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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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10 avril

Posted on 10 avril 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1528 :

La flotte de Pánfilo de Narváez atteint les côtes de la Floride, près de l’actuelle Tampa Bay, annonçant le début d’une expédition de conquête espagnole particulièrement destructrice. Le débarquement officiel a lieu quelques jours plus tard, mais cette approche marque déjà l’ouverture d’une période de violences, de maladies et de déstabilisation pour les peuples autochtones, notamment les Calusa et les Timucua. Convaincus de trouver des richesses, les Espagnols imposent rapidement des exigences de soumission et des prises d’otages. Pour les conquistadors eux‑mêmes, cette arrivée inaugure une errance tragique : Narváez se perd dans les marécages, la faim décime ses hommes, et seuls quatre survivants, dont Cabeza de Vaca, atteindront finalement le Mexique après huit ans de marche.

1536 :

Le Collège de Santa Cruz de Tlatelolco commence réellement à fonctionner dans l’ancienne Mexico‑Tenochtitlan. Fondé par les franciscains, il devient la première institution d’enseignement supérieur des Amériques destinée à l’élite nahua, en particulier les fils des dirigeants de Tlatelolco et Tenochtitlan. Les étudiants y reçoivent une formation poussée en latin, rhétorique, philosophie et théologie, dans le but colonial de former une élite autochtone christianisée. Toutefois, cette éducation permet aussi à de nombreux lettrés nahuas de devenir des intellectuels bilingues, capables de documenter leur propre culture. C’est dans ce contexte que naissent des œuvres majeures comme le Codex Florentin, où des érudits autochtones consignent l’histoire et les savoirs de leur peuple. Le Collège de Tlatelolco devient ainsi un lieu paradoxal : instrument d’assimilation, mais aussi espace de préservation culturelle.

1549 :

Les premiers Jésuites, menés par Manuel da Nóbrega, s’installent à Salvador de Bahia aux côtés du gouverneur Tomé de Sousa, inaugurant une nouvelle phase de la colonisation portugaise. Ils organisent rapidement des missions et mettent en place les premières réductions, villages destinés à sédentariser et convertir les peuples autochtones, notamment les Tupinamba et les Aimoré. Présentées comme protectrices, ces réductions servent aussi les intérêts coloniaux en fournissant une main‑d’œuvre contrôlée pour les plantations de sucre en plein essor. Cette politique provoque des bouleversements sociaux massifs, la désorganisation des structures politiques autochtones et une forte pression culturelle et territoriale.

1606 :

Le roi Jacques Ier signe à Londres la charte fondant la Virginia Company of London, autorisant officiellement les colons anglais à s’installer sur la côte Est de l’Amérique du Nord. Le document leur concède un vaste territoire entre les 34e et 45e parallèles, sans tenir compte des nations autochtones qui y vivent depuis des millénaires. Cette charte ouvre la voie à la fondation de Jamestown en 1607, première colonie anglaise durable. Elle marque aussi le début des conflits majeurs avec la Confédération Powhatan, dont les terres sont soudain considérées comme « données » aux Anglais. Les guerres, les famines imposées et les spoliations qui suivent transforment profondément la région de la baie de Chesapeake.

1612 :

La frontière sud du Chili colonial connaît une phase de transition majeure : l’Espagne, incapable de vaincre la résistance mapuche, tente d’appliquer la politique de la Guerre Défensive proposée par le jésuite Luis de Valdivia. Cette stratégie vise à abandonner les offensives militaires pour privilégier la diplomatie, les parlements et les échanges d’otages entre autorités espagnoles et lonkos (chefs) mapuches. Autour de cette date, un vaste mouvement de négociation s’organise, marquant l’un des rares moments où la Couronne reconnaît de fait l’indépendance territoriale des Mapuches au sud du Biobío. Cette tentative de paix, fragile et contestée par les colons, ne durera que quelques années, mais elle représente un épisode unique où les Espagnols admettent l’impossibilité de soumettre militairement le peuple mapuche.

1811 :

La Hudson’s Bay Company (HBC) finalise les préparatifs pour l’installation des premiers colons écossais dans la région de la Rivière Rouge, au cœur de l’actuel Manitoba. L’entreprise accorde à Lord Selkirk un immense territoire agricole, sans consulter les Métis ni les Saulteaux (Ojibwés) qui y vivent et y chassent depuis des générations. Cette décision, fondée sur une prétention juridique contestée, menace directement les terres, les routes de chasse et l’économie du commerce des fourrures. Autour de cette date, les tensions montent : les Métis dénoncent l’intrusion coloniale, les Saulteaux contestent la légitimité de la HBC, et la rivalité avec la North West Company exacerbe les conflits. Ces dynamiques posent les bases de la résistance métisse, qui culminera quelques années plus tard avec la bataille de Seven Oaks (1816), puis, plus tard encore, avec la rébellion de la Rivière Rouge.

1837 :

Par traité, les groupes séminoles devaient se rendre à Tampa Bay pour être déportés vers le Territoire indien. Mais, dans les jours précédents, le général Thomas Jesup viole une clause essentielle de l’accord en autorisant des colons blancs à pénétrer dans les camps séminoles pour réclamer des Afro‑Séminoles qu’ils considéraient comme des esclaves fugitifs. Cette trahison détruit la confiance déjà fragile entre les deux parties. Craignant pour la sécurité des Afro‑Séminoles et convaincus que les États‑Unis ne respecteront pas le traité, de nombreux Séminoles disparaissent dans les bois et les marécages au lieu de se présenter à Tampa. Cet épisode relance la guerre et met fin à toute possibilité de paix négociée à court terme.

1868 :

De nombreux chefs lakotas et arapahos arrivent autour du Fort Laramie, marquant le début d’un vaste rassemblement destiné à préparer les négociations finales du futur Traité de 1868. Ces rencontres s’inscrivent dans la conclusion de la guerre de Red Cloud, conflit durant lequel les nations des Plaines ont obtenu une victoire stratégique en forçant les États‑Unis à abandonner leurs forts sur la Bozeman Trail. Durant ces premiers jours d’avril, les délégations autochtones présentent leurs conditions essentielles, notamment la reconnaissance des Black Hills (Paha Sapa) comme territoire sioux « tant que l’herbe poussera ». Les discussions portent aussi sur la fermeture des routes d’émigration et la garantie de zones de chasse. Bien que le traité soit signé le 29 avril, l’essentiel des engagements et des protocoles est posé dès le 10 avril, moment charnière où les nations des Plaines affirment leur souveraineté.

1871 :

Un petit groupe d’Apaches mène un raid éclair contre la mission de San Xavier del Bac, au sud de Tucson, principalement pour voler du bétail, une ressource vitale dans un contexte de pénurie et de pression militaire croissante. Comme souvent dans cette période, les guerriers frappent rapidement, s’emparent de chevaux et de têtes de bétail, puis se replient vers les montagnes ou le désert avant que les milices locales ne puissent réagir. Ce type d’incursion reflète la stratégie de survie adoptée par plusieurs groupes apaches face à l’expansion américaine et à la destruction progressive de leurs territoires de chasse. Le raid du 10 avril s’inscrit dans une série d’attaques et de contre‑attaques qui tendent la région de Tucson. Quelques semaines plus tard, ce climat de peur et de représailles contribuera indirectement au massacre de Camp Grant (30 avril 1871), l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire de l’Arizona.

1890 :

Charlotte Edith Anderson Monture née dans la réserve des Six Nations en Ontario, membre de la nation Mohawk. À une époque où la Loi sur les Indiens empêchait les femmes autochtones d’accéder aux études supérieures sans perdre leur statut, elle part étudier aux États‑Unis et devient, en 1914, la première infirmière autochtone certifiée. Pendant la Première Guerre mondiale, elle sert en France dans le Corps infirmier de l’armée américaine, devenant la première femme autochtone canadienne à servir dans l’armée. Après la guerre, elle consacre sa vie à la santé publique et au bien‑être de sa communauté. Son parcours exceptionnel a conduit le Canada à faire du 10 avril la Journée des infirmières et infirmiers autochtones, en hommage à son héritage durable.

1906 :

Les bureaux de la Commission Dawes fonctionnent à plein régime dans le Territoire Indien, alors que les États‑Unis s’apprêtent à dissoudre les gouvernements tribaux des Cinq Tribus Civilisées. Les agents fédéraux finalisent les Dawes Rolls et accélèrent l’attribution individuelle des terres, morcelant les territoires communaux des Cherokee, Chickasaw, Choctaw, Creek et Séminole en parcelles privées. Cette bureaucratie agressive vise à imposer l’assimilation et à ouvrir les « surplus lands » à la colonisation non‑autochtone. Pour les nations concernées, cette période marque une spoliation massive, la perte de millions d’hectares et l’effondrement des structures politiques traditionnelles.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

* Photo : Charlotte Edith Anderson Monture. (John Moses.)

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