Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1647:
Un synode du clergé puritain se réunit à Cambridge, en Nouvelle‑Angleterre. De nombreux Amérindiens assistent à la prédication du pasteur John Eliot, qui prononce un sermon dans leur langue, le massachusett. Cet événement renforce le mouvement des Praying Towns et la politique d’évangélisation puritaine. Il marque un moment fondateur dans les relations religieuses entre colons et peuples autochtones, tout en annonçant les profondes transformations culturelles qui suivront.
1713 :
L’Assemblée de Caroline du Nord adopte une série de mesures qui officialisent l’accélération de la traite des esclaves amérindiens après la chute du fort tuscarora de Nohoroco. Les prisonniers de guerre sont destinés à être vendus pour financer l’effort militaire, et des contrats de transport sont établis vers les Antilles et la Nouvelle‑Angleterre. Des milliers de Tuscaroras, hommes, femmes et enfants, sont ainsi déportés dans les semaines suivantes.
1732 :
Un rapport officiel envoyé de La Havane à Madrid constate l’effondrement des missions de la baie de Tampa et l’évacuation forcée des derniers survivants calusas et pojoys vers Cuba. Fuyant les raids des Creeks et Yamasees alliés aux Britanniques, ces groupes sont intégrés de force dans la société coloniale cubaine. Ce document marque une étape décisive dans la disparition culturelle et démographique des peuples autochtones originels de la Floride péninsulaire.
1838 :
Le mingo Ishtahotopa quitte Pontotoc (Mississippi) avec 129 Chickasaws, escorté par l’agent fédéral A. M. M. Upshaw, pour rejoindre le Territoire indien. La majorité de la nation refuse encore de partir, terrifiée par une épidémie de variole qui ravage l’Ouest. Le convoi d’Ishtahotopa subit de lourdes épreuves, dont la mort de l’épouse du chef durant le trajet. Ce départ précoce ouvre la voie aux migrations massives qui ne commenceront qu’en octobre 1838.
1838 :
L’armée américaine est en pleine opération de ratissage pour regrouper les Cherokees dans des camps de détention avant leur déportation vers l’Oklahoma. Entassées dans des enclos insalubres, les familles subissent déjà la faim, la soif et les maladies. La mortalité commence avant même le départ des détachements pédestres de la Piste des Larmes. Cette date marque l’un des moments les plus sombres de la phase initiale de la déportation cherokee.
1855 :
Dans la vallée de Walla Walla, le gouverneur Isaac Stevens obtient la signature du traité de Camp Stevens par 14 tribus et bandes formant aujourd’hui la Nation Yakama. Les signataires cèdent plus de 4,5 millions d’hectares de leurs terres ancestrales en échange d’une réserve de 526 000 hectares. Le traité garantit aux Yakamas des droits essentiels : pêche exclusive, chasse et cueillette sur leurs territoires traditionnels. Ces clauses, toujours en vigueur, constituent la base juridique de leur souveraineté contemporaine.
1863 :
Les États‑Unis imposent aux Nez‑Percés un second traité qui réduit de 90 % la réserve garantie en 1855. La majorité des chefs traditionnels, dont le père de Chef Joseph, refusent de signer, dénonçant un “Traité des voleurs”. Seule une faction minoritaire menée par Lawyer accepte. Cette division profonde, née de la ruée vers l’or, conduit directement aux tensions qui déclencheront la guerre des Nez‑Percés en 1877.
1913 :
Le président Woodrow Wilson signe une proclamation exécutive qui modifie et agrandit les limites de la réserve de Port Madison (Washington). Cette décision corrige des décennies d’empiètements et d’erreurs liées au traité de Point Elliott (1855). Elle permet aux Suquamish de sécuriser juridiquement une partie de leurs terres côtières et de leurs plages ancestrales, essentielles à leurs pratiques culturelles et à leurs ressources de pêches.
1921 :
L’expédition dirigée par Henry A. Conroy quitte Edmonton pour négocier le Traité n° 11 avec les Dene, Tłı̨chǫ et Gwich’in de la vallée du Mackenzie. Ce départ marque le début d’une mission cruciale visant à sécuriser les droits territoriaux du Canada après la découverte de pétrole à Norman Wells. Quelques semaines plus tard, le traité est signé à Fort Providence, ouvrant la voie à l’exploitation des ressources du Nord et redéfinissant durablement la souveraineté dans les Territoires du Nord‑Ouest.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
- Photo : le Chef Monfwi et son conseil signera le traité n°11 le 22/08/1921
Source : https://www.tlichohistory.ca/en/article/monfwi-signs-treaty-11