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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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17 avril

Posted on 17 avril 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1492 :

Les Rois Catholiques signent avec Christophe Colomb les Capitulations de Santa Fe, un contrat qui fixe les conditions de son expédition vers l’ouest. Le document accorde à Colomb des privilèges exceptionnels : les titres de vice‑roi et gouverneur des terres qu’il « découvrirait », ainsi qu’une part des richesses extraites. Ce texte crée un cadre juridique permettant à la Couronne de revendiquer des territoires déjà habités et d’exercer autorité sur leurs populations. Bien que signé en Espagne, cet acte marque le basculement de l’histoire amérindienne, ouvrant la voie à la colonisation des Caraïbes, à l’exploitation des Taïnos et, plus largement, à la conquête de l’Amérique centrale et du Sud. Les Capitulations deviennent ainsi l’un des fondements légaux de l’expansion coloniale espagnole.

1521 :

Au cœur du siège de Tenochtitlán, Hernán Cortés fait mettre à l’eau ses 13 brigantins, des navires de guerre spécialement construits pour contrôler le lac Texcoco. Leur lancement marque un tournant stratégique : les Espagnols et leurs alliés indigènes peuvent désormais dominer le lac, couper les voies d’approvisionnement et intercepter les canoës mexicas. Privée de nourriture et surtout d’eau douce, la capitale aztèque commence à s’affaiblir rapidement. Cette manœuvre isole totalement la ville, rendant impossible toute résistance prolongée.

1535 :

Charles Quint nomme Antonio de Mendoza premier vice‑roi de la Nouvelle‑Espagne, officialisant l’administration coloniale espagnole sur les territoires conquis après la chute de l’Empire aztèque. Cette nomination met fin au pouvoir personnel de Cortés et instaure une structure impériale stable, fondée sur des institutions européennes. Sous Mendoza, la Couronne organise la gestion politique, fiscale et religieuse du Mexique et de l’Amérique centrale. La vice‑royauté devient le centre du pouvoir espagnol dans la région. Cette réorganisation s’accompagne de la généralisation du système de l’encomienda, qui soumet les communautés indigènes au travail forcé sous prétexte d’évangélisation.

1629 :

La Compagnie de la Baie du Massachusetts commence à structurer son administration coloniale en vue d’établir une société puritaine en Nouvelle‑Angleterre. À cette période, la colonie adopte un sceau officiel représentant un Amérindien algonquin tenant un arc, avec une banderole disant : « Come over and help us ». Ce symbole exprime l’idée que les peuples autochtones appelaient les colons à venir les « aider » et les convertir. Il sert ainsi de justification idéologique à la colonisation, légitimant l’appropriation des terres et la transformation forcée des modes de vie autochtones. L’événement illustre la vision paternaliste des Puritains, qui se présentent comme des sauveurs alors qu’ils s’apprêtent à imposer leur modèle religieux et social aux nations de la Nouvelle‑Angleterre.

1680 :

Kateri Tekakwitha, surnommée la « Lys des Mohawks », meurt à l’âge de 24 ans dans la mission de Kahnawake, près de Montréal. Née d’un père Mohawk et d’une mère Algonquine chrétienne, elle survit enfant à la variole, qui marque son visage et fragilise sa santé. Convertie au catholicisme, elle adopte une vie de prière et d’ascèse qui impressionne les missionnaires et plusieurs membres de sa communauté. Après sa mort, sa réputation de sainteté se diffuse rapidement parmi les Autochtones chrétiens du Canada et des États‑Unis. Elle devient une figure spirituelle majeure, symbole d’un chemin de foi autochtone. En 2012, elle est canonisée, devenant la première sainte amérindienne d’Amérique du Nord.

1763 :

Le chef outaouais Pontiac réunit un grand conseil de guerre sur les rives de la rivière Ecorse, près de Détroit. Face à la domination croissante des Britanniques après la conquête de la Nouvelle‑France, il appelle les nations Outaouais, Potéouatami et Hurons‑Wendat à s’unir. S’appuyant sur les enseignements du prophète Neolin, qui prônait le rejet de l’influence européenne et le retour aux traditions, Pontiac transforme ce message spirituel en appel à la résistance armée. Cette réunion devient le déclencheur d’une vaste insurrection autochtone dans toute la région des Grands Lacs. L’ampleur du soulèvement contraint la Couronne britannique à publier la Proclamation royale de 1763, reconnaissant en théorie les territoires autochtones à l’ouest des Appalaches.

1776 :

L’explorateur Juan Bautista de Anza poursuit son expédition vers la baie de San Francisco, envoyée pour établir une présence espagnole durable dans le nord de la Californie. À la mi‑avril, son groupe rencontre plusieurs nations autochtones, notamment les Ohlones et les Salinans, qui vivent depuis des millénaires dans les vallées et les zones côtières de la région. Ces contacts, souvent pacifiques en apparence, s’inscrivent dans un contexte de prise de possession territoriale par l’Espagne. Ils précèdent de peu la fondation des missions franciscaines de Californie du Nord, dont San Francisco de Asís en juin 1776. L’arrivée des missions entraînera la concentration forcée des populations, l’exposition aux maladies européennes et le travail imposé, provoquant un effondrement démographique massif.

1818 :

Le général Andrew Jackson quitte la Géorgie à la tête d’une force composée de soldats américains, de miliciens et d’alliés creek pour pénétrer en Floride espagnole. Cette avancée marque une étape décisive de la Première Guerre séminole, un conflit né des tensions frontalières, des raids réciproques et de la présence d’esclaves fugitifs réfugiés auprès des Seminoles. Jackson utilise ces tensions comme justification pour intervenir, malgré la souveraineté espagnole sur la région. Sa campagne sera particulièrement brutale : destruction de villages, captures de familles, prise de postes espagnols et exécution de deux sujets britanniques. L’expédition du 17 avril accélère l’effondrement du contrôle espagnol et ouvre la voie à la cession de la Floride aux États‑Unis en 1819, tout en annonçant la politique agressive que Jackson mènera plus tard contre les nations autochtones du Sud‑Est.

1824 :

La Russie et les États‑Unis signent à Saint‑Pétersbourg un traité fixant la limite sud de l’Amérique russe, dans la région de l’actuel Alaska. L’accord vise à réguler le commerce des fourrures et à éviter les conflits entre marchands russes et américains dans l’Arctique. Aucun Aléoute, Inuit ou Tlingit n’est consulté, alors que la frontière redessinée traverse leurs territoires ancestraux. Le traité renforce le pouvoir de la Compagnie russo‑américaine et consolide le contrôle impérial sur les routes commerciales. Les peuples arctiques se retrouvent soumis à une double pression coloniale et économique, contraints d’intégrer une économie monétaire imposée de l’extérieur.

1881 :

One Bull, neveu et fils adoptif de Sitting Bull, revient au camp lakota réfugié au Canada après une mission d’observation près des forts américains. Envoyé pour évaluer les conditions de reddition et les intentions de l’armée, il rapporte que les autorités américaines imposeront des conditions très strictes et que la situation reste hostile. Son rapport confirme que l’exil au Canada, marqué par la famine et la disparition du bison, n’est plus tenable. Cette information pèse lourd dans la décision de Sitting Bull, qui comprend que la survie du peuple passe par un retour encadré aux États‑Unis.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

* Photo : Sitting Bull et son neveu, One Bull – Library of Congress

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