Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1532 :
Pizarro consolide ses positions sur la côte péruvienne et prépare son avancée vers l’intérieur de l’Empire inca. Ses hommes recueillent des renseignements essentiels, tandis que les espions d’Atahualpa observent les « hommes barbus ». Les Espagnols découvrent alors la guerre civile opposant Atahualpa à Huáscar, une division qu’ils exploiteront pour progresser.
1544 :
A Asunción (Paraguay), le gouverneur Álvar Núñez Cabeza de Vaca est renversé et arrêté par ses propres troupes. Partisan d’une politique plus diplomatique envers les Guaranis, il tentait de limiter les abus des colons et de construire des alliances locales. Sa destitution permet le retour del’encomienda, marquant un durcissement brutal de la colonisation dans le bassin de la Plata.
1607 :
Les trois navires de la Virginia Company accostent à Cape Henry, en territoire powhatan. À peine débarqués, les Anglais sont attaqués par un groupe de guerriers locaux, provoquant la première escarmouche entre les deux mondes. Cet épisode marque le début de la présence anglaise permanente en Virginie et annonce les bouleversements qui toucheront la Confédération Powhatan.
1794 :
Des éclaireurs de la Confédération de l’Ouest (Shawnees, Delawares, Miamis) sont repérés autour du futur Fort Recovery. Leur présence s’inscrit dans une stratégie visant à surveiller et freiner l’avancée américaine au nord de la rivière Ohio. Ces reconnaissances annoncent les affrontements majeurs de l’été 1794, alors que les nations autochtones tentent de maintenir la frontière de l’Ohio face à l’expansion des États‑Unis.
1831 :
Dans la dernière phase du massacre de Salsipuedes, les troupes de Fructuoso Rivera poursuivent et dispersent les derniers groupes charrúas encore libres. Après l’embuscade du 11 avril, cette traque systématique vise à éliminer toute résistance et à briser l’organisation sociale du peuple charrúa. Arrestations, dispersions et déportations marquent cette journée, considérée comme le point culminant du génocide autochtone en Uruguay.
1860 :
Deux mois après le massacre d’Indian Island, les survivants wiyots qui tentaient de revenir sur leurs terres sont déplacés de force par l’armée vers Fort Humboldt, puis vers la réserve de Klamath River. Présenté comme une mesure de “protection”, ce transfert entraîne une mortalité massive due aux maladies, au manque de ressources et au traumatisme. Cette date marque la seconde phase du massacre : l’effacement administratif et territorial des Wiyots, après la tuerie de février.
1872 :
Le capitaine Charles Meinhold et la troupe B du 3ᵉ Cavalerie affrontent un petit groupe autochtone (sans doute Lakota) sur la South Fork de la Loup River (Nebraska). Trois Autochtones sont tués dans l’escarmouche. L’éclaireur Buffalo Bill Cody, le sergent Foley et les soldats Strayer et Vokes reçoivent la Medal of Honor pour leur participation.
1872 :
Dans les Lava Beds de l’Oregon, l’armée américaine intensifie ses manœuvres d’encerclement contre les Modocs de Captain Jack. Les soldats cherchent à les déloger de leur bastion naturel, le Stronghold, après leur refus d’être renvoyés dans une réserve partagée avec leurs ennemis traditionnels, les Klamaths. Cette journée marque un resserrement stratégique : coupure des voies de repli, pression logistique et isolement progressif des résistants.
1883 :
Dans la région du Río Negro, l’armée argentine de Roca poursuit la capture de groupes mapuches et tehuelches isolés. Ces opérations marquent la phase finale de la Campagne du Désert, destinée à “sécuriser” la Patagonie pour l’élevage ovin. Derrière cette logique militaire se cache la destruction des structures sociales autochtones, la dispersion des familles et la perte définitive des territoires ancestraux.
1906 :
La Five Civilized Tribes Act accorde au président des États‑Unis le pouvoir de nommer le Chef principal cherokee, mettant fin à l’élection interne du leadership tribal. Cette mesure s’inscrit dans le démantèlement des gouvernements autochtones du Territoire Indien et dans la préparation de l’État d’Oklahoma. Elle symbolise la perte quasi totale de souveraineté politique pour la Nation cherokee, dont les institutions sont réduites à une administration contrôlée par Washington. Ce système perdurera jusqu’à la restauration d’un gouvernement élu dans les années 1970.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
- Photo : Portrait de Huascar sapa Inca (source indéterminée)