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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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21 mars

Posted on 21 mars 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

Historiquement, cette date est cruciale pour les Mayas. Lors de l’équinoxe de printemps, l’ombre du soleil crée l’illusion d’un serpent (le dieu Kukulcán) descendant les marches de la pyramide d’El Castillo à Chichén Itzá. Jusqu’à la conquête espagnole (et même après, de façon clandestine), ce jour marquait le début des cycles agricoles et des rituels de fertilité.

1532 :

Dans le cadre des « Lois des Indes », la couronne espagnole émet régulièrement des décrets à cette période de l’année pour tenter de réguler les abus des encomenderos (colons) envers les populations Nahuas et Mayas. Bien que souvent ignorés sur le terrain, ces textes témoignent de la résistance juridique précoce des populations locales qui envoyaient des pétitions en Espagne.

1617 :

Bien que la date exacte de son décès soit parfois débattue (située entre le 19 et le 21 mars), c’est à cette période que la célèbre Powhatan Pocahontas (Matoaka) meurt à Gravesend, en Angleterre. Son voyage en Europe et sa mort symbolisent le premier grand choc culturel et immunitaire entre les élites amérindiennes et les cours européennes.

1621 :

L’Abénaqui Samoset revient à Plymouth pour approfondir le contact établi quelques jours plus tôt avec les Pèlerins. Il prépare l’arrivée de Massasoit, grand sachem des Wampanoags, qui cherche une alliance face aux menaces régionales. Les rencontres de la fin mars permettent d’établir un climat de confiance : échanges de paroles, d’otages et dépôt des armes avant les discussions. Le lendemain, Massasoit conclut avec le gouverneur John Carver un traité de paix et d’assistance mutuelle, garantissant non‑agression, restitution des biens et aide militaire réciproque. Cet accord, respecté durant toute la vie de Massasoit, assure la survie immédiate de la colonie et inaugure une période de coexistence relativement stable. Il marque aussi le début d’une transformation durable des terres wampanoags, bientôt bouleversées par l’expansion coloniale.

1784 :

Une force d’environ 500 guerriers apaches et navajos attaque Tucson et se retire vers les montagnes Catalina avec du bétail capturé. Une troupe espagnole de 48 soldats, renforcée par 30 éclaireurs pimas, se lance immédiatement à leur poursuite. Après 45 minutes, ils rattrapent l’arrière‑garde autochtone près du Catalina River. Les assaillants se divisent : 400 continuent la retraite en montagne, tandis que 100 restent pour couvrir leur fuite. Sous le commandement du lieutenant Tomás Equrrola, les Espagnols tuent 14 guerriers et blessent plusieurs autres, dont le chef Chiquito, identifié comme l’organisateur du raid. Incapables de poursuivre les 400 guerriers dans les hauteurs, les Espagnols se retirent, emportant les têtes des 14 morts, exposées ensuite sur les murs du presidio de Tucson comme avertissement.

1806 :

Benito Juárez naît à San Pablo Guelatao, dans une famille zapotèque pauvre du sud du Mexique. Orphelin très jeune, il ne parle d’abord que le zapotèque et ne reçoit une éducation qu’après son arrivée à Oaxaca à l’âge de douze ans. Devenu avocat, il s’impose progressivement comme l’une des grandes figures du libéralisme mexicain. Président à partir de 1858, il devient le premier dirigeant autochtone d’une république post‑coloniale des Amériques. Il mène la Réforme, modernise l’État, réduit le pouvoir de l’Église et défend la souveraineté du Mexique face à l’intervention française. Son héritage reste toutefois ambivalent pour les peuples indigènes, car ses réformes favorisent la propriété privée au détriment des terres communautaires.

1841 :

220 prisonniers séminoles “Tallahassee” sont embarqués à Tampa Bay pour être déportés vers l’Indian Territory, dans le cadre de la phase finale de la Seconde guerre séminole. Cette déportation s’inscrit dans la politique de removal imposée par les États‑Unis après des années de résistance acharnée des Séminoles à quitter la Floride. Les autorités militaires capturent alors femmes, enfants et anciens, espérant ainsi briser les derniers foyers de résistance. Le voyage est éprouvant : quinze personnes meurent en mer, victimes des conditions de transport et des maladies. Cet épisode illustre la brutalité de la déportation séminole, marquée par la capture de familles entières et par des transferts forcés qui ont décimé une partie du peuple séminole. Il contribue à la dispersion durable des communautés, dont une partie seulement parviendra à rester en Floride malgré la pression militaire.

1854

A Table Creek dans l’actuel Nebraska, les États‑Unis ouvrent des négociations décisives avec les nations confédérées Oto et Missouria. Ces pourparlers, menés sous la pression de l’expansion coloniale vers le Kansas et le Nebraska, visent à obtenir la cession de la quasi‑totalité de leurs terres à l’ouest du Missouri. Les discussions aboutissent au principe d’une réserve réduite le long de la Big Blue River et à des promesses d’annuités et de fournitures fédérales. Le traité final, signé quelques mois plus tard, entérine cette perte territoriale majeure et amorce le retrait progressif des Oto et Missouria vers le sud. Dans les décennies suivantes, la pression coloniale entraîne leur déplacement définitif en Oklahoma, où leurs descendants forment aujourd’hui la Otoe‑Missouria Tribe.

1881 :

Sitting Bull se trouve à Fort Qu’Appelle, en Saskatchewan, dans une situation devenue critique pour lui et les Lakotas exilés au Canada. Après la victoire de Little Bighorn en 1876, il s’est réfugié au nord pour échapper aux représailles américaines, mais cinq années d’exil ont épuisé ses ressources. Le gouvernement canadien refuse de lui accorder une réserve permanente, craignant un incident diplomatique avec les États‑Unis, et ne fournit qu’une aide limitée. La disparition du bison et la rareté du gibier plongent son groupe dans la faim et la dépendance. Au début du printemps 1881, Sitting Bull comprend que rester au Canada signifie condamner son peuple à la misère. C’est dans ce contexte, autour du 21 mars, qu’il commence à envisager une reddition aux autorités américaines. Il finira par se rendre le 20 juillet 1881 à Fort Buford.

1883 :

Un petit groupe de Chiricahua Apaches mené par Chato, Bonito et Chihuahua traverse la frontière depuis la Sierra Madre mexicaine pour mener un raid rapide contre une zone minière proche de Tombstone, en Arizona. Cet assaut s’inscrit dans une série d’attaques menées ce mois‑là par des guerriers chiricahuas qui frappent des ranchs et des camps isolés avant de se replier au Mexique, utilisant la frontière comme refuge stratégique. L’attaque fournit alors au général George Crook le prétexte attendu pour lancer une grande expédition militaire en territoire mexicain, avec l’accord du gouvernement de Mexico, afin de poursuivre les groupes apaches jusque dans leurs retraites de la Sierra Madre. Cette campagne deviendra l’une des opérations majeures de 1883 contre les Chiricahuas et marquera un tournant dans les dernières années des guerres apaches.

* Photo : Chato, Chiricahua Apache -1884 – Randall, A. F.- Library of Congress

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