Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1521 :
Hernán Cortés lance officiellement le siège de Tenochtitlan après être revenu avec une armée renforcée par des dizaines de milliers d’alliés autochtones, notamment les Tlaxcaltèques. Pour affaiblir la capitale mexica, il fait couper l’aqueduc de Chapultepec, privant la ville d’eau douce. Le siège, mené par voie terrestre et navale, dure près de trois mois. Malgré la résistance de Cuauhtémoc, la ville est progressivement détruite.
1533 :
Les Espagnols terminent de fondre la rançon d’or et d’argent promise par Atahualpa pour obtenir sa libération. Malgré ce paiement colossal, les conquistadors décident de ne pas tenir parole : Pizarro juge l’Inca trop dangereux et prépare son exécution. L’achèvement de la rançon marque un point de non‑retour dans la conquête du Pérou. L’autorité impériale s’effondre, un Inca fantoche est installé, et la marche sur Cuzco s’accélère.
1534 :
A Jauja, Francisco Pizarro publie un décret interdisant aux encomenderos de piller les dépôts incas ou d’usurper l’autorité des chefs locaux. Ce texte, destiné à stabiliser les Andes après l’exécution d’Atahualpa, contient la première mention officielle du terme “Inga / Inca” dans les archives espagnoles. En protégeant en apparence les structures communautaires, Pizarro cherche surtout à préserver la main‑d’œuvre indigène et les mécanismes administratifs incas pour les intégrer au système colonial.
1540 :
La Dame de Cofitachequi, capturée par Hernando de Soto et utilisée comme otage‑guide, parvient à s’échapper de l’expédition espagnole. Elle disparaît dans les forêts avec une grande quantité de perles pillées par les Espagnols. Son évasion prive Soto d’un atout diplomatique majeur et marque un acte fort de résistance autochtone. Dès lors, les villages du Sud‑Est deviennent plus hostiles et l’expédition s’enfonce dans les difficultés.
1541 :
Les Espagnols fondent Moquegua dans une vallée habitée par les communautés Carumas et Ubinas. Cette fondation marque le début de la mise en place des encomiendas, qui répartissent terres et populations autochtones entre les colons. Le travail forcé, les tributs et la réorganisation des villages bouleversent l’agriculture traditionnelle andine. Les vallées sont réorientées vers la production coloniale, notamment viticole.
1728 :
Une conférence de paix se tient en Pennsylvanie entre représentants britanniques et délégués conestogas, delawares, potomacs et shawnees. L’objectif est de stabiliser la vallée du Susquehanna, de renouveler les alliances et d’éviter un rapprochement autochtone avec les Français. Les nations demandent la protection de leurs territoires, la régulation du commerce et la punition des abus coloniaux. Cette rencontre marque un rare moment de coopération multi‑nations, mais la paix reste fragile.
1736 :
Les Chicachas, alliés des Britanniques, repoussent l’assaut d’une armée française menée par Bienville et appuyée par des guerriers choctaws. Grâce à des villages fortifiés d’une grande efficacité, les Chicachas infligent une lourde défaite aux Français. Cette victoire empêche la France de relier ses territoires du Canada et de la Louisiane, et confirme la puissance stratégique de la nation chicacha dans la vallée du Mississippi.
1780 :
Une force de 750 à 1 500 guerriers autochtones alliés aux Britanniques attaque Saint‑Louis, alors sous contrôle espagnol. Malgré seulement 29 soldats et une milice locale réduite, le lieutenant‑gouverneur Fernando de Leyba parvient à défendre le Fort San Carlos grâce à des fortifications improvisées. L’assaut est repoussé, tout comme une attaque simultanée contre Cahokia. Les pertes autochtones‑britanniques sont importantes, tandis que les défenseurs ne comptent que quelques morts. Cette victoire empêche les Britanniques de prendre le contrôle du Mississippi et constitue un tournant majeur du front occidental de la guerre d’Indépendance.
1781 :
Dans la région sub‑andine de Támara, artisans tisserands et communautés indigènes se soulèvent dans le cadre de la Révolte des Comuneros. Ils protestent contre l’augmentation de l’alcabala et les nouveaux impôts sur le sel et le tabac, essentiels à leur économie. Les insurgés désarment les agents fiscaux et bloquent les routes, affirmant leur soutien au mouvement parti de Socorro.
1782 :
L’escadre française de La Pérouse manœuvre autour de Fort Prince‑de‑Galles, perturbant la reprise du commerce printanier de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Ces mouvements désorganisent les réseaux d’approvisionnement des Cris et Chipewyans, désormais dépendants des marchandises européennes. Quelques semaines plus tard, le fort sera capturé par les Français.
1837 :
A Fort Gibson, les États‑Unis signent leur premier traité avec les Kiowas, les Kataka / Apaches des Plaines et les Tawakaro / Tawakoni. L’accord établit une paix perpétuelle et garantit aux Américains, ainsi qu’aux nations déportées de l’Est comme les Creeks et les Osages, le droit de traverser librement les territoires de chasse. En échange, Washington promet des indemnités et des cadeaux commerciaux. Ce traité marque l’entrée officielle des nations des Plaines du Sud dans le système des traités américains et prépare leur future intégration forcée dans le régime des réserves.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
- Photo : Black Hawk – Kiowa Apache / Apache des plaines – vers 1870 – William S. Soule