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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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30 mai

Posted on 30 mai 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1498 :

Christophe Colomb quitte Sanlúcar de Barrameda pour son troisième voyage transatlantique. Cette expédition le conduit à Trinidad, au golfe de Paria et aux côtes du Venezuela, marquant son premier contact avec le continent sud‑américain. Pendant ce temps, la colonisation s’intensifie dans les Caraïbes : les Taïnos subissent famine, travaux forcés et maladies. Le voyage accélère l’effondrement démographique et social des sociétés autochtones et consolide le système colonial espagnol dans la région.

1520 :

Après le massacre du Templo Mayor, Hernán Cortés tente de calmer l’insurrection mexica en forçant Moctezuma II, son prisonnier, à s’adresser à la foule depuis le toit du palais d’Axayacatl. Le souverain demande la fin des hostilités, mais les guerriers mexicas rejettent son autorité et le blessent en lui jetant des projectiles. Cette tentative de conciliation échoue totalement et marque la rupture définitive entre Moctezuma et son peuple. Quelques semaines plus tard, les Espagnols tenteront de fuir la ville lors de la Noche Triste.

1548 :

Juan Diego Cuauhtlatoatzin, le Nahua auquel la tradition attribue les apparitions de la Vierge de Guadalupe en décembre 1531, meurt à l’âge d’environ 74 ans. Converti au christianisme après la conquête, il devient le messager du culte guadalupéen et vit ensuite en ermite près du sanctuaire de Tepeyac. Sa figure, longtemps discutée mais finalement reconnue par l’Église, incarne la rencontre spirituelle entre les peuples autochtones et le christianisme colonial. Il sera canonisé en 2002 comme premier saint indigène des Amériques.

1650 :

Les Directeurs du Conseil de la Nouvelle‑Néerlande adoptent une ordonnance interdisant la fabrication et la circulation de faux wampums. Des manufacturiers européens produisaient en effet des imitations de mauvaise qualité utilisées pour payer les nations autochtones, provoquant colère et méfiance. Le wampum étant à la fois une monnaie et un objet diplomatique sacré, cette fraude menaçait le commerce des fourrures et les alliances avec les peuples de l’Hudson. L’ordonnance vise à restaurer la confiance et à protéger la stabilité économique et politique de la colonie.

1746 :

Environ 300 Abénakis quittent Sillery sous le commandement de Saint‑Pierre pour rejoindre les Mi’kmaq et Malécites en Acadie. Cette mobilisation s’inscrit dans la guerre de Succession d’Autriche, alors que Français et nations alliées cherchent à contenir les avancées britanniques autour de Beaubassin.

1754 :

Deux jours après l’affaire de Jumonville Glen, George Washington commence la construction de Fort Necessity à Great Meadows, conseillé par le chef sénécas Tanacharison. Ce fort circulaire rudimentaire doit protéger les troupes virginiennes d’une contre‑attaque française. Quelques semaines plus tard, le site devient le théâtre d’un affrontement majeur lorsque Français, Outaouais, Hurons et Shawnees encerclent le fort et forcent Washington à capituler.

1813 :

Au lendemain de l’assaut britannique contre Sackett’s Harbor, les forces britanniques et leurs alliés autochtones se replient vers le Canada après avoir échoué à capturer la base navale américaine. L’attaque du 29 mai avait mobilisé des guerriers mississaugas, ojibwés et iroquois servant comme éclaireurs et tirailleurs. Leur retrait marque la fin de l’opération et confirme l’importance stratégique de Sackett’s Harbor dans la guerre de 1812.

1815 :

Dans le contexte de la paix retrouvée après la guerre de 1812, des représentants du Département des Affaires indiennes rencontrent les Outaouais et Saulteaux à Fort Portage, près de Sault Ste. Marie. Ce conseil vise à renouveler les alliances, distribuer les présents annuels et assurer la fidélité de ces nations stratégiques face à la frontière américaine. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un traité formel, cette rencontre s’inscrit dans la série de conseils de paix organisés au printemps 1815 pour stabiliser les Grands Lacs après le traité de Gand.

1851 :

Au cœur de la guerre de Mariposa, le Mariposa Battalion poursuit les Chowchilla dans la vallée de la San Joaquin, détruisant leurs villages et leurs réserves. Sous la pression de la famine, un groupe se rend et accepte d’entamer des discussions avec les autorités américaines. Cette reddition conduit à leur transfert vers Camp Barbour, où ils sont contraints de signer l’un des traités californiens de 1851.

1860 :

Les pères oblats, dont Jean‑Nicolas Laverlochère, atteignent Fort William sur la rivière des Outaouais, où une quinzaine de familles algonquines catholiques les attendent. Ils y mènent une mission de six jours centrée sur la tempérance, un enjeu crucial dans les postes de traite où l’alcool circule abondamment. Les Oblats encouragent les familles à s’engager dans des ligues d’abstinence pour contrer les effets destructeurs du commerce de l’alcool.

1876 :

Le Mexique ratifie une convention additionnelle au traité de réclamations de 1868 avec les États‑Unis. Ce texte étend les pouvoirs de l’arbitre chargé de régler les litiges financiers liés aux raids transfrontaliers menés par des groupes nomades comme les Apaches et les Kickapoos, qui utilisaient la frontière pour échapper aux armées. Derrière son apparence diplomatique, la convention reflète la difficulté des deux États à contrôler ces territoires.

1885 :

Le chef cri Poundmaker (Pîhtokahanapiwiyin) se rend au général Middleton à Fort Battleford, quelques semaines après la défaite métisse de Batoche. Cherchant avant tout à protéger son peuple de la famine et des représailles, il choisit la reddition plutôt que la poursuite d’une résistance vouée à l’échec. Lors de la bataille de Cut Knife, il avait déjà empêché ses guerriers de massacrer les soldats canadiens en retraite. Sa reddition marque la fin de la résistance armée des Premières Nations dans les Prairies. Il sera ensuite condamné pour “trahison‑félonie” et mourra l’année suivante.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

  • Photo : Une illustration de Tanaghrisson, le demi-roi (U.S. National Park Service) (nps.gov).

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