
Colonne de l’Est : Terry/Custer
La colonne lève le camp vers 5h00 sous un ciel dégagé et un vent glacial.
Le terrain plat et sec permet d’avancer à bonne allure et le convoi parcourt plus de 30 km.
Custer et ses guides Arikaras avancent en éclaireur, devançant de plusieurs kilomètres le convoi. Il découvre les vestiges d’un immense camp de plusieurs milliers d’indiens.
En début d’après-midi, la colonne établit son camp n°8 sur une crête marquant la ligne de partage des eaux entre la Heart et la Knife River.
Même si cette position offre une visibilité dégagée sur les plaines environnantes, l’accès à l’eau et l’absence de bois de chauffage rappellent de mauvais souvenir. Les hommes sont obligés d’utiliser des bouses de bison séchées pour faire du feu.
Colonne de l’Est : Gibbon
Après les obsèques des 3 victimes de la veille, la colonne reprend sa progression vers l’est le long de la Yellowstone. L’ambiance n’est plus la même que celle des jours précédents. La sécurité est maximale. Les Crows chevauchent loin devant le convoi et sur les crêtes. Les hommes ont ordre de tirer à vue sur tout amérindien repéré sur la rive nord.
Dans ces conditions, le convoi ne parcourt que 12 km et établit son camp non loin de la Pease River.
Dans son rapport, Bradley note le groupe qui a frappé la veille, a déjà retraversé la Yellowstone vers le sud. Il indique que les Sioux ont réussi leur coup et instillant la peur chez les soldats et démontrant leur contrôle des mouvements le long du fleuve.
Colonne du Sud : Crook
Crook part tôt de Fort Laramie en direction du campement de Labonte Creek à mi-chemin du groupe de ses troupes.
A fort Fetterman, les troupes sont prêtent et attendent l’ordre de départ.
La « compagnie de volontaires civils » termine ses préparatifs ce 24 mai. Ils reçoivent leurs rations officielles de l’armée et se soumettent aux premières revues de détail des officiers de Crook. Pour l’armée, ces hommes pragmatiques et habitués à la vie sauvage seront des tireurs d’élite précieux face aux Sioux.
En revanche toujours aucune nouvelle des éclaireurs amérindiens. Franck Grouard insiste pour ne pas partir sans eux.
Coalition Amérindienne
La journée est toujours par les célébrations de la victoire de la veille. C’est un immense vecteur de cohésion qui montre aux jeunes qui ont quitté les réserves que l’armée de l’homme blanc n’est pas invincible. Le village grandit un peu plus chaque jour et compte désormais plus de 1 000 tipis et de grandes chasses ont organisées pour assurer de la nourriture à tous.
L’autorité spirituelle de Sitting Bull est incontestable sur le camp.