Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1540 :
L’expédition de Francisco Vázquez de Coronado commence ses préparatifs finaux à Compostela (Nouvelle‑Galice). Ces opérations logistiques marquent le début de la grande expédition vers les “Sept Cités de Cíbola”, l’une des plus vastes explorations européennes du sud‑ouest nord‑américain.
1823 :
La Cour suprême rend l’arrêt Johnson v. McIntosh. Elle y affirme que les peuples autochtones ne possèdent pas leurs terres, mais n’en ont qu’un “droit d’occupation”, tandis que le gouvernement fédéral détient le titre de propriété en vertu de la “Doctrine de la Découverte”. Cette décision devient l’un des fondements juridiques de la dépossession autochtone aux États‑Unis.
1836 :
Le célèbre siège de Fort Alamo débute. Il n’impliqua pas directement les nations autochtones, mais il eut un impact indirect majeur : il affaiblit le contrôle mexicain, permit aux Comanches d’intensifier leurs raids, encouragea des alliances mexicaines avec certaines nations, et surtout ouvrit la voie à la République du Texas, dont les politiques anti‑autochtone entraînèrent la déportation ou la destruction de nombreuses nations du Texas.
1854 :
Les tribus Otoe et Missouri concluent un traité avec les États‑Unis. Sous la pression du gouvernement fédéral, elles cèdent plus de 1,2 million d’acres de leurs terres situées à l’ouest du Missouri, ne conservant qu’une petite réserve le long de la rivière Big Blue. En échange, Washington promet des rentes annuelles et une assistance agricole.
Ce traité s’inscrit dans la politique américaine de réduction progressive des territoires autochtones, prélude direct à la création du Territoire du Nebraska quelques mois plus tard.
1877 :
Le lieutenant J. F. Cummings, à la tête de la troupe C du 3e régiment de cavalerie américaine, mène une attaque contre un petit groupe d’Indiens qualifiés de « hostiles » (probablement des Lakotas ou Cheyennes) près de Deadwood, dans le Dakota Territory (actuel Dakota du Sud).
Un amérindien est tué et 624 têtes de bétails ainsi que du matériel sont récupérés.
1883 :
Depuis leur retour de la Longue Marche, les Navajos tentent de reconstruire leur mode de vie pastoral, mais le gouvernement fédéral cherche à les transformer en agriculteurs dépendants, limitant leurs déplacements saisonniers. Le recensement devient un outil de contrôle, marquant une nouvelle étape dans la surveillance et la restriction de l’autonomie navajo.
1891 :
À la fin de l’hiver, les Hopis d’Oraibi résistent aux politiques d’assimilation imposées par Washington : envoi forcé des enfants dans les boarding schools et application du General Allotment Act, qui morcelle les terres tribales.
Autour du 23 février, l’armée américaine renforce sa présence dans le village. Les agents fédéraux veulent contraindre les chefs hopis à livrer les enfants et à accepter le découpage des terres. Malgré les menaces et les arrestations, les dirigeants d’Oraibi maintiennent leur refus, défendant leur organisation communautaire et la préservation de leur culture.
Cet épisode marque une étape importante de la résistance hopi face aux politiques d’assimilation.
1904 :
Les États-Unis prennent officiellement le contrôle de la zone du canal au Panama. Cette prise de possession entraîne le déplacement forcé de nombreuses communautés autochtones, notamment les Guna et les Emberá, dont les territoires sont coupés ou détruits par le projet. Pour les Guna, cette ingérence étrangère et nationale devient un facteur décisif menant à leur révolution de 1925, destinée à protéger leur autonomie et leurs traditions.
1911 :
Mort du dernier chef Comanche Quanah Parker et fils de Cynthia Ann Parker.
* Photo : Chas Biddle, Otoe – 1898 Frank A. Rinehart and Roland W. Reed photograph collection – National Museum of the American Indian Archive Center, Smithsonian Institution.