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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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14 mai

Posted on 14 mai 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1524 :

Les premiers missionnaires franciscains ; les “Douze Apôtres du Mexique”, arrivent à San Juan de Ulúa pour lancer la conversion des peuples nahuas et mayas. Leur mission inaugure une vaste entreprise de destruction des temples, des rituels et des codex autochtones, remplacés par l’ordre chrétien. Cette arrivée marque le début d’une transformation culturelle profonde, où les traditions mésoaméricaines sont réprimées ou poussées dans la clandestinité.

1607 :

Les colons de la Virginia Company fondent Jamestown, premier établissement anglais permanent en Amérique du Nord. Installée au cœur du territoire de la Confédération Powhatan, la colonie provoque rapidement tensions et affrontements malgré quelques échanges initiaux. La présence anglaise déclenche une série de guerres anglo‑powhatans qui, entre 1609 et 1646, entraînent la perte des terres, la chute démographique et l’effondrement du pouvoir powhatan. L’événement marque le début de la colonisation anglaise durable en Virginie.

1652 :

Les autorités de Providence et Warwick concluent un accord avec les Narragansetts, confirmant des achats de terres et cherchant à stabiliser les relations dans une région en pleine expansion coloniale. Les Narragansetts, alors l’une des nations les plus puissantes de la Nouvelle‑Angleterre, tentent de préserver leur territoire par la diplomatie. Mais malgré ces accords, les pressions foncières et les tensions intercoloniales s’intensifient. Moins de vingt‑cinq ans plus tard, la Guerre du Roi Philip (1675) dévastera la nation narragansett, marquant la fin de son influence régionale.

1692 :

Le gouverneur Diego de Vargas prépare sa campagne pour reprendre Santa Fe, douze ans après la grande révolte des Pueblos qui avait expulsé les Espagnols du Nouveau‑Mexique. À la mi-mai, il combine préparatifs militaires et négociations avec certains chefs autochtones afin d’affaiblir les résistances. Ces démarches permettent aux Espagnols de réoccuper la région à la fin de l’année 1692, même si des soulèvements persistent.

1741 :

Des représentants britanniques de New York concluent un accord de cession foncière avec des chefs senecas, dans un contexte d’expansion coloniale et de pressions croissantes sur les terres haudenosaunee. Bien que mal documentée, cette transaction s’inscrit dans une série d’accords locaux souvent déséquilibrés, utilisés par New York pour étendre son contrôle territorial. Ces cessions préfigurent les spoliations massives qui suivront après la Révolution américaine.

1804 :

Lewis et Clark quittent Camp Dubois et entament l’exploration des territoires de l’achat de la Louisiane. Leur expédition traverse les terres de dizaines de nations autochtones, dont les Mandans, Shoshones et Nez‑Percés, dont l’aide est indispensable à leur survie. La contribution de Sacagawea, jeune femme shoshone, est déterminante : guide, interprète et médiatrice, elle facilite les contacts pacifiques avec les peuples de l’Ouest. Ce départ marque le début d’une expédition fondatrice, mais aussi d’une expansion américaine qui transformera profondément les sociétés autochtones.

1833 :

Les États‑Unis ratifient le Traité de Fort Gibson, destiné à confirmer le déplacement forcé des Séminoles vers le Territoire indien. Beaucoup de chefs, dont Osceola, contestent la validité du traité et refusent de quitter la Floride. Cette ratification marque le début d’une pression accrue pour la déportation, attisant les tensions entre Séminoles, colons et autorités fédérales. La résistance autochtone mènera directement à la Seconde Guerre séminole (1835–1842), l’un des conflits les plus longs et les plus coûteux des guerres indiennes.

1864 :

De nouveaux groupes de Navajos arrivent à Fort Sumner, au terme de la Longue Marche qui les a forcés à parcourir plus de 500 km depuis leur terre natale. Ces arrivées marquent le point culminant de la déportation orchestrée après la campagne de terre brûlée de Kit Carson. À Bosque Redondo, les conditions de vie sont atroces : eau saumâtre, famine, maladies. L’échec du camp mènera au Traité de 1868, qui permettra aux Navajos de retourner sur leurs terres.

1878 :

Des incidents violents opposant colons et Bannocks marquent l’échec des négociations de paix dans l’Idaho. Les Bannocks et les Shoshones du Nord, frappés par la famine après la destruction de leurs champs de camassia par le bétail des colons, n’ont plus de moyens de subsistance. Ce jour‑là, les tensions atteignent un point de rupture, poussant le chef Buffalo Horn à préparer l’insurrection. Quelques semaines plus tard, éclate la guerre des Bannocks, l’un des derniers grands soulèvements autochtones du Nord‑Ouest américain.

1880 :

Le chef Tendoy et plusieurs leaders lemhi signent un accord prévoyant l’abandon de la Lemhi Reservation et le transfert du peuple vers Fort Hall. Bien que signé, l’accord n’est ratifié par le Congrès qu’en 1889, laissant les Lemhi dans une longue période d’incertitude et de pressions croissantes. Le déplacement ne sera finalement imposé qu’en 1909, entraînant la disparition de la réserve lemhi et l’exil d’un peuple profondément attaché à la Salmon River Valley.

1905 :

Des arpentages sont réalisés dans le nord du Manitoba pour délimiter les terres des Cris dans le cadre du Traité n° 5. Cette période marque la fixation administrative des territoires autochtones au moment où le Canada étend ses infrastructures ferroviaires et minières. Les nouvelles limites restreignent fortement les espaces de chasse et de déplacement des peuples du Nord. Ces opérations traduisent la volonté fédérale de contrôler le territoire et d’intégrer la région à l’économie extractive, au détriment des modes de vie traditionnels cris.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

  • Photo : L’interprète George LaVatta et le chef Tendoi vers 1923 à la réserve de Fort Hall – National Archives and Records Administration

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