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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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29 mars

Posted on 29 mars 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1638 :

Deux navires suédois arrivent dans la baie du Delaware et fondent Fort Christina, marquant le début de la colonie de Nouvelle‑Suède. Les colons suédois et finlandais établissent rapidement des comptoirs le long du fleuve pour développer le commerce des fourrures. Dès leur installation, ils nouent des relations directes avec les Lenape (Delaware) et les Susquehannock, fondées sur des achats de terres et des traités commerciaux, une approche plus diplomatique que celle d’autres puissances européennes. Cette présence européenne, même relativement pacifique au départ, amorce toutefois une pression territoriale croissante qui finira par repousser les nations autochtones vers l’ouest. Après 1655, la colonie sera absorbée par la Nouvelle‑Hollande, intensifiant encore la perte de terres autochtones dans la région.

1676 :

En pleine guerre du roi Philip, un groupe de Narragansetts attaque la petite ville de Providence, Rhode Island. La quasi‑totalité des colons se réfugie dans le fort, tandis qu’un seul habitant resté en arrière est tué. Les guerriers narragansetts incendient ensuite la ville, détruisant la majorité des maisons, granges et bâtiments, y compris la demeure de Roger Williams. Cette attaque survient dans un moment où les Narragansetts, menés par Canonchet, multiplient les actions contre les colonies anglaises après leur victoire à Pierce’s Fight trois jours plus tôt. L’assaut contribue à plonger la région dans un climat de panique et marque l’un des épisodes les plus destructeurs du conflit en Nouvelle‑Angleterre.

1797 :

Un traité est signé à Albany entre l’État de New York et deux représentants mohawks, dont le chef Joseph Brant (Thayendanegea). Par cet accord, les Mohawks abandonnent toutes leurs revendications territoriales dans l’État de New York, terres qu’ils avaient perdues après leur alliance avec les Britanniques durant la Révolution américaine. En échange, l’État verse 1 000 dollars à la nation mohawk, plus 600 dollars pour couvrir les frais des délégués. Ce traité marque la fin officielle des droits fonciers mohawks dans l’État, consacrant leur déplacement définitif vers le Haut‑Canada. Il s’inscrit dans une série d’accords post‑révolutionnaires qui réduisent drastiquement les territoires iroquois.

1836 :

En Alabama, les rapports militaires indiquent que les préparatifs pour le déplacement forcé des Muscogee (Creeks) sont presque achevés. Depuis l’Indian Removal Act (1830), les familles creek qui refusent de quitter leurs terres sont harcelées par des spéculateurs, des milices locales et des colons désireux de s’emparer de leurs parcelles. Ce climat de violence et de spoliation provoque une montée des tensions qui éclate au printemps en une série d’affrontements connus sous le nom de « Guerre Creek de 1836 ». Cette résistance désespérée est rapidement écrasée, ouvrant la voie à la déportation massive des Creeks vers l’Oklahoma, sur l’une des branches de la Piste des Larmes, où des milliers périront.

1867 :

Le Parlement britannique adopte l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, qui crée la Confédération canadienne (en vigueur le 1ᵉʳ juillet). Ce texte fondateur attribue au gouvernement fédéral, via l’article 91(24), la compétence exclusive sur « les Indiens et les terres réservées pour les Indiens ». Cette centralisation du pouvoir ouvre la voie à une politique coloniale unifiée, menant directement à la Loi sur les Indiens de 1876, qui impose un régime de tutelle, facilite la dépossession des terres et structure le système des pensionnats autochtones. Pour les Premières Nations, les Inuits et les Métis, cet acte marque un tournant majeur dans la mise en place d’un cadre législatif d’assimilation et de contrôle fédéral durable.

1890 :

Sous la présidence de Benjamin Harrison, plusieurs proclamations fédérales préparent l’ouverture de nouvelles terres du Territoire Indien (Oklahoma) à la colonisation blanche. Ces décisions appliquent la Loi Dawes(1887), qui démantèle les terres tribales collectives pour les remplacer par des parcelles individuelles attribuées aux Autochtones. Les terres restantes, dites « excédentaires », sont alors ouvertes aux colons, accélérant la perte territoriale. Pour les nations Cherokee, Choctaw et Muscogee, cette période marque un tournant : affaiblissement des gouvernements tribaux, spoliation massive, et pression assimilationniste visant à dissoudre les structures communautaires.

* Photo : Joseph Brant (1776) Par George Romney –  National Gallery of Canada, Ottawa, Ontario
Brant était en visite en Angleterre avec Guy Johnson à l’âge de 33 ou 34 ans lorsque Romney l’a peint dans son atelier londonien. Brant est représenté vêtu d’une chemise blanche à jabot, d’une couverture indienne, d’une gorgerette en argent, d’une coiffe à plumes et portant un tomahawk.

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