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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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23 mai

Posted on 23 mai 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1540 :

François Ier nomme Roberval lieutenant‑général du Canada, ouvrant la voie à la troisième expédition de Jacques Cartier, qui partira en 1541. Cette décision officialise le projet de colonisation française dans la vallée du Saint‑Laurent. Durant ces préparatifs, le sort de Donnacona, chef iroquoien capturé par Cartier, se scelle : il meurt en France sans revoir Stadaconé. La nomination de Roberval crée une nouvelle hiérarchie qui pèsera sur l’expédition.

1555 :

Paul IV accède au pontificat et réaffirme l’autorité doctrinale de Sublimis Deus (1537), qui reconnaissait les peuples autochtones des Amériques comme des êtres humains dotés d’une âme, non susceptibles d’esclavage. Cette date marque un moment clé dans la consolidation du droit colonial espagnol, même si ces principes sont largement contournés sur le terrain par l’Encomienda et les pratiques coercitives des conquistadors.

1609 :

Jacques Ier signe la Seconde Charte de Virginie, qui étend les frontières de la colonie “d’une mer à l’autre” et renforce les pouvoirs de la Virginia Company. Ce décret ignore totalement la souveraineté de la Confédération Powhatan et légitime, pour les colons, l’appropriation des terres autochtones. L’arrivée de cette charte marque un tournant juridique majeur : elle justifie l’expansion anglaise et prépare la guerre ouverte contre les Powhatans. Dès 1609, les tensions se transforment en affrontements, inaugurant une nouvelle phase de la colonisation du littoral atlantique.

1706 :

A Albany, les autorités britanniques ouvrent des négociations majeures avec la Confédération des Six‑Nations pour renforcer la Chaîne d’Alliance. Dans un contexte de rivalité entre Nouvelle‑France et Nouvelle‑Angleterre, les Britanniques cherchent à garantir la neutralité iroquoise et à sécuriser les routes du commerce des fourrures. Les Iroquois utilisent ces discussions pour préserver leur autonomie et maintenir l’équilibre diplomatique.

1807 :

Les États‑Unis proclament officiellement le traité chickasaw du 23 juillet 1805, après sa ratification la veille. Ce traité entérine la cession de plus de 2,25 millions d’acres par les Chickasaws, en échange du paiement de dettes et de compensations financières. La proclamation rend l’accord pleinement exécutoire et ouvre la voie à l’expansion américaine dans le Tennessee, le Kentucky et l’Alabama.

1825 :

William Digby fonde la ville de Lafayette dans l’Indiana, sur des terres traditionnellement occupées par les Miamis et proches du grand village wea de Ouiatenon. Cette fondation n’est possible qu’à la suite de traités coercitifs, Fort Wayne (1809), St. Marys (1818), qui ont forcé les nations autochtones à céder leurs territoires. Lafayette s’établit sur un ancien carrefour d’échanges miami‑wea, transformé en ville coloniale.

1836 :

Le Sénat américain ratifie le Traité de New Echota par une seule voix, malgré l’opposition massive des Cherokees et une pétition de plus de 15 000 signatures. Signé en secret par une minorité non élue, le traité cède toutes les terres cherokees à l’est du Mississippi pour 5 millions de dollars. Cette ratification fournit au gouvernement la base juridique de la future déportation. Le délai de deux ans fixé pour un départ “volontaire” expirera le 23 mai 1838, ouvrant la voie aux arrestations forcées et à la Trail of Tears.

1838 :

C’est la date limite imposée aux Cherokees pour quitter “volontairement” leurs terres, conformément au Treaty of New Echota, proclamé par Jackson deux ans plus tôt. À cette date, seuls environ 2 000 Cherokees ont émigré, bien moins que les 16 000 attendus. Le général Winfield Scott reçoit alors l’ordre de procéder aux arrestations forcées : les troupes encerclent les villages, expulsent les familles et les regroupent dans des stockades. Cette journée marque le début effectif de la Trail of Tears, l’une des plus grandes tragédies de l’histoire autochtone.

1908 :

Theodore Roosevelt proclame l’ouverture des terres “excédentaires” de la réserve des Flatheads à la colonisation, en application du Flathead Allotment Act. Cette mesure impose la division des terres salish, kootenai et pend d’Oreilles en lots individuels, puis la vente du reste aux colons. Le territoire est rapidement morcelé, entraînant la perte de vastes espaces de chasse, de pêche et de rituels sacrés.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

  • Photo : Antoine Moise, Flathead – 1898 – Frank Rinehart – Boston Public Library

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