Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1763 :
Près de Fort Detroit, le chef outaouais Pontiac réunit des guerriers Outaouais, Hurons-Wendats et Potéouatamis pour les appeler à une insurrection contre les Britanniques. Ce conseil de guerre, tenu après une reconnaissance du fort le 1er mai, fixe la stratégie visant à s’emparer de Detroit et à lancer une révolte générale dans les Grands Lacs. Inspiré par les enseignements de Neolin, Pontiac prône l’unité autochtone face aux abus britanniques. Cette réunion prépare directement l’attaque du 7 mai et ouvre la voie au long siège de Fort Detroit, moment fondateur de la rébellion de 1763.
1765 :
Dans l’après‑révolte de Pontiac, l’officier britannique George Croghan prépare des négociations cruciales avec les chefs Illinois et Miami. Ces rencontres visent à obtenir la reddition des forts encore tenus par les alliés autochtones de Pontiac et à rétablir l’autorité britannique dans la vallée de l’Ohio. La coalition autochtone est affaiblie, mais la résistance demeure forte.
1800 :
L’aventurier William Augustus Bowles proclame un “État muscogee” indépendant sur des terres revendiquées par l’Espagne, avec le soutien de factions creeks et de quelques alliés cherokees. Il se nomme “Director-General” et déclare la guerre à l’Espagne, lançant des attaques contre ses postes du Golfe. L’initiative s’inscrit dans les rivalités entre Espagne, États‑Unis et Grande‑Bretagne, Bowles cherchant à renforcer l’autonomie creek. Certaines sources placent l’événement au 5 avril, mais la proclamation est généralement datée du début mai.
1848 :
Alors que les Mayas rebelles encerclent Mérida, le gouvernement du Yucatán signe le traité de Tzucacab avec certains chefs mayas. Mais le leader principal, Cecilio Chi, refuse l’accord, exigeant l’abolition totale de l’esclavage, la fin des impôts ecclésiastiques et une véritable autonomie. Son refus empêche une paix fragile et prolonge la Guerre des Castes. À cette date, les Yucatèques sont au bord de l’effondrement et cherchent désespérément une issue.
Milieu du XIXᵉ siècle :
Mai marque souvent le début de la décrue des eaux en Amazonie, moment où les collecteurs de caoutchouc peuvent pénétrer profondément dans les territoires asháninka et shipibo. Les archives brésiliennes et péruviennes citent fréquemment cette date comme point de départ d’expéditions de collecte, de missions d’évangélisation ou d’exploration. Ces incursions entraînent déplacements forcés, ruptures territoriales et premières formes de servitude liées au caoutchouc.
1862 :
Lors de la bataille de Puebla, la victoire mexicaine contre les troupes de Napoléon III repose largement sur les bataillons indigènes de la Sierra Norte. Les Zapotèques, Nahua, et notamment les hommes de Zacapoaxtla et Xochiapulco, combattent souvent avec de simples machettes et repoussent les assauts français. Leur engagement compense la faiblesse de l’armée régulière et brise l’offensive impériale. L’épisode révèle le rôle décisif des communautés autochtones dans la défense du Mexique. Il demeure l’un des moments où des combattants indigènes ont infligé une défaite majeure à une puissance européenne.
1864 :
Bien que la campagne militaire dans le Canyon de Chelly se soit achevée en avril, le mois de mai 1864 marque l’une des phases les plus meurtrières de la Longue Marche. Les Navajos, affamés après la destruction de leur territoire, sont forcés de marcher plus de 450 km vers Fort Sumner. Les rapports du 5 mai décrivent un épuisement extrême et de nombreuses morts sur le chemin.
1885 :
Quelques jours après la victoire de Cut Knife, les forces cris et assiniboines dirigées par Poundmaker sont encerclées par les troupes canadiennes. Les guerriers cherchent surtout à protéger leurs familles et à négocier, tandis que le gouvernement veut mettre fin à la résistance. Les tensions sont extrêmes et chaque mouvement risque de déclencher un nouvel affrontement. Cette période marque un tournant décisif qui mènera, sous la pression militaire, à la reddition forcée des chefs autochtones à la fin du mois
Début du XXᵉ siècle :
Mai marque souvent la distribution, ou la rétention, des semences agricoles dans les réserves des Prairies. Les agents des Affaires indiennes utilisent ce moment pour contrôler les Pieds‑Noirs et les Cris, dont la liberté de mouvement est déjà restreinte par le Pass System, qui exige un laissez‑passer pour quitter la réserve. En pleine saison de renouveau, ces restrictions empêchent la chasse, le commerce et les déplacements traditionnels.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
- Photo : Peau peinte à motifs géométriques, attribuée aux Illinois, forêts de l’Est de l’Amérique du Nord, avant 1800 – Musée du Quai Branly – Jacques Chirac