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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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19 mars

Posted on 19 mars 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1518 :

Les préparatifs s’intensifient à Cuba pour l’expédition de Juan de Grijalva, organisée par le gouverneur Diego Velázquez. Après les premiers contacts établis en 1517 avec les Mayas du Yucatán, Velázquez veut approfondir l’exploration. Les semaines de mars voient donc la mise en ordre des navires, le rassemblement des hommes, des vivres et des armes, ainsi que l’intégration d’interprètes mayas capturés l’année précédente.

Cette expédition, qui partira en avril, sera la première à établir un contact diplomatique significatif avec les émissaires de l’Empire aztèque. Grijalva revient à Cuba avec des objets en or et des récits sur la richesse et la puissance des peuples de l’intérieur. Ces informations convainquent Velázquez d’organiser une expédition plus ambitieuse : celle d’Hernán Cortés, qui partira dès 1519 et mènera à la conquête du Mexique.

1523 :

Les chroniques espagnoles rapportent un nouvel échec des troupes coloniales envoyées pour capturer Enriquillo, le chef taïno qui mène depuis 1519 une insurrection dans les montagnes de Baoruco, au sud-ouest d’Hispaniola. Enriquillo, formé dans un monastère et familier du droit espagnol, organise une guérilla très efficace : mobilité constante, connaissance parfaite du terrain, soutien des communautés locales. Les soldats espagnols, malgré plusieurs expéditions, ne parviennent ni à l’encercler ni à briser la résistance.

Cette incapacité militaire met en lumière la profondeur du mécontentement taïno face aux abus coloniaux, violences, spoliations, exploitation, et transforme Enriquillo en symbole de défense des droits autochtones. Son mouvement, impossible à écraser, force finalement la Couronne à négocier. En 1533, un traité de paix inédit reconnaît aux Taïnos des droits à la liberté et à la propriété, faisant d’Enriquillo l’un des premiers guérilleros victorieux des Amériques.

1610 :

Jour de la Saint‑Joseph, les Jésuites fondent la mission de San Ignacio Miní dans la région du Guayrá (actuel Paraná, Brésil). Cette réduction, établie par les prêtres José Cataldino et Simón Maceta, vise à regrouper et évangéliser les Guaranis, tout en les protégeant des violences coloniales. Le choix de cette date religieuse marque symboliquement la naissance officielle de la communauté chrétienne locale.
San Ignacio Miní devient rapidement un centre important du réseau jésuite : organisation agricole, artisanat, vie communautaire et défense contre les Bandeirantes, chasseurs d’esclaves portugais qui ravagent la région. Les attaques répétées obligent toutefois les Jésuites à déplacer la mission en 1632, puis à l’installer définitivement en 1696 dans l’actuelle province de Misiones (Argentine). À son apogée, elle accueille plusieurs milliers de Guaranis et devient un foyer culturel majeur.
Après l’expulsion des Jésuites en 1767, la mission décline et est finalement détruite en 1817. Ses ruines, redécouvertes à la fin du XIXᵉ siècle, sont aujourd’hui classées au patrimoine mondial de l’UNESCO

1734 :

Hans Egede, missionnaire danois installé au Groenland depuis 1721, reprend contact avec les communautés inuit après les mois d’hiver. Cette reprise des échanges révèle une situation dramatique : une épidémie de variole, introduite par les navires européens, commence à se propager sur la côte ouest. Les Inuits, dépourvus d’immunité face à cette maladie, sont frappés de plein fouet. L’épidémie décime des familles entières, bouleverse les réseaux de chasse et fragilise profondément l’organisation sociale locale. Egede, témoin direct de la catastrophe, tente d’apporter aide et réconfort mais se retrouve rapidement dépassé par l’ampleur du désastre. Cette crise marque un tournant dans sa mission et annonce son départ du Groenland deux ans plus tard.

1740 :

Des émissaires envoyés par le gouverneur britannique de la Jamaïque, Edward Trelawny, concluent un accord formalisant l’alliance entre la Couronne britannique et le royaume des Mosquitos (Miskitos), installé sur la côte caraïbe du Nicaragua et du Honduras. Dans un contexte de guerre entre l’Angleterre et l’Espagne, les Miskitos acceptent de s’allier aux Britanniques contre les Espagnols. En échange, ils obtiennent des armes, un soutien militaire et surtout la reconnaissance de leur autonomie sur la « Côte des Mosquitos ». Cet accord renforce durablement l’influence britannique dans la région et consolide le pouvoir du royaume miskito face aux pressions espagnole

1840 :

Une délégation de Penateka Comanches arrive à San Antonio pour négocier la paix et échanger des prisonniers. Ils ne ramènent qu’une captive, Matilda Lockhart, gravement mutilée, ce qui choque profondément les représentants texans. Ceux‑ci exigent la libération immédiate de tous les captifs encore détenus, mais les chefs comanches expliquent qu’ils n’ont pas autorité sur les autres bandes. Les Texans décident alors de retenir les chefs comme otages, conformément aux ordres reçus. Une bagarre éclate dans le bâtiment du conseil, dégénérant en fusillade : 7 Texans et 33 Comanches, dont tous les chefs présents, sont tués. Les survivants comanches sont capturés, et la nouvelle de ce massacre provoque une vengeance terrible dans les villages, où plusieurs captifs blancs sont exécutés. Cet épisode met fin à toute possibilité de paix durable entre Comanches et Texans.

1851 :

A Camp Fremont, des commissaires fédéraux américains signent un traité avec plusieurs groupes autochtones de Californie, dont des Miwok et des Yokuts. L’objectif affiché est de garantir une réserve et une protection aux tribus, alors que les violences entre colons et Autochtones explosent depuis la ruée vers l’or. En réalité, ces accords visent surtout à libérer des terres pour les nouveaux arrivants et à stabiliser la région avant l’organisation politique du futur État. Les chefs signataires acceptent la paix et la cession de vastes territoires en échange d’une zone réservée et d’une aide matérielle. Mais comme les 17 autres traités californiens de 1851–1852, celui‑ci restera non ratifié par le Sénat américain. Les terres promises ne seront jamais protégées, ouvrant la voie à des spoliations massives et à de nouveaux déplacements forcés. Cet épisode marque une étape clé dans la marginalisation des peuples autochtones de Californie au XIXᵉ siècle.

1870 :

Les rapports officiels sur le massacre de la Marias River, survenu le 23 janvier 1870 et au cours duquel environ 173 Blackfeet, en grande majorité des femmes, des enfants et des personnes âgées, furent tués par les troupes du major Eugene Baker, parviennent enfin aux membres du Congrès et à la presse de la côte Est. La diffusion de ces documents déclenche une vague d’indignation nationale : l’armée est accusée d’avoir attaqué un camp pacifique, celui du chef Heavy Runner, pourtant reconnu comme allié. Face au scandale, le gouvernement fédéral engage une réforme majeure de la politique indienne. Le président Ulysses S. Grant décide de retirer aux officiers militaires la gestion des agences indiennes, désormais confiées à des civils, souvent issus de communautés religieuses. Cette date devient ainsi un tournant politique, révélant les abus de l’armée et ouvrant la voie à la Peace Policy de Grant.

1891 :

Le Congrès américain adopte un amendement majeur au Dawes Act de 1887, destiné à accélérer et renforcer la politique d’allotment imposée aux nations autochtones. Ce texte clarifie les procédures de distribution des parcelles individuelles et facilite la mise sur le marché des terres dites « excédentaires », c’est‑à‑dire toutes celles qui ne sont pas attribuées aux familles autochtones. L’amendement autorise également l’exploitation de certaines ressources, notamment les baux miniers sur les terres de réserve, dès lors qu’elles ne sont pas nécessaires aux lots individuels. En pratique, ces ajustements ouvrent encore davantage la voie à la spoliation foncière, en permettant aux colons et aux compagnies privées d’accéder plus facilement aux terres tribales. L’impact est profond : fragmentation des territoires, affaiblissement des structures politiques tribales et accélération de l’assimilation forcée. Cet amendement de 1891 devient ainsi l’un des leviers centraux de la dépossession autochtone à la fin du XIXᵉ siècle.

* Photo : Milky Way-Asa Havie, Penateka Comanches – 1872 -National Archives at College Park

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