
Colonne de l’Est : Terry/Custer
Reno prend la décision d’aller vers l’ouest en direction de la Tongue River. Il commence à s’approcher, sans le savoir, de la zone où Crook a été attaqué trois jours plus tôt.
À l’embouchure de la Powder River, le général Terry et Custer s’impatientent. Aucun messager n’est encore revenu du détachement de Reno. Custer passe sa journée à inspecter les mules de bât du 7e de Cavalerie et à parier avec ses officiers sur le fait que Reno ne trouvera rien.
Colonne du Nord : Gibbon
Gibbon n’a pas la permission de bouger de sa position de blocage tant que le général Terry ne lui a pas envoyé de nouvelles instructions via le bateau à vapeur. Ses hommes passent la journée à nettoyer leurs fusils Springfield et à surveiller le fleuve.
Si les soldats mangent à leur faim grâce aux réserves du Far West, la tension nerveuse reste élevée. Les éclaireurs Crows rapportent que de petits groupes de cavaliers sioux les observent depuis les crêtes de la rive opposée.
Colonne du Sud : Crook
En fin de journée, un immense nuage de poussière s’élève au sud. C’est l’armée du chef Washakie, composée de 86 guerriers Shoshones. Ils arrivent en tenue de guerre complète, impatients d’en découdre avec leurs ennemis héréditaires, les Sioux.
Avec les Crows déjà présents, Crook dispose désormais de près de 150 éclaireurs autochtones d’une efficacité redoutable. Le général réunit son état-major : l’attente est terminée. Crook ordonne de préparer les paquetages pour le lendemain. La colonne va enfin quitter sa posture défensive pour s’enfoncer vers le nord du Montana.
Coalition Amérindienne
Profitant de la sécurité de la vallée et de l’abondance de nourriture, les différentes tribus organisent des courses de chevaux, des jeux de hasard et des danses sociales en soirée.
Les chefs ne dorment pas pour autant. Des groupes de jeunes guerriers cheyennes et sioux effectuent des rotations continuelles à des dizaines de kilomètres du camp. Ils surveillent Crook au sud et constatent que la colonne s’apprête à bouger. Ils surveillent aussi la vallée de la Rosebud à l’est, s’assurant que personne ne surprenne le village. La prophétie de Sitting Bull donne à tout le camp un sentiment de sérénité absolue : ils savent que les Blancs avancent vers leur propre perte.