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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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07 mars

Posted on 7 mars 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1524 :

Giovanni da Verrazzano, naviguant pour la France à bord de La Dauphine, jette l’ancre près de l’actuelle Wilmington, en Caroline du Nord. Il devient ainsi l’un des premiers Européens à reconnaître cette partie du littoral nord‑américain, dans le cadre de son exploration de la côte atlantique depuis la Caroline du Sud jusqu’à Terre‑Neuve. Les descriptions qu’il laisse témoignent d’une côte basse et sablonneuse, habitée, mais difficile d’accès en raison des hauts‑fonds. Cette étape marque le début de sa remontée vers le nord, qui le conduira à l’entrée de la baie de New York, future « Nouvelle‑Angoulême », et contribuera à la première cartographie française de la région.

1554 :

La Couronne espagnole envoie aux autorités du Pérou et du Chili de nouvelles instructions royales destinées à encadrer plus strictement le système de l’encomienda, qui reposait sur le travail forcé des populations autochtones. Présentées comme des mesures de « protection » contre les abus des colons, ces directives visaient surtout à réaffirmer l’autorité du roi face aux encomenderos, devenus trop puissants depuis les rébellions des années 1540. Elles cherchaient à limiter les excès les plus visibles (travail excessif, violences, tributs illégaux) tout en maintenant l’obligation d’évangélisation et la collecte de tributs au profit de la Couronne. En réalité, ces mesures n’améliorent guère la condition des peuples andins : elles servent surtout à centraliser le contrôle du système colonial et à préparer la transition vers d’autres formes de travail forcé, comme le repartimiento. Elles illustrent la contradiction permanente entre discours protecteur et exploitation structurelle des populations indigènes.

1699 :

Des commissaires anglais se réunissent pour trancher les litiges territoriaux autour de la baie d’Hudson, disputée entre la France et l’Angleterre depuis des décennies. Les frontières sont débattues à Londres à partir de cartes et de rapports européens, sans aucune consultation des peuples qui vivent sur ces terres. Ces décisions redessinent arbitrairement les territoires de chasse et les réseaux de traite des Cris et des Inuits, qui voient leurs espaces morcelés au gré des rivalités coloniales. Les discussions de 1699 annoncent les arbitrages futurs, notamment le traité d’Utrecht (1713), qui donnera finalement la baie d’Hudson à l’Angleterre et bouleversera durablement l’équilibre autochtone dans le Nord.

1777 :

Au lendemain d’un raid shawnee près de Harrodsburg, une force menée par le chef Blackfish attaque directement le fort de la petite colonie du Kentucky. Prévenus par le survivant James Ray, les colons se sont retranchés et parviennent à repousser l’assaut. Les Shawnees ne cherchent pas à prendre le fort, mais à harceler la communauté, détruire ses ressources et maintenir une pression constante. Cette attaque marque le début d’une série de raids qui feront de 1777 l’une des années les plus violentes pour les établissements américains du Kentucky. Elle illustre la détermination shawnee à défendre leurs terres de chasse face à l’expansion coloniale, dans le contexte plus large de la guerre d’Indépendance.

1782 :

Une milice de Pennsylvanie commandée par le colonel David Williamson entre dans le village missionnaire de Gnadenhutten, en Ohio, où vivent des Delaware, Mahican et Munsee convertis par les missionnaires moraves. Ces communautés, strictement pacifistes, avaient été accusées tour à tour par les Britanniques et les Américains d’aider l’ennemi, bien qu’elles soient restées neutres durant toute la guerre. Sous prétexte de les protéger ou de les déplacer, les miliciens les convainquent de remettre leurs armes, puis les enferment dans deux bâtiments. Le 8 mars, après un vote interne, la majorité décide de les exécuter : 96 personnes, hommes, femmes et enfants, sont tuées après avoir été autorisées à prier une dernière fois. Le village est ensuite incendié. Ce massacre, l’un des pires crimes commis contre des autochtones durant la Révolution américaine, provoque une onde de choc durable et alimente les représailles autochtones dans la région.

1819 :

Le Traité de Cherokee Agency est ratifié. C’est un accord majeur par lequel les Cherokees cèdent une vaste portion de leurs terres en Géorgie et au Tennessee. Le traité, signé le 27 février 1819 et proclamé le 10 mars 1819, est négocié par le secrétaire à la Guerre John C. Calhoun et des chefs cherokees. Il prévoit la cession de toutes les terres situées au nord et à l’est d’une longue ligne frontalière décrite en détail, en échange de compensations limitées et de la possibilité pour certains Cherokees d’émigrer vers l’Arkansas, à l’ouest du Mississippi. Une partie de la nation souhaite rester sur les terres ancestrales, tandis qu’une autre accepte l’émigration, créant une fracture interne durable. Ce traité, présenté comme un ajustement administratif, constitue en réalité une étape décisive dans la réduction forcée du territoire cherokee, prélude direct aux politiques d’expulsion qui culmineront avec la Piste des Larmes en 1838–1839.

1832 :

Le Sénat américain révise un traité conclu l’année précédente avec les Menominees, dans le Wisconsin. Les sénateurs y ajoutent des conditions nouvelles qui réduisent encore le territoire menominee et facilitent l’installation des tribus de New York (Stockbridge‑Munsee, Oneida, etc.) sur leurs terres. Ces modifications, imposées unilatéralement, provoquent le refus initial des Menominees et obligent à une renégociation plus tard dans l’année. L’épisode illustre la stratégie fédérale consistant à utiliser la procédure de ratification pour restreindre progressivement la souveraineté foncière autochtone. Cette révision s’inscrit dans la dynamique plus large des années 1830, marquée par la pression croissante sur les nations du Nord‑Ouest et par les politiques d’expulsion de l’ère Jackson.

1877 :

Au cœur de la campagne hivernale menée par le colonel Nelson A. Miles, un groupe important de chefs lakotas vient négocier pour mettre fin aux hostilités. Les bandes oglalas et miniconjous, épuisées par l’hiver, la faim et la poursuite constante de l’armée, ne peuvent plus soutenir la guerre. Ce jour‑là, Little Hawk, oncle de Crazy Horse et chef respecté des Hunkpatila, accepte les conditions strictes imposées par Miles : retour vers les agences, remise des armes et fin de la résistance. Son engagement entraîne la reddition de sa bande et encourage d’autres groupes à faire de même. Cette décision isole davantage Crazy Horse, qui se rendra à son tour en mai 1877. L’accord du 7 mars marque ainsi l’un des tournants décisifs qui scellent la fin progressive de la résistance armée lakota dans les plaines du Nord.

* Photo : Portrait de groupe de la bande de Big Foot (Miniconjou) lors d’une danse sur l’herbe sur la rivière Cheyenne, dans le Dakota du Sud, sur ou près de la réserve indienne de Cheyenne River.1890 – Grabill, John C. H., photographe – Library Of Congress

Nb : Coïncidence un peu morbide, la plupart des photos de groupe de Minicoujou représente la bande de Big Foot.

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