8 Février

1517

Parti de Cuba avec trois navires, Hernández de Córdoba atteint les côtes mayas, où son groupe affronte plusieurs communautés locales, notamment à Champotón, où les Espagnols subissent de lourdes pertes. Gravement blessé, Hernández de Córdoba retourne à Cuba et meurt peu après. L’expédition révèle l’existence d’une civilisation maya organisée et déclenche les expéditions de Grijalva (1518) puis Cortés (1519).

1690 :

Un détachement franco‑amérindien (Français, Abenakis, Algonquins, Hurons‑Wendats) attaque de nuit le village frontalier de Schenectady, laissé sans défense en plein hiver.

Le raid fait une soixantaine de morts, une trentaine de captifs, et le village est incendié.

L’opération est menée en représailles du massacre de Lachine (1689) commis par les Iroquois alliés des Anglais.

L’attaque provoque la panique dans les colonies anglaises et renforce l’escalade du conflit pendant la Guerre du Roi Guillaume.

1815 :

La nouvelle de la signature du traité de Gand n’étant pas encore arrivée outre Atlantique, Andrew Jackson remporte une éclatante victoire sur les Britanniques.

La bataille de la Nouvelle Orleans est la dernière grande bataille de la guerre de 1812.

1831 :

Les Menominee, menés par le chef Iometah (ou Aya-mah-taw) signe un traité négocié avec John H. Eaton, secrétaire à la Guerre le 8 février 1831.

Ils cèdent 2.5 millions d’acres en bordure du lac Michigan en échange de vêtements, provisions, annuités et environ 92 000 $.

Ils cèdent également 5000 000 acres au profit des Stockbridge-Munsee contre 20 000$.

Ils conservent un droit temporaire de chasse et de pêche sur leurs terres ancestrales jusqu’à leur vente aux colons.

1837 : 

Un groupe important de guerriers séminoles lance une attaque surprise contre le Camp Monroe.

Les combats sont bref mais intense. Les Américains réussissent à repousser l’assaut grâce au canon monté sur un navire de la marine à proximité. Les Séminoles se dispersent dans les marécages.

1887 :

C’est sans doute l’événement le plus lourd de conséquences pour les nations amérindiennes d’Amérique du Nord. Le président Grover Cleveland signe le General Allotment Act, plus connu sous le nom de Dawes Act.
Cette loi permet au gouvernement américain de diviser les terres tribales communautaires en parcelles individuelles pour chaque famille amérindienne.

Sous couvert de vouloir « civiliser » et transformer les Amérindiens en agriculteurs sédentaires, cette loi visait à briser la structure sociale tribale.

 Bien entendu,les terres « excédentaires » ont été vendues à des colons blancs. Entre 1887 et 1934, les Amérindiens ont perdu environ 360 000 km² de terres (soit plus de la moitié de leur territoire de l’époque).

Première page du Dawes Act

1890 :

La Pierre Indian School ouvre ses portes dans le Dakota du Sud. A l’instar de Carlisle, son objectif s’inscrit dans la politique fédérale d’« américanisation » : retirer les enfants de leurs familles, leur imposer l’anglais, le christianisme et le travail manuel, en coupant les liens avec leur culture d’origine.

1913 :

La Society of American Indians (toute première organisation nationale de défense des droits gérée par et pour des Amérindiens aux Etats-Unis) fait pression pour instaurer une « Journée de l’Indien » (American Indian Day).

L’idée était de transformer une date (anniversaire du Dawes Act) qui symbolisait la dépossession des terres en une journée de réflexion sur le futur des nations autochtones et de fierté culturelle.