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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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11 avril

Posted on 11 avril 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1713 :

Le Traité d’Utrecht met fin à la guerre de Succession d’Espagne et redessine profondément la carte coloniale de l’Amérique du Nord. La France y cède à la Grande‑Bretagne l’Acadie, Terre‑Neuve et plusieurs droits stratégiques dans le golfe du Saint‑Laurent. Pour les Mi’kmaq, Abénakis, Haudenosaunee et autres nations du Wabanaki, ce changement de souveraineté est imposé sans leur consentement, alors que ces territoires restent leurs terres ancestrales. La Grande‑Bretagne interprète ces cessions comme une prise de contrôle totale, tandis que les peuples autochtones continuent d’affirmer leur souveraineté. Cette divergence ouvre une période de tensions territoriales accrues, de conflits frontaliers et de résistances autochtones face à l’expansion britannique.

1781 :

L’Aymara Túpac Katari intensifie le siège de La Paz, l’un des plus vastes soulèvements autochtones de l’époque coloniale andine. Inspiré par la révolte de Túpac Amaru II, il mobilise des dizaines de milliers d’Aymaras et de Quechuas pour encercler la ville et couper ses voies d’approvisionnement. Ce jour‑là, les autorités coloniales espagnoles tentent une sortie désespérée pour briser l’encerclement, mais sans parvenir à lever le siège. Katari lutte pour la restauration des droits autochtones, la fin des abus des autorités coloniales et l’abolition des impôts écrasants imposés aux communautés indigènes. Le siège se prolonge encore plusieurs mois et devient un symbole majeur de la résistance andine.

1812 :

La nation Creek (Muscogee) est profondément divisée entre les Red Sticks, partisans d’un retour strict aux traditions, et les Creeks pro‑américains, souvent engagés dans le commerce ou l’agriculture à l’européenne. Dans l’Alabama et la Géorgie actuels, les tensions se transforment en escarmouches, marquant le début d’une véritable guerre civile interne. Inspirés par le mouvement de résistance pan‑autochtone de Tecumseh, les Red Sticks dénoncent la perte des terres et l’ingérence américaine croissante. Les colons et les autorités américaines observent la situation avec inquiétude et réclament une intervention militaire. Ces affrontements annoncent directement la guerre Creek (1813–1814), qui se soldera par la défaite muscogee et la cession forcée de plus de 9 millions d’hectares.

1831 :

Le président uruguayen Fructuoso Rivera organise une embuscade contre les Charrúas au ruisseau Salsipuedes, sous prétexte d’une réunion militaire destinée à protéger les frontières. Une fois les guerriers rassemblés, les troupes encerclent le camp et ouvrent le feu, tuant la majorité des hommes. Les femmes et les enfants sont capturés, emmenés à Montevideo, puis dispersés comme domestiques ou exhibés publiquement. Cet acte marque le point culminant du génocide charrúa, visant à éliminer un peuple jugé incompatible avec le projet national uruguayen. Après 1831, les survivants sont si peu nombreux que les Charrúas cessent d’exister comme communauté autonome sur leur territoire ancestral. Aujourd’hui, Salsipuedes demeure un symbole de mémoire et de reconnaissance tardive des violences coloniales en Uruguay.

1859 :

Le président des États‑Unis proclame officiellement les traités signés avec les Quinault et les Quileute en 1855 et 1856, négociés dans le cadre des traités Stevens. Cette proclamation rend enfin exécutoires des accords qui avaient été ratifiés par le Sénat un mois plus tôt. Les deux nations y cèdent de vastes portions de leurs territoires côtiers, en échange de la création de la réserve quinault et de garanties concernant la pêche, la chasse et la cueillette sur leurs sites traditionnels. Les négociations, menées en Chinook Jargon, avaient limité la compréhension des implications juridiques pour les signataires autochtones. L’entrée en vigueur du traité ouvre les terres cédées à la colonisation américaine et impose un nouveau cadre administratif aux communautés côtières.

1865 :

L’État chilien renforce ses positions militaires au sud du fleuve Biobío, frontière historique avec le territoire autonome des Mapuches. La fin de l’été austral marque le moment idéal pour lancer des incursions : les sols sont praticables et les troupes peuvent avancer vers l’Araucanie. Les autorités chiliennes préparent alors une série d’opérations destinées à « pacifier » la région, un terme qui masque une politique d’occupation militaire et d’expropriation des terres indigènes. Les Mapuches, organisés en communautés et alliances régionales, résistent à cette pression croissante. L’année 1865 constitue ainsi le début d’un processus d’invasion qui s’intensifiera jusqu’aux années 1880, entraînant la perte massive des territoires mapuches.

1873 :

Une rencontre de paix est organisée dans les Lava Beds entre les représentants américains et les Modocs menés par Kintpuash (Captain Jack). Acculés et convaincus que les négociations ne leur offriraient aucune sécurité, certains guerriers poussent Captain Jack à agir. Au cours de la réunion, malgré le drapeau blanc censé garantir la neutralité, les Modocs ouvrent le feu. Le général Edward Canby est tué, le seul général américain à mourir durant les guerres indiennes, et le révérend Thomas est également abattu. Cet acte désespéré entraîne une répression massive : l’armée intensifie son offensive, les Modocs sont traqués, puis Captain Jack capturé et exécuté.

1881 :

Plusieurs groupes lakotas affaiblis par la faim, les hivers difficiles et la disparition quasi totale du bison se rendent progressivement dans les agences fédérales américaines. Bien que la reddition de Sitting Bull n’ait lieu qu’en juillet, le mois d’avril marque une accélération des arrivées d’Oglalas, de Miniconjous (ayant fui après la mort de Lame Deer), de Sans Arcs et de Hunkpapas (liés de Sitting Bull mais séparés de lui depuis 1877) cherchant des rations pour survivre. L’armée et les agents fédéraux utilisent la privation alimentaire comme moyen de pression pour forcer la soumission et la sédentarisation. Ces redditions successives scellent la fin de la résistance armée lakota et l’entrée dans un système de réserves strictement contrôlé.

1895 :

José Martí débarque à Playitas de Cajobabo, rejoignant enfin sur le terrain l’insurrection qu’il avait organisée depuis l’exil. Accompagné de Máximo Gómez et de quelques compagnons, il apporte une vision politique fondée sur l’unité raciale, la dignité et l’inclusion des descendants d’Africains réduits en esclavage comme des populations rurales métissées. Bien que les Taïnos aient été décimés depuis des siècles, leur héritage survit dans les guajiros, dont beaucoup rejoignent massivement la lutte indépendantiste. Le débarquement donne un élan symbolique immense à la guerre et scelle l’alliance entre le projet politique de Martí et les chefs militaires mambís. Un mois plus tard, Martí meurt au combat, mais son arrivée du 11 avril reste un acte fondateur de la nation cubaine moderne.

1924 :

La fin de l’hiver arctique permet enfin la réouverture des routes de traîneaux, essentielles pour relier les campements inuits aux postes de traite. Ce jour‑là, les comptoirs de la Compagnie de la Baie d’Hudson connaissent une activité intense : les chasseurs arrivent avec les fourrures accumulées durant les mois les plus froids. En échange, ils obtiennent des outils en métal, des munitions, du thé, du tabac ou de la farine, marchandises devenues indispensables. Ce commerce, vital mais inégal, renforce une dépendance économique qui transforme progressivement les modes de subsistance inuite. Les cycles de chasse, les déplacements saisonniers et même les structures sociales s’adaptent aux besoins des postes de traite

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

* Photo : Groupe d’éclaireurs Apaches Warm Spring de l’U.S. Army, à Tule Lake – Eadweard Muybridge – 1872/73 – Huntington Digital Library

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