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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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03 mars

Posted on 3 mars 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1513 :

Juan Ponce de León quitte Puerto Rico à la tête d’une petite flotte chargée d’explorer les terres inconnues au nord des Antilles. Ancien gouverneur en quête de prestige, il espère découvrir de nouvelles richesses pour la Couronne espagnole. Son expédition sera plus tard associée à la légendaire Fontaine de Jouvence, bien que les sources contemporaines n’en parlent pas. Le 2 avril, il atteint une vaste péninsule qu’il nomme La Florida, en référence à la saison pascale. Il en prend possession au nom de l’Espagne, ouvrant la voie à la présence européenne durable dans la région.

1547 :

L’arrivée de Pedro de la Gasca au Panamaouvre la phase décisive de la pacification du Pérou après la rébellion des encomenderos contre les Lois Nouvelles de 1542. Envoyé par Charles Quint avec des pouvoirs exceptionnels, La Gasca devait rétablir l’autorité royale face à Gonzalo Pizarro, qui refusait toute limitation de son pouvoir sur les populations indigènes. Sans armée mais doté d’une grande habileté diplomatique, il rallia progressivement les élites coloniales et retourna la flotte contre les rebelles. Son intervention permit de mettre fin à la guerre civile et de consolider une administration coloniale plus centralisée. Cette étape renforça durablement le contrôle espagnol sur les Andes, au détriment des sociétés autochtones dont les droits restèrent largement théoriques malgré les réformes.

1819 :

Le Congrès américain adopte le Civilization Fund Act, première loi fédérale visant à « civiliser » les nations autochtones. Elle finance des missions chrétiennes chargées d’enseigner l’anglais, la religion et les usages euro-américains aux enfants autochtones. Ce dispositif ouvre la voie à la création d’écoles missionnaires, puis aux pensionnats indiens où l’assimilation devient forcée. La loi repose sur l’idée que les peuples autochtones doivent abandonner leurs cultures pour survivre dans la société américaine. Elle prépare la mise en place du Bureau of Indian Affairs en 1824 et inaugure une politique qui entraînera des conséquences profondes et durables sur les communautés autochtones.

1835 :

Alors que les États‑Unis cherchent à imposer le traité de Payne’s Landing et à déporter les Séminoles vers l’Ouest, les chefs, dont Osceola, rejettent fermement les ordres du général Wiley Thompson. Ce refus s’inscrit dans un contexte où les Séminoles résistent déjà à l’Indian Removal Act, qui prévoit leur expulsion au-delà du Mississippi. À l’hiver 1835, les tensions se transforment en affrontements meurtriers, ouvrant un conflit long et coûteux, caractérisé par une guérilla dans les marécages de Floride. Cette guerre, l’une des plus dures des guerres indiennes, voit les Séminoles défendre avec acharnement leur territoire et leur autonomie.

1853 :

La réserve de Sebastian est la première réserve indienne de Californie. Présentée comme un refuge pour les survivants des violences de la Ruée vers l’or, elle sert surtout à regrouper et contrôler des peuples comme les Tejon et les Chumash Emigdiano, déplacés de leurs terres. Pensée comme une colonie agricole, elle entraîne rapidement une dépendance aux rations fédérales, souvent insuffisantes. La présence du fort Tejon renforce la dimension militaire et le confinement. Minée par les tensions politiques, l’hostilité des colons et les échecs agricoles, la réserve sera finalement fermée en 1864, dispersant à nouveau ses habitants.

1871 :

L’Indian Appropriations Act met fin à la reconnaissance des nations autochtones comme puissances souveraines avec lesquelles les États-Unis peuvent conclure des traités. Cette rupture marque l’abandon officiel de la diplomatie de nation à nation, en vigueur depuis la fondation du pays. Les tribus sont désormais considérées comme des « pupilles » du gouvernement fédéral, dépendantes de son autorité. Cette loi renforce le pouvoir du Bureau des Affaires Indiennes et facilite les politiques d’assimilation et de dépossession territoriale. Elle ouvre une ère où les droits autochtones ne reposent plus sur des accords bilatéraux, mais sur des décisions unilatérales du Congrès.

1921 :

L’amendement du 3 mars 1921 étend la loi de 1891 sur les baux miniers, facilitant la location des terres tribales non alloties pour l’exploitation du pétrole, du gaz et d’autres ressources. Cette évolution renforce l’accès des compagnies extractives aux territoires autochtones, souvent sans véritable pouvoir de négociation pour les tribus. Chez les Osages, elle contribue à l’essor fulgurant de la richesse pétrolière, mais aussi aux fraudes, spoliations et violences qui suivront. Pour les Navajos et d’autres nations, elle ouvre la voie à une exploitation intensive du sous‑sol, avec des bénéfices inégaux et des impacts environnementaux durables. Ces politiques successives aboutiront finalement à la loi minière de 1938, censée rétablir un minimum de contrôle tribal.

1926 :

La réserve de l’Arctique septentrional marque une étape majeure dans la volonté du Canada d’affirmer sa souveraineté sur l’Extrême Nord. Présentée comme un moyen de protéger les zones de chasse inuites contre les exploitants étrangers, elle répondait aussi à des enjeux géopolitiques croissants dans l’Arctique. Cette décision fut prise sans consultation des Inuits, dont les territoires ancestraux furent intégrés dans un cadre administratif colonial. Elle s’inscrit dans une série de mesures visant à renforcer la présence canadienne dans le Nord, notamment par l’installation de postes de police et l’organisation de patrouilles. Cette réserve illustre ainsi la tension entre protection affichée des modes de vie autochtones et consolidation du contrôle étatique

* Photo : Enregistrement de la marque Osage McAlester Coal and Coke par Osage Coal and Mining Company – 26/11/1895
Bibliothèque du Congres

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