Skip to content

De mes lectures indiennes

Black Berroy

Menu
  • Accueil
  • Bibliographie
  • Webographie
  • Mon projet de Timeline
  • A propos
Menu

10 mars

Posted on 10 mars 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1610 :

Nouvelle étape dans l’organisation de la mission jésuite de Loreto, l’une des premières grandes réductions établies parmi les Guaranis dans la région du Paranapanema. À cette période, les Jésuites intensifient la création de villages missionnaires destinés à regrouper, évangéliser et protéger les populations autochtones. Si ces réductions servent à diffuser le christianisme, elles jouent aussi un rôle crucial de refuge contre les bandeirantes, chasseurs d’esclaves portugais qui ravagent alors la région. Loreto devient ainsi un centre stratégique du système missionnaire guarani, préfigurant l’essor, puis les épreuves, des réductions au XVIIᵉ siècle.

1716 :

En pleine guerre des Yamasee (1715‑1717), les autorités coloniales britanniques de Caroline du Sud renforcent leurs positions militaires et déplacent des troupes vers les zones frontalières afin de contenir les raids coordonnés menés par les Yamasee et leurs alliés (Muscogee, Catawba, et d’autres nations du Sud‑Est). À ce moment du conflit, la colonie est encore menacée d’effondrement : des centaines de colons ont été tués, de nombreux établissements détruits, et les survivants se sont repliés vers Charles Town. L’année 1716 marque toutefois un tournant, car les Cherokee commencent à se ranger du côté des Britanniques, modifiant l’équilibre des forces. Ce conflit, l’un des plus graves de l’ère coloniale, redéfinit durablement les alliances autochtones et la géopolitique du Sud‑Est nord‑américain.

1835 :

Les États-Unis et l’État de Géorgie entament une phase de fortes pressions politiques pour pousser des délégations cherokees non officielles à négocier la cession de toutes les terres situées à l’est du Mississippi. Ces manœuvres, menées en contournant le gouvernement légitime de la nation cherokee, préparent directement la signature du traité de New Echota quelques mois plus tard — un accord signé par une minorité sans mandat, mais utilisé comme base légale pour la déportation forcée de 1838‑1839. Cette expulsion, connue sous le nom de Piste des Larmes, entraînera la mort d’environ 4 000 Cherokee et constitue l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire autochtone aux États-Unis.

1852 :

Le gouvernement américain adopte des mesures administratives visant à réorganiser et contrôler l’usage des terres de la nation Creek (Muscogee) dans le Territoire Indien, futur Oklahoma. Ces actes ne constituent pas un grand traité de cession, mais une étape importante dans la réduction progressive de la souveraineté creek : ils renforcent la tutelle fédérale, limitent l’autonomie de la nation dans la gestion de ses terres et préparent la future fragmentation territoriale qui culminera à la fin du XIXᵉ siècle. Ces décisions s’inscrivent dans la continuité des politiques de dépossession engagées après la déportation des Creeks dans les années 1830 et annoncent les transformations plus radicales imposées plus tard par l’allotment et le Dawes Act.

1865 :

Les Ponca signent à Washington un traité complémentaire par lequel ils cèdent environ 30 000 acres de leur réserve aux États‑Unis. En échange, le gouvernement leur attribue plusieurs fractional townships situés le long de la Niobrara River, incluant d’anciens champs de maïs et lieux d’inhumation traditionnels. Présenté comme une récompense pour leur « fidélité », l’accord entraîne pourtant une réduction nette de leur territoire et prépare les pertes territoriales et les déplacements forcés qui frapperont les Ponca dans les décennies suivantes.

1869 :

Le président Ulysses S. Grant entame les démarches pour nommer Ely S. Parker, un Sénéca de la Confédération iroquoise, au poste de Commissaire aux affaires indiennes. Cette nomination, officialisée peu après, est sans précédent : Parker devient le premier Amérindien à diriger l’agence fédérale responsable des relations avec les nations autochtones. Ancien officier et proche collaborateur de Grant durant la guerre de Sécession, Parker incarne la volonté du nouveau président d’amorcer une politique plus stable et moins corrompue envers les tribus. Sa nomination marque un tournant symbolique majeur dans l’histoire des États‑Unis et des peuples autochtones.

1906 :

Un décret signé par Theodore Roosevelt réorganise officiellement les limites de la réserve des Paiutes de Walker River, dans le Nevada. Bien que présenté comme un simple ajustement administratif, ce type de décision avait des effets majeurs pour les communautés locales. En redéfinissant les frontières autour du Walker River et du Walker Lake, le gouvernement fédéral modifiait directement l’accès à l’eau, aux zones de pêche et aux espaces nécessaires à la subsistance traditionnelle des Paiutes. Dans une région aride où l’eau est la ressource la plus précieuse, ces décrets renforçaient le contrôle fédéral et fragilisaient la souveraineté tribale, tout en préparant l’essor des grands projets hydrauliques qui allaient transformer durablement le bassin du Walker River.

1914 :

Un Executive Order américain modifie une nouvelle fois les limites de la réserve navajo, dans une période où le gouvernement fédéral redessine fréquemment les frontières des territoires autochtones. Ces ajustements, parfois présentés comme techniques, entraînent souvent pour les Navajos la perte d’accès à des ressources essentielles (pâturages, points d’eau, zones de chasse) et renforcent la tutelle fédérale sur leur territoire. L’ordre de 1914 s’inscrit dans une série de décisions du début du XXᵉ siècle qui contribuent à la fragmentation du territoire navajo et à l’instabilité foncière, tout en préparant la configuration territoriale complexe que connaît encore la Nation navajo aujourd’hui.

* Photo : Col. Ely S. Parker – Mathew Brady (env.1860 – 1865) – National Archives

Abenaki Algonquin Apache Arapaho Art Aymaras Azteque Caddo Cherokee Cheyenne Chiricahua Choctaw Cinq Nations Civilisées Comanche Creek Cri Delaware Français Guarani Haudenosaunee Hopi Huron‑Wendat Inuit Iroquois Kiowa Lakota Lenape Mapuche Maya Mohawk Navajo Osage Outaouais Pueblo Shawnee Shoshone Sioux Séminole Taïno Tlingit Wampanoag XIX XX Yaqui Yavapai

©2026 De mes lectures indiennes | Design: Newspaperly WordPress Theme