Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1571 :
Le vice‑roi Francisco de Toledo intensifie les Reducciones, forçant les populations quechuas et aymaras à quitter leurs villages d’altitude pour être regroupées dans des bourgs de style espagnol. Ces déplacements visent à faciliter la christianisation, le contrôle fiscal et surtout l’exploitation de la main‑d’œuvre pour les mines d’argent, notamment Potosí. Les communautés andines perdent leurs terres, leurs réseaux d’ayllu et leurs systèmes agricoles traditionnels.
1725 :
Près de Fryeburg (Pequawket), les Pigwackets (Abenakis) tendent une embuscade à la troupe du capitaine John Lovewell, venue attaquer leur village. La bataille, l’une des dernières de la guerre de Lovewell, dure toute la journée et voit la mort de Lovewell et de nombreux colons. Menés par le chef Paugus, les Abénakis utilisent le terrain à leur avantage et infligent une lourde défaite aux Anglais. Cet affrontement marque l’un des derniers succès militaires wabanakis avant leur repli vers le nord.
1820 :
La Nouvelle‑Écosse établit les réserves mi’kmaq de Gold River et d’Indian Brook #14, marquant une nouvelle étape dans la politique coloniale de regroupement des populations autochtones. Ces petites parcelles, sans rapport avec l’étendue du territoire ancestral mi’kmaq, visent à contrôler et sédentariser les communautés. Gold River devient un lieu de subsistance côtière, tandis qu’Indian Brook s’affirme comme un centre politique et spirituel majeur.
1851 :
Durant la Guerre indienne de Mariposa, le bataillon de Mariposa capture un groupe important d’Indiens Yosemites près du lac Tenaya. Cette opération vise à les expulser de leur vallée ancestrale et à les déplacer vers la réserve de Fresno. La capture marque un tournant dans la perte de contrôle autochtone sur la vallée de Yosemite, bientôt présentée comme un espace “vierge” par les colons.
1854 :
Le chef ute Walkara rencontre le gouverneur Brigham Young pour mettre fin à la Walker War, un conflit né des tensions autour des terres, des ressources et du commerce des captifs. Un accord de paix est conclu, Walkara cherchant à protéger les territoires de chasse et les routes traditionnelles de son peuple. Malgré cette entente, les colons mormons poursuivent leur expansion, accentuant la pression sur les Utes.
1858 :
Le chef séminole Billy Bowlegs accepte de quitter la Floride avec plus d’une centaine de ses partisans, mettant fin à la Troisième Guerre séminole. Cette déportation vers le Territoire indien marque presque la disparition des Séminoles de Floride. Toutefois, un petit groupe refuse la reddition et demeure caché dans les Everglades, ne signant jamais de traité avec les États‑Unis.
1871 :
Les États‑Unis et la Grande‑Bretagne signent le Traité de Washington, destiné à régler des litiges diplomatiques et frontaliers. Bien qu’exclusivement négocié entre puissances coloniales, l’accord a un impact direct sur les nations Anishinaabe et Coast Salish. Il redéfinit des frontières lacustres et maritimes dans des zones de pêche et de navigation utilisées depuis des millénaires, restreignant l’accès aux ressources et la mobilité traditionnelle. Sans consultation autochtone, le traité impose des limites étatiques qui fragmentent des territoires culturels continus.
1882 :
Le Canada renforce la Police montée du Nord‑Ouest dans les territoires pieds‑noirs et cris. Cette expansion vise à empêcher les déplacements transfrontaliers pour la chasse au bison et à forcer les nations autochtones à rester dans les réserves. La surveillance accrue des routes traditionnelles accélère la perte d’accès aux ressources et prépare une période de famine sévère.
1885 :
Le général Middleton et ses 800 soldats prennent position devant Batoche, cœur du gouvernement provisoire métis dirigé par Louis Riel et Gabriel Dumont. Cette journée marque le début des manœuvres décisives de la Rébellion du Nord‑Ouest. Les Métis, soutenus par des groupes cris, défendent leurs droits fonciers à l’aide d’un réseau de tranchées ingénieux. Du 9 au 12 mai, la bataille s’intensifie jusqu’à la chute de Batoche.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
- Photo : Och Lochta Micco. Billy Bowlegs. Chef Seminole – 1858 – National Portrait Gallery, Smithsonian Institution.