Skip to content

De mes lectures indiennes

Black Berroy

Menu
  • Accueil
  • Bibliographie
  • Webographie
  • Mon projet de Timeline
  • A propos
Menu

31 mai

Posted on 31 mai 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1565 :

Diego de Villarroel fonde San Miguel de Tucumán sur les terres des peuples Diaguitas, notamment les Lules et les Tonocotés. Cette implantation espagnole marque le début d’une forte pression coloniale dans la région, avec l’imposition de l’encomienda et la réorganisation forcée des communautés. La résistance indigène s’intensifie progressivement et culminera, au XVIIᵉ siècle, dans les Guerres calchaquíes, l’un des plus importants soulèvements autochtones du Cône Sud.

1754 :

George Washington écrit à son frère pour relater l’affrontement de Jumonville Glen, survenu trois jours plus tôt. Lors de cette attaque surprise, Washington était accompagné d’une douzaine de guerriers sénécas menés par Tanaghrisson, dont les motivations relevaient de la diplomatie iroquoise et du contrôle du commerce dans l’Ohio. L’exécution de Jumonville par Tanaghrisson transforme l’escarmouche en crise internationale.

1796 :

Trois chefs des Sept Nations du Canada signent à New York un traité par lequel ils cèdent toutes leurs revendications territoriales dans l’État de New York, à l’exception d’une réserve de six miles carrés à Saint‑Regis. En échange, ils reçoivent 1 233 £ 6 s. 8 d. immédiatement et une rente annuelle de 213 £ 6 s. 8 d., à condition que cinq autres chefs viennent ratifier l’accord. Ce traité, conclu avec les agents de l’État de New York, marque une étape majeure dans la perte des territoires autochtones du nord de l’État et demeure un document clé des revendications actuelles des communautés mohawks et abénakises.

1830 :

Trois jours après la signature de l’Indian Removal Act, le Bureau des Affaires Indiennes lance les premières instructions opérationnelles pour organiser la déportation des Cinq Nations civilisées. Les agents fédéraux reçoivent l’ordre de préparer les négociations forcées, de cartographier les routes de déplacement et d’exercer des pressions politiques sur les chefs autochtones. Cette date marque le début administratif concret du processus qui mènera aux déportations massives vers le Territoire indien et à la tragédie de la Piste des Larmes.

1861 :

Le colonel unioniste William H. Emory atteint Fort Leavenworth après une retraite de près de 500 miles à travers le Territoire indien. Cette évacuation spectaculaire, menée sans pertes malgré la menace confédérée, n’a été possible que grâce au guide delaware Black Beaver (Se‑ket‑tu‑ma‑qua), éclaireur et interprète d’exception. Connaissant parfaitement les pistes et les nations du territoire, il conduit la colonne en sécurité au prix de la destruction de sa propre ferme par les Confédérés. Cet épisode est l’un des exploits les plus remarquables du début de la guerre de Sécession.

1876 :

Le San Diego Union rapporte un affrontement violent lié à un litige foncier avec les Campo Indians (Kumeyaay). Selon le journal, un homme autochtone se réfugie dans les rochers et continue de tirer avant d’être abattu d’une balle dans la tête par des colons armés. Cet épisode s’inscrit dans une série de conflits fonciers où les Kumeyaay, dépourvus de reconnaissance territoriale, subissent expulsions, violences et représailles.

1877 :

Les Nez‑Percés non‑traités, menés par Chef Joseph, atteignent Dug Bar pour traverser la Snake River en crue, conformément à l’ultimatum de 30 jours imposé par le gouvernement américain. La traversée, effectuée sur des radeaux de peaux tirés par des chevaux, est extrêmement périlleuse. Si les pertes humaines sont évitées, plusieurs centaines à milliers de têtes de bétail et de chevaux sont emportées par les courants. Ce désastre économique et moral précipite la fuite des Nez‑Percés et ouvre la voie à la guerre de 1877.

1884 :

La Chambre des représentants publie le rapport n°1724, qui recommande la division de la Grande Réserve Sioux en plusieurs petites réserves et l’ouverture immédiate d’environ 10 millions d’acres à la colonisation sous le Homestead Act. Ce texte fait suite au refus des chefs lakotas de ratifier un accord de cession en 1883 et marque le début officiel du démantèlement territorial imposé par le Congrès. Il prépare directement la politique d’allotment qui culminera avec le Dawes Act et la fragmentation des terres sacrées des Black Hills.

1888 :

 Les autorités militaires et le Bureau des Affaires indiennes valident des transferts forcés de groupes Chiricahua et Coyotero vers la réserve de San Carlos. Cette réorganisation, menée après la reddition de Geronimo, vise à concentrer les Apaches sur un territoire aride surnommé “l’enfer d’un acre”. En regroupant des bandes distinctes ou rivales, l’administration cherche à briser les structures sociales traditionnelles. Les conséquences sont dramatiques : famines, épidémies et désintégration culturelle.

1896 :

Kikisoblu, connue sous le nom de “Princess Angeline”, fille du chef Seattle, meurt à Seattle. Refusant de quitter ses terres après le traité de Point Elliott (1855), elle avait continué à vivre près de l’actuel Pike Place Market, gagnant sa vie comme blanchisseuse et tisseuse de paniers. Figure de dignité et de résistance culturelle, elle incarne la persistance du peuple duwamish dans une ville construite sur ses terres. Sa mort donne lieu à des funérailles publiques, témoignant du respect que lui portaient les habitants de Seattle.

1899 :

Le vapeur George W. Elder quitte Seattle avec l’expédition Harriman, réunissant des scientifiques et artistes de renom comme John Muir et Edward S. Curtis. Présentée comme une mission naturaliste, l’expédition cartographie aussi les villages et les cultures des Inupiat, Yupik et Aléoutes, photographiant et décrivant leurs modes de vie. Ces observations constituent l’un des derniers grands inventaires culturels avant la ruée vers l’or de Nome, qui bouleversera profondément l’Arctique.

1904 :

Une étape administrative clé dans la cession forcée des terres de la bande crie de Michel, près d’Edmonton est actée. Sous la pression des colons et du chemin de fer, le ministère des Affaires indiennes valide des rapports visant à exproprier une grande partie de leurs terres fertiles, en violation de l’esprit du Traité n°6. Cette fragmentation territoriale affaiblit durablement la communauté et prépare la dissolution complète de son statut juridique quelques décennies plus tard.

1909 :

Les registres scolaires de Virginie valident la mise en service d’une nouvelle école en bois sur la réserve Pamunkey, l’une des plus anciennes d’Amérique du Nord. Dans un contexte où l’État cherche à effacer l’identité autochtone, les Pamunkey financent et gèrent leur propre établissement pour préserver leur identité tribale et protéger leurs enfants de la ségrégation raciale. L’école devient un lieu de transmission culturelle et un acte de résistance face aux politiques d’assimilation qui culmineront avec le Racial Integrity Act de 1924.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

  • Photo : William Terrill Bradby, Pamunkey en tenue traditionnelle – Lancey W. Gill – Octobre 1899 – National Anthropological Archives, Smithsonian Institution

Abenaki Algonquin Apache Arapaho Arikara Aymaras Cherokee Cheyenne Chickasaw Choctaw Cinq Nations Civilisées Comanche Creek Cri Crow Delaware Guarani Haudenosaunee Huron‑Wendat Inca Inuit Iroquois Kiowa Lakota Lenape Mapuche Maya Mexica Mohawk Narragansett Navajo Ojibwé Outaouais Potawatomi Powhatan Pueblo Quechua Sauk et Fox Shawnee Shoshone Sioux Séminole Taïno Wabanaki Wampanoag

©2026 De mes lectures indiennes | Design: Newspaperly WordPress Theme