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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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22 avril

Posted on 22 avril 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1500 :

L’expédition de Pedro Álvares Cabral atteint les côtes du Brésil, près de Monte Pascoal, marquant le premier contact officiel entre Portugais et peuples autochtones. Les premiers échanges se déroulent avec les Pataxó, puis avec les Tupiniquim, dans une atmosphère décrite comme pacifique, faite de curiosité et de dons réciproques. Mais cet épisode inaugure le début de la colonisation portugaise. Dans les décennies suivantes, les peuples tupi du littoral subissent esclavage, maladies et pressions missionnaires. L’essor des plantations de canne à sucre entraîne la destruction de nombreuses sociétés côtières.

1526 :

A Saint‑Domingue, Lucas Vázquez de Ayllón finalise les préparatifs d’une grande expédition destinée à établir une colonie sur la côte de l’actuelle Caroline du Sud / Géorgie. Cette entreprise mènera à la fondation de San Miguel de Gualdape, première colonie européenne connue sur le territoire des futurs États‑Unis. L’expédition entre en contact avec des communautés de la culture mississippienne, marquant les premiers échanges documentés dans cette région. Les Espagnols introduisent rapidement maladies, prises d’otages et tentatives d’asservissement, provoquant tensions et hostilité. La colonie échoue en quelques semaines, minée par la résistance autochtone, la famine et une révolte d’esclaves africains, la première attestée en Amérique du Nord.

1540 :

Francisco Vázquez de Coronado quitte Culiacán avec une importante armée de soldats, auxiliaires indigènes et porteurs, pour explorer le Nord à la recherche des mythiques “Sept Cités d’Or”. Guidée par les récits exagérés de Fray Marcos de Niza, l’expédition s’enfonce vers les territoires des Zuni, Hopi et Pueblos. Les premiers contacts sont immédiatement violents, notamment l’assaut contre le village zuni de Hawikku. Cette intrusion armée provoque conflits, pillages et tentatives de domination. L’arrivée des Espagnols introduit aussi maladies, perturbations économiques et premières pressions missionnaires.

1623 :

Dans un climat de tensions croissantes entre les colons de Plymouth et les Massachusett, le capitaine Miles Standish organise une opération présentée comme une négociation de paix. Il invite plusieurs chefs autochtones, dont Pecksuot, à un repas, puis les fait assassiner une fois désarmés. Cette attaque « préventive », justifiée par les colons comme une mesure de sécurité, constitue en réalité un coup politique destiné à intimider les nations locales. Le massacre provoque la dispersion des villages massachusett, qui fuient la région pour éviter de nouvelles violences.

1782 :

Dans le cadre des réformes bourboniennes, les autorités coloniales du Guatemala finalisent des rapports destinés à renforcer le contrôle fiscal sur les communautés mayas, notamment les Quiché et les Cakchiquel. Ces documents visent à rationaliser l’administration des Pueblos de Indios en imposant recensements, surveillance des tributos et encadrement des autorités locales. Cette bureaucratie accrue réduit l’autonomie politique et territoriale des villages mayas. Les nouvelles exigences coloniales obligent les communautés à modifier leurs systèmes agricoles pour répondre aux demandes de la Couronne. L’augmentation des cultures destinées au marché et la pression du travail forcé fragilisent les structures traditionnelles.

1818 :

Durant la Première Guerre séminole, les troupes d’Andrew Jackson attaquent un village séminole et Black Seminole installé près de la rivière Econfina, en Floride. L’assaut vise à briser ces communautés mixtes, composées d’Autochtones et d’Afro-Américains ayant fui l’esclavage. L’attaque se solde par la capture de nombreux habitants et la destruction des réserves de nourriture, privant le groupe de ses moyens de survie. Cette opération s’inscrit dans la stratégie de terre brûlée menée par Jackson pour affaiblir les Séminoles. Elle contribue à forcer leur déplacement vers l’Ouest, prélude aux politiques de déportation du XIXᵉ siècle.

1836 :

Au lendemain de la bataille de San Jacinto, le président mexicain Santa Anna est capturé par les Texans victorieux. Cet événement ouvre la voie à la création de la République du Texas, qui rompt immédiatement avec la politique mexicaine, jusque‑là plus diplomatique envers les peuples des Plaines. Les nouveaux dirigeants texans déclarent que les Comanches, Kiowas et Lipan Apaches n’ont aucun droit territorial, légitimant une politique d’expulsion agressive. Dès 1836, raids, représailles et campagnes militaires se multiplient pour contrôler les Grandes Plaines. Cette rupture marque le début de décennies de guerres sanglantes entre Texas et nations autochtones.

1839 :

En pleine Seconde Guerre séminole, le général Alexander Macomb, nouveau commandant des forces américaines en Floride, rencontre plusieurs chefs séminoles, dont Chitto et Halek Tustenuggee. L’armée est épuisée et cherche une issue négociée après quatre années de conflit. Lors de ce conseil, un accord provisoire est trouvé : les Séminoles peuvent rester en Floride, à condition de se regrouper autour du lac Okeechobee. Cette concession marque une tentative rare de compromis, allant à l’encontre de la politique fédérale de déportation. L’accord offre un court répit mais reste fragile, contesté par certains officiers américains et non reconnu par tous les groupes séminoles.

1889 :

Le 22 avril, à midi, débute le premier Oklahoma Land Rush, lorsque près de 50 000 colons se ruent pour s’approprier les Unassigned Lands. Ces territoires, présentés comme « vacants » par le gouvernement américain, avaient pourtant été confisqués aux Creeks et aux Seminoles, puis ouverts à la colonisation par l’Indian Appropriations Act de 1889. En quelques heures, des villes comme Guthrie et Oklahoma City surgissent de la prairie. Pour les nations autochtones du Territoire Indien, cet événement marque une nouvelle étape de spoliation, facilitée par le Dawes Act, qui démantèle les terres tribales.

1897 :

 Une phase administrative suit la Pacification de l’Araucanie, lorsque l’État chilien organise la redistribution des terres mapuches. À travers une série de décrets fonciers, les autorités légalisent la spoliation opérée depuis les années 1880 et attribuent les meilleures terres agricoles à des colons chiliens et européens. Les Mapuches sont alors confinés dans des “reducciones”, petites réserves fragmentées qui ne représentent qu’une infime partie de leur territoire ancestral. Ce processus vise à briser l’autonomie territoriale mapuche et à intégrer la région à l’économie nationale. Les conséquences sont durables : appauvrissement, perte de souveraineté locale et conflits fonciers persistants.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

  • Photo : Big Tree (Kiowa)
    Portrait studio photographie de Big Tree (Kiowa). Probablement photographié par W.P. Bliss à Fort Sill, Oklahoma Territory, autour de 1875 – Oswald Schraubstadter collection of Fort Sill photographs – National Museum of the American Indian

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