “coup compté” n’est pas attesté dans les sources militaires. La bataille s’inscrit dans la répression américaine qui suivit la guerre des Sioux de 1862</p>



<p class="wp-block-paragraph">1865&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une coalition de <strong>Cheyennes, Arapahos et Lakotas</strong> attaque <em>Platte Bridge Station</em> pour venger le <strong>massacre de Sand Creek</strong>. Le lieutenant Caspar Collins est tué dans une embuscade. Le même jour, les guerriers détruisent totalement un convoi militaire à <em>Red Buttes</em>. <strong>Sitting Bull</strong> et <strong>Gall</strong> participent à l’action, et la tradition lakota rapporte un coup compté de Sitting Bull. Ces batailles marquent le début d’une vaste campagne de vengeance autochtone dans les Plaines du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1881&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sitting Bull</strong> se rend à Fort Buford après quatre ans d’exil au Canada. Mais ce n’est que le 26 juillet que l’ensemble de ses partisans (familles <strong>hunkpapas</strong>, <strong>sihasapas</strong> et quelques <strong>miniconjous</strong>) achève le processus de reddition : enregistrement, remise des armes et confiscation des chevaux. Cette date marque la reddition finale du groupe et leur transfert vers la <strong>réserve de Standing Rock</strong>, mettant fin à l’indépendance militaire <strong>lakota</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1913&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">En pleine Révolution mexicaine, plusieurs chefs <strong>yaquis</strong> protestent contre la spoliation de la vallée du Yaqui et la déportation forcée vers le Yucatán. Profitant du chaos politique, les <strong>Yaquis</strong> réaffirment leur souveraineté territoriale et reprennent les armes. Ces protestations annoncent la reprise de la résistance <strong>yaqui</strong> et les conflits majeurs des années suivantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Pezhi ou Pah-Zhe, connu sous le nom de John Grass, également appelé Waha-Canka-Yapi (utilisé comme bouclier), tenant une pipe, un sac et un éventail</em> &#8211;<em>Smithsonian Institution</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1795</post-id>	</item>
		<item>
		<title>19 juillet</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/07/19/19-juillet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Cherokee]]></category>
		<category><![CDATA[Creek]]></category>
		<category><![CDATA[Dakota]]></category>
		<category><![CDATA[Haudenosaunee]]></category>
		<category><![CDATA[Hunkpapa]]></category>
		<category><![CDATA[Inughuit]]></category>
		<category><![CDATA[Kickapoo]]></category>
		<category><![CDATA[Lakota]]></category>
		<category><![CDATA[Mdewakantonwan]]></category>
		<category><![CDATA[Mi’kmaq]]></category>
		<category><![CDATA[Moqoit]]></category>
		<category><![CDATA[Qom]]></category>
		<category><![CDATA[Timucua]]></category>
		<category><![CDATA[Wahpekute]]></category>
		<category><![CDATA[Wahpetonwan]]></category>
		<category><![CDATA[Wolastoqey]]></category>
		<category><![CDATA[Yankton]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.blackberroy.com/?p=1761</guid>

					<description><![CDATA[1539 : L’expédition de Soto entre dans les territoires timucua
1701 : Nanfan Treaty 
1776 : Traité avec  les Mi’kmaq et les Wolastoqey 
1815 : Traités de Portage des Sioux 
1820 : Traité avec les Kickapoo
1866 : La Nation cherokee signe un traité imposé par les États‑Unis
1866 :  Le Sénat américain ratifie le traité de Reconstruction de la Nation Creek
1879 : Lettre de Samuel Chapman Armstrong à Richard Henry Pratt
1881 : Reddition de Sitting Bull
1894 : Deuxième expédition arctique Peary 
1924 : Massacre de Napalpí ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1539&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expédition de Hernando de Soto entre dans les territoires <strong>timucua</strong> et atteint le village de <strong>Guacoco</strong>. Les chroniques espagnoles décrivent le pillage des champs de maïs pour ravitailler les troupes. Cet épisode marque le début de la progression de De Soto vers le nord et illustre la violence de la conquête dans la Floride autochtone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1701&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chefs des <strong>Cinq Nations iroquoises</strong> signent à Albany le <strong>Nanfan Treaty</strong>, plaçant leurs vastes territoires de chasse au castor sous la protection de la Couronne britannique. En échange, ils conservent leurs droits ancestraux de <strong>chasse</strong>. Ce traité, instrument géopolitique contre la France, devient un pilier de la diplomatie haudenosaunee et influence durablement la cartographie coloniale des Grands Lacs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1776&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux semaines après la Déclaration d’indépendance, les <strong>Mi’kmaq </strong>et les <strong>Wolastoqey</strong> signent à Watertown le premier traité international des États‑Unis. Cet accord d’alliance militaire prévoit l’engagement de guerriers autochtones dans l’armée continentale et scelle une relation de paix et d’amitié avec les insurgés américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1815&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États‑Unis signent à Portage des Sioux les premiers traités de paix post‑guerre de 1812 avec plusieurs divisions <strong>dakotas</strong> : <strong>Mdewakantonwan</strong>, <strong>Wahpekute</strong>, <strong>Wahpetonwan</strong> et <strong>Yankton</strong>. Ces accords, dirigés par William Clark et Auguste Chouteau, visent à neutraliser les alliances autochtones avec les Britanniques et à ouvrir la vallée du Missouri à l’expansion américaine. Ils inaugurent une série de traités qui restructureront durablement les relations dans les Grandes Plaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1820&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Kickapoo</strong> signent à St. Louis un traité officiel (7 Stat. 208) avec les États‑Unis, représentés par Auguste Chouteau et Benjamin Stephenson. Vingt‑huit <strong>Kickapoo</strong> apposent leur marque sur le document, qui cède de vastes territoires de l’Illinois au gouvernement fédéral et prévoit le déplacement de la nation vers l’ouest. Ce traité marque une étape majeure de la dépossession <strong>kickapoo</strong> et de l’expansion américaine dans le Midwest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1866&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>Nation cherokee</strong> signe à Washington un traité imposé par les États‑Unis après la guerre de Sécession. Le texte abolit l’esclavage, accorde la citoyenneté aux <strong>Cherokee</strong> <strong>Freedmen</strong> et cède des terres au gouvernement fédéral. Il restructure profondément la Nation et marque un tournant majeur dans l’histoire afro‑autochtone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1866&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénat américain ratifie le traité de Reconstruction conclu avec la <strong>Nation Creek</strong>. Signé en juin, ce texte impose la cession de la moitié ouest du territoire creek, abolit l’esclavage et intègre les Freedmen comme citoyens à part entière. Il restructure profondément la Nation et marque un tournant majeur dans l’histoire afro‑autochtone et dans la politique tribale du Territoire Indien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1879&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samuel Chapman Armstrong, fondateur du Hampton Institute en Virginie, écrit à Richard Henry Pratt pour lui signaler un déséquilibre dans les effectifs amérindiens de l&rsquo;école (38 garçons pour seulement 9 filles) et demande le recrutement de 20 jeunes filles <strong>dakotas</strong>. Peu après, le commissaire aux affaires indiennes Ezra A. Hayt donne son accord pour financer cette campagne de recrutement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1881&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sitting Bull</strong> revient aux États‑Unis après quatre années d’exil au Canada. Affaibli par la famine et la disparition des bisons, il se présente à Fort Buford avec ses derniers fidèles et remet son fusil au major Brotherton. Cette reddition marque la fin de la résistance <strong>hunkpapa</strong> indépendante et ouvre une période de captivité qui transformera profondément la vie de <strong>Sitting Bull </strong>et de son peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1894&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Robert Peary mène sa deuxième expédition arctique et documente les communautés <strong>inughuits</strong> du nord du Groenland. Depuis la baie de Bowdoin, il cartographie le littoral et échange des outils en fer contre des peaux et objets utilitaires. Cet épisode marque le début des grandes collectes ethnographiques de Peary et son installation durable dans le nord du Groenland</p>



<p class="wp-block-paragraph">1924&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La police du Chaco et des colons armés attaquent la réduction de Napalpí, où des travailleurs <strong>Qom</strong> et <strong>Moqoit</strong> sont en grève contre un système de servitude. Plus de 400 personnes sont tuées, puis les survivants sont traqués. Longtemps occulté, l’événement est reconnu en 2022 par la justice argentine comme un crime contre l’humanité et un <strong>génocide</strong>. Le massacre de Napalpí est l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire autochtone du Chaco.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Sitting Bull et des Sioux à Fort Walsh, Barracks Square, après le massacre de Custer dans le Montana, aux États-Unis.</em> <br><em><a href="https://central.bac-lac.gc.ca/.redirect?app=fonandcol&amp;id=3648619&amp;lang=fra&amp;ecopy=e011847636-057_s2">https://central.bac-lac.gc.ca/.redirect?app=fonandcol&amp;id=3648619&amp;lang=fra&amp;ecopy=e011847636-057_s2</a></em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1761</post-id>	</item>
		<item>
		<title>12 mai</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/05/12/12-mai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Choctaw]]></category>
		<category><![CDATA[Comanche]]></category>
		<category><![CDATA[Creek]]></category>
		<category><![CDATA[Cri]]></category>
		<category><![CDATA[Guarani]]></category>
		<category><![CDATA[Inca]]></category>
		<category><![CDATA[Inuit]]></category>
		<category><![CDATA[Inupiat]]></category>
		<category><![CDATA[Ojibwé]]></category>
		<category><![CDATA[Paiute]]></category>
		<category><![CDATA[Quechua]]></category>
		<category><![CDATA[Saulteau]]></category>
		<category><![CDATA[Séminole]]></category>
		<category><![CDATA[Sioux]]></category>
		<category><![CDATA[Tonkawa]]></category>
		<category><![CDATA[Yankton]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.blackberroy.com/?p=1326</guid>

					<description><![CDATA[1544 : Blasco Núñez Vela au Pérou 
1551 : Fondation de l'Université de San Marcos 
1767 : Expulsion des Jésuites du Paraguay 
1781 : Siège de Pensacola 
1821 : Campagne de libération au Pérou 
1858 : Signature du Traité avec les Yankton 
1858 : Bataille de Little Robe Creek
1860 : Paiute War
1864 : Sharpshooters ojibwés de la Company K
1879 : arrêt Standing Bear v. Crook
1885 : bataille de Batoche
1926 : Survol du Pôle Nord]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1544&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Blasco Núñez Vela arrive au Pérou comme premier vice‑roi, chargé d’appliquer les <em>Lois Nouvelles</em> destinées à protéger les populations autochtones. Ces réformes, qui limitent le pouvoir des <em>encomenderos</em>, déclenchent une violente opposition menée par Gonzalo Pizarro. La colonie sombre rapidement dans une guerre civile entre factions espagnoles. Les peuples andins, pris entre les deux camps, subissent réquisitions, violences et pillages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1551&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Charles Quint fonde à Lima l’<strong>Université de San Marcos</strong>, première institution universitaire des Amériques. Conçue pour former clercs et administrateurs coloniaux, elle devient un outil d’évangélisation et d’assimilation des élites <strong>incas</strong> et <strong>quechuas</strong>. Les savoirs andins y sont exclus, au profit des disciplines européennes. Cette fondation marque un tournant majeur dans la transformation culturelle et politique des Andes, en imposant un cadre intellectuel colonial qui marginalise les traditions autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1767:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ordres royaux préparant l’expulsion des Jésuites commencent à circuler au Paraguay. Pour les <strong>Guaranis</strong> des <em>Réductions</em>, c’est un bouleversement majeur : ces missions, bien que paternalistes, leur offraient une protection contre les <em>Bandeirantes</em> et une organisation communautaire stable. L’annonce de l’expulsion marque le début de la fin de ce système unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1781&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces espagnoles de Bernardo de Gálvez percent les lignes britanniques lors du siège de Pensacola, capitale de la Floride occidentale. L’explosion d’un magasin à poudre ouvre une brèche décisive dans les défenses de Fort George, entraînant la reddition de la garnison britannique. Cette victoire s’inscrit dans la stratégie espagnole visant à chasser les Britanniques du Golfe du Mexique pendant la guerre d’Indépendance américaine. Les nations <strong>Creeks</strong>, <strong>Séminoles</strong> et <strong>Choctaws</strong>, alliées aux Britanniques, voient soudain leur principal partenaire militaire s’effondrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1821&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la campagne de libération du Pérou, les forces de <strong>San Martín</strong> mobilisent massivement des soldats <strong>indigènes</strong> et <strong>métis</strong>, essentiels aux milices patriotes. Les promesses d’abolition du tribut et d’égalité citoyenne attirent de nombreuses communautés andines. Leur participation est décisive pour consolider les positions patriotes. Mais après l’indépendance, ces engagements sont partiellement trahis : le tribut revient, les terres restent menacées et les structures coloniales persistent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1858&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénat américain ratifie le traité conclu avec les <strong>Sioux Yankton</strong>, par lequel la nation cède plus de 11 millions d’acres dans l’actuel Dakota du Sud. En échange, les <strong>Yankton</strong> reçoivent une réserve de 400 000 acres et des promesses d’annuités. Cette ratification marque une réduction massive de leur territoire ancestral et s’inscrit dans la politique d’expansion coloniale du Midwest. Le traité aura des conséquences durables sur l’organisation sociale, économique et territoriale des <strong>Yankton</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1858&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le capitaine John “Rip” Ford mène une expédition texane illégale en territoire indien, franchissant le Red River avec une centaine de Rangers et plus de 100 <strong>Tonkawas</strong>. Leur objectif est de frapper au cœur de la <strong>Comancheria</strong>, en réponse aux raids répétés contre les colonies texanes. À l’aube, ils surprennent un premier camp <strong>comanche</strong>, puis affrontent un grand village où le chef <strong>Iron Jacket</strong> est tué. L’arrivée de <strong>Peta Nocona</strong> déclenche une longue bataille mobile, permettant aux <strong>Comanches</strong> de sauver une partie de leur peuple. Ford revendique 76 ennemis tués et un important butin de chevaux. Cette incursion marque la première pénétration profonde et victorieuse des Texans dans la <strong>Comancheria</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1860&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la vallée de la <em>Truckee River</em> au Nevada, la milice du major William Ormsby poursuit un groupe <strong>paiute</strong> après l’attaque de <em>Williams Station</em>. Ormsby rassemble environ 105 volontaires mal entraînés et avance vers <em>Pyramid Lake</em>, convaincu d’affronter une petite force. Le chef <strong>paiute</strong> <strong>Numaga</strong>, pourtant partisan de la paix, organise une embuscade magistrale dans un défilé étroit près de Big Bend. Les miliciens, désorganisés et mal commandés, sont encerclés et subissent une déroute totale. Ormsby et 76 de ses hommes sont tués, tandis que les <strong>Paiutes</strong> ne comptent presque aucune perte. Cette victoire spectaculaire ouvre la <strong>Paiute War</strong> et entraîne l’intervention rapide de troupes fédérales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1864&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au <em>Bloody Angle de Spotsylvania</em>, les sharpshooters <strong>ojibwés</strong> de la Company K se distinguent par leur bravoure au sein du 1er régiment du Michigan. Leur précision et leur endurance soutiennent les assauts nordistes dans l’un des combats les plus violents de la guerre. Leur engagement illustre le rôle crucial des soldats autochtones dans la défense de l’Union, alors même que le gouvernement leur refuse encore la pleine citoyenneté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1879&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrêt <em>Standing Bear v. Crook</em> commence à transformer le droit américain. Le juge Dundy y reconnaît que <strong>Standing Bear</strong>, chef <strong>ponca</strong>, est une personne au sens de la loi et peut invoquer <em>l’habeas corpus</em>. L’affaire découle de son combat pour retourner sur ses terres ancestrales après une déportation forcée. La décision, largement commentée à partir du 12 mai, marque un tournant : pour la première fois, un tribunal fédéral affirme que les Autochtones ont des droits individuels opposables à l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1885&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>bataille de Batoche</strong> s’achève par la défaite des Métis de <strong>Louis Riel</strong> face aux troupes canadiennes. Malgré le soutien de guerriers <strong>Cris</strong> et <strong>Saulteaux</strong>, la résistance s’effondre. Cette défaite met fin à toute opposition armée organisée contre l’expansion canadienne dans l’Ouest. Les jours suivants voient l’arrestation de Riel et la reddition de chefs comme <strong>Poundmaker</strong> et <strong>Big Bear</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1926&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dirigeable <em>Norge</em> d’Amundsen et Nobile réalise le premier survol du pôle Nord. L’exploit technologique attire immédiatement l’attention des puissances occidentales sur l’Arctique. Pour les peuples <strong>Inuit</strong> et <strong>Iñupiat</strong>, cette période marque l’ouverture de leurs territoires à la géopolitique moderne, aux routes aériennes et à une administration centralisée plus intrusive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Photo :</em> <em>Numaga, chef Paiute lors de la Paiute War de 1860 &#8211;</em> <em>National Archives and Records Administration</em></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1326</post-id>	</item>
		<item>
		<title>19 avril</title>
		<link>https://www.blackberroy.com/2026/04/19/19-avril/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Black-Berroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[jour après jour]]></category>
		<category><![CDATA[Abenaki]]></category>
		<category><![CDATA[Charrua]]></category>
		<category><![CDATA[Cherokee]]></category>
		<category><![CDATA[Chickasaw]]></category>
		<category><![CDATA[Choctaw]]></category>
		<category><![CDATA[Creek]]></category>
		<category><![CDATA[Guaymí]]></category>
		<category><![CDATA[Haudenosaunee]]></category>
		<category><![CDATA[Inuit]]></category>
		<category><![CDATA[Iroquois]]></category>
		<category><![CDATA[Maya]]></category>
		<category><![CDATA[Mohawk]]></category>
		<category><![CDATA[Mojave]]></category>
		<category><![CDATA[Pauite]]></category>
		<category><![CDATA[Séminole]]></category>
		<category><![CDATA[Sioux]]></category>
		<category><![CDATA[Wampanoag]]></category>
		<category><![CDATA[Yankton]]></category>
		<category><![CDATA[Yaqui]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.blackberroy.com/?p=1216</guid>

					<description><![CDATA[1503 : Abandon de Santa María de Belén
1689 : Révolte de Boston 
1775 : Début de la guerre d'indépendance
1783 : Fin de la guerre d'indépendance
1810 : Début de l'indépendance vénézuélienne 
1822 : Consolidation de l'indépendance du Mexique
1825 : Les Trente‑trois Orientaux
1858 : Traité avec les Yanktons
1859 : Fondation de Fort Mojave
1861 : Guerre de Sécession
1866 : Pressions diplomatiques majeures sur les nations déportées
1912 :  Nauvrage du Titanic]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 19 avril est célébré dans plusieurs pays d’Amérique latine comme le <strong>Jour de l’Amérindien</strong>, une date née du <strong>Premier Congrès Indianiste Interaméricain</strong> tenu à Pátzcuaro, au Mexique, en 1940. Ce congrès réunit des représentants de nombreux États, mais surtout des délégués autochtones, venus défendre leurs droits, leurs cultures et leurs territoires. Le choix du 19 avril vise à honorer leur participation active et leur rôle politique dans les Amériques. L’événement aboutit à la création de l’<strong>Institut Indigéniste Interaméricain</strong> et à des résolutions en faveur de la protection des langues, des terres et des traditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1503&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son quatrième voyage, Christophe Colomb est contraint d’abandonner son établissement de <em>Santa María de Belén</em>, sur la côte caraïbe du Panama. Les <strong>Guaymí (Ngäbe)</strong>, menés par leur chef <strong>Quibián</strong>, ont rapidement identifié la menace que représentait cette implantation espagnole sur leurs terres et leurs mines d’or. Ils lancent alors une série d’attaques coordonnées contre le camp, exploitant leur connaissance du terrain et leur supériorité numérique. Les Espagnols, incapables de sécuriser la zone et subissant de lourdes pertes, doivent se replier. Cette expulsion constitue l’une des premières victoires militaires autochtones majeures contre les forces de Colomb.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1689&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les colons de Boston renversent le gouverneur Sir Edmund Andros, mettant fin au Dominion de la Nouvelle‑Angleterre. Ce bouleversement politique fragilise immédiatement les alliances déjà précaires avec les nations <strong>Wampanoag</strong> et <strong>Abenaki</strong>, qui observaient avec méfiance les tensions internes entre colons. La chute d’Andros crée une vacance du pouvoir et une désorganisation militaire qui ouvre la voie à une reprise des hostilités sur la frontière nord. Les <strong>Abenakis</strong> lancent plusieurs raids contre les établissements coloniaux, auxquels les Anglais répondent par des expéditions punitives. Cette spirale de violence marque le début de la Première Guerre Intercoloniale (<strong>Guerre du Roi William</strong>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">1775&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les batailles de <em>Lexington</em> et <em>Concord </em>déclenchent la Révolution américaine, mais elles marquent aussi un tournant décisif pour les nations autochtones. Dès le début du conflit, les peuples de l’Est comprennent que cette guerre coloniale interne aura des conséquences directes sur leurs terres et leurs alliances. La <strong>Confédération iroquoise (Haudenosaunee)</strong>, jusque‑là unie, se retrouve profondément divisée entre partisans des Britanniques et soutiens des insurgés américains. Cette fracture interne entraîne des tensions, des déplacements forcés et la destruction de plusieurs villages. Après la victoire américaine, les nouveaux États‑Unis imposent des traités inégaux qui entraînent une perte massive de territoires autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1783&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">La proclamation de la cessation des hostilités est lue à l’armée américaine, huit ans après Lexington, marquant la fin officielle de la <em>Guerre d’Indépendance</em>. Pour les nations autochtones alliées aux Britanniques, notamment les <strong>Mohawks</strong> de <strong>Joseph Brant</strong>, mais aussi d’autres nations <strong>iroquoises</strong>, cette date est synonyme de catastrophe politique. Le <em>traité de Paris</em>, signé la même année, ignore totalement leurs droits et cède leurs territoires aux États‑Unis sans consultation. Les nouvelles autorités américaines les considèrent comme des “peuples conquis”, ouvrant la voie à une expansion rapide vers l’Ouest. S’ensuivent confiscations de terres, déplacements forcés et traités inégaux imposés dans les décennies suivantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1810&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>cabildo</em> de Caracas renverse l’autorité espagnole et forme une Junte, lançant le mouvement d’indépendance du Venezuela. Si les révolutionnaires proclament liberté et égalité, les peuples autochtones voient rapidement que ce changement de pouvoir ne signifie pas la fin de la dépossession. Les nouvelles élites créoles cherchent à développer l’agriculture d’exportation, ce qui entraîne une pression accrue sur les terres communales indigènes. Là où la Couronne espagnole maintenait encore certains cadres juridiques protecteurs, les républiques naissantes favorisent la privatisation et l’expansion foncière. Pour les peuples des Llanos, des Andes et de l’Orénoque, l’indépendance ouvre une période de colonisation interne plus agressive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1818&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’explorateur britannique John Ross progresse vers le nord du Groenland lors de sa première expédition arctique. En longeant la côte, son équipage entre en contact avec les <strong>Inuits d’Etah</strong>, l’un des groupes humains les plus septentrionaux au monde, jusque‑là isolés de tout contact européen. Ces rencontres printanières introduisent pour la première fois des outils en métal, qui modifient rapidement les techniques de chasse et de fabrication locales. Mais elles apportent aussi des maladies inconnues, auxquelles les communautés n’ont aucune immunité. Les conséquences démographiques et sociales seront profondes dans les décennies suivantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1822&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le Mexique consolide son indépendance et s’oriente vers <em>l’Empire d’Iturbide</em>, les premières mesures centralisatrices commencent à remplacer les promesses d’égalité faites durant la révolution. Pour les <strong>Mayas</strong> du Yucatán et les <strong>Yaquis</strong> du Sonora, cette date marque un tournant : les engagements de reconnaissance des <strong>ejidos</strong> (terres communales) et des droits collectifs s’effacent au profit d’un pouvoir impérial qui privilégie la centralisation. Les décrets adoptés ignorent les droits ancestraux des communautés et ouvrent la voie à des projets de privatisation et de contrôle militaire. Cette inflexion prépare les grands soulèvements autochtones du XIXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1825&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <em>Trente‑trois Orientaux</em> débarquent en Uruguay pour lancer l’insurrection contre l’occupation brésilienne, un épisode fondateur de l’identité nationale. Leur action ouvre la voie à la création de l’État uruguayen et à la consolidation du pouvoir des élites créoles. Mais pour les <strong>Charrúas</strong>, peuple autochtone des plaines, ce processus d’État‑nation marque le début d’une période de fortes pressions territoriales. Les nouvelles autorités souhaitent contrôler les terres intérieures pour développer l’élevage et l’économie rurale. Cette dynamique mènera, en 1831, à la <strong>campagne de Salsipuedes</strong>, une opération militaire qui entraîne la quasi‑extermination des <strong>Charrúas</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1858&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Yanktons</strong> signent un traité avec les États‑Unis, cédant une grande partie de leurs terres traditionnelles du Dakota. L’Article 8 du texte constitue une clause essentielle : il garantit aux <strong>Yanktons</strong> un droit permanent d’accès au <strong>Red Pipestone Quarry</strong>, dans le sud‑ouest du Minnesota. Ce site sacré, où l’on extrait la <strong>catlinite</strong> destinée à la fabrication des calumets cérémoniels, est au cœur de l’identité spirituelle <strong>sioux</strong>. Dans un contexte de forte pression coloniale, cette protection représente une exception rare, préservant un espace culturel vital malgré la perte territoriale. Le traité contribue ainsi à maintenir la continuité des pratiques rituelles. Aujourd’hui encore, l’accès au <em>Pipestone Quarry</em> demeure un symbole de résilience culturelle et spirituelle pour les <strong>Yanktons</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1859&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée américaine fonde <em>Fort Mojave</em> sur le fleuve Colorado, au cœur des territoires des <strong>Mojaves</strong> et des <strong>Paiutes du Sud</strong>. Officiellement présenté comme un poste destiné à « protéger » les routes de migration et les colons, le fort sert surtout à imposer une présence militaire permanente dans une région autochtone stratégique. Sa création marque le début d’une militarisation intense : surveillance des villages, contrôle des déplacements et pressions croissantes sur les ressources locales. Les <strong>Mojaves</strong>, qui dominaient traditionnellement les échanges et les passages du fleuve, voient leur autonomie fortement réduite. Dans les années suivantes, plusieurs affrontements mèneront à leur soumission forcée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1861&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre de blocus des ports sudistes marque une étape décisive dans le début de la <em>Guerre de Sécession</em>, mais aussi dans l’histoire des nations du <em>Territoire Indien</em>. Pour les <strong>Cherokees</strong>, <strong>Choctaws</strong>, <strong>Chickasaws</strong>, <strong>Creeks</strong> et <strong>Séminoles</strong>, cet isolement du Sud crée une période de pressions intenses : l’Union ne peut plus assurer son soutien financier, tandis que la Confédération exige leur ralliement. Plusieurs nations, fragilisées depuis les <strong>Trails of Tears</strong>, signent alors des traités avec la Confédération pour survivre. Après la victoire de l’Union, Washington utilise ces alliances forcées comme prétexte pour annuler leurs titres fonciers et imposer de nouveaux traités inégaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1866&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des délégués des <strong>Cinq Tribus Civilisées</strong>, dont les <strong>Cherokees</strong>, se réunissent à Washington pour tenter de défendre leur souveraineté après la <em>Guerre de Sécession</em>. Considérées par le gouvernement américain comme des nations vaincues pour avoir été contraintes de soutenir la Confédération, elles se retrouvent dans une position de grande faiblesse. Ce jour‑là, leurs représentants cherchent à préserver leurs frontières, leurs institutions et leurs droits politiques. Mais les États‑Unis imposent bientôt les <strong>Traités de 1866</strong>, qui exigent des cessions territoriales, la réorganisation de leurs gouvernements et surtout l’ouverture de lignes de chemin de fer à travers leurs terres. Ces mesures ouvrent la voie à une ingérence fédérale croissante et à une accélération de la colonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1912&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les survivants du Titanic arrivent à New York, déclenchant une couverture médiatique massive qui monopolise l’attention du pays. Dans les jours qui suivent, la presse américaine délaisse complètement les enjeux autochtones alors en cours, notamment les luttes pour les droits de pêche dans le Nord‑Ouest et les contestations des lois d’attribution des terres. Les leaders autochtones présents à Washington constatent une pause forcée : impossible d’obtenir des audiences ou un relais médiatique. Cette invisibilisation temporaire ralentit des mobilisations déjà fragiles face aux politiques fédérales. Ainsi, bien qu’indirect, l’impact du 19 avril 1912 est réel : la tragédie du Titanic étouffe momentanément des combats essentiels pour les droits territoriaux et politiques des nations autochtones</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant</em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">* <em>Photo : pipe en Catlinite avec incrustation de plomb représentant un chef offrant de l&rsquo;alcool à un disciple, Sioux Santee, datant d&rsquo;avant 1841- Smithsonian Institute</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1216</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
