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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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09 mars

Posted on 9 mars 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1500 :

Pedro Álvares Cabral quitte Lisbonne à la tête d’une flotte de 13 navires destinée aux Indes. En suivant la route atlantique sud, sa flotte dérive largement vers l’ouest et atteint, en avril 1500, les côtes du futur Brésil, qu’il revendique pour la couronne portugaise. Ce voyage marque le début de la présence portugaise en Amérique du Sud et le premier contact documenté entre Européens et peuples Tupiniquim et Tupinambá, un moment fondateur qui ouvrira la voie à la colonisation, à l’exploitation des ressourceset aux profondes transformations démographiques et culturelles des sociétés tupi.

1728 :

Une troupe de 250 volontaires caroliniens menée par le colonel John Palmer attaque le village yamasee installé près de la mission espagnole de Nombre de Dios, aux abords de St. Augustine. Les Yamasee, autrefois alliés des Anglais mais réfugiés en Floride après la guerre de 1715‑1717, mènent depuis plusieurs années des raids contre les colonies britanniques, alimentant une hostilité persistante. L’assaut est brutal : une trentaine de guerrier yamasee sont tués, et plusieurs survivants sont capturés puis réduits en esclavage. Le village est détruit. Cet épisode marque l’un des derniers coups portés à un peuple déjà affaibli par la guerre, les épidémies et la traite esclavagiste. Après 1730, les Yamasee cessent d’exister comme nation autonome, leurs survivants se fondant dans d’autres communautés autochtones de Floride et de Géorgie.

1797 :

Les Mohawks (Kanien’kehá:ka) signent avec l’État de New York un traité par lequel ils cèdent leurs derniers droits fonciers dans l’État. En échange, ils ne reçoivent qu’une compensation financière très modeste, ainsi que le remboursement des frais de voyage de leurs délégués. Cet accord s’inscrit dans la période de forte pression exercée sur les nations de la Confédération iroquoise après la guerre d’Indépendance américaine : considérés comme alliés des Britanniques, les Haudenosaunee sont poussés à abandonner leurs terres ancestrales et à se déplacer vers le Canada, où se reconstituent les principales communautés mohawks. Ce traité marque une étape supplémentaire dans le démantèlement territorial des Iroquois à la fin du XVIIIᵉ siècle.

1832 :

Les tensions sont très fortes en Floride alors que les autorités américaines tentent d’imposer aux Séminoles le futur traité de Payne’s Landing, destiné à les forcer à quitter la Floride pour être déplacés à l’ouest du Mississippi. Les négociations, menées dans le secret et sans procès-verbal, s’inscrivent dans la politique de déportation lancée après l’Indian Removal Act de 1830. De nombreux chefs séminoles, dont Osceola, figure majeure de la résistance, rejettent catégoriquement cette pression et refusent de reconnaître la légitimité du traité. Leur opposition ouvre la voie à une escalade de tensions qui débouchera, en 1835, sur la Seconde Guerre séminole, l’un des conflits les plus longs et les plus coûteux entre les États-Unis et une nation autochtone.

1891 :

Le Congrès américain finalise les mesures permettant d’ouvrir aux colons blancs les terres des Potawatomi et des Cheyenne‑Arapaho en Oklahoma. Ces décisions appliquent le Dawes Act(1887), qui impose la division des terres tribales en lots individuels et déclare « excédentaires » toutes les terres non attribuées aux Autochtones. Ces terres sont alors transférées au domaine public et destinées aux colons. Cette politique entraîne une perte massive de territoires, une désorganisation sociale des nations concernées et prépare l’ouverture coloniale de l’Oklahoma au début des années 1890.

1907 :

Des travaux de recherche ethnolinguistique commencent à être publiés, marquant l’une des premières tentatives systématiques de documenter scientifiquement les dialectes mayas Quiché (K’iche’) et Cakchiquel (Kaqchikel) en Amérique centrale. Réalisées par des chercheurs étrangers, ces études analysent la grammaire, la phonétique et les récits oraux, à une époque où les gouvernements centraux imposent des politiques d’assimilation visant à marginaliser les langues autochtones. Paradoxalement, ces travaux — bien que produits dans un cadre colonial — contribuent à préserver des traces écrites essentielles de langues menacées, fournissant plus tard une base précieuse pour les mouvements de revitalisation culturelle et linguistique au sein des communautés mayas.

* Photo : Vraisemblablement Tapsy, le fils du chef Potawatomi Black Hawk – env. 1867 – James F. Bodtker – Wisconsin Historical Society

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