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De mes lectures indiennes

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27 mars

Posted on 27 mars 2026

1512 :

L’explorateur espagnol Juan Ponce de León, ancien gouverneur de Porto Rico, aperçoit pour la première fois les côtes d’un territoire qu’il nommera La Florida, probablement en référence à la Pascua Florida (Pâques). Cette expédition s’inscrit dans la dynamique coloniale née dans les Caraïbes, où les Espagnols, déjà solidement implantés, cherchent de nouvelles terres, richesses et routes. Pour les peuples Calusa au sud et Timucua au nord, cette apparition d’un navire venu des îles caribéennes marque le début d’un long processus de dépossession. Les premiers contacts seront rapidement suivis d’expéditions armées, de missions et de pressions croissantes. En quelques décennies, maladies, guerres et déplacements forcés érodent profondément leur souveraineté.

1528 :

L’empereur Charles Quint, endetté envers les banquiers allemands Welser, leur concède par capitulation l’exploitation de la province de Venezuela. Cette concession transforme le territoire en une colonie privée dirigée depuis l’Allemagne, avec pour objectif principal la recherche de richesses et surtout de l’hypothétique Eldorado. Les gouverneurs envoyés par les Welser mènent des expéditions violentes, marquées par des razzias et l’esclavage. Pour les peuples Arawak et Caribes, cette période inaugure une ère d’exploitation brutale, de déplacements forcés et de conflits constants. L’administration welser, accusée d’abus et incapable de stabiliser la région, perd ses droits en 1546.

1814 :

Andrew Jackson attaque le village fortifié de Tohopeka, établi par les Red Sticks sur un méandre de la Tallapoosa River. Environ 800 à 1 000 guerriers creek traditionalistes y résistent, tandis que Jackson dispose de 2 000 hommes, dont des Cherokees, Choctaws et Creeks White Sticks. Les Cherokees de Junaluska traversent la rivière à la nage et s’emparent des canoës, permettant une attaque par l’arrière. Après l’incendie de la palissade, la bataille tourne au massacre : seule une cinquantaine de Red Sticks survivent. Jackson perd 72 hommes (soldats et alliés) et compte plus de 200 blessés, tandis que 300 femmes et enfants sont capturés. Cette défaite écrase la résistance Red Stick et conduit au traité de Horseshoe Bend (9 août 1814), par lequel les Creeks cèdent 23 millions d’acres aux États-Unis.

1832 :

L’arrêt Worcester v. Georgia vient d’être rendu par la Cour suprême, affirmant que les Cherokees forment une nation souveraine sur laquelle la Géorgie n’a aucune autorité. Cette décision devrait protéger les Cherokees contre les lois d’expulsion imposées par l’État. Mais autour du 27 mars, la crise atteint un point de non‑retour : le président Andrew Jackson refuse d’appliquer l’arrêt, laissant la Géorgie poursuivre ses actions illégales. Sa phrase devenue emblématique, « John Marshall a pris sa décision, qu’il l’applique maintenant », symbolise ce refus d’exécuter la décision judiciaire. Privés de soutien fédéral, les Cherokees se retrouvent exposés aux pressions croissantes qui mèneront au Traité de New Echota (1835) puis au Trail of Tears. L’arrêt Worcester restera pourtant un pilier du droit affirmant la souveraineté des nations autochtones.

1863 :

En pleine guerre de Sécession, le président Abraham Lincoln reçoit à la Maison-Blanche une délégation de chefs Cheyennes, Arapahos, Kiowas et Comanches. L’objectif est d’assurer la paix dans les Plaines et d’éviter que ces nations ne soient entraînées dans le conflit. Lincoln leur remet des médailles de paix et des certificats, tout en les exhortant à adopter le mode de vie des Blancs, dans un discours paternaliste typique de l’époque. Parmi les chefs présents se trouve Lean Bear, figure cheyenne connue pour sa volonté de paix. Pourtant, quelques mois plus tard, Lean Bear est tué par la cavalerie américaine, alors qu’il portait encore la médaille offerte par Lincoln. Cette contradiction tragique illustre l’écart entre les promesses diplomatiques et la réalité militaire, prélude aux violences qui culmineront avec Sand Creek en 1864.

1873 :

Durant les guerres apaches en Arizona, une colonne de l’armée américaine lance une attaque surprise contre un campement de Yavapais et d’Apaches Tonto installé près de Turret Mountain. Les troupes américaines, guidées par des éclaireurs autochtones, surprennent le village à l’aube et engagent un combat bref mais violent. Plusieurs guerriers sont tués, et le campement, avec ses vivres et abris, est détruit. Cet assaut s’inscrit dans une stratégie de pression constante visant à couper les groupes résistants de leurs ressources. L’impact psychologique est majeur : affaiblis, traqués et privés de refuge, les Yavapais et les Tonto Apaches finissent par accepter la reddition et le transfert vers les réserves dans les mois qui suivent.

1875 :

Le chef Spotted Tail (Sinté Glešká), l’un des leaders les plus influents des Brulés lakotas, se rend à Washington pour tenter une dernière démarche diplomatique. Depuis la découverte d’or dans les Black Hills en 1874, le gouvernement américain exerce une pression croissante pour obtenir la cession de ce territoire sacré. Spotted Tail rappelle pourtant que le traité de Fort Laramie (1868) garantissait les Black Hills aux Lakotas « tant que l’herbe pousserait ». Mais les autorités fédérales, poussées par la ruée vers l’or, refusent d’appliquer le traité et exigent la vente du territoire. Les discussions du printemps 1875 échouent à protéger les terres sacrées. Quelques mois plus tard, cette impasse mènera directement à la Grande Guerre Sioux de 1876, qui scellera la perte définitive des Black Hills.

* Photo : Le lieutenant Richard Henry Pratt, fondateur de l’école indienne de Carlisle, en compagnie de Mme Haines, de la cheffe Spotted Tail et des sœurs Longstreth, au kiosque à musique. 1880 – National Anthropological Archives

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