Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1495 :
Durant le second voyage de Christophe Colomb, une expédition est envoyée dans l’intérieur de l’île d’Hispaniola (actuelle République Dominicaine/Haïti) pour une véritable chasse à l’esclave. Environ 1 500 Taïnos sont capturés. Colomb en choisit 500 parmi les « meilleurs » pour les envoyer en Espagne comme esclaves. C’est l’un des premiers actes documentés de traite transatlantique des peuples autochtones.
1720 :
La colonie de New York consolide un accord avec les Haudenosaunee afin de stabiliser les frontières du nord et de réguler le commerce des fourrures. Dans un contexte de rivalité franco-britannique, les autorités coloniales cherchent à préserver la neutralité stratégique de la Confédération iroquoise, alors au sommet de son influence. Cet accord s’inscrit dans une série de négociations qui feront des Haudenosaunee un acteur diplomatique incontournable du Nord-Est colonial.
1805 :
Alors qu’ils hivernent à Fort Mandan Lewis et Clark apprennent de Kagohami, un Hidatsa qui sert régulièrement d’informateur à l’expédition, l’existence d’un homme de 120 ans.
Ce chiffre, sans doute symbolique, témoigne de la manière dont les nations des Plaines expriment la longévité et la sagesse : l’âge extrême n’est pas une donnée biologique, mais un marqueur culturel.
1832 :
Après un voyage éprouvant marqué par les crues, le froid et les chemins noyés de boue, le chef choctaw Peter Pitchlynn et son groupe atteignent enfin Fort Smith. Parti de Memphis en décembre 1831, Pitchlynn fait partie des premières vagues de Choctaws contraints à quitter le Mississippi après le traité de Dancing Rabbit Creek. Son arrivée, avec ses proches, ses biens et ses esclaves, marque le début de son installation dans le Territoire Indien, où il jouera bientôt un rôle politique majeur.
1855 :
Après plusieurs mois d’escarmouches dans les montagnes, un groupe important de Mescaleros se rend aux forces américaines. Cette reddition ouvre la voie aux premières discussions sur la création d’une réserve destinée à les regrouper. Pour les Mescaleros, ce moment marque le passage d’une vie nomade, fondée sur la mobilité et l’autonomie, à une sédentarisation imposée sous surveillance militaire. Les accords qui suivent, dont le traité de Fort Thorn, annoncent la transformation profonde de leur territoire et de leur mode de vie.
1893 :
Un Acte du Congrès redéfinit les limites de la vaste réserve White Mountain–San Carlos–Camp Apache en Arizona. Cette révision, suivie d’un amendement en 1896, s’inscrit dans une longue série de redécoupages imposés aux Apaches. À son extension maximale, la réserve couvre 2 866 miles² et regroupe une mosaïque de peuples : Arivaipa, Chiricahua, Coyotero, Mimbreño, Mogollon, Mohave-Apache, Pinal, San Carlos, Tonto et Yuma-Apache. Ces modifications préparent la séparation administrative des réserves White Mountain et San Carlos, qui sera officialisée en 1897.
1917 :
Par décret exécutif, le président Woodrow Wilson crée officiellement la Papago Indian Reservation, première reconnaissance territoriale moderne du peuple Tohono O’odham. Si cette mesure protège une partie de leurs terres ancestrales, elle impose aussi des frontières fédérales qui ne correspondent pas à leur territoire traditionnel. La nouvelle ligne de démarcation, renforcée par la frontière américano-mexicaine, sépare durablement des familles et des villages o’odham, dont le territoire s’étend depuis toujours de part et d’autre du désert de Sonora.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
* Photo : Vue sur un camp Mescalero 1915
New Mexico- Mescalero Apache Reservation – Collection photo du révérend James O. Arthur National Museum of the American Indian Archive Center, Smithsonian Institution