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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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13 avril

Posted on 13 avril 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1530 :

Cristóbal de Oñate fonde Villa del Espíritu Santo dans la région de Nochixtlán, sur ordre de Nuño de Guzmán. Cette implantation s’inscrit dans la conquête violente de la Nouvelle-Galice, marquée par les exactions de Guzmán contre les peuples Cazcanes et leurs voisins. La colonie sert de base administrative et militaire, mais reste instable en raison de la résistance autochtone. En 1533, elle est rebaptisée Guadalajara, avant d’être déplacée plusieurs fois. Ce noyau colonial deviendra l’une des plus grandes métropoles du Mexique, bâtie sur les terres des nations indigènes du nord-ouest.

1613 :

Le capitaine anglais Samuel Argall enlève Pocahontas sur le fleuve Potomac afin de faire pression sur son père, le chef Powhatan. Elle est retenue comme otage pour obtenir la libération de prisonniers anglais et la restitution d’armes volées. Powhatan refuse de céder entièrement, prolongeant sa captivité. Durant cette période, Pocahontas est baptisée, prend le nom de Rebecca et rencontre John Rolfe. Leur mariage en 1614 instaure une paix fragile entre Anglais et Powhatans, connue sous le nom de « Paix de Pocahontas ». Cet épisode marque un tournant majeur dans l’histoire coloniale de la Virginie et dans la représentation ultérieure de Pocahontas.

1823 :

Le Congrès mexicain adopte un décret redéfinissant le bouclier national. Il ordonne de retirer la couronne impériale ajoutée sous Iturbide, symbole de domination espagnole et de monarchie. Le nouvel emblème revient à l’iconographie mexica : un aigle debout sur un cactus, dévorant un serpent, image de la fondation de Tenochtitlan. Ce geste marque une volonté politique de lier la jeune république à son héritage précolombien. Il s’agit d’un moment fondateur dans la construction symbolique du Mexique indépendant.

1846 :

La Nation cherokee est profondément divisée entre les Old Settlers et les New Emigrants arrivés après la Piste des Larmes. Les assassinats politiques se multiplient, et l’autorité interne s’effondre. Le 13 avril, le président James K. Polk demande au Congrès d’intervenir et propose de séparer les deux factions en créant des réserves distinctes, soutenu par les Old Settlers et le Treaty Party. Les Rossistes s’y opposent, défendant l’unité nationale. Après plusieurs mois de négociations à Washington, les trois délégations parviennent finalement à un accord. Le traité du 6 août 1846 réunit officiellement les Cherokees, garantit leurs terres et met fin à la crise interne.

1846 :

Alors que la guerre américano‑mexicaine se profile, les troupes américaines fortifient leurs positions sur le Rio Grande, donnant naissance au futur Fort Brown. Cette militarisation d’un territoire disputé transforme radicalement la région. Pour les peuples Lipan Apache et Comanche, elle signifie la fin de la mobilité transfrontalière et l’apparition d’une double menace : armées américaines et mexicaines, mais aussi Texas Rangers, désormais omniprésents. L’événement marque le début d’une perte totale de souveraineté sur leurs couloirs de migration, qui seront bientôt absorbés par la frontière moderne.

1862 :

La Confédération Granadine renforce les décrets permettant l’aliénation des terres dites « vacantes ». En pratique, ces terres étaient souvent des territoires ancestraux de peuples comme les Wayuu ou les Nasa, dont les systèmes agricoles ne correspondaient pas aux critères européens. Les nouvelles lois facilitent l’appropriation par les colons et les élites terriennes, entraînant des déplacements forcés et une perte massive de souveraineté territoriale. Cet épisode marque une étape décisive dans la transformation foncière de la Colombie et dans la marginalisation des communautés autochtones.

1887 :

La Communauté Indigène Francisco Fajardo, sur l’île de Margarita, enregistre officiellement ses premiers titres de propriété. Cet acte confirme la reconnaissance légale des Guaiqueríes comme communauté autochtone organisée. À une époque où de nombreux États latino‑américains cherchaient à dissoudre les terres communales, cette démarche constitue une exception notable. Elle protège les territoires collectifs, affirme la continuité historique des Guaiqueríes et établit un précédent administratif important pour les droits autochtones au Venezuela.

1908 :

Edward S. Curtis travaille à la publication du volume III de The North American Indian, consacré aux Sioux, Yanktonais, Assiniboines et Mandans. Cette œuvre monumentale, publiée entre 1907 et 1930, vise à documenter les cultures autochtones d’Amérique du Nord. Si les photographies de Curtis constituent aujourd’hui des archives précieuses pour les descendants, elles reflètent aussi une vision romantique et figée de l’« Indien » dans un passé mythique. En 1908, les peuples qu’il photographie sont pourtant engagés dans des luttes politiques bien réelles, que son travail ne montre pas. Ce volume illustre ainsi le double héritage de Curtis : mémoire visuelle essentielle, mais profondément marquée par les biais coloniaux de son époque.

1914 :

Les tensions entre la Confédération des Six Nations et le gouvernement canadien atteignent un sommet. Ottawa cherche à remplacer le gouvernement traditionnel héréditaire par un conseil élu, conformément à la Loi sur les Indiens. Les chefs iroquois dénoncent une violation de leur souveraineté et de la Grande Loi de la Paix. Ce mois d’avril marque un pic de résistance administrative, avec pétitions, refus officiels et blocages politiques. La crise s’étend sur plusieurs années, jusqu’à l’intervention forcée de 1924, lorsque le gouvernement impose un conseil élu et dissout le Conseil traditionnel.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

* Photo : Trois Chefs Sioux à cheval – 1905 – Edward S. Curtis, Curtis (Edward S.) Collection, Library of Congress

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