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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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24 mars

Posted on 24 mars 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1534 :

Après l’exécution d’Atahualpa et l’effondrement du pouvoir inca, Francisco Pizarro s’empare de Cuzco et en proclame la fondation espagnole le 23 mars. Le 24 mars marque la première journée complète d’administration coloniale dans l’ancienne capitale impériale. Les Espagnols commencent immédiatement à remplacer les institutions incas par leurs propres structures politiques, religieuses et économiques. Les temples sont réaffectés, les élites locales divisées et les premières encomiendas attribuées. Cette journée symbolise le passage d’une occupation militaire à une domination organisée. Elle ouvre une période de transformation profonde de la société andine, où les structures impériales sont démantelées et la colonisation s’enracine durablement.

1584 :

La reine Élisabeth Iʳᵉ d’Angleterre accorde une charte à Sir Walter Raleigh pour explorer et coloniser des terres « non possédées par des princes chrétiens ». Ce document juridique est le fondement légal qui permettra plus tard l’établissement de la colonie de Roanoke. Pour les peuples Algonquiens de la côte Est, ce texte marque le début officiel de la doctrine de « découverte » anglaise qui allait justifier la spoliation de leurs terres.

1617 :

Le roi Jacques Ier d’Angleterre ordonne que les Indiens de Virginie soient instruits selon les normes religieuses et culturelles anglaises. Il demande à l’Église anglicane de collecter des fonds pour construire églises et écoles destinées à l’évangélisation et à l’éducation des peuples autochtones.
Cette décision s’inscrit dans la politique coloniale anglaise visant à convertir, assimiler et stabiliser les relations avec les nations autochtones, dans un contexte de tensions croissantes en Virginie.
En pratique, ces projets restent limités et souvent interrompus par les conflits, les maladies et la résistance autochtone.

1622 :

Deux jours après l’attaque coordonnée du 22 mars, qui a coûté la vie à plusieurs centaines de colons anglais, les survivants se regroupent autour de Jamestown, l’un des rares postes avertis à temps. Le choc de l’assaut met fin à l’idée d’une coexistence possible avec la Confédération powhatan. Dès le 24 mars, les autorités coloniales adoptent une politique de représailles systématiques : destruction de villages, incendie des récoltes et embuscades destinées à affamer et disperser les populations autochtones. Ce basculement marque le début d’une guerre longue et brutale, où l’objectif n’est plus la négociation mais l’expulsion et l’écrasement des nations locales. Cette date symbolise l’entrée de la Virginie dans une logique d’expansion coloniale fondée sur la violence et la dépossession.

1880 :

Un groupe d’environ 36 Sioux s’introduit près de Fort Custer, dans le Montana, et vole 30 chevaux appartenant aux scouts Crows, alliés de l’armée américaine. Le capitaine John Mix, avec 44 cavaliers du 2nd Cavalry, se lance aussitôt à leur poursuite. Les soldats parcourent 65 miles en 11 heures, une performance remarquable dans les conditions difficiles des Plaines. Ils rattrapent les Sioux et engagent une brève escarmouche. Au terme de l’affrontement, 16 chevaux sont récupérés, tandis que les Sioux parviennent à s’échapper avec le reste. L’incident illustre la persistance des tensions entre Sioux et Crows et les micro‑conflits qui continuent après les grandes guerres des Plaines.

1880 :

À cette date, plusieurs rapports administratifs canadiens décrivent une famine sévère touchant les nations des Plaines, notamment les Cris et les Pieds‑Noirs. L’extermination quasi totale du bison, pilier de leur alimentation et de leur économie, a rendu ces peuples dépendants des rations gouvernementales. Les autorités fédérales utilisent cette dépendance comme un levier politique, conditionnant l’accès à la nourriture à la signature des traités et à la sédentarisation forcée dans les réserves. Les rapports du 24 mars soulignent l’ampleur de la détresse : malnutrition, maladies, déplacements contraints et effondrement social. Cette situation marque l’un des moments les plus sombres de la politique coloniale canadienne, où la faim devient un instrument de domination.

1914 :

Les membres de la Canadian Arctic Expedition observent ce jour‑là la vie quotidienne des Inuinnait du golfe du Couronnement, un peuple qui, à cette époque, vit encore presque entièrement en dehors de l’influence administrative canadienne. Les notes de terrain décrivent leurs techniques de chasse sur la glace, l’organisation sociale fondée sur de petits groupes familiaux mobiles, et l’usage d’outils en cuivre natif, caractéristique culturelle majeure. Ces observations capturent un mode de vie encore largement autonome, juste avant les transformations imposées par l’État au cours du XXᵉ siècle. Le 24 mars 1914 devient ainsi un moment charnière où l’anthropologie coloniale commence à archiver des pratiques ancestrales qui seront bientôt bouleversées par la sédentarisation forcée, l’école obligatoire et l’administration gouvernementale.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

  • Photo : Tipi pied-noir – 1884 –

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