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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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1er mars

Posted on 1 mars 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1514 :

Le mois de mars 1514 marque l’une des premières applications systématiques du Requerimiento par les conquistadors (notamment Pedrarias Dávila vers le Panama). Ce document légal est lu aux populations autochtones pour leur « ordonner » de se soumettre à l’Église et à la Couronne. Comme il est lu en espagnol à des peuples qui ne le comprennent pas, cela sert de justification « légale » pour les massacres et l’asservissement immédiat en cas de refus.

1520 :

Après avoir fui Tenochtitlan (la Noche Triste), les forces de Cortes se regroupent à Tlaxcala. Le mois de mars est crucial pour la consolidation des alliances avec les peuples ennemis des Aztèques.

1792 :

Dans le contexte de la Guerre de l’Intérieur opposant les États‑Unis à la Confédération de l’Ouest, le gouvernement américain intensifie ses efforts pour diviser les nations autochtones. Après les lourdes défaites de 1790‑1791, Washington cherche à négocier séparément avec certains chefs shawnees, miamis ou lenapes afin d’affaiblir l’alliance pan‑tribale dirigée par Little Turtle et Blue Jacket. Cette stratégie vise à créer des fissures internes et à isoler les leaders les plus déterminés. Les nations de la Confédération, attachées à une position commune, refusent ces approches fragmentées et exigent des négociations collectives. L’échec de ces tentatives ouvre la voie à la poursuite du conflit, qui culminera en 1794 à Fallen Timbers.

1831 :

 Le 1er mars 1831 marque la date‑limite imposée par une loi de Géorgie exigeant que tous les Blancs vivant en territoire cherokee sans licence de l’État quittent la Nation. Cette mesure fait partie d’une série de lois adoptées dès 1828 pour abolir la souveraineté cherokee et étendre la juridiction de la Géorgie sur leurs terres, en violation des traités fédéraux. L’objectif est d’isoler les Cherokees de leurs alliés blancs — missionnaires, enseignants, commerçants — qui soutiennent leur résistance politique. Ceux qui refusent d’obéir risquent l’arrestation, comme le missionnaire Samuel Worcester, dont le cas mènera à l’arrêt Worcester v. Georgia (1832). Cette date s’inscrit dans le contexte de l’Indian Removal Act (1830) et annonce l’escalade qui conduira au Trail of Tears. Le 1ᵉʳ mars 1831 symbolise ainsi la volonté de la Géorgie d’imposer son autorité et de préparer l’expulsion forcée des Cherokees de leurs terres ancestrales.

1836 :

Le 1er mars commence la convention qui mènera, le lendemain, à la déclaration d’indépendance du Texas vis-à-vis du Mexique. Cet événement est catastrophique pour les nations Comanche, Lipan Apache et Karankawa. Alors que le gouvernement mexicain reconnaissait certains droits territoriaux, la nouvelle République du Texas adopte immédiatement une politique d’expulsion brutale et d’extermination pour « nettoyer » les terres pour les colons anglo-américains

1851 :

Le gouverneur John McDougal écrit au président pour affirmer qu’il y aurait plus de 100 000 « Indiens hostiles » en Californie et qu’un soulèvement général serait en cours. Il ne précise ni quels peuples seraient impliqués, ni où ces révoltes se dérouleraient, et aucune source contemporaine ne confirme ses accusations. Cette alerte alarmiste vise surtout à obtenir l’autorisation de mobiliser la milice de l’État comme troupes fédérales, afin de financer des opérations contre les Autochtones. Le mandat de McDougal est marqué par la création de milices violentes, comme le Mariposa Battalion, impliqué dans des massacres d’Autochtones. L’épisode du 1ᵉʳ mars illustre ainsi comment des rumeurs fabriquées ont servi à justifier l’escalade de la violence coloniale en Californie.

1856 :

Le général William S. Harney ouvre à Fort Pierre une grande conférence de paix réunissant des représentants de neuf bandes sioux. Cette rencontre intervient quelques mois après les violences de 1854–1855, notamment le massacre de Blue Water Creek, qui a valu à Harney une réputation redoutée chez les Lakotas. Le conseil vise à obtenir des engagements de non‑agression et à sécuriser les routes empruntées par les colons et l’armée. Les chefs sioux demandent en retour la protection de leurs territoires et la limitation des intrusions blanches. Le président Pierce juge les accords « justes » et sollicite des fonds pour les appliquer. Cette conférence marque une tentative de stabilisation des relations, mêlant diplomatie et pression militaire.

1872 :

La création du parc national de Yellowstone par le président Ulysses S. Grant entraine l’expulsion de force des populations autochtones (Shoshone, Bannock, Crow et Nez Percé) qui vivent et chassent sur ces terres depuis des millénaires, sous prétexte de préserver une nature « vierge ».

1892 :

La petite communauté de Tomochic, dans le Chihuahua, atteint un point de rupture dans sa résistance contre la dictature de Porfirio Díaz. Composés de métis et de descendants d’autochtones serranos, les habitants affirment leur autonomie religieuse et politique, inspirés par le culte populaire de Teresa Urrea, ce qui les place en conflit direct avec l’État et l’Église. Le gouvernement porfiriste, engagé dans une politique de centralisation et de contrôle des régions rurales, considère Tomochic comme une menace. La tension du 1ᵉʳ mars ouvre la voie à une confrontation armée : quelques mois plus tard, l’armée fédérale lance une campagne massive. En octobre 1892, Tomochic sera anéanti et une grande partie de sa population massacrée. L’épisode devient un symbole de résistance et un prélude à la Révolution mexicaine.

1893 :

Le Congrès adopte un amendement crucial à l’Indian Appropriations Act, donnant au président le pouvoir d’ouvrir à la colonisation blanche les terres dites « excédentaires » des réserves, issues de l’allotissement imposé par la loi Dawes (1887). Cette mesure permet de déclarer disponibles des millions d’acres qui appartenaient encore récemment collectivement aux nations autochtones. L’amendement accélère la transformation de l’Indian Territory en zone de colonisation et prépare directement les vastes Land Runs de l’Oklahoma, où des dizaines de milliers de colons se ruent pour s’approprier ces terres. Il marque une étape décisive dans la spoliation légale des territoires autochtones et dans le démantèlement de leur souveraineté foncière.

1901 :

Le Congrès américain adopte une loi accordant la citoyenneté américaine aux membres des Cinq Tribus Civilisées (Cherokee, Chickasaw, Choctaw, Muscogee/Creek et Seminole) vivant dans le « Territoire Indien » (futur Oklahoma). Bien que cela puisse paraître positif, c’était un outil d’assimilation visant à démanteler les structures tribales et à diviser les terres communales en propriétés individuelles.

Photo : Little Turtle – Indiana Historical Society – Entre 1747-1812

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