Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1524 :
Le conquistador Francisco Hernández de Córdoba fonde la ville de Granada sur les terres des peuples Nahoas et Chorotegas. Cette implantation espagnole marque le début d’un contrôle colonial durable dans la région. Dès la fondation, les populations locales sont intégrées de force au système de l’encomienda, qui impose travail obligatoire, tribut et redistribution de leurs terres aux colons. Ce dispositif bouleverse profondément les structures sociales autochtones, détruit les hiérarchies traditionnelles et fragilise les communautés. Granada devient rapidement un centre de pouvoir espagnol, consolidant la domination politique et économique sur le Nicaragua.
1534 :
Jacques Cartier quitte Saint‑Malo pour son premier voyage vers le « Nouveau Monde ». Cette expédition, commandée par François Ier, ouvre la voie aux premiers contacts documentés entre Français et peuples autochtones du golfe du Saint‑Laurent. Quelques semaines plus tard, Cartier rencontre les Mi’kmaq puis les Iroquoiens du Saint‑Laurent, établissant des échanges diplomatiques et commerciaux. Ces premiers contacts inaugurent le développement de la traite des fourrures, qui transformera durablement l’économie régionale. Le voyage marque aussi le début d’une présence française structurée dans le Nord‑Est américain.
1537 :
La Couronne espagnole accorde à Hernando de Soto une capitulation l’autorisant à « conquérir, pacifier et peupler » un vaste territoire allant du Río de las Palmas jusqu’à Cape Fear, sur la côte atlantique. Ce mandat ouvre la voie à l’une des expéditions les plus brutales du XVIᵉ siècle dans le Sud‑Est nord‑américain. Il prévoit explicitement la soumission militaire des nations autochtones et l’implantation de colonies permanentes. Les peuples Apalachee, Timucua, Cofitachequi, Chickasaw, Choctaw et bien d’autres seront confrontés à des violences extrêmes, à des prises d’otages et à l’introduction de maladies. Cette autorisation marque le point de départ administratif de l’entreprise de Soto.
1606 :
Le roi Jacques Ier accorde la première charte de Virginie, qui autorise les compagnies anglaises à coloniser la côte atlantique nord‑américaine. Le texte ne se limite pas à organiser l’exploitation économique : il affirme que l’un des objectifs des colons est de “civiliser” les peuples autochtones, décrits comme « infidels and savages ». Cette mission de conversion et de transformation culturelle sert de justification morale à l’expansion anglaise. Elle légitime l’imposition des normes britanniques, la restructuration des sociétés autochtones et, à terme, la prise de contrôle des terres. Pour les nations Powhatan et voisines, cette charte marque le début d’une politique coloniale fondée sur la domination culturelle et territoriale.
1645 :
La Virginie sort à peine de la Grande Révolte de 1644, menée par le chef Opechancanough contre l’expansion coloniale anglaise. Après une riposte massive, les colons lancent des opérations militaires pour briser définitivement la résistance powhatane. À cette date, des mouvements de troupes et des pourparlers préliminaires s’engagent, alors qu’Opechancanough vient d’être capturé, affaiblissant la confédération. Ces négociations préfigurent le traité de 1646, qui imposera aux Powhatans des territoires assignés, considérés comme les premières « réserves » de Virginie. Le traité entérinera aussi la perte de souveraineté des nations powhatanes sur leurs terres ancestrales.
1732 :
Les préparatifs pour l’installation de James Oglethorpe et des premiers colons s’intensifient, donnant une réalité concrète à la nouvelle colonie de Géorgie. Cette mise en place oblige les nations Creek et Yamasee à renégocier leurs frontières, leurs routes commerciales et leurs alliances avec les Britanniques. L’arrivée imminente des colons menace l’équilibre politique du Sud‑Est, déjà fragilisé par les conflits précédents. Les Creeks cherchent à préserver leurs territoires tout en maintenant un jeu diplomatique complexe entre Anglais, Caroliniens et Espagnols.
1769 :
Le chef Pontiac, figure majeure des résistances autochtones des Grands Lacs, est assassiné près de Cahokia (Illinois). Connu pour avoir mené entre 1763 et 1766 une vaste coalition intertribale contre l’occupation britannique, il avait forcé Londres à revoir sa politique coloniale, menant notamment à la Proclamation royale de 1763. Sa disparition intervient dans un contexte de tensions internes et de rivalités politiques exacerbées après la fin de sa révolte. Bien que son influence personnelle décline à la fin des années 1760, son assassinat marque symboliquement la fin d’une ère de mobilisation autochtone unifiée. Son héritage, lui, perdure : Pontiac devient un modèle de résistance pour les mouvements intertribaux ultérieurs, de Tecumseh aux confédérations du XIXᵉ siècle.
1814 :
Les guerres d’indépendance font rage au Pérou, en Haute‑Pérou/Bolivie et dans l’ensemble des Andes. Dans de nombreuses régions, des troupes autochtones, Quechuas, Aymaras et communautés rurales, sont mobilisées pour des batailles secondaires ou pour soutenir la logistique des armées. Souvent recrutés de force par les royalistes comme par les patriotes, les villages andins tentent néanmoins de tirer parti de la situation. Ils cherchent à négocier la fin du tribut indigène, impôt colonial particulièrement lourd, en échange de leur soutien. Ces mobilisations révèlent une participation autochtone complexe, mêlant contrainte, stratégies locales et espoir de voir disparaître les structures coloniales.
1825 :
Alors que l’indépendance de la Bolivie est imminente, les armées de Bolívar et de Sucre manœuvrent dans les hauts plateaux. Les milices indigènes, principalement aymaras et quechuas, jouent un rôle crucial comme éclaireurs, guides et forces auxiliaires, connaissant parfaitement le terrain. Profitant de cette phase décisive, les chefs communautaires tentent de faire reconnaître leurs droits ancestraux sur les ayllus et d’obtenir la fin des abus hérités du régime colonial. Leur participation militaire devient un argument politique pour défendre la protection des terres collectives. Malgré ces efforts, une grande partie de leurs revendications restera ignorée par le nouvel État.
1848 :
La Guerre des Castes atteint son point culminant dans la péninsule du Yucatán. Les rebelles mayas lancent plusieurs offensives printanières contre les populations yucatèques d’origine européenne, profitant de l’effondrement militaire des autorités locales. À cette date, ils contrôlent une grande partie du territoire, notamment les zones rurales et forestières de l’est. Leur lutte vise à renverser un ordre social fondé sur l’asservissement dans les plantations de sisal (henequén), les dettes forcées et les abus des haciendas. Le conflit exprime aussi une volonté de récupération territoriale et de justice sociale.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
- Codex canadensis, p. 15
La pesche des Sauvages / passinassiouek Je decris cette pesche ailleur qui est une des / choses tres merveilleusses touchand La Pesche
kouabaaoan
atikamek
Bateskoupan
eskan
Instrumens pour La pesche
Louis Nicolas – Autour de 1680 – Gilcrease Museum