Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1573 :
Le gouverneur Alonso Anguciana de Gamboa impose aux caciques des vallées centrales du Costa Rica un acte de soumission et d’alliance, destiné à légitimer la domination espagnole. Cet accord accompagne la fondation éphémère d’Artieda del Nuevo Reino de Navarra et ouvre la voie à la mise en place de l’encomienda, qui répartit les populations autochtones entre les colons pour le travail forcé.
1637 :
Lors de la Pequot War, une force composée de 77 colons anglais et d’environ 100 alliés mohegans et narragansetts attaque avant l’aube un grand village pequot près de Mystic. Les assaillants incendient les habitations et tirent sur les habitants en fuite. Entre 400et 700 personnes, principalement des femmes, des enfants et des vieillards, périssent. Seule une douzaine survit.
1776 :
Le Congrès continental déclare qu’il serait “hautement opportun” de recruter des nations autochtones pour soutenir la Révolution américaine. Cette résolution vise à contrer l’influence britannique, déjà forte auprès de plusieurs nations. Les insurgés espèrent obtenir des alliés, des éclaireurs et un contrôle stratégique des frontières. Les réponses autochtones sont diverses : certaines nations soutiennent les Américains, d’autres les Britanniques, beaucoup tentent de rester neutres.
1780 :
A la veille de la bataille de Fort San Carlos, des guerriers autochtones alliés aux Britanniques, notamment Sioux, Winnebagos et Menominees, lancent des attaques en périphérie de Saint‑Louis, alors sous contrôle espagnol. Ils visent des civils travaillant dans les champs, capturant ou tuant plusieurs habitants. Ces escarmouches servent à tester les défenses et à isoler la ville avant l’assaut majeur du 26 mai.
1782 :
Plus de 500 miliciens américains dirigés par le colonel William Crawford quittent Mingo Bottom pour attaquer les villages lenapes et wyandots dans l’Ohio. Mal préparée, l’expédition est rapidement repérée par les nations autochtones alliées aux Britanniques. Après plusieurs jours de combats, les miliciens sont encerclés et battus. Crawford est capturé puis exécuté en représailles du massacre de Gnadenhütten.
1809 :
Une insurrection éclate à Chuquisaca (Sucre), considérée comme le premier soulèvement indépendantiste d’Amérique du Sud. Menée par des intellectuels créoles, elle s’appuie sur la colère des Quechuas et Aymaras, victimes de la mita et des abus coloniaux. Les insurgés renversent l’autorité royale locale et forment une junte autonome, profitant du vide de pouvoir créé par la crise de la monarchie espagnole. Bien que réprimée, la révolution de Chuquisaca devient un signal continental, annonçant les mouvements de La Paz et de Buenos Aires et ouvrant la voie aux indépendances andines.
1810 :
La Révolution de Mai renverse le vice‑roi et établit la Première Junte à Buenos Aires. Pour obtenir le soutien des nations autochtones des Pampas et de la Patagonie (Tehuelches, Ranquels, Mapuches) les dirigeants révolutionnaires envoient des émissaires et promettent l’abolition des tributs et une relation fondée sur la fraternité. Moreno et Castelli qualifient publiquement les peuples autochtones de “frères” et de “concitoyens”. Cette brève période diplomatique ouvre un espoir d’égalité, avant que les guerres de frontière et la colonisation des plaines ne reprennent dans les décennies suivantes.
1830 :
La Chambre des représentants adopte la version finale de l’Indian Removal Act après des débats extrêmement tendus. Le vote, remporté de justesse, valide le principe de la déportation des nations autochtones du Sud‑Est. Trois jours plus tard, Andrew Jackson promulgue la loi. Ce vote scelle le destin des Cherokees, Creeks, Choctaws, Chickasaws et Séminoles, ouvrant la voie aux expulsions massives vers l’Ouest du Mississippi.
1836 :
Après une série d’embuscades séminoles, l’armée américaine réorganise ses forces pour lancer des expéditions au cœur des Everglades. L’objectif est de traquer Osceola et de briser la résistance séminole. Les nouvelles directives imposent une stratégie de terre brûlée : destruction des cultures, incendie des villages et capture des familles. Cette date marque un tournant majeur de la Seconde Guerre séminole, où les États‑Unis s’engagent dans une traque totale pour imposer la déportation vers l’Ouest.
1865 :
Un important parti de guerre lakota et cheyenne du Nord attaque la station militaire et télégraphique de Platte Bridge (Wyoming). L’objectif est de harceler la garnison, couper les communications et tester les défenses américaines après le traumatisme de Sand Creek. L’escarmouche annonce la grande bataille de juillet 1865, qui poussera l’armée à fortifier la piste de Bozeman.
1868 :
Une délégation crow (Apsáalooke) arrive à Fort Laramie pour négocier avec les États‑Unis, alors que les Sioux de Red Cloud mènent une guerre intense contre l’armée américaine. Inspirés par les visions du jeune Plenty Coups, les Crows choisissent l’alliance avec Washington pour se protéger de leurs ennemis traditionnels, Sioux et Pieds‑Noirs. Ils acceptent un traité délimitant leur réserve dans le Montana. Ce choix stratégique, controversé mais lucide, permet à la nation crow de préserver un territoire et d’assurer sa survie dans un contexte de guerre généralisée dans les Plaines.
1876 :
La colonne du général Alfred Terry et du lieutenant‑colonel George Custer atteint la rivière Yellowstone dans le Montana, en pleine guerre des Black Hills. Ce jour‑là, les éclaireurs crows et arikaras repèrent les premières pistes fraîches du gigantesque campement rassemblé autour de Sitting Bull et Crazy Horse. L’armée comprend qu’elle se rapproche enfin de son objectif..
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
- Photo : Plenty Coups, Chef Crow – Library of Congress