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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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04 mai

Posted on 4 mai 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1655 :

En pleine grande révolte mapuche, les guerriers repoussent la frontière espagnole jusqu’au fleuve Biobío. Les forts et missions jésuites de la région de Valdivia sont abandonnés ou détruits face à l’avancée indigène. Depuis février, les Mapuches mènent une insurrection massive contre les abus coloniaux et la pression missionnaire. L’épisode illustre la puissance d’organisation mapuche et la fragilité de la présence coloniale au XVIIᵉ siècle.

1781 :

Les forces aymaras et quechuas menées par Túpac Katari maintiennent un siège étouffant autour de La Paz. Depuis mars, les insurgés contrôlent les accès, coupent les vivres et isolent totalement l’administration coloniale espagnole. Ce moment marque l’apogée de l’un des plus grands mouvements de libération indigène des Andes. Le siège révèle la puissance d’organisation des communautés aymaras et la fragilité du pouvoir colonial. L’épisode reste un symbole majeur de résistance et de souveraineté autochtone dans l’histoire bolivienne.

1816:

Un traité est signé à Washington entre les États‑Unis et la nation Creek après la guerre des Creeks et la cession forcée du Traité de Fort Jackson. Présenté comme un accord d’indemnisation, il confirme en réalité les pertes territoriales imposées en 1814. Les Creeks reçoivent des compensations limitées, sans restitution de leurs terres.

1848 :

En pleine Guerre des Castes, les insurgés mayas contrôlent presque toute la péninsule du Yucatán. Ils menacent directement Mérida et Campeche, derniers bastions de l’élite yucatèque d’origine européenne. Cette période marque l’un des moments où une rébellion indigène est passée le plus près de reprendre totalement un territoire souverain en Amérique Centrale. L’avancée maya révèle l’ampleur de la crise coloniale et la puissance de la mobilisation des communautés rurales

1863 :

Après l’insurrection du Minnesota, 770 Sioux Santee embarquent à Saint Paul pour être déportés vers une réserve du Territoire du Dakota. Le gouvernement américain confisque leurs terres et expulse indistinctement insurgés, alliés et innocents. Au total, 1 300 Santees sont déplacés vers une région presque inhabitable, où 300 meurent dès la première année.

1864 :

En pleine Longue Marche, des groupes de Navajos déportés vers Fort Sumner avancent dans un état d’épuisement extrême. Les rapports militaires signalent un manque de rations, des malades incapables de suivre et des morts laissés sur le chemin. Ces Navajos, capturés ou rendus après la campagne de terre brûlée de Kit Carson, sont forcés de marcher sur des centaines de kilomètres. L’épisode illustre la brutalité du processus de déportation et la souffrance des Diné durant l’un des déplacements forcés les plus traumatiques de l’histoire du Sud‑Ouest.

1868 :

Les négociations entre la Peace Commission américaine et les chefs Lakotas et Cheyennes connaissent un incident diplomatique : plusieurs chefs hésitent, se retirent temporairement ou contestent les propositions américaines. Ce blocage fait craindre l’échec des pourparlers et la reprise de la guerre sur la Bozeman Trail. Les commissaires doivent alors revoir leurs garanties, notamment sur la fermeture des forts et la reconnaissance des territoires lakotas. Cet accroc retarde la conclusion du Traité de Fort Laramie, finalement signé par étapes en avril et mai 1868.

1881 :

En pleine Conquête du Désert, l’armée argentine concentre ses opérations sur la capture des derniers chefs Mapuche et Tehuelche. Sous les ordres de Roca, les colonnes militaires sécurisent les vallées et forcent la reddition des groupes encore libres. Les populations capturées sont déplacées vers des réserves ou dispersées comme main‑d’œuvre. Cette période marque la consolidation du contrôle argentin sur la Patagonie et le déplacement forcé de milliers d’autochtones.

1883 :

Sitting Bull vit ses derniers jours de captivité à Fort Randall, où il est détenu comme prisonnier de guerre depuis sa reddition en 1881. Les autorités américaines finalisent les préparatifs bureaucratiques pour son transfert vers l’agence de Standing Rock, où il sera libéré le 10 mai. Cette période est marquée par inventaires, ordres militaires et organisation du convoi. Malgré son isolement, Sitting Bull reste une figure politique centrale pour les Lakotas. Son arrivée à Standing Rock ouvre une nouvelle phase de résistance face à l’effritement des terres et de l’autonomie lakota.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

  • Photo : Recensement des Indiens, Fort Sumner (New Mexico) à Bosque Redondo, Comté de Guadeloupe sur la rivière Pecos. Autour de 1864-1868

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