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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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05 avril

Posted on 5 avril 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1598 :

L’expédition de Juan de Oñate progresse lentement à travers le désert de Chihuahua, une zone aride et difficile où hommes et bétail souffrent du manque d’eau. Cette colonne, composée de soldats, de colons, de familles et de missionnaires, se dirige vers le Nouveau‑Mexique, où Oñate prévoit d’établir une colonie permanente. Autour du 5 avril, les journaux de bord décrivent une marche éprouvante mais déterminée, prélude au franchissement du Río Grande quelques semaines plus tard. L’arrivée d’Oñate marque le début des premiers contacts prolongés entre les Espagnols et les peuples Pueblos, contacts souvent marqués par la coercition, les réquisitions et les conversions forcées.

1614 :

Pocahontas, fille du chef Powhatan, est baptisée sous le nom de Rebecca dans la colonie anglaise de Jamestown. Capturée l’année précédente, elle avait été retenue comme otage politique et instruite dans la religion chrétienne. Durant cette période, elle rencontre John Rolfe, planteur de tabac, qu’elle épouse peu après son baptême. Leur union, autant diplomatique que personnelle, marque le début d’une période de paix relative entre les Anglais et la confédération powhatan. Cette trêve, connue sous le nom de “Paix de Pocahontas”, durera environ huit ans. L’événement deviendra l’un des symboles les plus romancés des débuts de la colonisation anglaise en Virginie.

1677 :

La Virginie tente de se remettre de la révolte de Nathaniel Bacon, un soulèvement violent qui visait notamment à éliminer les nations autochtones voisines pour s’emparer de leurs terres. Le gouvernement colonial, affaibli et contesté, cherche alors à rétablir l’ordre et à stabiliser les relations avec les peuples algonquiens de la région. Autour du 5 avril, des négociations intensives s’ouvrent entre les autorités britanniques et les chefs autochtones, dans un climat de méfiance mais aussi de nécessité politique. Ces discussions préparent la signature du Traité de Middle Plantation quelques semaines plus tard. Ce traité place officiellement les tribus sous le statut de “sujets de la Couronne”, tout en leur garantissant théoriquement des zones de chasse protégées et une médiation royale.

1818:

La bataille de Maipú assure la victoire définitive des indépendantistes chiliens sur les forces espagnoles et scelle l’indépendance du Chili. Pour les Mapuches, pourtant absents du champ de bataille, cet événement marque un tournant majeur. Depuis des siècles, ils avaient obtenu de la Couronne espagnole une autonomie reconnue, notamment au sud du fleuve Biobío, grâce à une série de traités. Avec la naissance de la République chilienne, ces accords ne sont plus respectés : l’État indépendant adopte une politique d’expansion territoriale qui remet en cause l’autonomie mapuche. Dès les années 1820, la pression sur leurs terres s’intensifie, prélude à la future “Occupation de l’Araucanie” (1861–1883). Ainsi, la victoire de Maipú ouvre une ère où les Mapuches passent d’un statut de partenaires diplomatiques à celui de peuple progressivement soumis par la nouvelle nation chilienne.

1832 :

Black Hawk mène près de 1 000 Sauk, Meskwaki et alliés à travers le Mississippi, quittant l’Iowa pour revenir sur leurs terres ancestrales de Saukenuk, en Illinois. Expulsés l’année précédente, ils espèrent simplement replanter du maïs et retrouver leurs villages traditionnels. Black Hawk pense pouvoir compter sur l’appui spirituel du prophète winnebago White Cloud, installé sur la Rock River. Mais leur retour provoque une panique immédiate parmi les colons et les autorités américaines, qui interprètent ce mouvement comme une invasion hostile. La milice de l’Illinois est mobilisée, puis l’armée fédérale. Quelques semaines plus tard, un accrochage déclenchera la guerre de Black Hawk, l’un des derniers grands conflits autochtones du Midwest.

1860 :

Les autorités coloniales de Colombie‑Britannique envoient le navire de guerre britannique HMS Forward depuis Esquimalt vers l’île Salt Spring, après des plaintes de colons affirmant que des Haïdas et des Cowichans leur rappelaient que la terre restait autochtone et que les Blancs n’y étaient que des invités. Dans une région où aucun traité n’a été signé et où les colons occupent des terres ancestrales sans consentement, la tension est forte. L’envoi du Forward constitue une démonstration de force, destinée à intimider les Premières Nations et à affirmer l’autorité coloniale. Ce type d’intervention illustre la “diplomatie de la canonnière”, méthode courante pour imposer la propriété foncière européenne sur des territoires autochtones non cédés.

1879 :

Un petit groupe de huit Northern Cheyennes, récemment exclus de la bande de Little Wolf pour avoir tué deux des leurs, erre isolé dans la région de Mizpah Creek, au Montana. Rejetés par leur propre peuple, affamés et traqués par les patrouilles américaines, ils vivent dans une situation de grande tension. Ce jour‑là, ils croisent deux soldats du 2nd U.S. Cavalry. L’affrontement est immédiat : le sergent est grièvement blessé et le soldat est tué. Cet épisode n’est pas lié à la résistance organisée des Cheyennes du Nord, mais à l’errance désespérée d’un groupe marginalisé. Il contribue néanmoins à renforcer la surveillance militaire dans la région, alors que les autorités américaines cherchent à empêcher tout regroupement des Cheyennes revenus du Sud.

1880 :

John Elk, un Amérindien vivant à Omaha après avoir quitté sa tribu, tente de s’inscrire sur les listes électorales locales. Bien qu’il paie des impôts et mène une vie sédentaire, le registraire Charles Wilkins refuse son inscription, affirmant qu’Elk n’est pas citoyen américain. Elk conteste ce refus en invoquant le 14ᵉ amendement, qui garantit la citoyenneté à toute personne née sur le sol américain. L’affaire remonte jusqu’à la Cour suprême, qui en 1884 statue contre Elk : les Amérindiens ne sont pas citoyens par naissance, car ils sont considérés comme membres de « nations distinctes ». Cette décision prive durablement les autochtones de droits civiques fondamentaux. Il faudra attendre le Indian Citizenship Act de 1924 pour que la citoyenneté soit enfin reconnue à l’ensemble des peuples autochtones.

1880 :

Dans un contexte de traque continue des derniers groupes sioux encore en mouvement après Little Bighorn, une patrouille de la compagnie E du 2ᵉ U.S. Cavalry surprend un petit groupe de Sioux près de Fort Keogh, dans le Montana. L’affrontement est bref mais intense : les soldats parviennent à capturer cinq guerriers et à s’emparer de quarante‑six chevaux. Ce type d’opération, fréquent à cette période, vise moins à livrer bataille qu’à priver les groupes autochtones de leur mobilité, essentielle pour chasser, se déplacer ou rejoindre d’autres bandes. En 1880, la résistance sioux est déjà largement affaiblie, et ces micro‑accrochages contribuent à achever leur capacité d’action. Ils illustrent la stratégie américaine de harcèlement quotidien, destinée à forcer les derniers groupes libres à se rendre ou à rejoindre les réserves.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

* Photo : Three Fingers, Cheyenne – 1898 – Franck A. Rinehart – Boston Public Library

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