Skip to content

De mes lectures indiennes

Black Berroy

Menu
  • Accueil
  • Bibliographie
  • Webographie
  • Mon projet de Timeline
  • A propos
Menu

07 avril

Posted on 7 avril 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1502 :

Lors de son quatrième et dernier voyage, Christophe Colomb longe les côtes de Veragua, dans l’actuel Panama. Il cherche à localiser des gisements d’or et à établir une présence espagnole durable dans la région. Mais les populations Guaymí (Ngäbe), solidement implantées et organisées, s’opposent fermement à ces tentatives. Les contacts deviennent rapidement tendus, mêlant échanges forcés, méfiance et affrontements. Les Guaymí résistent aux efforts espagnols d’extraction de l’or et de colonisation, défendant leurs territoires face à l’intrusion européenne. Cet épisode illustre l’une des premières résistances autochtones d’Amérique centrale face aux ambitions impériales espagnoles.

1521 :

Hernán Cortés, renforcé par ses alliés tlaxcaltèques, finalise les préparatifs du siège de Tenochtitlan, capitale de l’Empire aztèque. À cette date, la construction des brigantins, de grands bateaux destinés à contrôler le lac Texcoco, entre dans une phase décisive. Ces navires doivent permettre aux Espagnols de couper les voies d’approvisionnement de la ville et de neutraliser les canoës mexicas. Pendant ce temps, l’empereur Cuauhtémoc organise la défense de la capitale, conscient que l’encerclement se resserre. Ces préparatifs d’avril annoncent l’assaut final et marquent le début de la fin pour la résistance aztèque.

1541 :

L’expédition de Francisco de Orellana poursuit sa descente de l’Amazone dans des conditions extrêmement difficiles. Affamés et dépendants des ressources locales, les Espagnols entrent en contact avec plusieurs peuples riverains, notamment les Omaguas, connus pour leurs villages fortifiés. Les chroniques rapportent qu’en ce début d’avril, les tentatives espagnoles de réquisitionner de la nourriture provoquent des escarmouches quasi quotidiennes. Les Omaguas et d’autres groupes résistent fermement aux intrusions, défendant leurs réserves et leurs communautés. Ces affrontements illustrent la tension permanente qui marque la progression d’Orellana et préfigurent les récits exagérés qui nourriront plus tard le mythe d’une Amazonie peuplée de sociétés puissantes et guerrières.

1712 :

Dans la nuit du 6 au 7 avril 1712, une révolte éclate à New York impliquant des esclaves africains mais aussi de nombreux Amérindiens réduits en esclavage, alors très présents dans la colonie. Les insurgés mettent le feu à un bâtiment pour attirer les miliciens et tenter de s’enfuir dans la confusion. L’opération provoque une panique générale, mais la répression est rapide et extrêmement violente : plusieurs participants sont exécutés ou torturés, et une vaste chasse aux fugitifs est lancée. Cet événement marque un tournant dans la politique coloniale, car les autorités durcissent immédiatement les lois raciales pour contrôler plus strictement les populations noires et autochtones. La révolte de 1712 devient ainsi un moment fondateur dans la construction du système esclavagiste et des hiérarchies raciales à New York.

1730 :

Sir Alexander Cuming quitte Charles Town avec une délégation de sept chefs cherokees, dont le jeune Attakullakulla. Leur objectif est de traverser l’Atlantique pour rencontrer le roi George II à Londres. Cette ambassade vise à sceller une alliance formelle entre les Cherokees et la Grande-Bretagne, dans un contexte de rivalité croissante avec la France en Amérique du Nord. Les Cherokees espèrent obtenir un soutien militaire et commercial, tandis que les Britanniques cherchent à renforcer leur influence dans le Sud-Est. Le voyage attire l’attention du public londonien et marque un moment fort de la diplomatie autochtone du XVIIIᵉ siècle. L’alliance conclue aura des effets durables, bien que mise à l’épreuve par les tensions coloniales ultérieures

1805 :

L’expédition Lewis et Clark quitte Fort Mandan après un hiver passé parmi les Mandans et les Hidatsas, dans l’actuel Dakota du Nord. C’est à ce moment que Sacagawea, jeune femme shoshone, commence véritablement son rôle essentiel au sein du Corps of Discovery. Portant son nouveau-né, elle devient guide, interprète et médiatrice entre l’expédition et les nations autochtones rencontrées. Ses connaissances du terrain, des plantes et des langues, ainsi que ses liens avec les Shoshones, s’avèrent déterminants pour la progression vers les Rocheuses. Ce départ marque ainsi une nouvelle phase de l’expédition, plus risquée mais désormais soutenue par l’expertise indispensable de Sacagawea.

1830 :

Le président Andrew Jackson soumet au Congrès un projet de loi visant à déplacer de force les nations autochtones du Sud-Est vers l’ouest du Mississippi. Cette politique, motivée par l’expansion coloniale, menace directement les territoires garantis par des traités fédéraux. Au Sénat, Theodore Frelinghuysen prend la parole pour dénoncer vigoureusement le projet. Il critique la doctrine du « droit de découverte », utilisée pour justifier la dépossession des peuples autochtones. Il demande comment une simple « découverte » pourrait annuler des titres de propriété bien antérieurs. Son discours devient l’une des rares prises de position morales fortes contre l’Indian Removal Act. Malgré cela, la loi sera adoptée quelques semaines plus tard

1832 :

Le chef sauk Black Hawk finalise les préparatifs de son groupe, surnommé le “British Band”, composé de Sauks, Meskwakis et Kickapoos. Ce groupe, accompagné de familles, se prépare à retraverser le Mississippi pour revenir sur les terres ancestrales d’Illinois, notamment autour de Saukenuk. Black Hawk conteste les traités qui prétendent avoir cédé ces territoires et considère ce retour comme un droit légitime. Les autorités américaines interprètent cependant ce mouvement comme une menace militaire. Ces préparatifs d’avril annoncent les tensions croissantes qui, quelques semaines plus tard, déclencheront la guerre de Black Hawk, l’un des derniers grands conflits autochtones du Midwest.

1848 :

En pleine Guerre des Castes, les insurgés mayas contrôlent presque toute la péninsule du Yucatán, à l’exception de Mérida et Campeche, encore tenues par les forces mexicaines. À ce moment critique, les chefs rebelles, notamment Jacinto Pat et Cecilio Chi, intensifient leurs communications pour coordonner un encerclement final des bastions coloniaux. Les communautés mayas, organisées en réseaux locaux, fournissent vivres, combattants et renseignements, donnant à l’insurrection une cohésion inédite. Pour le gouvernement mexicain, la situation semble proche de l’effondrement ; pour les Mayas, c’est l’apogée d’une reconquête territoriale qui remet en cause l’ordre colonial dans tout le Yucatán.

1866 :

Près de Creek Camp en Arizona, des volontaires américains attaquent un groupe d’Apaches dans un contexte de tensions extrêmes après la guerre de Sécession. L’affrontement tourne rapidement au massacre, plusieurs Apaches étant tués ou dispersés. Pour les colons, il s’agit d’une opération punitive ; pour les Apaches, un nouvel acte d’agression dans une longue série de violences. Cet épisode illustre la dynamique brutale des guerres apaches, marquées par des représailles constantes et une résistance acharnée des peuples du Sud-Ouest face à l’expansion coloniale. Il s’inscrit dans une période où le territoire devient de plus en plus militarisé et où les conflits se multiplient.

1873 :

Dans les Lava Beds, les Modocs tiennent un conseil crucial alors que les négociations de paix avec les États-Unis s’enlisent. Plusieurs guerriers, dont Hooker Jim, Black Jim et Schonchin John, affirment que les commissaires américains ne cherchent qu’à gagner du temps pour amener davantage de troupes. Convaincus que la paix est un piège, ils exigent que Captain Jack, en tant que chef, tue le général Canby lors de la prochaine rencontre. Captain Jack refuse d’abord, conscient des conséquences, mais la pression du conseil devient trop forte. À contrecœur, il finit par accepter. Cette décision mènera, trois jours plus tard, à l’assassinat de Canby et au tournant fatal de la guerre des Modocs.

1881 :

Les troupes du général Julio Argentino Roca consolident leurs positions le long du río Negro dans le cadre de la Campagne du Désert. Cette offensive vise à soumettre ou éliminer les peuples Mapuche et Tehuelche afin d’ouvrir la Patagonie à la colonisation argentine. À cette date, l’armée renforce ses postes stratégiques et procède à des déplacements forcés massifs : des milliers d’autochtones sont capturés, séparés de leurs familles et envoyés vers des réserves, des missions ou des centres de travail forcé. Cette phase marque l’un des moments les plus destructeurs pour les sociétés autochtones de la région, tandis que l’État argentin présente l’opération comme une “pacification” destinée à sécuriser et exploiter la Patagonie.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

* Photo : Ma-to-toh-pe (en) (Four Bears), chef mandan représenté par Karl Bodmer.

Abenaki Algonquin Apache Arapaho Art Azteque Caddo Cherokee Cheyenne Chiricahua Choctaw Comanche Creek Cri Delaware Guarani Haudenosaunee Hopi Huron‑Wendat Inca Inuit Iroquois Kiowa Lakota Lenape Mapuche Maya Mohawk Natchez Navajo Ojibwé Outaouais Powhatan Pueblo Quechua Sauk et Fox Shawnee Shoshone Sioux Séminole Taïno Tlingit Wampanoag XIX Yaqui

©2026 De mes lectures indiennes | Design: Newspaperly WordPress Theme