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De mes lectures indiennes

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19 mai

Posted on 19 mai 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1520 :

Tenochtitlan prépare la grande fête de Toxcatl en l’honneur de Tezcatlipoca. En l’absence de Cortés, Pedro de Alvarado observe les rassemblements de nobles et de guerriers mexicas et croit déceler un complot. Les préparatifs religieux sont interprétés comme une menace militaire. Le lendemain, Alvarado ordonnera le massacre du Templo Mayor, déclenchant le soulèvement général de la ville.

1536 :

Les forces de Manco Inca maintiennent un siège intense sur Cuzco, occupée par les Espagnols. Les combats sont quotidiens et d’une grande violence : incendies, attaques depuis les hauteurs, affrontements dans les rues. La ville est proche de tomber, mais la reprise de Sacsayhuamán par les Espagnols à la fin du mois renverse la situation. Mai 1536 marque ainsi le moment décisif où les Incas tentent de reprendre leur capitale sacrée avant que la rébellion ne s’essouffle.

1676 :

Le capitaine William Turner attaque à l’aube un campement de pêcheurs Pequots, Narragansetts et Nipmucs à Peskeompskut, durant la guerre du Roi Philip. La plupart des habitants, femmes, enfants, personnes âgées, sont massacrés en tentant de fuir vers la rivière. Plus d’une centaine d’Autochtones sont tués. Ce carnage brise la résistance autochtone dans la vallée du Connecticut et marque un tournant majeur du conflit. Turner est tué lors de la contre‑attaque autochtone pendant la retraite.

1744 :

Les forces françaises de Louisbourg, appuyées par des guerriers Mi’kmaq, attaquent et détruisent le poste britannique de Canso, marquant le début de la Guerre du Roi George en Acadie. Pour les Mi’kmaq, cette alliance avec la France est un moyen de défendre Mi’kma’ki contre l’expansion britannique. L’opération est un succès militaire et un signal fort : les nations autochtones entendent protéger leurs territoires face à l’empiètement colonial.

1781 :

Au lendemain de l’exécution de Túpac Amaru II, la rébellion andine ne s’éteint pas : elle se radicalise. Son cousin Diego Cristóbal Túpac Amaru prend le commandement et intensifie la guérilla dans le Haut‑Pérou. Les attaques se multiplient contre les garnisons et les routes coloniales, tandis que le soulèvement s’étend vers Puno, La Paz et Oruro.

1795 :

Plusieurs chefs Chippewa signent à York (Haut‑Canada) un accord provisoire avec la Couronne britannique, représentée par le lieutenant J. Givins. Le traité prévoit la cession du territoire de Penetanguishene, port stratégique sur le lac Huron, en échange de 100 livres de marchandises. Cette cession répond aux besoins militaires britanniques de sécuriser un port après 1783. L’accord de 1795 prépare le traité définitif de 1798 et marque le début d’une dépossession territoriale majeure pour les Chippewas dans la région.

1796 :

Le Congrès adopte une loi finançant l’application des traités conclus avec les nations autochtones du Nord‑Ouest de l’Ohio, notamment dans le cadre du Traité de Greenville. Cette loi prévoit les dépenses nécessaires aux annuités, aux postes militaires et aux agents indiens. Elle consolide l’autorité fédérale sur les territoires récemment cédés et facilite l’expansion coloniale américaine. Pour les nations autochtones, elle marque la mise en œuvre forcée d’accords signés après leur défaite militaire.

1836 :

Une coalition Comanche‑Kiowa‑Caddo‑Wichita attaque Fort Parker, en plein cœur des tensions liées à l’expansion texane. Benjamin Parker se sacrifie pour permettre la fuite de la majorité des habitants. Cinq personnes sont capturées, dont Cynthia Ann Parker, future mère de Quanah Parker. Les destins des captifs illustrent la violence et la complexité des contacts sur la frontière texane.

1845 :

L’expédition de Sir John Franklin quitte l’Angleterre pour trouver le passage du Nord‑Ouest. L’entreprise, l’une des plus ambitieuses du XIXᵉ siècle, se solde par la disparition totale des 129 hommes. Pendant des décennies, les Inuits sont les seuls témoins du destin des survivants et fournissent les informations cruciales aux expéditions de secours. Leurs récits, longtemps ignorés par les autorités britanniques, deviennent essentiels pour comprendre la tragédie. L’échec de Franklin lie durablement l’histoire britannique à celle des peuples inuits du Haut‑Arctique.

1858 :

Des escarmouches opposent soldats américains et Navajos (Diné) près du Canyon de Chelly, dans un contexte de tensions croissantes autour des pâturages et du bétail. Ces accrochages, fréquents au printemps 1858, annoncent une phase de confrontation ouverte. Ils révèlent la volonté de l’armée de contrôler la région et d’affaiblir les clans dinés.

1884 :

Le gouvernement canadien renforce les amendements à la Loi sur les Indiens, dans ce qui sera appelé la “Ring Rule”. Ces mesures criminalisent les cérémonies autochtones comme le Potlatch sur la côte Nord‑Ouest et la Danse du Soleil dans les Plaines. Sous prétexte de protection, elles visent à briser les structures culturelles et politiques des Premières Nations. Les agents indiens obtiennent des pouvoirs accrus pour surveiller, arrêter et confisquer les objets rituels

1895 :

José Martí est tué à Dos Ríos lors de la guerre d’indépendance cubaine. Poète, penseur et stratège politique, il défendait une vision anticoloniale fondée sur l’unité de “Nuestra América”, incluant les populations métisses, afro‑descendantes et les descendants des Taïnos. Sa mort précoce en fait un martyr national et renforce la cohésion des insurgés. Martí devient l’un des grands symboles de la lutte pour la liberté et de la reconnaissance des identités autochtones et populaires dans les Amériques.

1913 :

La California Alien Land Law est finalisée. Destinée à empêcher les immigrants asiatiques d’acheter ou de louer des terres, elle repose sur la catégorie d’“étrangers inéligibles à la citoyenneté”. Cette définition, appliquée de manière large, affecte aussi les Autochtones californiens non reconnus, dont le statut juridique reste flou. La loi complique leurs revendications foncières et renforce les structures racialisées de propriété en Californie.

1909 :

Le capitaine Joseph‑Elzéar Bernier, à bord du DGS Arctic, documente ses rencontres avec les Inuits de l’île de Baffin. Ces patrouilles visent à affirmer la souveraineté canadienne sur l’Arctique, alors disputée par plusieurs puissances. Pour les Inuits, ces visites introduisent davantage de produits manufacturés et renforcent l’économie monétaire dans leur mode de vie. Les échanges, observations et gestes symboliques de Bernier deviennent des éléments clés de la présence canadienne dans le Nord.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

  • Photo : Cynthia Ann Parker – 1861 – Bridgers, William – DeGolyer Library, Southern Methodist University

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