Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1704 :
Une force composée de miliciens anglais et de centaines de guerriers Creeks (alliés aux Anglais) lance une attaque massive contre les missions espagnoles en Floride, habitées par les Apalachees.
La guerre de la Reine Anne marque la fin de la nation Apalachee comme puissance régionale.
1781 :
Les communautés Aymaras se rebellent contre la mita (travail forcé dans les mines) et des abus des corrégidors (fonctionnaire royal espagnol)
Le gouverneur espagnol Sebastian Segurola déplace la fête de l’Alasita à La Paz (fête est dédiée à Ekeko, le dieu de l’abondance dans la mythologie Aymara). Il célèbre ainsi la fin du siège de la ville par les troupes rebelles autochtones de Túpac Katari.
Ce fut un moment clé de syncrétisme où un rite purement autochtone a été intégré au calendrier colonial pour apaiser les tensions après l’une des plus grandes révoltes indigènes du continent.
1814 :
Alors que ses troupes sont extenués et en fin de contrat (la cavalerie de John Coffee a même déserté), Andrew Jackson cherche à se replier vers Fort Strother. Le terrain est difficile et en particulier le passage de l’Emuckfaw Creek.
Alors que son avant-garde a déjà traversé Enotachopo Creek et que son artillerie est au milieu du gué, le Red Stick (faction traditionnalistes Muskogee) attaquent son arrière garde.
Jackson qui avait anticipé l’attaque arrive finalement a repoussé les Creeks.

George Eastman House
1848 :
James W. Marshall découvre des pépites d’or à Sutter’s Mill en Californie, sur le territoire des Nisenan et des Maidu. C’est le point de départ d’un véritable génocide. Entre la légalisation de l’esclavage des enfants amérindiens (légalisé en 1850) et le financement par l’état de milices pour exterminer les tribus locales, la population autochtone de Californie passe de 150 000 à environ 30 000 en moins de 20 ans.
1870 :
Sur les rives de la Marias, le lendemain du massacre, les troupes du Major Eugene Baker achèvent de brûler les campements des Piegans (Blackfeet).
Alors que les survivants (souffrant de la variole) tentent de fuir dans la neige par des températures de -30°C, les soldats confisquent ou détruisent plus de 100 chevaux et brûlent toutes les réserves de nourriture et les vêtements.