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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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25 mars

Posted on 25 mars 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1519 :

La bataille de Centla oppose les troupes d’Hernán Cortés, tout juste débarquées au Tabasco, aux Maya‑Chontales dirigés par le cacique Tabscoob. Les Espagnols, très inférieurs en nombre, compensent par leurs armes d’acier, leurs arquebuses et surtout par l’usage de chevaux, jamais vus auparavant dans la région. La charge de cavalerie provoque un choc psychologique décisif et entraîne la déroute des guerriers mayas. Après leur défaite, les chefs locaux se soumettent et offrent des présents aux Espagnols : nourriture, coton, un peu d’or et vingt femmes esclaves. Parmi elles se trouve Malintzin (La Malinche), qui deviendra l’interprète et la conseillère stratégique de Cortés. La victoire permet aux Espagnols de fonder Santa María de la Victoria, leur premier établissement sur le continent.

1562 :

Le franciscain Diego de Landa, alors responsable du couvent d’Izamal, intensifie ses enquêtes contre ce qu’il considère comme de « l’idolâtrie » parmi les Mayas. Les interrogatoires deviennent de plus en plus violents : tortures, humiliations publiques et confiscation d’objets rituels frappent les chefs et prêtres mayas de la région. Cette répression marque le début d’une campagne beaucoup plus large visant à éradiquer les pratiques religieuses autochtones. Quelques mois plus tard, elle culmine dans le grand autodafé de Maní du 12 juillet 1562, où Landa fait brûler 27 codex et plus de 5 000 idoles, détruisant une immense partie de la mémoire écrite maya. L’évêque Francisco de Toral dénoncera ensuite ses abus, mais Landa sera finalement absous et deviendra évêque du Yucatán.

1713 :

La prise du fort tuscarora de Nohoroco met fin à deux années de guerre entre les Tuscaroras et les colons de Caroline du Nord. Depuis plusieurs jours, les troupes du colonel James Moore Jr., appuyées par des alliés autochtones du Sud, assiègent ce bastion solidement fortifié. L’assaut final est dévastateur : 192 Tuscaroras sont tués et près de 400 capturés, dont de nombreuses familles. Cette défaite anéantit la résistance tuscarora dans la région. Les survivants fuient vers le nord et une grande partie rejoindra plus tard la Confédération iroquoise, qui les intégrera comme sixième nation. L’événement marque la disparition durable des Tuscaroras comme force politique en Caroline du Nord.

1775 :

Le 25 mars 1775 marque la conclusion du vaste achat foncier tenté par Richard Henderson et sa Transylvania Company auprès des Cherokees, lors des négociations de Sycamore Shoals. Plusieurs chefs, dont Attakullaculla et Oconostota, acceptent de céder près de 20 millions d’acres couvrant une grande partie de l’actuel Kentucky et du Tennessee, malgré l’opposition interne. Le jeune chef Dragging Canoe s’y oppose fermement, dénonçant une vente illégitime et prédisant que ces terres deviendraient un « pays sombre et sanglant », une prophétie qui s’accomplira dans les décennies suivantes. L’accord viole la Proclamation royale de 1763, qui interdisait les achats privés de terres autochtones. Après la signature, Dragging Canoe rompt avec les chefs signataires et fonde la résistance des Cherokees Chickamauga. Cet épisode déclenche une longue période de conflits entre Cherokees et colons américains.

1797 :

La Mission de San José est fondée par le père Fermín Lasuén, sur un site ohlone connu sous le nom d’Oroysom, dans l’actuelle ville de Fremont. Elle devient la quatorzième mission de Californie et s’inscrit dans le système colonial espagnol visant à convertir et contrôler les peuples autochtones. Les Ohlones, en particulier les groupes Lisjan et Chocheño, sont les premiers touchés : beaucoup sont déplacés, baptisés de force ou contraints au travail missionnaire. Très vite, la mission fait aussi venir des Miwok, Yokuts, Patwin et d’autres peuples pour compenser les pertes démographiques. Comme ailleurs, les maladies européennes, la sédentarisation forcée et la rupture des modes de vie traditionnels provoquent un effondrement culturel et humain. La mission comptera des milliers de baptêmes et de sépultures avant sa sécularisation en 1834.

1806 :

Après un hiver éprouvant au Fort Clatsop, l’expédition Lewis et Clark remonte lentement le Columbia contre le vent et le courant. La journée est marquée par plusieurs rencontres avec les Clatsops, puis avec un camp de pêche Cathlamet, où les explorateurs tentent d’acheter de l’esturgeon, du wapato et des anchovies séchés. Les échanges sont difficiles : les Cathlamets demandent des prix jugés « extravagants », ce qui crée des tensions. Malgré cela, ces peuples du bas Columbia restent essentiels à la survie de l’expédition, fournissant nourriture et informations. Le soir, Lewis et Clark trouvent un campement précaire près d’un autre groupe cathlamet occupé à pêcher l’esturgeon et le phoque. Cette journée illustre la dépendance totale des explorateurs envers les nations Chinookan pour poursuivre leur voyage de retour.

1899 :

Chief Moses (né Kwiltalahun vers 1829) fut pendant quarante ans le chef des Sinkiuse‑Columbia, un peuple du Columbia Basin, dans l’actuel État de Washington. Enfant, il est envoyé à la mission de Lapwai, où il apprend l’anglais et plusieurs langues autochtones, ce qui fera de lui un médiateur essentiel entre tribus et autorités américaines. Face à l’avancée des colons et aux tensions croissantes, il adopte une stratégie pragmatique : défendre les terres de son peuple tout en évitant les guerres perdues d’avance. Accusé à tort de meurtre en 1878, il est acquitté et se rend l’année suivante à Washington D.C. pour plaider la cause de son peuple auprès du président Hayes. Malgré ses efforts, son territoire ancestral est perdu et son groupe est déplacé vers la Colville Reservation. Chief Moses meurt le 25 mars 1899 et est enterré près de Nespelem, à la Colville Agency.

1916 :

Ishi, né vers 1860 dans le nord de la Californie, est le dernier survivant connu des Yahi, un peuple décimé au XIXᵉ siècle lors de la ruée vers l’or et des massacres perpétrés contre les nations autochtones. Après plus de quarante ans passés caché dans les montagnes, il apparaît en 1911 près d’Oroville, affamé et seul. Ne pouvant donner son nom selon la tradition yahi, il reçoit celui d’Ishi, qui signifie « homme ». Accueilli par les anthropologues de l’Université de Californie, il partage ses savoirs : fabrication d’outils en pierre, techniques de chasse, récits et langue. Il devient une figure emblématique de la résistance culturelle face à l’extermination. Ishi meurt de la tuberculose le 25 mars 1916, maladie contre laquelle il n’avait aucune immunité, laissant un témoignage unique sur l’histoire tragique des Yahi.

1921 :

L’explorateur Vilhjalmur Stefansson envoie cinq personnes coloniser l’île Wrangel, dont Ada Blackjack, une jeune femme Iñupiat engagée comme couturière. L’expédition, mal préparée et isolée, se retrouve rapidement en difficulté : le ravitaillement n’arrive pas, le bois et la nourriture manquent, et les conditions arctiques deviennent extrêmes. En janvier 1923, trois hommes, Crawford, Maurer et Galle, tentent de rejoindre la Sibérie pour chercher de l’aide et disparaissent. Ada reste seule avec Lorne Knight, atteint du scorbut, qu’elle soigne jusqu’à sa mort en juin 1923. Elle survit ensuite deux mois entièrement seule, apprenant à chasser et à se débrouiller dans un environnement hostile. Le 20 août 1923, un navire la retrouve vivante : elle est la seule survivante de l’expédition.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

* Photo : Ishi (1860-1916), denier membre de la tribu Yahi – Californie.

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