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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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12 avril

Posted on 12 avril 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1539 :

Naissance à Cuzco l’Inca Garcilaso de la Vega, fils d’un conquistador espagnol et d’une princesse inca, descendant direct de Huayna Capac. Élevé dans un environnement métis, il maîtrise à la fois la culture andine et l’humanisme espagnol. Installé en Espagne dès 1561, il devient le premier grand écrivain né en Amérique. Son œuvre majeure, les Comentarios Reales, préserve l’histoire, les traditions et la vision du monde des Incas à un moment où la colonisation détruit leurs institutions. Ses écrits, largement diffusés en Europe, deviennent une source essentielle pour comprendre l’empire inca. Garcilaso incarne ainsi la mémoire autochtone survivante au cœur du monde colonial.

1557 :

Le gouverneur espagnol Gil Ramírez Dávalos fonde la ville de Santa Ana de los Ríos de Cuenca sur la plaine de Paucarbamba, à l’emplacement de l’ancienne cité inca de Tomebamba. Cette dernière avait été l’un des centres politiques majeurs de l’empire inca au Nord, associée à l’empereur Huayna Capac. La fondation s’accompagne de la lecture des décrets royaux, du plantement du pendón d’Espagne et du reparto des terres aux colons. L’acte marque le remplacement définitif de l’administration et de la religion incas par les structures coloniales espagnoles. Les ruines de Tomebamba servent de matériaux pour la nouvelle ville. Cuenca devient rapidement un centre colonial important de l’Audience de Quito.

1633 :

La Couronne espagnole, qui gouverne alors le Portugal et le Brésil, réitère une interdiction de l’esclavage des populations indigènes, sous la pression des jésuites. Cette ordonnance rappelle que les Indiens ne peuvent être réduits en esclavage qu’exceptionnellement, et que la plupart des razzias menées par les bandeirantes sont illégales. Elle vise à protéger les villages autochtones et à renforcer le rôle des missions jésuites comme espaces de refuge et de contrôle. En pratique, les colons paulistes ignorent largement la loi et poursuivent leurs expéditions de capture. L’écart entre la législation royale et la réalité coloniale devient flagrant.

1726 :

Le missionnaire norvégien Hans Egede, installé au Groenland depuis 1721, intensifie ses contacts avec les Inuits à l’approche de la fonte des glaces. Cette période permet davantage de déplacements et d’échanges autour de sa mission de Hope Colony. Egede multiplie les observations ethnographiques et les tentatives de conversion, tout en documentant les pratiques religieuses, sociales et techniques des communautés locales. Ses journaux décrivent un monde inuit encore largement autonome, avant la colonisation danoise. Ces rapports de 1726 sont aujourd’hui des sources essentielles sur la culture inuite pré‑coloniale.

1742 :

Les préparatifs de la grande rébellion de Juan Santos Atahualpa s’intensifient dans la jungle centrale du Pérou. Des messagers asháninka et campa circulent entre les villages pour rallier les communautés à un projet ambitieux : expulser les Espagnols et restaurer l’Empire inca. Les regroupements guerriers se multiplient, tandis que les missions franciscaines observent une agitation inhabituelle. Juan Santos Atahualpa, figure messianique, promet une alliance entre peuples andins et amazoniens contre la domination coloniale. Le soulèvement éclatera quelques semaines plus tard et deviendra l’un des rares que les Espagnols ne parviendront jamais à écraser.

1818 :

Le capitaine britannique John Ross quitte l’Angleterre pour une expédition visant à trouver le Passage du Nord‑Ouest. Les journaux de bord de ce début d’avril détaillent les préparatifs scientifiques et logistiques de la mission. Au cours de cette expédition, Ross atteindra le nord‑ouest du Groenland et réalisera le premier contact “moderne” avec les Inughuit, un peuple inuit resté isolé pendant des siècles. Ces communautés, coupées du reste du monde, pensaient parfois être les seuls humains existants. Les observations de Ross fourniront les premières descriptions européennes de leur culture et de leur mode de vie.

1832 :

Le chef Sauk Black Hawk commence à déplacer son « British Band », environ 1 000 personnes, pour retraverser le Mississippi vers leurs terres ancestrales de l’Illinois. Pour les Sauks, il s’agit d’un retour légitime, mais les colons interprètent ce mouvement comme une invasion hostile. La panique locale monte rapidement, poussant les milices à se mobiliser. Ce climat de tension transforme un déplacement communautaire en crise militaire. Dans les semaines suivantes, les premiers affrontements éclatent, déclenchant la Guerre de Black Hawk. Cet épisode du 12 avril marque donc le point de bascule entre un retour pacifique et un conflit armé.

1836 :

Un petit blockhaus tenu depuis une semaine par le capitaine Holleman et une cinquantaine de miliciens floridiens est violemment attaqué par jusqu’à 1 000 guerriers séminoles. Situé à 12 miles de l’embouchure de la Withlacoochee, ce poste isolé représente un point stratégique dans une région où les Séminoles cherchent à empêcher l’armée américaine de progresser. L’assaut de ce jour marque le début d’un harcèlement continu : le blockhaus sera pris pour cible pendant près de deux mois. Les défenseurs, en sous‑nombre, doivent tenir malgré le manque de vivres et de renforts. Cette attaque illustre la mobilisation séminole et leur maîtrise du terrain au début de la Seconde guerre séminole. Elle montre aussi la fragilité des positions américaines isolées dans les marécages et forêts de Floride.

1867 :

Le général Winfield Scott Hancock arrive à Pawnee Fork (Kansas) avec une force imposante d’environ 1 400 soldats, dont le 7ᵉ de cavalerie de Custer, pour impressionner les Cheyennes et Lakotas soupçonnés de préparer une révolte. Les chefs, dont Roman Nose, refusent de s’approcher du camp militaire, craignant un massacre semblable à Sand Creek (1864). Hancock interprète cette prudence comme une hostilité et avance vers leur village. Le 14 avril, les guerriers quittent le camp pour éviter l’affrontement ; Hancock y voit une provocation. Le 19 avril, il ordonne l’incendie du village cheyenne, détruisant plus d’une centaine de tipis et toutes les provisions. Cet acte déclenche une nouvelle vague de raids et de conflits dans les Plaines, marquant le début de ce que l’on appelle parfois la “Hancock War”.

1875:  

Sept Indian Scouts apaches, Alchesay, Elsatsoosu, Kelsay, Kosoha, Machol, Nannasaddie et Nantaje, reçoivent la Congressional Medal of Honor pour leur conduite jugée exemplaire lors des campagnes de l’hiver 1872‑1873. Servant sous le général George Crook, ils jouent un rôle décisif dans les opérations menées dans les montagnes de l’Arizona, guidant les troupes américaines dans un terrain difficile et participant directement aux engagements contre des groupes apaches encore en résistance. Leur connaissance du territoire, leur endurance et leur capacité à opérer en hiver sont essentielles au succès des opérations. Cette reconnaissance officielle souligne leur bravoure, mais reflète aussi la complexité d’une période où des Autochtones servaient l’armée américaine contre d’autres groupes autochtones.

1877 :

Après un hiver catastrophique et la campagne militaire américaine qui suit Little Bighorn (1876), plusieurs groupes de Cheyennes du Nord commencent à se rendre au Fort Robinson et à l’agence de Red Cloud. Affamés, privés de chevaux et traqués sans répit, ils ne peuvent plus poursuivre la résistance armée. Cette reddition précoce concerne surtout des familles et des bandes isolées, tandis que les chefs Dull Knife et Little Wolf ne déposeront les armes qu’en mai. L’armée désarme immédiatement les arrivants et prépare leur déportation vers l’Oklahoma, loin de leurs territoires du Montana et du Wyoming. Le 12 avril marque ainsi le début de la capitulation générale des Cheyennes du Nord. Cet épisode ouvre la voie aux drames ultérieurs, dont la fuite de Fort Reno (1878) et la longue marche de Dull Knife pour tenter de regagner le Nord.

1879 :

Les autorités américaines finalisent l’organisation administrative de ce qui deviendra la réserve de Rosebud, destinée aux Sicangu Lakota (Brulé). Cette structuration intervient après le démantèlement progressif de la Grande Réserve Sioux, créée par le traité de Fort Laramie (1868) mais déjà amputée après les guerres des années 1870. Les Lakota, contraints d’abandonner leur mode de vie nomade, sont regroupés autour de l’agence de Spotted Tail, future base de la réserve. Cette période marque le passage forcé à une dépendance totale envers les agences fédérales pour la nourriture, les rations et l’administration. La réserve sera officiellement fixée en 1889 lors de la partition finale de la Grande Réserve Sioux.

1895 :

Le gouvernement américain finalise un accord réduisant encore le territoire des Southern Utes dans le sud‑ouest du Colorado. Cet accord applique les principes du Dawes Act, qui morcelle les terres tribales en lots individuels et ouvre les terres « excédentaires » aux colons. Les Utes perdent ainsi une grande partie de leurs terres collectives, déjà amputées par les traités précédents. Les nouvelles zones ouvertes attirent rapidement agriculteurs et exploitants miniers. Cette politique réduit drastiquement l’autonomie économique des Utes et renforce leur dépendance envers les agences fédérales.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

* Photo : Crook et ses éclaireurs au camp Apache en 1874. À l’arrière-plan : les chefs Patone, Diablo et Severiano, le lieutenant Bernard Reilly, le capitaine George « Jake » Randall, Crook, le lieutenant William Rice et Corydon Cooley. Au premier plan, à genoux, de droite à gauche : les éclaireurs apaches Alchesay, Uclenny, Mose et Mickey Free
(Photo trouvé sur les réseaux sociaux sans que je puisse déterminer l’origine)

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