Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1544 :
Des ordonnances royales sont appliquées dans la capitainerie générale du Guatemala pour “organiser” le travail des Mayas. Officiellement inspirées des Leyes Nuevas, elles devaient limiter les abus, mais servent surtout à renforcer le système des Encomiendas. Cette date est souvent associée à des opérations de recensement et de répartition de travailleurs forcés pour les plantations de cacao et d’indigo.
1661 :
Le Maryland ordonne au capitaine John Odber de conduire cinquante hommes au fort susquehannock pour protéger cette nation contre les raids sénécas, conformément au traité signé la veille. Cette intervention s’inscrit dans une diplomatie complexe où les Susquehannocks servent d’alliés stratégiques face à l’expansion haudenosaunee. L’ordre d’Odber marque un moment où les autorités coloniales tentent encore de stabiliser la frontière nord.
1764 :
En pleine Rébellion de Pontiac, des colons et miliciens attaquent un village lenape dirigé par Captain Bull, fils de Teedyuscung. Le village est détruit et une dizaine de Lenapes, dont Captain Bull, sont capturés puis envoyés comme prisonniers à New York. Cet épisode illustre les représailles directes menées contre les familles autochtones dans un contexte de guerre frontalière. L’attaque contribue à affaiblir les réseaux politiques lenapes et s’inscrit dans la stratégie coloniale visant à briser la résistance dans la vallée de l’Ohio.
1781 :
Túpac Amaru II, chef de la grande insurrection andine, est exécuté à Cuzco après avoir été forcé d’assister à la mort de son épouse Micaela Bastidas, de son fils et de ses compagnons. Condamné à l’écartèlement, il résiste, et les bourreaux le décapitent. Cette mise en scène d’une extrême brutalité vise à terroriser les populations quechuas et aymaras et à écraser la révolte. Loin d’éteindre sa mémoire, son exécution fait de Túpac Amaru II un symbole durable de la résistance indigène dans les Andes.
1824 :
Les États‑Unis signent à St. Louis un traité avec les Quapaw, les contraignant à céder leurs dernières terres en Arkansas. En échange, ils sont déplacés vers le territoire des Caddo en Louisiane, une région inadaptée à leur mode de vie. Ce déplacement provoque famine, maladies et grande détresse. Le traité s’inscrit dans la politique américaine de déplacement forcé des nations autochtones vers l’ouest du Mississippi.
1825 :
Les États‑Unis engagent des négociations finales avec la nation Kansas (Kaw) pour sécuriser la Santa Fe Trail. Ces discussions mènent au traité signé le 3 juin, par lequel les Kaw cèdent des millions d’acres dans l’actuel Missouri et Kansas. En échange, ils reçoivent une petite réserve et des promesses de protection. Ce traité marque le début de leur confinement territorial et ouvre la voie à l’installation massive de colons.
1839 :
Le général Alexander Macomb annonce les termes de paix négociés avec plusieurs chefs séminoles : les Séminoles peuvent rester en Floride s’ils se regroupent autour du lac Okeechobee. Cette décision vise à mettre fin à la Seconde Guerre séminole sans recourir à la déportation. L’accord, toutefois contesté par certains officiers américains, reste fragile. Malgré cette annonce, les tensions et les incidents reprennent rapidement, et la guerre se poursuit jusqu’en 1842.
1873 :
Un détachement américain capture un groupe modoc connu sous le nom de “Fairchild’s band”, alors que la résistance s’effondre dans les Lava Beds. Affaiblis par la faim, les divisions internes et la pression militaire, les Modocs ne peuvent plus maintenir leur défense. Cette capture marque un tournant décisif dans les dernières semaines de la guerre et isole définitivement Captain Jack. Quelques jours plus tard, celui‑ci est capturé à son tour, mettant fin à la résistance modoc et ouvrant la voie à la déportation des survivants.
1924 :
Le projet de loi qui deviendra l’Indian Citizenship Act est en phase finale de discussion au Congrès. Les débats portent sur l’octroi de la citoyenneté américaine à tous les Autochtones nés aux États‑Unis, présenté comme une mesure d’intégration nationale. Mais cette citoyenneté est imposée sans reconnaître la souveraineté tribale ni garantir les droits civiques, notamment le vote. La mi‑mai 1924 marque ainsi un moment charnière où l’État fédéral cherche à intégrer les peuples autochtones dans son système politique, souvent au détriment de leur autonomie.
1926 :
Alors que Richard Byrd revient de son vol annoncé au‑dessus du pôle Nord, les rapports de l’expédition décrivent des interactions logistiques importantes avec les Inughuit du Groenland. Les explorateurs dépendent de leur savoir‑faire (vêtements, chiens, techniques de survie) pour opérer dans l’Arctique. Ces échanges, fréquents en mai 1926, renforcent aussi la présence coloniale danoise dans la région.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
- Lithographie : The Quapaw – 1700 (Arkansas) – Charles Banks Wilson