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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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20 mars

Posted on 20 mars 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

Le 20 mars, jour de l’équinoxe de printemps, marque pour de nombreuses communautés inuites du Groenland et du Canada arctique l’entrée dans Upernaaq, le temps du renouveau. À cette période, la lumière revient durablement après les mois d’obscurité, et les familles commencent traditionnellement à quitter leurs campements d’hiver, souvent des igloos ou des habitations semi-enterrées, pour se diriger vers les zones de chasse printanière. Ce déplacement saisonnier est vital : il permet d’accéder aux ressources essentielles du printemps, comme le phoque sur la banquise, les oiseaux migrateurs ou l’omble chevalier, dont la migration vers la mer débute à cette période. Le printemps est aussi un moment de retour sur les terres ancestrales, de transmission des savoirs, de renforcement des liens familiaux et de réaffirmation culturelle, un cycle encore très vivant dans de nombreuses communautés inuites contemporaines

1532 :

L’expédition de Francisco Pizarro avance le long des côtes de l’actuel Équateur et du nord du Pérou, à un moment où l’Empire inca est profondément affaibli par la guerre civile entre Atahualpa et Huáscar. Les populations côtières récemment soumises par les Incas fournissent aux Espagnols des informations cruciales sur l’état du conflit, les déplacements des armées et la fragilisation du pouvoir central. Ces renseignements permettent à Pizarro de comprendre que l’empire sort exsangue de cette lutte fratricide et que l’autorité d’Atahualpa n’est pas encore consolidée. Cette phase de collecte d’informations prépare directement les événements de Cajamarca quelques mois plus tard, où Pizarro exploitera ces divisions internes pour capturer Atahualpa et renverser l’empire.

1541 :

Quelques semaines après avoir fondé Santiago, Pedro de Valdivia organise l’administration de la nouvelle colonie chilienne tout en affrontant une situation militaire très instable. Les Espagnols, installés avec peu de moyens et isolés, doivent faire face à des escarmouches constantes avec les Mapuches, peuple farouchement opposé à l’occupation de leurs terres dans la vallée de l’Aconcagua. Les sources rappellent que Valdivia explore et occupe la moitié nord du Chili à partir de 1540, où il combat des populations autochtones combatives et doit composer avec un terrain difficile et un manque chronique de ressources. Cette résistance mapuche précoce annonce les grands soulèvements qui marqueront la Guerre d’Arauco, un conflit de longue durée qui façonnera toute l’histoire coloniale du Chili

1699 :

Alors qu’il remonte le Mississippi pour consolider la présence française en Louisiane, Pierre Le Moyne d’Iberville atteint le village des Houma. Quelques jours plus tôt, son expédition avait repéré le fameux bâton rouge marquant la frontière entre les territoires de chasse des Houma et des Bayagoula, un repère qui donnera plus tard son nom à la ville de Baton Rouge. La visite du 20 mars s’inscrit dans la stratégie diplomatique française : établir des alliances avec les nations autochtones afin de sécuriser la vallée du Mississippi. Les Houma, déjà bien implantés dans la région, deviennent ainsi des partenaires réguliers des Français au XVIIIᵉ siècle.

1845 :

Le Rapport de la Commission Bagot est officiellement présenté à l’Assemblée législative de la Province du Canada. Ce document, rédigé entre 1842 et 1844 sous l’autorité du gouverneur Charles Bagot, propose une refonte complète de la politique coloniale envers les peuples autochtones. Il recommande notamment la création d’écoles industrielles résidentielles, situées loin des communautés, afin de séparer les enfants autochtones de leurs parents et de les assimiler à la culture euro‑canadienne. Le rapport affirme que l’éducation dans les villages autochtones est « inefficace » et que seule une rupture avec le milieu familial permettrait de « civiliser » les enfants. Ces recommandations deviennent la base idéologique du futur système des pensionnats pour Autochtones, mis en place à partir des années 1880 et responsable d’un siècle de violences culturelles, linguistiques et familiales.

1922 :

Le Lead Daily Call rapporte des débats autour du « Reservation Vote », une proposition discutée dans les Plaines du Nord visant à permettre aux membres des tribus, notamment les Arapahos, de se prononcer par vote sur une éventuelle libération du contrôle administratif fédéral. À cette époque, les peuples autochtones vivent encore sous une tutelle très stricte du Bureau des Affaires Indiennes, qui encadre leurs terres, leurs décisions politiques et leur autonomie. Le débat relayé par le journal témoigne d’un changement profond : pour la première fois, l’idée que les nations autochtones puissent décider elles‑mêmes de leur statut administratif est discutée publiquement. Cet épisode annonce les grandes transformations à venir, de la citoyenneté autochtone en 1924 aux réformes de gouvernance tribale du XXᵉ siècle, et constitue un jalon dans l’histoire de la souveraineté politique autochtone.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

* Photographie prise en 1907 à Bayou Lafourche (Louisiane), montrant des familles houma dans leur environnement réel.

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